ReadWriteWeb France

La renaissance du jeu PC grâce au web

Ecrit par Jeremie Moritz le 27 octobre 2008 à 12:38 / Commentaires (3)


Avant il y avait l’apocalypse, maintenant il y a le jeu PC. On prédit depuis plusieurs années la mort du jeu vidéo sur PC, l’avènement total du règne des consoles mais force est de constater que la plateforme PC résiste.

Selon l’étude PriceWaterhouseCoopers sortie en juin 2008, 4 marchés composent le monde du jeux vidéo : les consoles, les PC, le jeu mobile et le jeu en ligne. Or aujourd’hui le jeu en ligne est composé à 95% par des services liés au PC. Si on met de côté le XBOX Live et le PlayStation Network, on découvre alors l’univers du jeu PC en ligne avec des modèles de business variés et adaptés à toutes les cibles.

L’étude prévoit une croissance de 40% du marché des jeux sur console de 2008 à 2012 alors que sur la même période, les jeux en ligne vont croître de 80%. Cette croissance est tirée par une prolifération de modèles qui va de pair avec l’augmentation du taux d’équipement en PC, notamment sur les portables.

Petit tour d’horizon du jeux en ligne aujourd’hui :

  • Les MMO (Massively Multiplayer Online ou Jeu en ligne Massivement Multijoueur) : les vaches à lait de ces dernières années, notamment avec le géant World of Warcraft. Un modèle d’achat du jeu + abonnement mensuel qui réunit plusieurs millions d’utilisateurs dans le monde. On voit aussi arriver des jeux multijoueurs parfois gratuits mais où les améliorations dans le jeu sont payantes (item buying). De bons exemples : Dofus (FR), Ma Bimbo (FR), BigPoint (DE)
  • Les Jeux en ligne gratuit : catégorie fourre-tout mais foisonnante et génératrice de revenus via la publicité. On y voit du jeu flash, du jeu émulé via ActiveX, du retrogaming (anciens hits jouables dans son navigateur). Ces services sont de très bons générateurs de trafic pour orienter vers des contenus payants également.
  • L’achat à l’unité (encore appelé Buy & Download ou Download To Own) : c’est le pendant digital des jeux qu’on trouve dans le retail classique. On paye, on télécharge le jeu et le manuel. Marché en forte croissance avec une barrière technologique faible et de nombreux acteurs parmis lesquels Steam, installé sur des millions de PC via un client léger (merci Counter Strike :-)), Metaboli, Direct2Drive, Good Old Games et consorts.
  • Le Games on Demand : service encore exclusif sur le marché du fait d’une technologie peu répandue et longue à mettre en place, les pionniers dans ce domaine ont été le français Metaboli et l’américain Gametap qui ont fusionné il y a quelques semaines. Notons aussi un acteur indien : Indiagames.
  • Les Skill & Cash games : catégorie en vogue puisqu’on se trouve au croisement du jeu casual et du jeu d’argent. En effet, vous pouvez vous entrainer gratuitement mais si vous voulez participer aux compétitions et gagner des prix, vous devez payer. Ces jeux sont autorisé car il n’y a pas de hasard pour attribuer les gains, contrairement aux roulettes et autres jeux de casino. Les ténors du genre sont King.com et Prizee, jeune entreprise française basée à Clermont-Ferrand.

Pour résumer, vous aurez compris que le jeu PC n’est pas mort, il se diversifie pour mieux toucher de nouvelles cibles. Les consoles ne sont pas en reste puisque Microsoft se présente ouvertement comme un retailer en ligne dorénavant via le réseau Xbox Live. D’ailleurs Sony et Microsoft se livrent une guerre en ce moment sur le sujet. Le résultat de cette guerre des plateformes repose sur la réaction que vont avoir (ou pas) les retailers classique face à ces réseaux B2C. En effet, si les acteurs qui vendent des jeux PC à l’unité en ligne se présentent plus comme des distributeurs B2B, en marque blanche ou grise, les réseaux consoles donnent l’impression de vouloir damer le pion aux e-tailers classiques. La bataille pour l’énorme marché du jeux vidéo est lancée, elle se gagnera en ligne, c’est une certitude.

