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Profession bloggeur : une grande leçon de journalisme

Ecrit par Fabrice Epelboin le 12 novembre 2008 à 20:30 / Commentaires (123)

La commémoration de la fin de la première guerre mondiale à été, ce week end, l’occasion d’en déclencher une nouvelle, bien moins grave, d’autant qu’on en connait l’issue, je veux parler de celle qui, en France, oppose les méchants bloggeurs et les gentils journalistes.

Loic Lemeur, qui tenta un temps, à force de conférences, d’unir les deux mondes, s’est exilé. La guerre qui jusqu’ici était larvée est repartie de plus belle, et il semble que cette fois ci, ce soit, si ce n’est la bataille ultime, du moins, la sale guerre.

Yves Eudes, qui s’illustre habituellement en tant que grand reporter dans des contrées hostiles, est allé sur le front et tire à boulet rouge. Il décroche par le même la palme de la déontologie. L’arme, bien connue des journalistes, est habituellement utilisée contre eux par les politiques : le contrôle fiscal. Sous couvert de réchauffer le sujet de “la monétisation des blogs”, Le Monde dénonce l’affreux Stagueve touchant les ASSEDIC en plus de ses revenus de bloggeur. Et hop, un de moins (en fait, le coup à fait long feu).

De son coté, CB News, qui a le mérite de ne pas cracher dans la (sa) soupe, fait un point sur les obligation légales, et dénonce les moutons noirs ne signalant pas les billets sponsorisés. CB News se trouve assez à l’aise dans sa position de casque bleu, il faut dire qu’ils ont un pied dans chaque camp, les journalistes qui y travaillent étant, eux, parfaitement conscients que la bataille à laquelle ils assistent est jouée d’avance. Les chiffres sont cruels, mais cohérents. Les budgets publicitaires vont dégringoler de façon catastrophique dans les années à venir… sauf en ce qui concerne internet. Pour preuve, malgré une Une faite clairement pour dénigrer les méchant bloggeurs, traités de vendus, et après un dossier de trois pages qui survole le sujet (et qui vaudra à Emery, lui aussi, un bon contrôle fiscal pour ne pas déclarer 56000 euros de cadeaux annuels). CB News change sont fusil d’épaule dix pages plus loin pour chanter les louanges des RP 2.0… Et conclu son article par un prudent ‘on ne sait pas ou va le marché’… Que dire… LOL. Oui, cela semble approprié.

La palme du professionnalisme revient à ‘Esprit Femme’ qui - c’est une règle de base pour tout journaliste encarté - vérifie ses infos. Enfin. Pas vraiment. Du coup, sérieux remontage de bretelles par le sujet de l’article qui, comble de l’impertinence, corrige la presse.

Je passe sur Chronicart (Emery, encore lui, s’y fait allumer sévèrement), ainsi qu’une multitude d’autres, une chose est claire : c’est la guerre.

Pourquoi tant de haine ?

Amis bloggeurs, il faut comprendre les journalistes. Ils sont en danger, et du coup, deviennent agressifs. C’est naturel. Il fut un temps où la presse pouvait vivre grassement, et même gaspiller énormément d’argent. Ils avaient un monopole sur l’information, de la plus sérieuse, sur laquelle ils ont encore un avantage certain, à la plus inutile, mais la plus rentable, terrain sur lequel la presse est en passe de se faire détrôner par les amateurs, ou les semi professionnels.

Les journalistes ‘sérieux’, ceux qui vont au feu, en Irak ou à Haïti (comme notre néanmoins estimé confrère Yves Eudes), la situation est critique. Les petites annonces et les chiens écrasés avaient jusqu’ici financé leurs missions. Or cette manne se tarie, et l’avenir n’est pas rose. Pour les moins sérieux, pour qui conseiller un produit de beauté était une vocation, voire un sacerdoce, le Shalimar qui jadis arrivait par litres à la rédaction commence à sentir le sapin.

Les terrains de bataille

La presse d’investigation n’est pas (pour le moment) véritablement menacée par les amateurs. C’est un domaine dans lequel le métier de journaliste n’est pas un vain mot. Ce n’est pas demain la veille que l’on verra un podcast à la façon d’un Grégoire Deniau, se frayant son chemin à travers les balles Falluja, ou traversant un océan sur une barque pour suivre des immigrés clandestins. Non. Ceux là peuvent dormir tranquille, les bloggeurs ne vont pas de si tôt les remplacer.

Tranquille ? Pas vraiment, car les finances pourraient rapidement venir à manquer pour leur permettre d’exercer leur métier.

La presse technologique, elle, s’est faite une raison. Qui plus est, elle a muté sur internet depuis fort longtemps. Pour ces journalistes là, les blogs sont devenus un creuset pour leurs propres articles, et un carnet d’adresse de spécialistes à interviewer. Ceux qui continuent de publier exclusivement sur papier ont vu leur lectorat se réduire à ceux qui ne disposent pas des compétences nécessaires pour trouver l’information sur internet, autant dire qu’il ne reste plus grand monde.

Dans ce secteur, Eric Dupin semble faire office de victime expiatoire. L’affreux bloggeur a osé faire de l’argent, et surtout, tester - plus ou moins maladroitement - différents outils de monétisation. Honte à lui, il vole le pain des journalistes.

En pratique, c’est la presse féminine qui est la plus menacée, car ce sera certainement la première victime de la grande guerre qui s’annonce. De toutes les munitions tirées par la presse ces derniers jours, c’est le boulet maladroitement lancé par Esprit Femme qui est le plus révélateur d’une démarche désespérée.

Il n’y a plus de jeunesse

Non seulement les 15-25 ans, le socle de son futur lectorat, autant dire de son avenir, se tourne de plus en plus vers les blogs, mais par ailleurs, le presse féminine est un domaine où l’on peut légitimement se demander si une carte de presse apporte véritablement une plus value aux contenus.

La corruption des bloggeuses est désormais équivalente à celle des journalistes (même cadeaux, mêmes invitations aux soldes de presse, mêmes petits soins de la part des marques, que l’on soit power bloggeuse ou journaliste à Marie Claire). Nous n’en sommes pas aux invitations pour les défilés en ‘sitting’, mais cela ne saurait tarder.

Or la presse féminine c’est, avant tout, de la publicité. Une publicité qui représente, selon les magazines, entre 40 et 60% des contenus. Si on ajoute les contenus rédactionnels qu’une marque aura sur ‘susciter’ à coup de cadeaux ou de budgets pub, on peut atteindre… un peu moins de 100%. Difficile de prendre au sérieux un article sur un fond de teint quand son fabricant achète pour plusieurs centaines de milliers d’euros d’espace publicitaire chaque année dans le magazine, non ? Que dire des pages shopping quand on sait que les objets mis en scène sont, bien souvent, offerts aux journalistes qui tiennent la rubrique ?

Mais ce monde tranquille en apparence et nourri (pour ne pas dire gavé) par les groupes de luxe et de cosmétique voit venir la crise financière avec effroi. Il existe pour les annonceurs des façons bien plus efficaces, et surtout parfaitement mesurables, avec R.O.I. calculé à la décimale près, pour dépenser son argent : Internet. En période de crise, même pour LVMH et L’Oréal, un sou est un sou, et sur le terrain de l’efficacité publicitaire, la presse féminine a une concurrence diabolique : les blogs de filles.

