Education 2.0 : apprendre par cœur est-il une perte de temps ?

Apprendre par cœur est une perte de temps à une époque où Google est à quelques clics. C’est ce qu’affirme Don Tapscott, l’auteur du best seller Wikinomics et de Growing up digital. Tapscott, qui est considéré comme l’un des plus grands chroniqueurs de l’ère digitale, pense que l’époque où l’on apprenait par coeur arrive à sa fin. A la place, on devrait enseigner aux élèves à penser de façon créative et à mieux comprendre les connaissances qui sont accessibles en ligne.

Le bachotage est une perte de temps

Selon Tapscott, l’existence de Google, de Wikipedia et d’une multitude de ressources en ligne rend le bachotage – la mémorisation forcée de corpus entiers de savoir – totalement obsolète. “Les professeurs ne sont plus les sources de la connaissance, l’internet les a remplacé dans ce rôle,” affirme Tapscott dans une interview au Times. “Les jeunes devraient apprendre l’histoire pour comprendre le monde et son évolution, mais ils n’ont pas besoin de connaître toutes les dates des événements historiques. Connaître la bataille de Marignan est suffisant, inutile de mémoriser que sa date précise est 1515, il suffit de Google et d’un clic pour le savoir”.

Tapscott ne voit pas cette nouvelle méthode d’apprentissage comme anti-éducative car l’information que nous ingérons tous aujourd’hui arrive à un rythme effrénée. “Les jeunes d’aujourd’hui vont devoir reconstruire leurs connaissances plusieurs fois tout au long de leur vie [...] dès lors, la mémorisation des faits est une perte de temps”.

Pour les génération antérieures, qui ont grandi avec un système éducatif qui leur a imposé la mémorisation forcée de dates historiques et de formules de mathématiques, l’idée que la mémorisation puisse ne pas faire parti de l’éducation est quelque peu choquante. Evidemment, il est indispensable de connaître la date de certains événements… Mais n’est-il pas plus important d’en avoir une vague idée pour mieux se concentrer sur la compréhension des faits, de leurs contexte, et de leurs significations ?

Nos cerveaux se construisent différemment

Les étudiants d’aujourd’hui grandissent dans un monde où le digital les a immergé dans un fonctionnement multi tâche. Ils envoient des messages et surfent sur le net tout en écoutant de la musique et en mettant à jour leur statut sur Facebook. Cette “attention partielle continue” est un sujet très discuté ces derniers temps parmi les spécialistes de la pédagogie. Conduisons-nous de façon distraite ou nos cerveaux se sont-ils adaptés aux stimuli qui arrivent ?

Un nouveau livre sur le sujet “iBrain: Surviving the Technological Alteration of the Modern Mindaffirme que notre exposition à l’internet a un impact sur la façon dont nos cerveaux mettent en place des connections synaptiques. Créer des connections neuronales de la sorte nous rendrait plus aptes à filtrer l’information, à prendre des décision rapides, à mettre de coté les informations digitales partielles pour un usage ultérieur, a maintenir un haut niveau de concentration, à lire le langage corporel, et pour finir, la socialité dans le monde réelle serait une capacité qui tendrait à devenir moins courante.

Si nos cerveaux sont en train de se câbler de façon différente, on ne peut s’empêcher de se demander si nos méthodes éducatives ne devraient pas s’adapter. Pour l’instant, peu de pédagogues pensent cela, à l’image de Richard Cairns, le principal du Brighton College, l’une des écoles privées les plus renommées d’Angleterre. Il continue de penser que les connaissances sont au coeur de l’éducation et que cela est essentiel. “C’est important pour les jeunes d’apprendre des faits, si vous n’avez pas de connaissances stockées dans votre tête, vous ne pourrez pas prendre part à des discussions ou prendre des décisions en connaissance de cause”.

Et vous, qu’en pensez-vous ?

(cet article a été publié dans Readwriteweb US ainsi que dans le New York Times)

 

 

 

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18 commentaires pour cet article

  1. Eric

    Je reste tout de même scep­tique quand à tout “googlesier”.

    Les dates sont faites pour lier un événe­ment à l’autre. 

