Le prochain livre de Jeff Jarvis auto-censuré en France

jarvis (update : le livre a enfin réussi à trouver un éditeur courageux en France : Télémaque, avec l’aide de FaberNovel, vous pouvez lire l’annonce de sa sortie ici)

Jeff Jarvis est un journaliste américain, créateur de ‘Entertainment Weekly’, un magazine publié par le groupe Time Inc, qui parle de télévision, de cinéma, de théâtre et de littérature, et qui se vend à plusieurs millions d’exemplaires chaque semaine. Il a travaillé pour le New York Times, About.com, le Chicago Tribune, TV Guide, et il enseigne les nouveaux média à l’école de journalisme de la City University of New York. C’est l’un des pionniers du blogging et ses billets, publiés dans “The Buzz Machine”, font autorité dans le monde des professionnels du web et des média (US). Voilà pour le pedigree. Un CV long comme le bras, une réputation au dessus de tout soupçons.

Un best seller annoncé

Quand une telle personnalité publie son premier livre, le parcours dans le milieu de l’édition est un grand classique (disclaimer : j’ai été éditeur au début des années 90). Voilà, en gros, comment cela se passe.

Un éditeur (Harper Collins) passe un contrat avec un auteur (Jeff Jarvis), en essayant de réunir un sujet (qu’il choisi, la plupart du temps) qui intéresse le plus de monde possible et un auteur star (s’il ne sait pas écrire, on lui trouvera un nègre au passage, ici, cela n’a pas été nécessaire).

On se chargera ensuite de trouver une autre personnalité prestigieuse pour rédiger une préface (ici, Chris Anderson, rédacteur en chef de Wired, l’inventeur du concept de le Longue Traine). A ce stade, et avant même que Jeff Jarvis ai écrit son premier chapitre, non seulement la plupart des marketeurs de la planète cherchent à pré acheter le livre chez Amazon, mais le coté obscur du business de l’édition démarre.

Harper Collins fait le tour de la planète pour trouver des éditeurs locaux, qui se chargeront de traduire le livre et d’en assurer la promotion sur un territoire dont ils auront l’exclusivité. Pour un best-seller potentiel de ce type, cela ressemble en général à un jeu de surenchères entre éditeurs. Comme le livre n’est généralement pas encore écrit à ce stade, on a tout le temps de faire monter les enchères. Un grand classique. L’auteur, de son coté, reçoit des avances qui peuvent se compter en millions de dollars.

Ainsi, vous pourrez prochainement acheter le livre de Jeff Jarvis en Anglais, bien sûr, mais aussi en Chinois, en Espagnol, en Japonais… mais pas en Français. Non. Dans le pays des lumières qui s’enfonce jour après jour dans l’obscurantisme, aucun éditeur n’a accepté de traduire le livre de Jeff Jarvis.

Edition, communication, propagande, même combat.

Le problème, c’est le sujet du livre.

Non, Jeff Jarvis ne parle pas dans son livre des joies de la pédophilie sur internet, il ne fait pas l’apologie du nazisme ou du terrorisme en ligne (il se définit lui même comme un Démocrate soft), non, Jeff Jarvis fait bien pire que cela, il nous explique comment Google a inventé une nouvelle recette du succès, et comment nous pouvons l’appliquer à bien des choses.

Le marché de l’édition, (qui est dans une situation similaire à celui de la presse, à ceci près qu’il se porte plutôt bien économiquement) est dominé par deux grands Groupes industriels : Lagardère et Vivendi, et pour ces Groupes, il ne s’agit pas de diffuser le savoir mais d’appliquer la politique de la maison (qui est très proche de celle du gouvernement, étant donné les liens de leurs dirigeants respectifs). Ces temps ci, le mot d’ordre est de diaboliser internet, et plus particulièrement Google, que l’un des dirigeants de Lagardère (quelle curieuse coïncidence) a menacé de traîner devant les instances juridiques Européennes pour… abus de position dominante (sans rire).

Au final, tout va bien au pays de Voltaire, nul besoin de censurer la presse ou l’édition, ils ont parfaitement internalisé cette fonction. Tant mieux, cela fait réaliser de précieuses économies au gouvernement, et pour nous, citoyens, c’est autant d’impôts en moins.

Reste évidemment internet, mais les prochaines lois à venir début 2009 devraient régler le problème.

