
Selon Reuters, le parlement de la province de Papua, en Indonésie, s’apprêterait à voter une loi obligeant certains malades du Sida à se faire implanter une puce RFID, ceci afin de « surveiller leurs mouvement et permettre aux autorités de les suivre », selon John Manangsang, l’initiateur de la loi. Cette initiative suscite beaucoup de controverses chez les activistes des Droits de l’Homme.
« Si un malade atteint du HIV le transmettait à une personne saine, il pourrait alors être poursuivit en justice » prévient Manangsang.
Le parlement régional devrait voter la loi d’ici à la fin de ce mois.
Les experts s’accordent sur le fait que le Sida est de plus en plus problématique dans la province de Papua, et n’est plus réservé aux milieux de la prostitution. Ils soulignent également que le manque de campagne de prévention, l’absence de préservatifs facilement disponibles ainsi que certains rituels tribaux incluant des pratiques que l’on qualifierait en occident d’ « échangistes », sont à l’origine du drame du Sida dans la province.
Le RFID n’est pas en soi une bonne ou une mauvaise technologie, comme toujours avec les technologies, c’est l’usage que l’on en fait qui leur donne une âme, et dans ce cas de figure, c’est terrifiant.
Le tagging d’humains par RFID ou autre matériel électronique commence a faire son chemin un peu partout sur la planète, les prétextes sont multiples, et les intentions sont parfois bonnes et souvent douteuses. Revision3 a récemment fait une émission spéciale sur le sujet.
En France, nous somme à l’abri de telles dérives, les multiples comités d’éthique et les lobbies qui soutiennent les malades du Sida veillent à ce qui s’apparente à une étoile Jaune en plus moderne n’arrive jamais sur notre sol national. Qui plus est, nous avons la chance d’avoir, parmi nos champion locaux dans l’univers des Startups, Violet.net, les inventeurs du lapin Nabaztag, dont les derniers modèle sont capables de lire les puces RFID, avec des intentions bien plus zen. Au vu de la communauté qui s’est formé autour des célèbres lapins Nabaztag, nous devrions être à l’abri pendant encore quelques temps… ouf. (disclaimer : je connais et j’ai longtemps travaillé dans les années 90 avec l’un des fondateurs de Violet.net).
(image Amal Graafstra)













27 novembre 2008 à 17:45
Je vois mal encore comment cela va être utile…
À moins que le gouvernement indonésien n’impose aux clubs et lieux de rencontre de s’équiper de récepteurs RFID, il est impossible de suivre TOUS les faits et gestes d’une personne, simplement en la taggant avec du RFID… De plus, les puces implantées à des humains sont généralement passives, et RFID n’a en rien les possibilités de tracking d’un GPS…
C’est certain, la pratique est scandaleuse… mais je vois très mal l’utilité de la chose !
27 novembre 2008 à 17:47
Ben voilà, tu as trouvé. Reste plus qu’à mettre un lecteur RFID à l’entrée des lieux d’où l’on veut exclure les HIV+, c’est simple comme bonjour.
28 novembre 2008 à 12:21
Navrant. Marquer les gens supposés problématiques, ça me rappelle des choses funestes…