Il existe trois grandes orientations pour les sites qui proposent de la musique en ligne : le téléchargement (légal), domaine où Apple règne en maître, la radio en ligne, secteur où Last.fm excelle, et les sites qui proposent des playlists partagées, comme notre Deezer national.
C’est dans cette dernière famille que iLike vient de changer profondément la donne en lançant une fonctionnalité qui va changer les règles du jeu. Déjà habitué à fonctionner en dehors de son site web (iLike est particulièrement populaire sur hi5, Orkut et bien sûr FaceBook), iLike pousse encore plus loin cette logique en sortant une plateforme permettant à n’importe quel développeur d’incorporer sur son site des fonctionnalités de musique en stream.
Cette fonctionnalité qui en fait le GoogleMaps de la musique en ligne, est lancée avec une large palette de partenaires : Blogger, Typepad, Evite, Rhapsody (partenaire de longue date d’iLike), Slide, Flixter et SGN. Tout a été prévu, d’une point de vue technique, commercial et marketing, pour faire de ce lancement un succès.
D’un point de vue technique, la fonctionnalité d’iLike est unique, dans le sens où elle permet aux développeurs d’utiliser du html et du javascript là où les autres se limitent au flash, leur permettant ainsi d’intégrer finement des fonctionnalités musicale au sein d’une application tierce. eVite, un service très populaire d’invitation en ligne, permet ainsi aux invités à un événement de contribuer à une playlist collaborative, Blogger et Typepad vous permettent désormais de poster une playlist en permettant à vos visiteurs d’y contribuer, et l’application Facebook « Connected Weddings » permet aux invités d’un mariage de proposer des morceaux pour la traditionnelle soirée dansante.
Les possibilités d’intégrations sont vastes, et nul doute qu’une multitude d’usages vont voir le jour dans les semaines et les mois à venir. Une chose est sûre, le modèle classique de la playlist que l’on affiche sur son blog a vécu, et la concurrence va devoir réagir vite, car il n’y aura pas de place pour plus de deux ou trois plateformes (de la même façon que Facebook, en ouvrant sa plateforme, a contraint les autres acteurs du networking social à s’allier autour d’OpenSocial plutôt que de lancer chacun leur propre plateforme).
Des restrictions du coté utilisateur existent cependant : les auditeurs peuvent écouter jusqu’à 25 titres par mois, au delà, ils devront soit souscrire à un abonnement chez Rhapsody, soit se contenter d’extrait de 30 secondes, et c’est d’ailleurs là que se situe le modèle économique de iLike : un partage de revenus avec Rhapsody (en plus de la vente de produits dérivés et de place de concerts).
Les développeurs eux n’ont pas droit à une part du gâteau, mais la mise à disposition d’une plateforme leur permettant facilement d’intégrer à un site des fonctionnalités musicale poussées devrait suffire à générer une pluie d’usages et de propositions nouvelles, après tout, GoogleMaps ne rémunère pas non plus ses développeurs.
Avec cette fonctionnalités, iLike devient incontestablement l’un des leader dans la fourniture d’application vers les plateformes sociales, et donc vers une multitude de dynamiques virales, elle même soutenus par un crowdsourcing du développement d’applications explorant les usages de la musique en ligne. Ajoutez à cela la claire supériorité technique d’une plateforme faite pour faciliter des développement rapide et sur mesure… iLike va être difficile à rattraper.