Les blogs de filles, la soupe primitive de la presse de demain ?

Par soupe primitive, je fais allusion à ceci, n’y voyez rien d’autre, et surtout, n’y voyez pas un jugement de valeur sur les contenus que l’on y trouve. Je me garderais bien d’y porter un jugement, pour moi, mâle geek de mon état, c’est à peu de chose près la même chose que ce que l’on trouve dans les magazines féminins, avec un ton plus personnel. Ceci dit, j’insiste, je ne m’y connait pas plus en contenus féminins qu’un journaliste d’investigation habitué aux guerres civiles ne s’y connait en blogs. Autant dire que je n’y comprends rien.

Non, ce qui m’attire dans les blog de filles, c’est le coté soupe primitive (ainsi que les filles, il faut bien le reconnaître).

Il y a (pour simplifier) deux interprétations du monde et de sa création, tout comme il y a deux façons d’aborder l’avenir pour les contenus et la presse. L’une d’elle consiste à confier le métier à tisser de la destinée à une autorité suprême (placée au dessus des états généraux de la presse), en charge de trouver la voie de la monétisation et de l’avenir. Une sorte de créationnisme, dont les Dieux se nomment Arnaud Lagardère, Martin Bouygues et Nicolas Sarkozy. Dans le cas de la presse, c’est très mal parti, si ce n’est pour sa survie, du moins pour son indépendance et la qualité de ses contenus.

L’autre consiste à voir éclore, au sein d’un ensemble chaotique, une multitude de possibilités d’assemblages, de combinaisons, de moyens de monétisations, de rapports entre producteurs de contenus, annonceurs, agences et audiences. On appelle cela la soupe primitive et le Darwinisme. La plupart de ces combinaisons, de ces modes de monétisation, de ces assemblages, sont destinés à mourir, mais dans le lot, les modèles viables seront taillés pour affronter l’avenir.

De cette soupe primitive naitra, selon toutes probabilités, les géants de demain (probablement rachetés à temps par les géants d’hier). Du créationisme naîtra… ma foi… pas grand chose, si ce n’est un acharnement thérapeutique destiné à maintenir en vie un vieillard, auquel plus personne ne croit, dont les économies pourraient, dans un ultime effort, servir à se racheter une nouvelle jeunesse, pour peu que celle-ci se laisse vendre (c’est souvent le cas).

C’est à mes yeux (désolé les filles) le seul intérêt des blogs de filles (encore une fois, je ne suis pas lecteur, désolé).

En s’attaquant aux recettes (publicitaires, marketing, éditoriales, etc) de la presse féminine, les blogs de filles s’attaquent à une énorme galette publicitaire, infiniment plus grande et grasse que celle à laquelle s’attaquent les blogs technos comme Stagueve ou Presse-citron. Il y a là suffisamment d’argent en jeu pour voir apparaître des mastodontes, et selon toute évidence, ils n’auront aucun rapport avec ce qu’est la presse féminine aujourd’hui.

L’information liquide

Les mastodontes de demain n’auront rien à voir avec ceux d’hier, l’une des raisons en est la liquidité de l’information. Là encore, rien ne vaut une bonne autopsie pour diagnostiquer les raisons de la mort d’un ancien géant qui n’a jamais voulu regarder la réalité en face : les maisons de disque.

Il fut un temps (que les moins de vingt ans, etc.) où l’on achetait des albums. Un package d’une dizaine de singles, vendu sous la forme d’une galette de vinyle ou d’un CDrom sur lequel on avait gravé des pistes audio non compressées. Le tout coutait un argent fou et prenait beaucoup de place dans votre salon (je précise pour les plus jeunes).

Ce temps est passé, aujourd’hui, les rares personnes à acheter de la musique le font morceau par morceau. Il existe bien quelques irréductibles qui persistent à acheter des albums entier comme Denis Olivennes, mais ils se font rares (à terme, ils deviendront tous sourds ou mourront de vieillesse, dans un cas comme dans l’autres, ils cesseront de consommer).

Les mêmes usages se retrouvent dans la consommation d’information. Là où l’on achetait un package sous forme de magazine, on consomme aujourd’hui à l’article.

Ce grand mouvement de transformation des usages, initié par Netvibes, et dans lequel se sont engouffrés bon nombre de hits web 2.0 tels que Digg, part d’un constat simple : le lecteur est le mieux à même de décider comment assembler les contenus qu’il consomme. On pourra au besoin remplacer la seule décision du lecteur (Netvibes) par celle d’une communauté (Digg) et appeler cela ‘intelligence collective’, mais dans tous les cas de figure, le rôle du rédacteur en chef est bel est bien fini, et avec lui celui du magazine, qui ne fait guère que packager, distribuer et monétiser un assemblage de contenus.

Autant le portail était un concept proche de celui de la presse, autant les blogs, les agrégateurs, et le web social en est très très loin. Or aujourd’hui, chez les plus jeunes lecteurs tout du moins, cette habitude de consommation est irréversible. En fait, chez les 15-25 ans, ce n’est pas tant qu’elle est irréversible, ils n’ont jamais connu autre chose.

Aujourd’hui, différentes formes d’agrégation de l’information répondent à différents besoins, et les producteurs de contenus alimentent tout cela. Ce sont eux les nouveaux intermédiaires.

Quelle différence pour les producteurs de contenus ?

Qu’ils soient journalistes, rédacteurs, pigistes ou bloggeurs, à terme, de la même façon qu’il est toujours possible de vivre de sa musique, il sera demain possible de vivre de ses contenus. La différence se situera dans leur intermédiation avec le public.

Depuis le tout début de son histoire, le web a redistribué les cartes de l’intermédiation. Celles du commerce, celles de la musique, et aujourd’hui, celle du contenus (et plus généralement de la Culture).
Pour schématiser à l’extrême, nous avons aujourd’hui des producteurs de contenus (du journaliste au bloggeur), des intermédiaires (de Libération à Digg) et un public (de plus en plus sur internet). Le B.A.BA de l’économie nous permet de prédire que l’intermédiaire qui mettra sur le marché une offre répondant au plus près aux besoins du public sera le grand gagnant de l’histoire. Or les média, tels qu’ils sont structurés aujourd’hui, n’ont absolument aucune chance de gagner à ce jeu (à moins de se déstructurer pour mieux se réinventer, mais c’est une autre histoire, et un prochain billet).

Les bloggeurs, eux, sont des particules élémentaires dans le grand jeu de destruction créatrice qui a commencé. Les plus populaires ont leur propre audience et fonctionnent à la façon d’un mini média, mais tous se consomment à travers ces nouveaux intermédiaires. Google est le plus connu d’entre eux, mais il en existe une multitude d’autres qui apportent chacun une valeur ajouté spécifique, de Digg à Wikio en passant par Netvibes, toutes ces technologies se basent sur la liquidité de l’information et la destruction (créatrice, j’insiste) des anciens carcans d’un dogme qui voulait que les contenus soient fournis sous une forme packagés, quitte à ne pas consommer les trois quart du paquet.

Où sont les filles ?

Les blogs techno étaient à l’avant garde, mais la bataille était gagnée avant qu’ils n’aient a tirer le moindre coup de feu. C’était, somme toute, facile. L’ennemi avait rejoint ses rangs et s’était massivement converti à internet. Non, le vrai front, celui de la sale guerre que déclare jour après jour la presse aux bloggeurs, se situe bel et bien du coté des blogs de filles.