De quoi ça parle ?

wwgdLe livre de Jeff Jarvis, “What Would Google Do?” sort aux Etats-Unis dans quelques semaines, et son éditeur le présente comme un mélange de prospective, d’expérimentation, de manifeste et de manuel axé autour de Google. Jeff Jarvis dit avoir essayé de faire du reverse engineering sur Google, l’entreprise qui a connu la plus forte croissance de l’histoire du capitalisme, pour en extraire quarante règles de base, applicables aussi bien au management, à la direction d’entreprise, qu’à la vie de tous les jours.

Ses trouvailles sont inattendues (counterintuitive en anglais), créatives, pratiques et par dessus tout, visionnaires.

Jeff Jarvis aborde, entre autre, l’idée d’une voiture crée par ses conducteurs, d’une université mondiale où les étudiants façonneraient individuellement leur cursus, d’un avion qui carburerait grâce à un réseau social et d’un restaurant open source. Au final, il passe en revue un large panel d’industries et d’institutions qui pourraient bénéficier de l’approche que Google a mise en œuvre et qui l’a mené au succès. Ce livre, conclue Jarvis dans sa présentation, “ne parle pas de Google, mais de vous”.

Y a t-il un éditeur indépendant en France ? (et courageux)

Le fait que ce livre ne soit pas disponible en Français et ne fasse l’objet d’aucune promotion est particulièrement alarmant. Combien d’autre livres ont été auto-censurés de la sorte car leur contenus déplaisent à l’industrie des média ? Mystère.

Mais en ce qui concerne celui-là, une chose est sûre, soit vous savez lire l’anglais, le chinois, le japonais, l’espagnol, le coréen, l’allemand (et j’en passe), soit vous n’aurez pas accès à ce morceau de connaissance. Si comme nous cet état de fait vous choque, rassurez-vous, il existe peut être une solution.

Il existe encore un France bon nombre de petits éditeurs. Habituellement, ceux-ci n’ont pas l’occasion de passer des deals avec des géants comme Harper Collins, mais là, il y a peu être une opportunité à saisir. Si vous êtes un éditeur et que vous souhaiter entrer en contact avec Jeff Jarvis, contactez-nous.

Y a t-il des lecteurs que cela choque ?

Si c’est votre cas, que vous trouvez cette auto censure choquante, commentez ce billet, demandez ici publiquement au monde de l’édition Française de passer outre cette auto censure. Plus vous serez nombreux, plus les éditeurs finiront par s’apercevoir qu’ils passent à coté d’une belle occasion de se démarquer de lot.



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62 commentaires pour cet article

  1. Christophe Jean

    Pire que la censure, l’auto censure… Dans un système de censure les gens sont tenté de vouloir chaque fois repousser un peu plus loin les barrières. Quand il n’y a plus de barrières les gens sont « malheureusement » pas tenté de s’aventurer à l’abri du « si je voulais, je pourrais ».

    Bien entendu, si ce livre sort en France, je serai ravis de ma le procurer chez le libraire du coin, sinon, on fera une fois de plus fonctionner l’économie étrangère…

  2. Antho

    Cela ne me surprend pas outre mesure, car malheureusement l’appropriation des fondamentaux du marketing digital est en France très faible. Je connais beaucoup de professionnels du lecteurs qui n’ont jamais mis le nez dans le cluetrain, la long tail, le tipping point et consorts. Y a t-il seulement un VRAI marché de la littérature business en France?

    Je vous propose que l’équipe FR de RWW traduise le livre de Jeff sous forme de chapitre avec son autorisation un peu à la manière de Kevin Kelly et son « New Rules »: http://www.kk.org/newrules/blog/

  3. Romain Péchard

    @Antho : très bonne idée, mais cela risque de prendre quelques temps avant que la sortie du livre traduit se fasse. Nous allons tenter de nous mettre en relation avec J. Jarvis et voir le volume de travail nécessaire, et ferons peut être un appel à contribution.

  4. Antho

    @Romain: count me in alors!

  5. Fabrice Epelboin

    En attendant, si un éditeur indépendant se manifeste, il y a tout de même pas mal d’argent à se faire, le Cluetrain et le Long tail se sont bien vendu en France, malgrè tout, qui plus est, par les temps qui courent où le digital est le seul secteur à résister à la crise, les ventes coté agence de pub, de marketing et dans la com’ en général sont assurées.

    Ceci dit, reste à prouver aux yeux de tous qu’il y a une demande, et là, les commentaires sont là pour ça :)

  6. Cyril

    Je suis très intéressé par ce livre, s’il faut le lire en anglais ben je m’y collerais :)
    mais en français je commande de suite !