    Est-ce que nos enfants auront leur mobile en main lorsqu’ils par­le­ront avec leurs amis? et cher­che­rons toutes les infos dedans ? en temps réel (voilà un outil qu’il serait inté­res­sant de développer)?

  2. Alexis Mons

    Au jour d’aujourd’hui, et en moyenne, un étudiant de l’enseignement supé­rieur devrait upda­ter la moi­tié de ce qu’il a appris lors de la pre­mière année à par­tir de la troi­sième.
    Selon la bonne for­mule appliquée aux poly­tech­ni­ciens, l’important est “d’apprendre à apprendre”, bref de savoir cher­cher, qua­li­fier, acqué­rir et trans­for­mer la connais­sance. Et ce n’est pas comme si on était en plein dans l’économie de la connais­sance.
    Pendant ce temps, les constats se mul­ti­plient sur le fait que les jeunes (et les autres) ne savent pas cher­cher l’information http://tinyurl.com/5lpmmx. Ceux qui observent atten­ti­ve­ment la fameuse géné­ra­tion Y sous l’angle des pro­messes qu’elle porte en terme d’usages tirent plu­tôt la son­nette d’alarme. En effet, s’ils ont des pra­tiques et une cer­taine plas­ti­cité men­tale, ils ne savent pas mettre ça au ser­vice d’un but clair et col­lec­tif, cela reste désor­donné et non-productif. Certains n’hésitent pas à par­ler d’urgence et de la néces­sité à faire le tra­vail éduca­tif qui n’a pas été fait avant, afin de cana­li­ser tout cela dans un sens posi­tif, au risque de déra­pages et effets de bords désa­gréables.
    Tout ça pour dire que, oui, le sys­tème éduca­tif n’a pas pris la mesure de la société de l’information et de l’économie de la connais­sance. Elle ne regarde les TIC que comme un moyen, un outil, alors qu’elles ne sont que le révé­la­teur de la néces­sité d’un chan­ge­ment de fond des objec­tifs d’apprentissage. En fait, ton billet, Fabrice, pointe crû­ment le fait que, déjà, il y a ceux qui ont com­pris ça et qui vont gagner en per­for­mance socié­tale et les autres qui vont se réveiller en seconde divi­sion. À votre avis, on joue la mon­tée ou la descente ?

  3. Fabrice Epelboin

    @Alexis Montée, des­cente… les deux mon capi­taine… Le bon coté, c’est que la mon­tée est réser­vée à ceux qui réflé­chissent et non à un groupe pri­vi­lé­gié par nature, mais il faut bien recon­naître que l’institution ne les aide pas vraiment.

    Au pas­sage, j’aurais du le faire dans l’article, mais je me dois d’un dis­clai­mer : mon père est le patron de l’informatique péda­go­gique (e-learning & co) à Paris VI-VII.

  4. Chris

    Je crois qu’il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain. Si effec­ti­ve­ment cer­taines notions deviennent inutiles en appren­ti­sage que je qua­li­fie­rai de “bête et méchant”, d’autres notions doivent être apprises, démon­trées, tes­tées, assi­mi­lées.
    Si vous ne savez pas faire cer­taines choses basiques en mathé­ma­tiques comme les équa­tions par exemple, vous pou­vez seule­ment pas­ser du temps tout seul sur google, vous aurez du mal à savoir faire (eh oui ça peut ser­vir plus tard…)
    Certaines choses ont besoin d’un prof en somme. Et je ne suis ni prof, ni dans aucun des cli­chés et pour­tant c’est ce que je pense.
    Moralité, si on en vient à lais­ser les jeunes tout “Googleiser”, on pourra créer des boites de cours par web­cam ou à domi­cile, car va y avoir du bou­lot !
    (et arrê­tez de mettre “2.0″ par­tout, qu’est-ce que c’est lourd à force…)

  5. ThierryD

    L’Internet est l’outil prin­ci­pal de tra­vail des jeunes / étudiants (plu­sieurs études l’ont démon­tré). Son usage à bou­le­versé la façon de tra­vailler de ceux ci, mais mal­heu­reu­se­ment le corps pro­fes­so­ral et les ins­ti­tu­tions ne s’y sont pas encore adapté.