Du coté de la presse, le front est uni, et ressemble à cette armée victorieuse, et naïvement sûre de son bon droit, qui envahissait Bagdad il y a quelques années. Ce ne sont pas quelques pauvres diables armés d’outils rudimentaires (des blogs, pensez-vous) qui vont faire peur à des groupes média aussi puissants. Au besoin, on les qualifiera de terroristes – pardon, de bloggeurs, peu soucieux d’une éthique que la presse vient tout juste de sortir d’un placard, où elle reposait depuis fort longtemps, rangée à coté d’un vieux numéro où Zola donnait à la presse des lettres de noblesses que l’on croyait éternelles.

Du coté des bloggeurs, une multitude de groupes disparates et peu organisés, mais qui contraignent, mois après mois, l’armée des média à se retrancher derrière ses portails dont le nombre de pages vue, boosté à coup de méta refresh, fait rigoler tous les média planeurs de France.

Ca vous rappelle quelque chose du coté de Bagdad ? (Walled Garden, Green Zone, same shit)

En terme de pages vues, les blogs ont depuis déjà longtemps dépassé les média. En termes de qualité des contenus, c’est plus compliqué.

La dernière bataille, celle de la qualité

La qualité de l’information dans la presse a baissé, même les média (en off) l’admettent. Course au scoop, délais de plus en plus courts, budgets de plus en plus serrés, rien d’étonnant à cela. Ceci dit, il existe encore des contenus de qualité en nombre. Il y a aussi beaucoup de mauvais contenus. Passons sur les dépêches AFP rewritées à la va-vite, dans la presse traditionnelle, les contenus médiocres sont légions.

Dans la blogosphère, c’est pire, les mauvais contenus sont la norme. Les bons contenus sont rares, mais comme l’armée est immense, au final, il y en a tout de même beaucoup. Le problème ne se situe pas au niveau de la production, mais au niveau des filtres, donc de ces nouveaux intermédiaires. Les bon contenus sont là, mais les trouver n’est pas une évidence.

Dans cette optique, là aussi, la presse féminine est une proie facile. Ses contenus sont d’une qualité discutable, leur saisonnalité ne tient pas le choc face au concept d’archives, assez naturel sur internet, et la corruption absolue du secteur est telle que les leçons de morales qu’assène la presse aux bloggeurs ne peuvent donner lieu, à terme, qu’à l’utilisation de l’arme atomique : le grand déballage. Le jour où cet Hiroshima aura lieu (je parie pour un livre), seul un petit nombre de journalistes en sortiront indemnes, et des pans entiers de la presse seront ridiculisés à tout jamais.

Mais regardons notre soupe élémentaire de blogs de filles de plus près. Parmi les milliers de blogs de filles, il y a beaucoup de mauvais contenus. Alors, comment s’y retrouver ? En l’absence d’un label comme Elle ou Marie-Claire garantissant que les contenus que l’on y trouve sont, au pire, médiocres, à qui se fier pour choisir notre prochain eyeliner ?

C’est là que les régies publicitaires ‘2.0’ interviennent. En proposant un mix entre outils de monétisation pour bloggeuses, outils de promotion des contenus, de mise en relation avec les annonceurs et que sais-je encore, ces nouvelles entités économiques, qu’elles se nomment Culture Buzz, Influence ou Nuage de Fille, proposent également – du moins pour les marques – un label de qualité. (s’il s’agissait de contenus politiques, ce serait terrifiant, mais là, j’avoue ne pas être inquiet).

Chacune de ces entités à sa formule, certaines, comme Influence (Heaven pour être précis), joue même aux producteurs de contenus avec Ladiesroom.fr. Toutes les combinaisons sont possibles, et toutes sont expérimentées.

Résultat : en quelques années, les blogs et leur écosystème ont déjà accumulé un savoir faire et une expérience que la presse mettra une décennie à appréhender.
La victoire du Darwinisme économique sur le Créationisme des grands groupes média est déjà une réalité. On peut vivre d’un blog aujourd’hui, pas de la presse, tout du moins, pas sans subventions et sans mécènes.

Pendant ce temps là, les américains rigolent

Il faut reconnaître une chose aux américains, ils savent tourner la page quand une solution ne marche pas, et ils ne font pas les choses à moitié. Le Washington Post fait d’ingénieux partenariats avec des agrégateurs sociaux comme SocialMedian et se lance à corps perdu dans le link journalism, le New York Times sort des APIs d’utilité publique et confie la production d’une partie de ses contenu à des blogs (dont ReadWriteWeb, ce dont nous ne sommes pas peu fiers), et de l’autre coté de la Manche, le UK Telegraph vous propose de gérer vos finances personnelles. Ils accumulent une expérience précieuse, apprennent au jour le jour à se réinventer, se remettent en question à chaque conférence de rédaction, et sont en pleine mutation.

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Commentaires

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  • Tout d’abord, si vous êtes arrivé jusqu’ici, merci de m’avoir lu (j’ai du mal à faire court dans mes billets, vous avez remarqué ? Désolé).

    Laissez moi un petit commentaire, histoire de relancer le débat ;)

    Ecrit par : Fabrice Epelboin | 12 novembre 2008 à 20:34



  • Il est clair que la tournure qu’a utilisé Yves pour parler des aides que je vais percevoir et qui sont spécifiques à la création d’entreprise (ACCRE) est plus que maladroite (surement un peu naïf j’ose espérer que ce n’est pas volontaire…)

    Ecrit par : stagueve | 12 novembre 2008 à 20:49



  • @stagueve J’aimerais le croire, mais si ce type était maladroit, vu les pays dans lesquels il a exercé sa profession (Haiti, Gaza, etc), il serait mort depuis longtemps.

    Ecrit par : Fabrice Epelboin | 12 novembre 2008 à 20:55



  • Article très intéressant ! C’est rare d’en voir des aussi complets sur le web.

    Ecrit par : eMeRiKa | 12 novembre 2008 à 21:18



  • Très bon article en effet et bonne synthèse de la problématique… Pour ajouter une pierre à ton édifice je dirai que la qualité dans le sens “sens” justement de l’information n’est absolument pas la même sur un blog ou dans la presse.
    Dans la presse on est le plus souvent dans l’information pure, et on se doit déontologiquement d’être objectif et d’utiliser un langage chatié voire un style journalistique et de parler de faits, de donner les différents points de vue qui permettront à un lecteur de se faire sa propre opinion…
    Tandis que sur les blogs que nenni, le style est le plus souvent absent, le français parfaitement malmené, ce qui compte, du moins pour le lecteur c’est le point de vue subjectif de l’auteur sur un produit le plus souvent et pas sur l’actualité, l’art etc.
    Moi qui me suis essayée aux deux “métiers” je vois une grande différence et une complémentarité dans les deux activités…En ce qui concerne les states, ils ont une tradition de presse d’opinion bcp plus forte (dans les pays anglo-saxon en général) et il est donc naturel que blogs et journaleux se confondent.
    Cependant, n’oublions pas que journaliste c’est un métier, blogger bien souvent une activité complémentaire à part pour quelques exceptions exceptionnelles…Et de grâce, merci ne réduisonspas les RP 2.0 à des relations avec les bloggers…on en reparlera…

    Ecrit par : lovny | 12 novembre 2008 à 21:32



  • @lovny Wow, j’adore ton blog :)

    Oui, tu as raison, mon passage sur les RP 2.0 est un peu court… il faudra que j’y revienne… L’article de CB News n’est pas mal, pour le coup…

    Ecrit par : Fabrice Epelboin | 12 novembre 2008 à 21:38



  • Super Romain, très bon article de fond…Un peu mi-Don Quichotte contre les moulins de la presse. Fort heureusement, de plus en plus de medias ouvrent leurs tribunes à du UGC, contenu d’ailleurs bien plus fouillé et de fond que nombre de journalistes. Voilà qui (re)-lance la concurrence entre vrais journalistes (bloggers la nuit !) et vrais bloggers (et faux journalistes parce qu’ils ont raté l’exam’)…
    “rien ne vaut la preuve par l’exemple” et accessoirement la démocratie et la concurrence sont des moteurs d’innovation. Les tendances protectionnistes sclérosent les débats et étouffent l’expression de la nouveauté (et c’est de moi!).