  7. Zephir

    Vraiment dingue tout ça.
    Désolant et pathétique, voilà :-(

    Alors oui bien sûr je veux une traduction en français sinon… bah sinon on prendra la VO sur amazon…

  8. Nicolas

    on va se le traduire nous même alors !!
    ensuite on publiera la trad sur nos blogs avec un version pdf :)

    Et puis ce sera tout !

  9. lovny

    Traduisons le : un chapitre chacun utilisons l’UGC intelligemment !

  10. Scheiro

    Pas étonnant cette affaire, car la France est un drôle de pays où tout le monde fait sa loi, les gros comme les petits: en ce moment des merdeux de 15 ans sont en train d’expliquer – sans rire – au gouvernement comment faire des réformes sur l’enseignement… et ça marche. Alors vous imaginez bien que des groupes comme Lagardère et Vivendi peuvent faire la pluie et le beau temps. Et puis de toute façon, vu la qualité de l’enseignement plus personne ne saura bientôt lire. Dommage pour Jeff Jarvis qui pourtant me semble être un auteur qui devrait être traduit rapidement.

  11. Nicolas

    J’aimerais bien entendre une réponse du monde de l’édition au sujet des raisons pour lesquelles ce livre n’est pas traduit. Sans cette réponse mes inquiétudes concernant les accointances entre presse/édition/gouvernement/bigbusiness (la théorie du complot, oui, oui) trouveraient un fondement relativement solide.

    Espérons que nous ne soyons pas tombé si bas…

  12. Nicolas

    Max Milo – je prends les paris qu’ils se battront pour l’avoir : excellent éditeur, qui plus est ;-)

  13. Christophe Jean

    @Scheiro >
    Superbe mentalité basée sur la généralisation en plus d’être hors sujet.
    « Les petits merdeux » réagissent – sans doute – parce que les principaux concernés, c’est eux, que personne ne va bouger à leur place et que pour eux (et leur professeurs) le fait de supprimer des emplois dans l’éducation n’est justement pas une bonne solution pour éviter que « plus personne ne sache lire » à moins que la famille ait les moyens de payer une école privée.

    Pour les autres, la traduction « communautaire » semble en effet être une solution plutôt bonne pour rendre ce livre accessible à tout les francophones mais quid de la rémunération du travail de Jeff Jarvis ?

  14. chrisc

    une rectif sur ce papier : Si Lagardère est bien le premier groupe d’édition en France, le second n’est pas Vivendi qui s’est séparé de son pôle édition en 2002 (Vivendi Universal Publishing) devenu Editis, et rachetée par le groupe Wendel, présidé par Ernest Antoine Sellière. Wendel a revendu Editis à l’espagnol Planeta en mai dernier après une superbe opération de LBO qui a permis au petit staff de Sellières d’empêcher plusieurs centaines de millions d’€ de plues-values… Bref le 2eme groupe d’édition en France est donc espagnol. Je ne connais pas le teneur de ce bouquin de Jeff Jarvis mais je ne crois pas au complot des éditeurs.

  15. Louis

    est-ce que vous pourriez apporter le début d’une preuve ? une réaction d’un éditeur, n’importe quel élément factuel. en fait avez vous fait une enquête ou est-ce simplement votre opinion ?

    en cherchant 2 minutes sur Amazon j’ai trouvé 4 livres consacré à Google édité en France (il y en a probablement d’autres) : la révolution google de john battle eyrolles ed. ; la révolution du management, le modèle google de girard ; la face cachée de google de ippolita ; le référencement sur google.

    Donc disons que l’affirmation selon laquelle Lagardere interdirait toute publication sur google en France est matériellement fausse.

  16. Damien Douani

    Pour rejoindre mes amis auteurs de RWW Romain et Fabrice, je pense que s’il se confirme qu’aucun éditeur ne désire se lancer dans l’expéreince, une édition traduite de manière communautaire et « crowdsourcée » pourrait être une magnifique application de ce qui semble se dessiner dans ce livre.