    Je pense que l’accès aux infor­ma­tions par le biais d’Internet est un vrai plus dans l’éducation. C’est plus facile, libre, ludique de s’informer tout en mul­ti­pliant les sources et en sup­pri­mant les barrières.

    La clef est dans l’accompagnement à l’accès à ces infor­ma­tions, afin que les jeunes / étudiants sachent iden­ti­fier, trai­ter, et tra­vailler ces infor­ma­tions pour appor­ter une valeur ajou­tée à leur travail.

    C’est ce que nous fai­sons avec nos dif­fé­rents ser­vices. A votre dis­po­si­tion si vous vou­lez en savoir plus.

  6. Sophie Gironi

    J’occupe, en plus de mon emploi au sein d’une agence inter­ac­tive, un poste de pro­fes­seur vaca­taire auprès de l’université de Nice. Et il n’y a pas si long­temps, j’ai retrouvé les bancs de l’école dans le cadre de la for­ma­tion conti­nue. J’ai donc pu savou­rer l’aide pré­cieuse qu’apporte le web dans l’enseignement d’aujourd’hui… et m’apercevoir avec effroi de l’usage qu’en font mes étudiants.

    Pour moi, il y a deux rôles pri­mor­diaux que rem­plit l’école : d’une part, l’école nous trans­met des méthodes et des sché­mas men­taux, des­ti­nés à façon­ner nos cer­veaux pour qu’ils soient en mesure d’appréhender et de trai­ter une infor­ma­tion, elle nous “apprend à apprendre” (même si je dirais plus qu’elle nous apprend à faire, voire à être). 

    De l’autre, l’école nous four­nit les bases de notre culture géné­rale ou de notre culture pro­fes­sion­nelle, en nous trans­met­tant les bases d’une connais­sance “col­lec­tive”. Elle nous per­met donc de com­prendre et d’appréhender des concepts grâce aux acquis théo­riques qu’elle nous trans­met (que ce soit en his­toire ou en comptabilité).

    Apprendre par coeur n’a jamais servi à rien, et le web ne change rien à l’affaire. Ce sont les élèves à qui on a laissé le loi­sir de se sai­sir de l’idée, du concept, de l’information, à qui on a pris la peine d’en expliquer les tenants et les abou­tis­sants, qui réus­sissent le mieux (et per­son­nel­le­ment, l’histoire m’a pas­sion­née le jour où on m’a expliqué les des­sous his­to­riques de la révo­lu­tion française et son impor­tance dans notre vie d’aujourd’hui).

    Ce qui est effrayant à mes yeux c’est que l’école ne rem­plit plus ni le pre­mier rôle, puisque l’enseignement ne prend pas en compte les nou­velles méthodes de trai­te­ment de l’information et donc ne sait apprendre aux enfants com­ment la trou­ver, la trai­ter et la rete­nir, ni le second, parce que les élèves ont une fâcheuse ten­dance à uti­li­ser le net pour faire leurs devoir à leur place et n’accorde, depuis long­temps, qu’une valeur très rela­tive à l’information qui leur est trans­mise par leurs pro­fes­seurs, bana­li­sant l’idée que “de toute façon, c’est pas ce qu’on apprend à l’école qui va nous per­mettre de gagner notre vie”.

    Alors quoi ? On attend une nou­velle géné­ra­tion de profs, for­més à l’outil “web”, qui sau­ront l’intégrer comme outil d’apprentissage et qui don­ne­ront aux élèves les moyens d’aller plus loin ? J’ai peur que cela prenne du temps, et je pense à la géné­ra­tion “sacri­fiée” à qui on aura pas sur don­ner le goût du ‘savoir’ et qui se conten­te­ront d’être d’excellentes têtes cher­cheuses sur le web, et convain­cus que cela suf­fise à faire d’eux des experts dans leur domaine…

  7. Guy Boulet

    Certaines choses doivent être apprises par coeur telles des consignes de sécu­rité ou cer­taines pro­cé­dures devant être effec­tuées en cas d’urgence. Par exemple, un ambu­lan­cier doit connaitre par coeur la pro­cé­dure de défi­bril­la­tion car­diaque car il n’y a pas de temps pour en faire la recherche au moment où elle est requise. Par contre, quelle urgence peut-il y a voir à don­ner les dates de début et de fin des deux guerres mon­diales? Quelques minutes de recherche ne seront certes pas fatales.

