Malgré son immense potentiel, le web sémantique n’a pas pour l’instant donné grand chose. L’une des raisons au problème, à en croire Thomson Reuters, est que les développeurs n’ajouterons pas de fonctions sémantiques à leurs produits tant que les éditeurs de contenus ne publieront pas de données sémantiques. Une affaire classique de poule et d’œuf. OpenCalais était déjà une façon de répondre au problème, mais à partir d’aujourd’hui, le nouveau projet de Reuters, SemanticProxy va donner aux développeurs un moyen encore plus simple d’incorporer des données sémantiques à leurs sites web.
Bien que destiné aux développeurs, Reuters a créé un site de démonstration utilisable par tous en y copiant tout simplement l’adresse url d’un site dans un simple formulaire.
Nous avons testé cette technologie avec différents types de contenus, issus de CNN, Wikipedia ou de divers blogs, et les résultats ont toujours été particulièrement pointus et précis. Le service est optimisé pour fonctionner avec les principaux site d’information, mais il fait des merveilles avec n’importe quel site, pour peu que les contenus soient en anglais et que le texte à analyser ne soit pas trop long.

Pour une actualités, par exemple, SemanticProxy identifiera les politiciens impliqués, les villes, pays, etc., qui sont mentionnés dans l’article. Une fois le texte analysé, le système fournit les données sémantiques de la page sous trois formats au choix : RDF, Microformats ou un classique html.
Comme son nom l’indique, SemanticProxy agit comme un proxy et garde en cache ses données, ce qui devrait assurer des performances permettant à tout développeur de se reposer sur un tel service pour leurs projets sans crainte de voir le système s’écrouler.
Un rôle de catalyseur
SemanticProxy fait parti des initiatives prises par Reuters pour donner enfin vie au web sémantique. Comme le souligne Tom Tague, le leader du projet Calais chez Reuters, SemanticProxy pourrait catalyser bien des projets et contribuer a créer de nombreuses données sémantiques sur le web, ce qui devrait en retour inciter les développeurs à créer des systèmes qui les manieraient à leur tour.
(Disclosure : Calais/Reuters est sponsor de ReadWriteWeb)
(adapté d’un billet de Frederic Lardinois)
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