  17. Fabrice Epelboin

    @Louis oui, bien sûr, en pratique, tout est dans les liens, ce qui me semble evidement mais qui ne l’est pas forcément pour tout le monde : http://www.buzzmachine.com/2008/12/16/try-life-without-google-france/

    Par ailleurs, il y a bien plus de livre encore sur Google, mais si vous relisez calmement l’article, vous trouverez que les circonstance vis à vis de Google sont particulières depuis quelques semaines, la politique du gouvernement face à internet a changé depuis quelques mois, et que le contenu du livre de Jarvis n’a aucun rapport avec les livres que vous citez.

  18. louis

    il y a deux groupes d’éditions en France, ils sont contrôlés par le gouvernement or le gouvernement est contre google donc le livre de jarvis n’est pas publié. voila votre raisonnement.

    si ce raisonnement est évident pour vous, il n’en demeure pas moins qu’il faut le prouver.

    donnez nous par exemple une citation qui exprimerait la position du gouvernement français sur Google.
    montrez nous qu’il est impossible de publier en France, chez aucun éditeur, un ouvrage qui ne soit pas favorable au gouvernement. montrez nous pourquoi un petit éditeur n’aurait aucun intérêt à diffuser un « best-seller » refusé par ses confrères.
    ou bien donnez nous le nom des éditeurs contactés par jarvis qui ont refusé de l’éditer parcequ’ils ont subi des pressions.

  19. Taiji

    Comment expliquer qu’un succès d’édition quasi certain ne soit pas publié ? Pas la peine de plonger dans la théorie du complot, il suffit de prendre conscience qu’il s’agit forcément d’un choix stratégique des leaders de l’édition. Et un choix stratégique peut-être guidé par des motivations diverses et variées. Rien ne sert de spéculer ici sur ces motivations puisque, sans enquête d’investigation approfondie, cela resterait de la pure spéculation…

    Pour l’instant peu importent les causes, concentrons nous sur l’objectif : disposer de cet ouvrage en français que ce soit par l’intermédiaire d’un éditeur ou d’un travail de traduction en accord avec l’auteur.

  20. Moktarama

    C’est assez incroyable tout de même ! Ce mec est un gourou des nouveaux médias, on trouve son nom dans des articles de toutes langues, mais nooooon, pourquoi ça se vendrait en France, le pays ou Google a peut-être la plus grosse part de marché ?

    Effectivement, si un micro-éditeur – et je pense qu’on peut même aller du côté de la sociologie ou de la philo – est intéressé pour « faire un coup » et se renflouer en cette période de crise, j’aurais tendance à penser que c’est le livre fait pour ça ! De toute manière, il est assuré d’en vendre au moins quelques milliers rien qu’avec les blogueurs et journalistes – sans oublier les chefs d’entreprise.

  21. Laurent

    Il n’y a pas qu’en France qu’on parle Français.
    Quid des Canadiens ? Peut-être va-t-il être traduit chez eux ? En Belgique et Suisse, peut-être y a-t-il d’autres groupes de presse qu’en France, moins sujets que les Français à l’auto-censure…

  22. Hubert Guillaud

    hum.

    Je crois que tu vois là une auto-censure volontaire, alors qu’il n’y a que de l’incompétence.

    Comment ça se passe, ce genre de choses, normalement ? C’est simple. Beaucoup d’éditeurs de la planète proposent leurs titres à la traduction et à la vente. Cela fait rarement lieu de véritables enchères, sauf sur quelques très grands best-sellers (et le livre de Jarvis n’entre pas dans cette catégorie, sois en sûr : il n’est pas une star, ni un auteur reconnu). La plupart du temps, l’éditeur originel contacte des éditeurs ou des groupes d’édition qu’il connait. Rarement pour un titre, souvent les éditeurs proposent des catalogues entiers de titres, de nouveautés à acheter

    J’imagine qu’HarperCollins a proposé son titre aux secteurs achat de droit de Lagardère et d’Editis. Ici, les acheteurs n’ont qu’un court synopsis en anglais, quelques rares indications. Le livre de Jarvis est un premier essai, sur Google (un de plus), il n’avait aucune raison particulière d’attirer l’attention d’un acheteur qui n’est pas spécialiste, d’autant qu’il gère en même temps l’achat d’autres titres, bien plus importants. HarperCollins est-il allé plus loin qu’une proposition à deux partenaires privilégiés ? Peut-être pas. Sans compter que ces acheteurs ont plutôt tendance à acheter des gros romans et des vrais best-sellers en terme d’essais (La longue traîne, s’est peut-être bien vendu, mais n’est pas un best-seller de l’essai).

    Je ne crois pas vraiment à la thèse de l’auto-censure, très paranoïaque et complotiste.

