S’adapter, c’est ce que signifie 2.0 selon Tim O’Reilly, père de l’expression « Web 2.0″. Mettre l’utilisateur au coeur de la stratégie en d’autres termes. On ne parle pas de révolution ni de rupture, mais de changement. Changement de référentiel, délaissant le produit pour privilégier l’utilisateur. Changement de technologie aussi, pour rendre l’usage plus simple à l’utilisateur. Et changement d’état d’esprit, pour mettre en avant l’expérience utilisateur au détriment de la toute puissante visibilité de la marque. C’est ce que vient de faire une des plus grosses entreprises du secteur bancaire, Fidelity, en proposant son widget à installer sur la page d’accueil personalisable de Google, iGoogle. Une nouvelle importante dans un domaine des plus silencieux en matière d’innovation web pour les utilisateurs.
Le widget de Fidelity est assez simple, sa fonction primaire étant de pouvoir accéder à ses comptes sans avoir à aller sur le site de sa banque. Des fonctionnalités complémentaires permettent de configurer des alertes spécifiques en fonction de ses besoins, comme afficher une alerte sur les prix des actions souhaitées. L’utilisateur pourra aussi demander à ce que le widget ait son propre onglet dans la page iGoogle lors de l’installation, ce qui aura pour effet d’ajouter un flux d’actualité de Fidelity, le Fidelity Investor’s Weekly, et un autre flux pour obtenir les podcasts du Fidelity Investment Insight Podcast. Le widget est sécurisé et demande d’entrer son numéro de sécurité social ou son identifiant utilisateur et le code PIN, à la manière de ce qui est demandé lors de l’accès aux comptes via le site de la banque.
Depuis la possibilité d’accéder à ses comptes via Internet et quelques services associés, on pensait le secteur de la banque sans réaction face aux innovations web et à l’apparition des media sociaux, des applications web 2.0, et des changements de comportement des utilisateurs à cause du web. C’est pourquoi l’apparition d’un widget sur ce secteur semble faire l’effet d’un vent de fraicheur. Mais plus qu’un widget, c’est une transformation qui pourrait bien s’enclencher pour des entreprises comme Netvibes et ses concurrents, qui pourraient voir en cet exemple un outil commercial pour inviter les autres marques à faire de même. Netvibes serait alors aux avant-postes avec sa technologie UWA et son expertise pour réaliser les widgets.
Ce service vient compléter le panel d’outils déjà disponibles dans ce que l’on pourrait appeler la « Banque 2.0″, avec des services comme FriendsClear (France) ou Lending Club (USA)et les outils en ligne d’assistance à la gestion de ses finances qui sont présentés par nos confrères de ReadWriteWeb USA. Mais la question majeure reste de savoir si les utilisateurs non habitués à utiliser des widgets, soit la majeure partie des utilisateurs, seront tenté d’utiliser un tel outil : bien que le widget soit sécurisé, il n’en reste pas moins que la confiance devra être aussi présente du côté des consommateurs pour en faire une avancée. Et le fait d’apporter la banque à l’utilisateur, au lieu de lui demander d’aller à la banque risque de ne pas être suffisant pour inciter les clients de Fidelity à créer un compte sur iGoogle et à installer l’application.
Seriez-vous intéressés par ce type de widget ? quelles sont les idées que vous proposeriez aux banques pour faciliter la vie de leurs clients sur Internet ?
A lire également :











11 décembre 2008 à 21:47
C’est un premier pas, pas du 2.0 mais du 1.5…
L’idée du widget est bonne SI ce dernier permet d’accéder des services spécifiques qu’on ne trouveraient pas p sur le site de la banque. Dans le cas de Fidelity, les nouveaux services proposés (podcats & alertes) font un petit peu “gadjet”. Netvibes permet déjà d’ajouter d’intégrer des pages web dans ses modules, je ne vois pas bien ce que widget apporte en plus…
Ce qu’on peut attendre des banques, ce sont des services type Wesabe (visualisation & couche sociale) ou encore la possibilité de créer des ponts entre les transactions figurant sur le relevé bancaire
11 décembre 2008 à 21:48
…et des factures qui sont stockées dans les différents espaces clients des fournisseurs de service qu’on utilise…
06 octobre 2009 à 20:41
Web 2.0 je veux bien, même web 3.0 si l’on veut mais tout de même…
N’y a-t-il pas un énorme problème de sécurité ?!
Je suis peut être narrow minded sur ce coup la mais j’adhère pas du tout au projet…