    Tout est dans la nature des connais­sances à acqué­rir et dans les conséquences qui résul­te­raient d’une erreur liée à leur application.

    Quant au mul­ti­tâche, je vous réfère à un billet que j’ai écrit sur le sujet: Le mul­ti­tâche donne l’illusion d’être effi­cace (http://www.guyboulet.net/pages/content/view/180/34/).

  8. KerniX

    Qu’internet serve et bou­le­verse dans le bon sens, aucune contes­ta­tion, de là à n’avoir qu’une connais­sance vague des éléments que l’on apprend, c’est ridi­cule.
    Le but d’internet n’est pas de s’en rendre dépen­dant (cf exemple de la bataille de Marignan) mais bien d’enrichir une culture déjà existante. 

    De plus affir­mer “Les pro­fes­seurs ne sont plus les sources de la connais­sance, l’internet les a rem­placé dans ce rôle,”, ce qui n’est pas for­cé­ment contes­table, n’a rien à voir avec le fait de ne pas apprendre par coeur quelque chose. Du temps où il n’y avait pas inter­net, on ne pas­sait pas sa vie à consul­ter ses profs. Ils trans­met­taient un savoir qu’on inté­grait une fois pour toute. Internet ne signi­fie pas qu’on devienne idiots et que notre tête devienne une passoire.

  9. diogene

    Par coeur…ou pas par coeur ? Vaste pro­blème ! Toujours posé…et jamais résolu ! Voici quelques éléments de réponse . Si, dans ma jeunesse,j’ai appris l’allemand et l’anglais(et de bons débuts en russe),c’est bien sur grace au par coeur.J’ajouterai le latin au tableau.Comment aurait-il en etre autrement,etant pur petit Français moyen !..Lors de l’introduction des maths modernes,certains doctes ont déva­lo­risé le par coeur des tables de mul­ti­pli­ca­tion, la cal­cu­lette devant etre la pana­cée! On put rapi­de­ment en voir les conséquences désas­treuses! L’EDUCATION DEVAIT APPRENDRE A APPRENDRE AVEC LE MOINS D’EFFORTS POSSIBLES ET NOMBRE D’AUTRES FORMULES CREUSES DE LA MEME FARINE. LES CONSEQUENCES SONT SOUS VOS YEUX.L’UTILISATION DE GOOGLE COMME MOYEN PEDAGOGIQUE EST CERTES FONDAMENTALE…ET TOUT EST A FAIRE. HAUT LES COEURS ET A VOS NEURONES, CHERS AMIS !!!

  10. stephane

    Je suis donc ras­suré “apprendre par cœur est une perte de temps”. Je me suis toujours dit étudiant et encore main­te­nant qu’il “faut mieux com­prendre, qu’apprendre”.

  11. Un Etudiant

    Bonjour,

    Je suis étudiant en deuxième année de prépa, et à la fac. On doit quo­ti­dien­ne­ment inté­grer de nou­velles infor­ma­tions, dans mon cas, c’est en droit, écono­mie, langues, philo… des matières assez variées. Vous com­pren­drez que je me sente concerné par une cer­taine ratio­na­li­sa­tion des moyens d’apprentissage.

    Pour faire court, je pense qu’il n’y a pas mieux que nous mêmes pour agré­ger, trier, hié­rar­chi­ser, et rai­son­ner en sys­tème à pro­pos d’une masse de don­nées impor­tantes.
    Ce n’est pas google qui va per­mettre à l’individu de décloi­son­ner dif­fé­rentes matières, ou de pui­ser des éléments dans dif­fé­rents champs. 

    “il faut décloi­son­ner” que j’ai entendu dès le col­lège. C’est à la mode, mais, est-ce sérieux de deman­der cela à cet age ? Non, car les exa­mens ne sol­li­citent que plus tard cette faculté. Non, car il vous faut un cer­tain recul pour avoir une vue d’ensemble. Est-il pour autant inutile d’apprendre des choses qui dans l’instant semblent inadap­tées ? Encore une fois non, car c’est il me semble en affi­nant nos intui­tions et en gagnant en matu­rité que l’on appré­cie dif­fé­rem­ment les choses.

