
Facebook n’en fini pas de grossir et selon Dave Morin, le responsable de la plateforme, le site de networking social vient de passer le cap des 100 millions d’utilisateurs.
Face à son grand rival MySpace, comment se positionne Facebook aujourd’hui ? Retour sur l’histoire de ces deux phénomènes du web 2.0 mondial.
MySpace a mis 3 ans après son lancement pour atteindre le cap des 100 millions d’utilisateurs, il aura fallu 4 ans et demi à Facebook pour faire de même.
Les premières années de MySpace ont été marqués par la musique et le spam, celles de Facebook se sont passé dans les dortoirs et les fêtes des universités américaines, et dans une certaine mesure, dans le conflit entre Facebook et ses utilisateurs. Conflit qui continue encore aujourd’hui : 20% seulement des utilisateurs utilisent le nouveau design de Facebook, même si certains considèrent ce chiffre comme positif, il n’en reste pas moins qu’une conclusion s’impose : les utilisateurs de Facebook n’aiment pas le changement.
On se souvient également de leurs premiers essais dans la monétisation de leur plateforme, qui avait soulevé de fortes protestation pour cause de violation de vie privée, et forcé Facebook à retirer son projet à la hâte, sans oublier l’arrivée de la fonctionnalité de « lifefeed », mainte fois répliquée depuis, qui elle aussi n’a pas reçu un accueil enthousiate.

Malgrès tout, le site ne cesse de grossir en terme d’utilisateurs, certes de façon irrégulière et par à coup, mais les chiffres sont là, Facebook, en moins de quatre ans, est devenu l’une des destination les plus populaire au monde, et sa croissance, contrairement à celle de MySpace, semble loin d’être arrivée à un palier.
Mais le véritable problème de Facebook n’est pas tant son rapport conflictuel avec ses utilisateur mais son incapacité chronique à monétiser une audience pourtant collossale. Ils y parviendrons sans doute un jour, mais pour l’instant, entre de grande difficultés à innover, due (entre autre) à une base utilisateurs particulièrement conservatrice, et la difficulté inhérente à piloter l’inovation sur une plateforme qui accueille 100 millions d’utilisateurs, Facebook a encore bien des défits à relever.
Les utilisateurs, eux, n’ont que faire de la capacité de Facebook à les monétiser et ne semblent guère intéressés par les innovations proposées par Facebook, la plupart ne voit en Facebook qu’une service, au même titre que l’email. Pas facile d’innover dans de telles conditions.












