Annoncé il y a déjà un certain temps et attendu par beaucoup de développeurs, la première API du New York Times, annoncée le blog ‘Open’ de la société, est enfin accessible au public. La première d’une longue série d’API a sortir permet d’interagir avec les comptes de campagne de la présidentielle Américaine, suivie dans peu de temps par une autre permettant de faire de même avec les critiques cinéma. Le New York Times a également rendu public son logiciel de gestion de bases de données initialement développé pour leurs besoins internes. (disclaimer: le New York Times est partenaire de Readwriteweb dont les contenus sont repris dans sa rubrique ‘Technology’).
Le New York Times avait annoncé discrètement en mai dernier qu’ils sortiraient leurs APIs, permettant ainsi a tout développeur d’accéder aux données du journal et de les réutiliser dans des applications tierces, de nouvelles interfaces ou des mashups. Chez Readwriteweb, nous pensons que cela représente une avancée de taille dans l’univers des média et qu’une telle initiative aura un impact profond sur l’avenir de la presse.
Qu’y a-t-il dans l’API de la présidentielle américaine ?
Même si elle offre moins d’intérêt pour un public Français que pour nos cousins américains, cette API n’en est pas moins intéressante. Le New York Times la décrit de la façon suivante :
Avec la « Campaign Finance API », vous pouvez accéder à toutes les contributions faites aux différentes campagnes electorales et à leurs dépenses, ces comptes de campagnes étant basés sur la Commission de Campagnes Electorale Fédérale des Etats Unis. Les comptes de campagnes étant publics, ils sont publiés dans de nombreux endroits, mais les développeurs de l’API ont organisé les données de façon à ce que la plupart des questions relatives aux comptes de campagne y trouvent une réponse. Plutôt que d’avoir à gérer et trier une quantité énorme de données, vous pouvez utiliser l’API du New York Times pour récupérer rapidement les données qui vous intéressent. Qu’il s’agisse des dépenses d’un candidat, des dons concernant une ville ou un état, ou des détails concernant un donateur en particulier.
L’API est pour l’instant limité à la campagne présidentielle en cours, mais elle permettra par la suite de suivre de la même façon les campagnes sénatoriale et celles de l’assemblée (NdT: « house and senate », qui ne sont pas des équivalents des structures institutionnelles Françaises)
L’application de démonstration construite avec cette API est une simple mashup montrant les contributions de campagne et utilisant l’API Google Chart pour créer des graphiques analysant les dons faits selon le code postal du lieu de résidence des donateurs. Mais on pourrait imaginer bien plus, comme par exemple un script GreaseMonkey qui montrerait cette même contribution en popup à chaque fois qu’un utilisateur survole le nom d’une ville sur une page web… Les utilisations sont sans limites, et nous avons hâte de voir ce qui va sortir dans les jours qui viennent…
Pourquoi est-il crucial pour la presse de disposer d’API ?
Le Guardian (en Angleterre) est le meilleur exemple aujourd’hui d’un journal ayant pleinement compris l’opportunité qui existe à devenir fournisseur d’information pour d’autres systèmes d’information plutôt que de limiter la fourniture de contenus aux seuls humains. Reuter fait quelque chose de similaire avec son programme Calais (Disclaimer, Calais et Reuters sont sponsors de RWW).
La capacité à rendre compte de l’information n’est plus le privilège d’un petit nombre, et il est de plus en plus difficile pour les grands organes de presse de le faire rapidement et à bas coût. Avec l’arrivée d’un nombre considérable de producteurs de contenus sur le web, et même si la presse reste encore parmi les plus puissants acteurs à ce jeu, miser sur celà pour leur survie à l’avenir est un pari très risqué.
Par contre, les grand média conservent encore aujourd’hui une claire domination quand il s’agit de traiter en masse des ressources d’information et de les archiver. L’API du New York Times illustre cela à merveille. Le journal est bien plus apte à traiter, organiser et archiver une telle masse d’information, et ce n’est pas un blog ou un petit magazine que pourrait se poser en concurrent.
Le New York Times, qui a utilisé le service de gestion et de monitoring d’API de Mashery à l’occasion, a les capacités et les compétences nécessaires pour offrir un tel service ainsi que pour rassurer les développeurs qui n’hésiteront pas à construire des applications à partir de leur API. En se positionnant de la sorte, le il assoit sa position d’acteur incontournable dans l’écosystème de l’information de demain, que ce soit dans l’extension de leur marque à de nouveaux territoires ou d’un point de vue plus pragmatique en termes de SEO (Search Engine Optimization), à travers la multitude de liens entrants qui seront faits à l’occasion sur le journal.
Les temps changent, et les robots des moteurs de recherche ainsi que ceux en provenance d’autres systèmes doivent désormais être considérés comme des lecteurs à part entière, sous peine de ne plus être en mesure d’aborder les enjeux vitaux pour la presse, dans la décénie à venir. Nul doute que le New York Times a compris cela, et nous attendons avec impatience ce que la communauté des developpeurs va bien pouvoir imaginer avec une telle ressource à leur disposition.
(adapté d’un article de Marshall Kirkpatrick)
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16 octobre 2008 à 9:26
Une bonne chose que des grands journaux se tournent vers internet de cette maniere.
Après les flux RSS, les API. En attendant de voir ca arriver en France…
Et ravis d’etre un des premiers (le premier ?) abonné au flux rss de la version francaise (maintenant je vais devoir lire l’anglaise ET la francaise !).
D’ailleurs, le articles sont traduits automatiquement ou c’est carrement un traducteur qui travaille ?
If you need some help, feel fre to ask !!
Mat_
16 octobre 2008 à 9:36
Avant qu’on voie ça en France! Et bravo pour ce lancement!
(PS : lu sur twitter > le drapeau FR est effectivement à l’envers mais vs avez du remarquer depuis…)
16 octobre 2008 à 10:31
@Mat_ How nice of you :) If you feel like translating tech stuff on a regular basis, get in touch with me and let’s talk :)
16 octobre 2008 à 12:54
@Fabrice It sounds great! I’m going to send you a mail!
16 octobre 2008 à 22:23
C’est marrant je me disais “tiens TechCrunch a sa version française, Mashable aussi, alors à quand ReadWriteWeb?”… Et bien c’est fait! Et ce n’est pas plus mal, c’est un peu fatiguant parfois de lire tout en anglais!
Et puis je crois que cela va démocratiser les avancées conceptuelles que les Etats Unis ont par rapport au web francophone (d’ailleurs l’initiative du NY Times montre fort bien cette avancée). C’est donc très bien ReadWriteWeb en français.
Ps: Si vous utilisez WordPress, vous devriez installer le plugin “subscribe to comments”, c’est un vecteur de returning visitors et c’est pratique pour suivre les discussions ;)
17 octobre 2008 à 0:27
@Ben Pas sur qu’on reste longtemps sur Wordpress, la maison mère est sous Typepad mais en plein travaux, sinon on serait déjà dessus…