    Je dirais que google ne rem­plit pas non plus cette der­nière fonc­tion. Certes, Internet peut pro­cu­rer plus rapi­de­ment une infor­ma­tion, mais celle ci s’évapore dans l’instant ou on en a plus l’utilité. Information à usage unique, jetable ? Stocker des connais­sance est impor­tant sur le long terme.

    Bon cou­rage pour vos réflexions, j’espère que j’aurais pu y appor­ter ma (petite) pierre.

    “Quand un homme a faim, mieux vaut lui apprendre à pêcher que de lui don­ner un pois­son” Confucius

  12. nicolas

    “la socia­lité dans le monde réelle serait une capa­cité qui ten­drait à deve­nir moins cou­rante”
    ça c’est quand même gênant …

  13. AbriCoCotier

    Sujet polé­mique s’il en est ! 

    Je crois qu’il ne faut pas pas­ser à côté de ce qu’à dit Tapscott : ce der­nier ne conseille pas de ne rien savoir, mais plu­tôt d’avoir des connais­sances syn­thé­tiques et non fac­tuelles, bref, d’avoir com­pris le sens des grands mou­ve­ments his­to­riques plu­tôt que les détails (les dates).

    Si je suis tout à fait d’accord avec cette opi­nion, je crois que cela reste un faux pro­blème : ils y a ceux qui ne com­prennent pas les grand mou­ve­ments his­to­riques, et donc très sou­vent ne retiennent pas grand chose de plus, et les autres qui ont com­pris le fond des évolu­tions de l’histoire, sur lesquelles il ne leur est plus si dif­fi­cile de rajou­ter quelques dates.

  14. François

    Bonjour,

    Il y a quelques mois j’étais tombé sur un article du monde sur l’externalisation de la mémoire humaine.
    Il y a notam­ment un paral­lèle amu­sant avec Socrate et Platon qui montre que le débat ne date pas d’hier…

    J’ai retrouvé l’article sur ce site :
    http://www.fairelejour.org/article.php3?id_article=1593

  15. Lord BlackFox

    Ou com­ment arri­ver à la rabais­ser le niveau cultu­rel de notre société. Même si il peut sem­bler inutile de faire apprendre par coeur, il est quand même néces­saire, parce que tout d’abord rien ne dit que l’enfant vien­dra à s’intéresser à ces sujets, et puis il lui est néces­saire de connaître ses ori­gines.
    Si l’on étudie pas cela de cette manière, on dépen­dra dès lors du bon vou­loir des entre­prises qui pour­ront à leur guise réécrire l’histoire et jus­ti­fier tous les actes qu’elles commettent…

  16. Stan

    Apprendre à apprendre, oui, mais encore faut-il qu’il y ait des gens com­pé­tents pour cela… Or quand on regarde les pro­fes­seurs en général …

  17. BarthM

    Place à la créa­ti­vité et l’innovation!!
    De même qu’au res­pect, au par­tage, au social…

    Il faut des pota­gers dans les cours de récréa­tion, des ani­maux dans les classes, des acti­vi­tés péri­sco­laires crées par pro­fes­seurs et élèves réunis. 

    Mais avant tout et sur­tout, des leur plus jeunes âges, les élèves doivent apprendre à tra­vail en groupe et mon­ter des projets avec l’aide de pro­fes­sion­nel et enfin les réaliser.

    Je m’emballe un peu mais se sujet me tiens très à coeur et ma lutte ne fait que commencer!!!

  18. ThierryDa

    Tapscott parle dans la conti­nuité de Marc Prensky. Ils amorcent des débats qui ques­tionnent notre époque. Mais qu’en pensent les digi­tal natives ? L’enseignement hésite sou­vent entre j’impose un cadre ou bien le défini en col­la­bo­ra­tif. Quels sont les besoins ? Quelles sont les attentes ? Bref y-a-t-il un étudiant dans cette discussion ?

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