    A+ et bon courage.
    L.

    Ecrit par : Laurent Blondeau (evidencesx) | 12 novembre 2008 à 21:52



  • @Laurent

    Merci Laurent pour le compliment, mais moi c’est Fabrice ;)

    Ecrit par : Fabrice Epelboin | 12 novembre 2008 à 22:00



  • [...] de la pub partout pour gagner de l’argent. Mais pourquoi tant de haine comme le dit si bien ReadWriteWeb France ? Avant de rappeler l’excellent billet de ce dernier site, j’aimerais préciser un [...]

    Ecrit par : Le Monde publie un article sanglant envers les bloggers | Whytech | 12 novembre 2008 à 22:13



  • @Fabrice : c’est pas faux ^^

    Ecrit par : stagueve | 12 novembre 2008 à 22:17



  • Voilà,
    j’espère qu’en publiant ce billet, je vais faire éclore la vérité aux yeux des gens.
    Merci Fabrice, merci beaucoup.

    Ecrit par : Ulysse Sabbag | 12 novembre 2008 à 22:17



  • Au moins on peut dire qu’il y a de l’ambiance, on s’ennuie pas ;-)

    Ecrit par : Vincent Abry | 12 novembre 2008 à 22:18



  • Je ne résiste pas à vous faire un petit copier-coller de la newsletter du JDN de ce soir

    La crise économique et financière va pousser les marques à accélérer le transfert de leurs investissements média vers les supports digitaux, estime le directeur de la recherche de Forrester Research, Jaap Favier, cité par “Le Figaro”. Avec un pouvoir d’achat en baisse, Internet devient notamment un support prisé par les consommateurs amenés à arbitrer leurs dépenses, qui consultent les sites où les internautes partagent leurs avis. D’où l’importance de prendre la parole en ligne pour les annonceurs qui ne l’ont pas encore fait, ou d’y renforcer sa présence pour les autres. “La télévision sert à attirer de nouveaux clients. Internet permet de convertir des prospects en clients. Si vous cherchez de nouveaux clients, restez sur la télévision, explique Jaap Favier. Mais je pense qu’il faut investir davantage sur Internet parce que les consommateurs ne veulent pas de nouveauté”, surtout en temps de crise.

    Ecrit par : Fabrice Epelboin | 12 novembre 2008 à 22:24



  • bonsoir,
    beau boulot, bravo pour les nombreuses références, plutot d’accord dans l’ensemble sauf sur un point que vous semblez plusieurs a relever: je ne trouve pas que l’article “tire à boulets rouges”. Il est surtout sans grand intéret à mon sens pour ceux qui connaissent le monde du blog, un peu (beaucoup) caricatural. J’ai été intéressé par les niveaux de revenus (ben oui) de gens qui manifestement même en tête du classement ne roulent vraiment pas sur l’or. ON semble dénoncer “l’argent” or quand on regarde le tarif horaire, c’est pas la joie…
    Mais je note surtout les réactions des interviewés qui semblent dénoncer le parti pris de ce journaliste.
    Mais c’est aussi la grandeur du truc: impossible de censurer
    le droit de réponse! ;)

    Ecrit par : jcfrog | 12 novembre 2008 à 22:33



  • @jcfrog Balancer un contrôle fiscal dans les dents d’un type qui gagne péniblement le SMIC avec son blog (et avec probablement plus de 80h de boulot par semaine, c’est clair), ce n’est pas tirer à boulet rouge ? Quand même, c’est hardcore, non ?

    Ecrit par : Fabrice Epelboin | 12 novembre 2008 à 22:38



  • j’ajoute juste que ce que je retiens de positif dans l’article c’est que ce qui se dégage de ces bloggeurs c’est plutot de la passion que de l’avidité.

    Ecrit par : jcfrog | 12 novembre 2008 à 22:38



  • @Fabrice: je suis surement trop naif, je ne voyais pas là une “dénonciation”. Mais j’ai peut être aussi raté des trucs, l’article est long et il y a beaucoup de liens à suivre… ;)

    Ecrit par : jcfrog | 12 novembre 2008 à 22:44



  • Haha, pas mal le billet du JDN.

    Ecrit par : Ulysse Sabbag | 12 novembre 2008 à 22:48



  • Très TRES bon article, merci Fabrice.

    Ecrit par : Grégory PAIRIN | 12 novembre 2008 à 22:51



  • ouf, je suis arrivé au bout. L’article est très bon.

    Ecrit par : david | 12 novembre 2008 à 23:19



  • Très intéressant article en effet, surtout au niveau de l’analyse des blogs de filles comme soupe primitive :-)

    à mon avis, il y a aussi un réel problème à laisser google le rôle de la distribution sur le net : plus de 40% de l’epub aux US part dans sa poche, et sans doute plus de 50% en france

    Les médias pourraient reprendre un peu de contrôle en s’impliquant dans le journalisme de liens (faire de l’agrégation humaine, ne pas laisser ce rôle aux algorithmes de Digg ou de Google), comme le fait le Washington Post avec son political browser : http://voices.washingtonpost.com/political-browser/

    Le succès du Drudge Report (uniquement une page de liens) est à ce titre époustouflant, il a dépassé le NYT la journée des élections américaines : http://benoit-raphael.blogspot.com/2008/11/elections-amricaines-le-drudge-report.html

    En France, ces initiatives commencent à se développer timidement avec la revue du web de Lemonde.fr et de Rue89. Aussi certains sites comme Medialinks et Smallbrother.info proposent cette revue de liens, agrégation humaine

    Aussi vous dites “En terme de pages vues, les blogs ont depuis déjà longtemps dépassé les média.” Cela me parait fortement crédible vu le nombre de blogs existant mais connaissez vous des études à ce propos?

    Ecrit par : Matthieu | 12 novembre 2008 à 23:40



  • promis demain je relis mais là c’est trop long :P

    Ecrit par : littlecelt | 12 novembre 2008 à 23:59



  • Ca fait plaisir de lire des posts de cette qualité : construits et documentés.
    On se croirait revenu en 2003-2004.
    Merci.

    Ecrit par : Alexis R. | 13 novembre 2008 à 0:06



  • ah ah ah ah ah ! pardon…mais je me marre ! le blog est mort depuis longtemps, et ces profiteurs thuriféraires ne sont que les corbeaux finissants les corps…pouf pouf pouf.

