C’est une bonne nouvelle pour l’environnement, même si la déforestation et l’industrie du papier ne sont pas étroitement liés, il n’en reste pas moins que cette dernière est particulièrement polluante.
C’est également une bonne nouvelle pour les écoliers, sous peu l’ensemble de leurs manuels scolaires ne pèsera qu’une centaine de grammes, et les amener quotidiennement à l’école ne les condamnera pas, dans l’indifférence générale, à une scoliose précoce.
Cela fait des décennies que l’on prédit la fin des livres, et c’est très largement exagéré. Un bon roman continuera sans doute pendant longtemps à se lire sous sa forme actuelle, mais au final, le papier utilisé par la littérature ne représente qu’une infime partie de la consommation de papier.
La presse, et l’édition en général, devront faire dans les années à venir avec une invention qui semble décidément mûre pour sortir, enfin, des laboratoires de R&D : le papier électronique.
Jugez plutôt :
Outre une reconversion difficile pour l’industrie du papier, qui perdra immanquablement des plumes dans l’histoire, les éditeurs vont devoir prendre le train en marche, et ne pas se faire manger par ceux qui ont sur le voir venir (on pense notamment à Amazon qui est bien parti pour être le leader du secteur, et qui – à la façon d’un Apple avec la musique – ferait bien des distributeur les géants du secteur, au détriment des éditeurs).
Le modèle présenté ci dessus commence sérieusement à approcher la qualité d’une version papier : résolution très élevée, similaire à une sortie laser bas de gamme, et équivalente à celle d’un journal, format proche de l’A4, wifi et grande autonomie. Reste la souplesse d’une feuille de papier (on peu se demander si c’est une part importante de ce qui fait le confort de lecture sur papier), mais là aussi, certains industriels ont des solutions convaincantes, même si elles semble plus lointaines en terme d’industrialisation massive.
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