Déposée il y a deux ans, mais rendu public cet automne, un brevet de Google attire l’attention : il est trop fou et trop intéressant pour être ignoré. Le brevet concerne la possibilité d’installer un data center sur un navire et d’alimenter le tout grâce à l’énergie marée motrice.
Mais en dehors de cette considération écolo, ne nous y trompons pas, le véritable intérêt d’une telle embarcation réside avant tout dans sa capacité à naviguer dans des eaux internationales, en dehors de toute juridiction nationale, et sous un régime fiscal pour le moins avantageux.
Les entreprises comme Apple et Google déposent des tonnes de brevets plus ou moins fantaisistes, parfois même fous, pour des raisons qui nous échappent la plupart du temps, mais malgré tout, celui-ci mérite que l’on s’y attarde.
Le projet, appelé « Water-based Data Center » (centre de calcul flottant), a été découvert aujourd’hui par Times Online, qui a demandé à Google de commenter et a reçu une réponse pour le moins floue :
Google refuse de donner la moindre date de réalisation pour ce projet. La société à déclaré que « nous déposons des brevet sur une multitude d’idées, certaines arrivent à maturité et deviennent de vrai produits et services, d’autres non »
Toujours est-il que ce brevet à déclenché une longue discussion, particulièrement bien documentée, chez nos confrères de Slashdot. Jeff Nolan, de son coté, n’y croit pas un instant et explique sur son blog pourquoi. De notre coté, nous ne pouvons nous empêcher de penser à un projet similaire imaginé par ThePirateBay, qui imaginait racheter une plateforme pétrolière Britannique afin de fonder une micro nation, au sein de laquelle le piratage serait – bien sûr – légal (encore plus qu’en Suède, c’est dire). A l’époque, les autorité avait pris très au sérieux le projet et le moins que l’on puisse dire c’est que l’accueil avait été plutôt réservé.

Sérieusement ?
En dehors de l’aspect poisson d’avril, il convient de rappeler qu’un tel projet est loin d’être irréaliste pour une entreprise avec les moyens de Google, et que les intérêts financiers de la société à eux seuls suffiraient à convaincre le conseil d’administration d’y investir plusieurs milliards de dollars.
Un problème se pose dès lors : et si Google échappait de la sorte à toute législation ? L’idée jadis réservé à la politique fiction d’une entreprise totalement hors de contrôle des gouvernements fait surface et il y a fort à parier qu’à moins d’une sérieuse impossibilité technique, il sera difficile pour Google de ne pas faire de ce brevet une réalité.