    Ecrit par : entropik | 13 novembre 2008 à 0:38



  • Pour ceux qui veulent lire d’autres billets sur le sujet, un petit tour du buzz :
    http://www.chrogeek.com/2008/11/blogobuzz-lemondefr-ou-la-chronologie-dun-buzz-imprevu/
    http://www.chroniquesduweb.com/2008/11/12/le-blogging-pro-fait-debat/
    http://www.presse-citron.net/profession-journaliste
    http://roget.biz/10-qualites-du-blogueur-pro-quand-le-mondefr-en-parle
    http://yeca.media-box.net/?76-profession-blogueur
    http://aziz.typepad.com/economy_blogbuster/2008/11/profession-blogueur.html
    http://www.yann-savidan.com/2008/11/blogueur-est-un.html
    http://blogsofbainbridge.typepad.com/blogvert/2008/11/profession-blog.html
    http://www.lemondedublog.com/2008/11/profession-blogueur-faibles-revenus.php
    http://tizel.free.fr/index.php?2008/11/11/702-monetisation-des-blogs

    Ecrit par : Fabrice Epelboin | 13 novembre 2008 à 0:59



  • Ah la France, quel adorable pays et ses autochtones non moins passionnants ! Je t’aime moi, non plus !
    Venin, crachat, coup bas, couteau dans le dos, mépris, jalousie, ça tire à boulet rouge sang :) c’est la guéguerre de l’égo, la petite bataille pour prendre le contrôle du nombril du monde. Le monde ? Quel monde ? Immonde ?
    On a d’un côté les méchants dinosaures de journalistes qui ont du mal à digérer les restes de repas (ou plutôt les miettes) laissés par les nouveaux arrivistes et arrogants bloggueurs, les gentils donc de l’autre ! (si si !! puisque c’est eux qui le disent)
    Mais c’est sans oublier que l’un comme l’autre, bah oui, vu d’ici (enfin de chez moi), mais qu’est ce qu’ils sont ridicules ces pauvres petits frenchies !!!
    Pendant ce temps là, le monde continue de tourner… sans eux !

    Ecrit par : Alias Docteur House | 13 novembre 2008 à 4:07



  • Sympa ton blog CTN-Music, ainsi que tes propos

    Ecrit par : Vincent | 13 novembre 2008 à 5:06



  • çà c’est de l’article complet sur le sujet ! Sujet qui mérite le détour d’ailleurs… Le conflit d’intérêt des journalistes à parler des blogueurs (qui les cannibalisent au moins un petit peu), le peu de temps pris pour investiguer (j’imagine à la vue des articles), la complexité de la chose (oh blogosphère, tes multiples facettes et tes millions d’acteurs), la multiplicité des blogosphères (comment comparer des blogs high-tech et des blogs de fille, qui ont autant de rapport que le McDo et une épicerie bio), le traitement racoleur de l’info (les blogueurs, c’est avant tout des sous, des cadeaux et de l’influence à grande échelle, si possible bafouée par les sous) et j’en passe, on n’est pas près d’avoir des articles fouillés et pertinents dans la presse… A part écrits par des blogueurs ? Et encore… Il y aura toujours une bonne partie de la meute pour aboyer.

    Ecrit par : Flav | 13 novembre 2008 à 9:43



  • C’est ton article qui est une leçon de journalisme en fait !

    Très bel article.

    Ecrit par : Fanny | 13 novembre 2008 à 9:55



  • salut fabrice

    c’est très sympa bien écrit , drôle, et tu envoies la purée
    bravo
    je pense que maintenant il faut que tu t’attelles à un grand article qui donne des solutions
    bon courage
    amicalement
    jean-yves

    Ecrit par : jean-yves le moine | 13 novembre 2008 à 10:26



  • > Les journalistes sont en danger, et du coup, deviennent agressifs …

    Supposons que ce soit vrai est-ce que cela suffit à décrédibiliser la critique des blogueurs « pros ».

    Beaucoup ont cru qu’ouvrit un blog et travailler sur Internet permettait de s’affranchissait des lois. Au fur et à mesure que les blogueurs se professionnalisent, ils découvrent les contraintes de la « vraie » vie la fiscalité, l’atteinte à la vie privée, le droit d’auteur, l’éthique, …

    Fiscalité ?
    Je ne dis pas que les lois ne sont pas critiquables mais reconnaissons que les journaux et les journalistes payent des charges, de la TVA et que l’on peut légitimement soupçonner beaucoup de blogueurs pros ou semi-pros de ne pas toujours être en règle avec la loi ….

    Vie privée ?
    Les journaux et les journalistes sont régulièrement poursuivis pour atteinte à la vie privée. Cela coûte cher en frais d’avocats, en relecture d’article, en formation pour se tenir au courant des évolutions de la loi.

    Droit d’auteur ?
    La copie sauvage existe encore sur Internet. Recopier comme le font certain des articles complets sans citation, revient à piller le travail des autres.

    Ethique (déontologie) ?
    Je pense que c’est le mot le plus flou mais aussi le plus important. La question soulevée par CB News me semble très intéressante. Certes les journaux et les journalistes ne sont pas tout blancs, mais globalement ils respectent une éthique. Par exemple les journalistes qui testent un produit généralement le retourne. Les publi-rédactionnels sont clairement affichés comme tel, ce n’est pas le cas sur certains blogs.

    Ecrit par : ~laurent | 13 novembre 2008 à 10:33



  • [...] article complet de Read Write Web, Profession bloggeur : une grande leçon de journalisme, fait une synthèses de différentes affaires récentes ou certains blogueurs pros se sont sentis [...]

    Ecrit par : Linutop’s blog » Blog Archive » Les blogueur pros, l’éthique, la fiscalité, … | 13 novembre 2008 à 10:48



  • @laurent

    tes remarques sont parfaitement pertinentes, ceci dit…

    Fiscalité
    Ca demande certes a devenir plus sérieux, et l’administration ne facilite rien (ça devrait venir, parait-il), mais est-ce une raison pour un journaliste qui sait pertinemment que ses propos tomberont sous les yeux du fisc pour balancer un bloggeur ? On est où ? Je suis partout ?

    Vie Privée
    Même remarque que précédemment. Au passage, demandons à Voici et Gala de nous donner des leçons. Je n’ai pas en tête d’atteinte grave à la vie privée par un bloggeur, mais il doit y en avoir, c’est sûr. Ceci dit, la loi s’applique, à la presse comme aux blogs, et elle est parfois impitoyable, voir idiote (cf. l’affaire Fuzz)

    Droits d’auteur
    Absolument, RWW publie ses feeds complets, du coup, on est les premières victimes… en fait, pas vraiment, on cherche a être lu, pas a être monétisé, mais c’est une autre histoire. La repompe intégrale de contenus sur le web est lamentable, il faut au minimum y apporter une valeur ajoutée et fournir un lien vers l’original (c’est un avis, pas une loi). La Loi malheureusement n’est pas apte à traiter le sujet qui, du fait des outils d’agrégation s’attaque à une problématique bien plus complexe que ce à quoi elle avait à faire sur le papier (comment traiter Twine, SocialMedian ou Friendfeed dans ce contexte ?).