Nous finirons sur une citation de Martin Olausson de Strategy Analytics sur le sujet, en anglais dans le texte :

“Looking at the global music, video and games markets (which Strategy Analytics considers the “three main online entertainment markets”) the online games category generates the most revenue. “

“The rapid growth of the addressable market for digital distribution of both PC and Console games will help clear the way for distribution of mainstream hit titles which has up to now been restricted to the physical retail channel,” commented Martin Olausson, Director of Digital Media Research at Strategy Analytics. “

Quelques liens pour approfondir :

Source image : Twoplayer Comics

Disclaimer : Etant Biz Dev chez Metaboli, je suis impliqué dans le marché du téléchargement de jeux vidéo. Cependant, j’ai essayé de donner un vision la plus objective possible du marché. N’hésitez pas toutefois à préciser ou enrichir des points de cet article dans les commentaires !

  • Share/Save/Bookmark

A lire sur le même thème :

No related posts.

Related posts brought to you by Yet Another Related Posts Plugin.


TrackBack

URL Trackback pour cet article : http://fr.readwriteweb.com/2008/10/27/a-la-une/la-renaissance-du-jeu-pc-grace-au-web/

Commentaires

Abonnement au flux de commentaires de cet article OR Abonnement au flux de commentaires de ReadWriteWeb

  • Article très intéressant !

    Les consoles rattrapent leur retard sur les jeux en ligne à vitesse grand V, notamment le xbobx live et ses 12 millions de membres.

    Il est clair que le futur du jeux vidéo se fera online :)De nouveaux marchés et opportunités se créent.

    Je développe d’ailleurs une plateforme d’hébergement de sites pour équipes de jeux en réseau mixé avec un réseau social de joueur : http://www.esportgame.net

    Ecrit par : eMeRiKa | 27 octobre 2008 à 13:35



  • Le casual gaming n’est pas quelquechose de nouveau qui vient d’apparaître, c’est plutôt la presse et le grand public qui viennent d’en découvrir l’existence, c’est différent.

    Les joueurs (plus particulièrement les jeunes) sont dessus depuis X années,… quand aux acteurs, ils se rencontrent trois fois par an au niveau mondial lors de conférences… celle qui vient de s’achever était à Kiev et la prochaine (dans moins de 4 mois) est à Hambourg.

    Un dernier point, au niveau du casual gaming et la catégorie fourre-tout, les revenus ne viennent pas uniquement de la publicité, majoritairement il est vrai, mais pas uniquement. Il y a aussi l’advergaming (jeux publicitaires) qui génère des revenus (plusieurs professionnels français à ce niveau là), et depuis peu, les micro-paiements.

    Enfin, il y a de quoi en parler des heures… et difficilement sur 3 lignes.

    Ecrit par : JeuxNet | 28 octobre 2008 à 10:18



  • Il est clair que la créativité au niveau des jeux en ligne ne peut se résumer aux quelques lignes que j’ai publié. Le modèles se multiplient et les acteurs aussi car le marché ne cesse de grandir. Evidemment le phénomène n’est pas nouveau et des acteurs sont présents depuis plusieurs années comme Oberon, Zylom, Real ou encore Boonty.

    Un point à rajouter par contre, c’est le dynamisme des français sur le jeu en ligne, de nombreuses sociétés tiennent le haut du pavé : Dofus/Ankama, Metaboli, Prizee, Boonty, Goa

    Ecrit par : Jeremie Moritz | 28 octobre 2008 à 10:45



Partager votre avis :



  • Ils nous soutiennent

    feedback2.0Netvibes
    hébergement infogérance BearstechAF83
  • La conversation se poursuit :

  • Thèmes populaires

  • Les derniers articles parus