    Mais ce billet est une bonne nouvelle, je ne serais pas étonné qu’un éditeur plus petit ou qu’une filiale de ses mastodontes signent le livre signe dans les prochains jours cette traduction.

  23. leafar

    Bon ben je vais le lire en anglais cela va aller plus vite. Dommage, pour ceux qui ne sont pas bilingue et pour l’édition en général.

    Apres pourquoi pas proposer une traduction gratuite par les lecteurs, cela serait un joli pieds de nez.

    je propose de traduire qq pages si vous lancez l’initiative, apres tout quel bel exemple pour la théorie meme de Jarvis ;-D

  24. Fabrice Epelboin

    Effectivement, mon appel à des éditeurs indépendants et courageux est un peu provoc, les grosses boites comme Harper Collins ont des accords établis avec d’autres grosses boites d’édition Françaises, mettre en péril un tel partenariat pour un seul livre est loin d’être évident.

    Pour ce qui est de la théorie du complot, je me contente de rapprocher deux faits : les menaces d’un des dirigeants de Lagardère vis à vis de Google et le fait – que nous appellerons donc hasard plutôt que complot – qu’un livre qui fait l’apologie de Google soit blacklisté en France. Je ne crois pas moi même à une théorie du complot, juste à un système en place où l’ensemble des composantes, sans coordination particulière, cherche à préserver ses intérêts, quitte à aller dans le sens contraire de l’histoire (de l’intérêt collectif, de la démocratie, etc). Je doute fort que Mr Lagardère ou Sarkozy aient décroché leur téléphone pour censurer quoi que ce soit, ni même qu’il aient fait passer la moindre consigne en ce sens.

    Pour ce qui est de crowdsourcer la traduction, ça ne me semble pas du tout évident sur le plan de la négociation de droits… L’idée est séduisante, mais d’un point de vue juridique, cela me semble un chouïa utopique.
    Ceci dit, publier les ‘bonnes feuilles’ semble bien plus faisable (que ce soit sur le plan du travail de traduction que sur le plan juridique). Je retiens l’idée, on fera cela début 2009.

    @Laurent Les Canadiens parlent anglais, ce sont les Québécois qui parlent Français, ceci dit, ils sont tous bilingues ou presque, donc pas vraiment génés par tout cela.

  25. Hubert Guillaud

    Il n’y a aucun élément pour dire que le livre est « blacklisté » Fabrice. C’est peut-être l’avis de Jeff Jarvis et le tien, mais vous n’en apportez aucune preuve. Un faisceau de conjonction ne fait pas preuve, tout simplement parce qu’il n’y a aucun lien la plupart du temps entre les politiques d’achats de titres étrangers et la politique des maisons d’édition.

    Encore une fois, connaissant le fonctionnement de l’édition, je ne pense pas que ce soit le cas. Et je ne serais pas surpris – si l’achat de droit n’est pas trop élevé – que ce livre trouve prochainement preneur, chez un éditeur indépendant ou dans une filiale de ces grands groupes. La plupart des éditeurs – hormis pour de très gros bestsellers et des auteurs mondiaux à la Dan Brown, mais cela ne concerne que quelques éditeurs qui peuvent faire l’avance astronomique qui va avec – ne sont souvent pas au courant des titres qui se publient dans toutes les maisons d’édition de la planète, leur réseau de veille s’intéresse souvent à des livres déjà parus qu’à des livres à paraître, ça permet aussi de mieux mesurer le succès possible et son report dans une autre langue et un autre pays.

  26. Fabrice Epelboin

    Encore uns fois, je voie là de l’auto censure. Pas un complot. Par contre, j’ai du mal à souscrire à la théorie de l’incompétence…
    L’avenir nous dira comment tout cela va se passer, mais ‘attendre pour voir’, franchement, je n’y crois pas un instant (comment expliquer qu’une multitude d’autres pays en soit à terminer la traduction et n’ai pas attendu quoi que ce soit ?), surtout dans un pays ou l’édition ne se porte pas si mal, et où Google domine encore plus qu’ailleurs.

  27. narvic

    Jeff Jarvis est clair : il indique que la France est le seul pays où son livre n’a pas trouvé d’éditeur et que la réponse qui lui a été faite est que les éditeurs français cherchaient des livres polémiques anti Google et pas des livres favorables à Google.

    Je ne sais pas si les termes de censure, d’auto-censure ou de blacklistage conviennent, mais qu’un tel livre ne trouve pas d’éditeur de premier plan en France me semble un très réel problème.