    Ethique
    Un peu d’histoire (contemporaine) de la presse permet d’affirmer haut et fort que la presse (pas toute, mais un bonne partie) a bel et bien oublié (ou redéfini) l’éthique. Au hasard, le double jeu du Monde avec les Gratuits, Mazarine, l’interview de Fidel par PPDA, etc, etc, etc.
    Quand aux journalistes qui retournent leurs cadeaux, oui, il doit y en avoir, j’en suis sûr. Ceux que je connais en refilent à leurs amis (je ne me plains pas, notez bien). Sincèrement, quand il s’agit de petits trucs (comme ce que Mry se fait envoyer par la poste), je ne vois pas vraiment où est le problème. Mais souvent, ca depasse largement le petit cadeau (vient donc tester ma voiture au Nouveau Mexique, oui, il te faut bien une semaine pour cela. Bien sûr, amène ta femme et tes gosses, on leur paye l’hotel).
    CECI DIT, ce n’est pas une raison pour que les bloggeurs fassent de même, il devient indispensable de créer un code de conduite pour les bloggeurs, une espèce de label de qualité. Je ne vois pas ce qui empêchera ceci d’apparaitre (c’est déjà le cas en Italie m’a-t-on dit). Cela fait désormais cinq ans que le blogging est devenu une activité grand public, il est temps de s’atteler à cela… Reste à trouver/nominer/élire un comité ou une commission de surveillance, ou un truc comme ça…

    Ecrit par : Fabrice Epelboin | 13 novembre 2008 à 10:54



  • J’en profite pour rajouter la conclusion du billet inspiré de cet article (qui j’espère te plaira ;-)):

    En fait les blogueurs « pros », quoi qu’ils en disent, se rapprochent (vis à vis de la loi et du public) du métier de journaliste. Cela a des avantages (reconnaissance, rémunération, …) et des inconvénients. Devenir blogueur « pro » permet aussi de comprendre de l’intérieur les difficultés de ce métier respectable et nécessaire …

    Ecrit par : ~laurent | 13 novembre 2008 à 11:12



  • @laurent

    une nuance, de taille, cependant : les bloggeurs pro monétisent eux même leurs contenus, là où les journaliste ne sont (généralement) absolument pas concernés par le sujet. Ca a du bon, mais aussi du mauvais. C’est une très grosse différence, et mon instinct me dit que cela ne penche pas en faveur d’une meilleur qualité des contenus.

    Ecrit par : Fabrice Epelboin | 13 novembre 2008 à 11:16



  • Merci pour cet article … à quand la suite ?

    Petites remarques à propos des blogs des filles :

    A mon avis, le succès de certains blogs de filles vient beaucoup de ce qu’elles osent parler librement des marques, ce que les médias féminins ne peuvent plus faire depuis longtemps comme tu l’as justement pointé… Or en se professionalisant, elles vont perdre cette liberté de ton.

    Par ailleurs, je ne suis pas certain que les blogs de filles puissent réellement faire de l’ombre à la presse féminine. Une grande part de l’attrait de cette dernière repose sur la qualité des images, le plaisir du feuilletage, les séries Mode …

    Ecrit par : totoleheros | 13 novembre 2008 à 11:18



  • @totoleheros

    La presse féminine a de sérieux atouts, c’est clair, et je ne pense pas un instant qu’elle disparaissent dans son intégralité. Ceci dit, le secteur est très encombré, et leur équilibre financier est précaire pour beaucoup. Une baisse significative de leurs revenus pub, et c’est le dépôt de bilan pour pas mal d’entre eux. Quand aux séries mode, rassurons nous, les marques auront vite fait de les produire elles même et de fournir de belles images à la bloggosphère.

    Ecrit par : Fabrice Epelboin | 13 novembre 2008 à 11:21



  • Intéressant. Mais c’est vous qui parlez de guerre et qui attaquez. Vous avez tant de comptes à régler ? Je trouve le papier d’Yves Eudes pas si mal, mise à part la bavure Assedic dont j’aimerais bien comprendre l’origine (ça me parait sévèrement coupé cette petite phrase assassine qui tombe comme un cheveu sur la soupe)…
    J’ai rencontré Yves Eudes il y a presque dix ans (1999) pour un sujet sur le web… Il n’est pas né de la dernière pluie et ça fait un bail qu’il ne couvre pas l’Iraq comme grand reporter… Par contre il connait les sujets technos et société, c’est de ça qu’on parle.
    Je crois que le vrai sujet n’est pas bloggueurs versus journalistes, c’est celui de la manne publicitaire qui s’intéresse à ces petits média alternatifs mais visibles et populaires. Elle s’infiltre. Va-t-elle corrompre les contenus ? Bon c’est sûr que le monde change et que les dinosaures devront s’adapter ou disparaitre. Mais arrêtez d’en faire une bataille d’égo, du style “nous aussi les bloggeurs on fait du journalisme”. Le blog est une page perso pleine de commentaires, et pleine de pub maintenant, mais ça n’en fait pas une rédaction ni un journal, juste une compilation de piges. Qu’un bloggeur gagne de l’argent en exploitant son opinion personnelle ne me dérange pas, tant mieux pour lui. Par contre, ses sources peuvent être pourries ou corrompues, et j’aime encore pouvoir faire la différence entre un journaliste qui a appris a traiter les faits et vérifier ses sources, et un individu qui donne son point de vue, parfois éclairé certes, mais qui n’a pas de comptes à rendre au lecteur, à l’annonceur, ou à son équipe de rédaction.
    Pour finir, sauf votre respect, ce serait pas mal de corriger les fautes d’orthographe. Dans un “organe de presse traditionnel” y aurait un SR qui vérifierait, mais dans un blog, allez… Notez, ya des outils quand même, pour écrire par exemple “contrées” comme il se doit.
    Je dis ça…, ça fait longtemps que je ne suis plus journaliste, je suis devenue publicitaire. Mais le dites pas à ma mère elle croit que j’ai de la déontologie :-).

    Ecrit par : sdr | 13 novembre 2008 à 11:21



  • @srd

    non, non, non, vraiment, je ne me prétend en rien journaliste, vraiment pas. Et oui, oui, oui, il y a effectivement une différence (vérification des source, et, en France, des blogs d’opinion et une presse qui a tendance à ne pas trop en avoir (ce n’est pas forcément une critique).

    Pour finir, oui, il n’y a pas de SR, et si j’étais dans un organe de presse, ce texte aurait été corrigé. En fait, non, il ne serait jamais passé. (j’ai corrigé ‘contrées’ ;) )

    Ecrit par : Fabrice Epelboin | 13 novembre 2008 à 11:27



  • @fabrice
    – “On peut vivre d’un blog aujourd’hui, pas de la presse, tout du moins, pas sans subventions et sans mécènes.”

    La presse d’opinion est rare en France mais elle existe et vit sans subventions et sans mécènes. Le Canard Enchaîné vend 500 000 exemplaires chaque semaine (c’est énorme) sans pub et ses journalistes sont très bien payés.
    Sinon, je connais quelques journalistes qui vivent pas mal de la presse mais pas sans publicité.
    Vous voyez, vous y allez un peu trop fort, c’est vous qui attaquez ;-) Vérifiez vos sources ;-))))
    (et il y a d’autres fautes mais je ne ferai pas votre SR).

    Ecrit par : sdr | 13 novembre 2008 à 11:38



  • @srd C’est vrai, c’est vrai, Le Canard Enchainé (que j’adore) et Marianne (moins) sont deux beaux exemples Français de presse libre, indépendante et avec une opinion. En dehors de cela, il y en a d’autres ?

    Sinon, oui, cette phrase est un peu exagérément agressive, j’en convient… ceci dit, 1 milliard de subvention annuelles à la presse, c’est beaucoup, non ?

    Ecrit par : Fabrice Epelboin | 13 novembre 2008 à 11:39



  • @ fabrice

    Les séries Mode ne sont jamais produites par les marques puisqu’elles en associent plusieurs. Elles sont faites par les magazines pour donner l’image et la tendance de la saison et coûte très cher à fabriquer… et franchement j’attends le moment où une série mode sera réalisée par un blog ou même un site web. Même Style.com le site de mode qui sans doute dispose de moyens colossaux n’en produit pas pour son compte.

    Ecrit par : totoleheros | 13 novembre 2008 à 11:41



  • @totoleheros oui, aujourd’hui, c’est fait par des magazine, je sais, mais, sachant que les marques de mode appartiennent à des groupes qui en possèdent un grand nombre, qui empêchera ces groupes de faire leur propres séries - ils ont largement les moyens - et de filer cela à une bloggosphère fille en mal de jolie images pour leurs article ?

    Ecrit par : Fabrice Epelboin | 13 novembre 2008 à 11:42



  • Fascinant.

    Tant ton article que les commentaires qui en découlent.

    Je vais en recommander la lecture à pas mal de journalistes de mon entourage car le débat, pour un fois sur ce sujet, prend une tournure réfléchie et pertinente !

    Ecrit par : GuiM | 13 novembre 2008 à 11:43



  • J’ai oublié d’ajouter que le bloggueur français est suffisamment prétentieux pour se croire appartenir au caste particulier des journalistes.
    Attention lecteurs : ils ont beau avoir tous les deux de grosses têtes, ce n’est pas pour autant qu’ils sont de la même famille !!! :)

    et puis quant aux blogs des filles, ils sont presque autant ridicules de clichés et de superficialités : fille = mode = beauté = trucs de nana…

    à quand un blog de fille vraiment intéressant touchant de vrais sujets et de faits de société ? Je les croyais un peu plus intelligentes et un peu moins “geeks”que les garçons…

    oulala zut ! me voilà en train de participer à la petite bagarre dans la cour de récré moi aussi. Vite appelez la maitresse, qu’elle fasse sonner la cloche !!!

    Ecrit par : Alias Docteur House | 13 novembre 2008 à 11:47



  • @Docteur House

    Merci pour cette intervention constructive, j’imagine, vu le ton que tu prend envers les ‘filles’, que l’url derrière ton pseudo est également de l’humour ?
    Pour ce qui est des blogs fait par des filles et qui traitent d’autre chose que d’eyeliner, il y en a plein, mais ils ne sont pas nécessairement identifiés comme tels (blogs de fille, j’entends).

    Ecrit par : Fabrice Epelboin | 13 novembre 2008 à 11:53



  • @fabrice

    on ressent bien, malgré les différents “drapeaux blancs”, tout ton mépris pour les “blogs de filles”. merci à Totoleheros pour le rectificatif concernant les séries photo dans les magazines. pour info (il aurait fallu se renseigner et faire un travail plus approfondi sur le sujet) les blogs de filles orientés “mode” sont justement en train d’inventer un nouveau style de photographie de mode, inspiré des Sartorialist et autres. cela est un peu egocentré, comme style photographique, mais ça réinvente complètement le genre et permet justement cette critique, non pas des marque, mais de la mode comme système de consommation. l’expression personnelle contre l’achat de masse automatique. quand les marques, en s’adressant aux hommes et aux femmes d’aujourd’hui, leur vendent de l’expression personnelle avec des fringues fabriquées à la chaîne, les blogs “de filles” les prennent à leur propre jeu marketing, et en font leur sauce individuelle… pour comprendre cela, et ce que cela représente, en matière d’audience, et surtout d’enjeu économique et culturel, il aurait fallu aller au-delà des apparence, justement, et s’intéresser un peu avant de l’utiliser comme exemple. désolée, mais cette expression même de “blog de filles”, est passablement agaçante. que l’on me taxe de féminisme, oui, merci. je suis une fille, j’ai des blogs, et je ne parle pas exclusivement de mode et de vernis à ongles. je parle aussi d’art, de technologie, de philosophie, etc, comme beaucoup de mes amies blogueuses. donc, merci de stopper là les clichés sexistes. les femmes ne passent pas TOUT leur temps à faire du shopping ou à feuilleter des magazines (ils sont composés essentiellement d’information VISUELLE, pour autant, nous savons lire), elles savent aussi utiliser les technologies pour penser et se faire entendre.
    d’accord aussi pour dire, comme certains autres lecteurs/commentateurs de ton article, cher Fabrice, que cet article, aussi complet soit-il (sauf les clichés sexistes, qui sont de cruels manquement à ton sens de la déontologie) participe pleinement à la guéguerre d’ego que tu croies dénoncer. rien de grave, mais ça mérite de prendre un peu de recul (sounds familiar??).
    un peu de méta-communication, peut être?

    Ecrit par : mekameta | 13 novembre 2008 à 12:13



  • Pffttt… On n’en sort pas. Filles/garçons, bimbo/geek… blogs de filles… Pendant qu’on entretient tous ces combats d’arrière-garde on entretient surtout le pb de parité, de quotas, de plafond de verre, etc etc, on entretient un clivage sexué bien intentionné. Les meilleurs blogs de filles sont ceux dont vous ne savez pas que c’est une fille derrière le clavier. La presse féminine est asservissante pour les femmes, les blogs féminin idem.
    Je connais une nana dont le blog aurait pu être intéressant si elle n’avait pas décidé un jour de nous parler des sous-vêtements Dim (moyennant rétribution de Ladiesroom qui affichait sa pub à coté)… Quand tous les blogs feront du publi-reportage avec en plus l’amateurisme qui sied à l’apprenti-journaleux (comment ça se voyait que son propos était vendu !), tout ça va se calmer : on est pas tous (toutes) des abrutis…
    Darwin, vous avez dit ? Sélection naturelle, mutation, évolution ?
    Au fait : je suis une geekette.

    Ecrit par : sdr | 13 novembre 2008 à 12:13



  • désolée pour les fautes d’orthographe, mais je suis un peu énervée.

    Ecrit par : mekameta | 13 novembre 2008 à 12:14



  • Bon, c’est reparti, je suis un machiste (private joke avec Mekameta) - au passage, voilà un blog ECRIT PAR UNE FILLE (et non un ‘blog de fille’, l’expression - qui n’est pas de moi, vous en conviendrez - n’est pas heureuse, j’en conviens).

    Ecrit par : Fabrice Epelboin | 13 novembre 2008 à 12:18



  • @fabrice
    Bien sûr les groupes ont les moyens de produire des séries mode si elles le veulent, mais dans ce cas ce ne serait plus que de la promotion publicitaire.

    Dans la mode et le luxe, il existe une notion qui n’existe pas dans d’autres industries : l’Image. Les marques sont prêtent à payer leurs pages de publicité dans certains magazines de mode (type Vogue par exemple) beaucoup, beaucoup plus cher que dans d’autres magazines, sans rapport aucun avec la diffusion. Pourquoi ? Parce-que ces magazines “sont” la tendance, donne le “la” de toute la saison. Et cette Image vient en grande partie de l’influence qu’ont les grandes rédactrices de mode, qui même si elles ne sont pas complètement libre, le sont quand même un peu, et c’est ce qui fait leur valeur …

    voir le portrait de Carine Roitfeld, rédactrice en chef de Vogue sur l’excellent blog Tendance de Mode :
    http://www.tendances-de-mode.com/2007/08/20/311-carine-roitfeld

    Ecrit par : totoleheros | 13 novembre 2008 à 12:19



  • @sdr : que l’on sache ou non si c’est une fille ou un mec derrière son clavier, un bon blog reste un bon blog.
    cela me fait penser à cette réplique merveilleuse d’un personnage masculin, dans un épisode de la magnifique série Mad Men (sur le milieu de la pub dans les années 50), à propos d’une femme qui propose sa première campagne de publicité : “c’était comme voir un singe faire du calcul.” :)

    Ecrit par : mekameta | 13 novembre 2008 à 12:21



  • @totoleheros
    Là, pour le coup, je n’avais pas pensé au Sartorialist mais Mekameta a raison (un peu de lèche), c’est vraiment une autre voie pour les photos de mode… et pour le blogs de fille (LOL)

    Ecrit par : Fabrice Epelboin | 13 novembre 2008 à 12:21



  • @fabrice

    inutile de faire de la flatterie, ces propos sont inconvenants, et le problème ne réside pas exclusivement dans ton emploi abusif et irraisonné de ce terme “blog de filles”, mais dans ton manque de recherches et d’intérêt réel pour un sujet que tu utilises en exemple. c’est aussi une question de crédibilité. je ne te traite pas de macho, mais de sexiste passif. nuance.

    Ecrit par : mekameta | 13 novembre 2008 à 12:25



  • @srd @mekameta si vous vous sentez de pondre un article sur le sujet des blogs de fille, you are welcome, c’est clair qu’un avis féminin sur le sujet fait cruellement défaut ici chez RWW. Le meta s’impose, cela va sans dire ;)

    Ecrit par : Fabrice Epelboin | 13 novembre 2008 à 12:25



  • Sartorialist est un HOMME. nouvelle preuve d’incompétence sur le sujet…

    Ecrit par : mekameta | 13 novembre 2008 à 12:26



  • [...] etc… à lire l’excellent (et je pèse mes mots: article complet et très bien écrit) article de Fabrice Epelboin “Porfession bloggeur: Une grande leçon de journalisme” sur ReadWriteWeb France… Gonzagues lui aussi en a parlé [...]

    Ecrit par : La guéguère Journaliste - Blogueurs aura bien lieu… | Travailleurs Du Web | 13 novembre 2008 à 12:26



  • @mekameta encore une fois, ce qui m’intéresse ici, c’est l’aspect bouillonnant de l’ecosystème des dit ‘blogs de filles’, je ne m’intéresse pas à leur contenus (dans ce billet tout du moins)

    Ecrit par : Fabrice Epelboin | 13 novembre 2008 à 12:26



  • non merci. en revanche, je pense, qu’en pénitence à tant d’approximations, ce serait à RWW France d’écrire un papier vraiment documenté et analytique sur le sujet. :)

    Ecrit par : mekameta | 13 novembre 2008 à 12:27



  • @mekameta J’ai dit que Satorialist était écrit par une femme ? Je ne crois pas… relis mes commentaires ;)

    Ecrit par : Fabrice Epelboin | 13 novembre 2008 à 12:28



  • “c’est vraiment une autre voie pour les photos de mode… et pour le blogs de fille (LOL)”. et le LOL ne change rien.

    Ecrit par : mekameta | 13 novembre 2008 à 12:29



  • Dont acte. En guise de pénitence et devant tant de soupçons de machisme, je me dois d’ecrire un sujet plus approfondi sur les blogs de filles (et sur les blogs écrits par des filles)… Ca va prendre du temps, je vous préviens.

    Ecrit par : Fabrice Epelboin | 13 novembre 2008 à 12:29



  • compte sur moi pour te rappeler ce dernier commentaire.

    Ecrit par : mekameta | 13 novembre 2008 à 12:31



  • ho les deux amoureux c’est bientôt fini non ???!!!

    Ecrit par : Alias Docteur House | 13 novembre 2008 à 12:32



  • Vous vous connaissez toutes les deux ?

    Ecrit par : Fabrice Epelboin | 13 novembre 2008 à 12:33



  • de qui tu parles ?

    Ecrit par : Alias Docteur House | 13 novembre 2008 à 12:41



  • @ alias docteur house @fabrice : je vous laisse débattre entre geeks. désolée pour l’encombrement des commentaires…
    non, nous ne nous connaissons pas, et je ne pense pas que Dr House soit une femme…

    Ecrit par : mekameta | 13 novembre 2008 à 12:46



  • non non moi je ne suis pas geek, je suis misogyne !!!

    Ecrit par : Alias Docteur House | 13 novembre 2008 à 12:53



  • @mekameta : objet blogs de filles.
    Du coup puisque le journaliste est un animal curieux (normalement) j’ai été voir Satorialist et aussi le semiotruc.
    J’aime bien le titre “semiotruc intello à talons”.
    Sartorialist c’est une compil d’images de bioutiful people, de préférence dans un cadre qui va bien. Bof.
    Moi, qu’on entretienne le mythe du bioutiful body, de l’éternelle jeunesse (Nip/tuck) du people ou people-like, du must-have, de la fashionista, du bling bling tendance, et de l’anorexie ou la gonflette à tout âge, et ben ça me fatigue, je trouve que ça nous fait pas grandir (et ça nous donne du mal à vieillir). J’ai aimé la mode pour ce qu’elle portait de créatif et d’identitaire, mais je hais ce qu’elle trimbale aujourd’hui en termes de société, de narcissisme et de retombées politiques et sociales. Je n’en ai pour preuve que notre président et sa fashionista, purs produits fashion en surface et toxiques sous le vernis. Et toc ça devient politique. Ceci dit bien sûr Obama est + photogénique que Sarkozy dans le même costume Paul Smith.
    Que ce soit blog de fille ou blog de garçon, le blog de mode ça fait pas de nous des êtres plus intelligents.
    Sinon, la différence entre la presse féminine et la presse masculine ? elle se situe dans la différence entre une annonce pour une grosse BMW ou une grosse banque, et une annonce pour Prada ou pour l’Oreal. Qu’est ce qu’on consomme pour avoir le plus gros (la + grosse) et être le plus beau (la + belle).
    Ca dérape, je crois que l’on ne parle plus de journalisme là.

    Ecrit par : sdr | 13 novembre 2008 à 13:28



  • @srd
    heu… pour ce qui est de la différence entre la presse masculine et féminine, en terme de QI, pas grand chose, à mon sens, la presse féminine est plus soignée question design, et ses tirages sont bien plus importants, sur le fond, effectivement, ça ne vole pas haut.

    Sinon, je vous trouve bien sévère avec le Sartorialist (c’est vrai qu’aujourd’hui c’est très beautifull people, mais je vous invite à fouiller plus loin, c’est vraiment interessant et le type à un vrai regard de photographe).

    Bon, sinon, pour le reste, effectivement, ça dérape… ;)

    Ecrit par : Fabrice Epelboin | 13 novembre 2008 à 13:36