  28. Hubert Guillaud

    @narvic : La France n’est certainement pas le seul pays où le livre n’a pas été vendu car à part certains auteurs de polars, rares sont les livres qui sont préachetés avant leur commercialisation dans toutes les langues ;-). Nous connaissons très bien Jarvis et le considérons comme une personnalité de premier plan, mais cela est tout de même très très relatif (il y a une foule considérable de très bons livres américains qui ne sont jamais traduits, et inversement).

    Je n’en reste pas moins persuadé que ce billet va aider à ce qu’il trouve un éditeur. Mais que ce n’est ni l’auteur ni le sujet qui est en cause, ni le fait que livre soit pro-Google plutôt qu’anti. J’aurais tendance à dire au contraire. ;-)

  29. FPM

    Alain Joannès, sur Journalistiques, aborde lui aussi la question de « l’aveuglement » de la presse française.

    http://www.journalistiques.fr/post/2008/12/17/La-crise-de-la-presse-est-parfaitement-logique#comments

    (oui, je lui ai « soufflé » ce thread).

    Je crois qu’il dresse une excellente analyse de la situation actuelle, et de la volonté des éditeurs de se « victimiser » face à Google. Qui dit victime dit indemnisation, non ?

  30. bituur esztreym

    un éditeur qui serait certainement très heureux de le publier en français : In Libro Veritas – http://inlibroveritas.net/ – si J.Jarvis est disposé à le publier sous licence libre… ! ça pourrait être un joli pied de nez à « l’édition fraançaiseuh »…

  31. Fabrice Epelboin

    @Hubert Ce n’est pas du tout l’avis de Jeff Jarvis, l’auteur du livre en question, bien placé pour savoir de quoi il parle, et qui écrit clairement dans BuzzMachine qu’une multitude de pays ont pré-acheté le livre et qu’il n’a rencontré des difficultés qu’en France, où on lui a clairement dit que les éditeurs cherchent des contenus à charge contre google. Relis son billet (cf lien), il est parfaitement explicite sur le sujet. Je t’engage à entrer en relation avec lui si tu souhaite en savoir plus, de notre coté, nous publierons au fur et à mesure les avancées sur ce sujet, mais si tu cherche à faire mentir ce billet, commence par t’attaquer à la source, pas à nous. Cette info est en provenance de Jeff Jarvis, une fois de plus, pas de nous.

    Sinon, oui, à moins d’un contrat d’exclusivité béton, deux éditeurs nous ont déja contacté pour entrer en relation avec Jarvis, il y a de bonnes chances pour qu’il arrive, malgré tout, en France, mais sans la promo ‘habituelle’. Reste un question : sans une geulante de la part de bloggeurs, aurait-ce été le cas ? Coté promo, j’imagine que du coté de la Fing et de Lacantine, les portes sont ouvertes pour lui offrir un tribune ? Car une chose est sûre, les plateaux télé et les colonnes des journaux, eux, seront fermés, à double tour.

  32. molloy

    Editeur indépendant. je ne vois pas dans le refus des éditeurs français l’ombre d’une (auto) censure… mais tout simplement un choix commercial. Je ne suis pas sûr que le sujet passionne tant que cela les Français. C’est une simple histoire d’investissement :
    10 000 euros d’à valoir
    10 000 euros de traduction
    10 000 euros de fabrication
    10 000 euros de lancement
    40 000 euros, soit un point mort à 20/25 000 exemplaires vendus…
    Si vous y croyez tant que cela, je vous envoie mon RIB bancaire…

  33. Fabrice Epelboin

    @molloy Etonnant… comment expliquer que cela passe dans des pays bien plus petits et avec des langues bien plus exotiques que le Français ? (au passage, la Francophonie, du point de vue du marché de l’édition, dépasse de très loin la France comme marché)
    Pourquoi, alors que la France est l’un des pays où Google connaît le plus de succès, un tel refus ? Pourquoi cette réponse faite à Jarvis ? On ne lui a pas répondu que son livre n’avait pas la moindre chance de succès en France, mais que l’on cherchait un livre ‘à charge’, pourquoi, enfin, comme le souligne un commentateur, existe-t-il autant de livres sur Google publiés en Français ces dernières années ?

    Ceci dit, Stephen, si ce que vous sous entendez est un appel public à contribution pour financer la publication en France, contactez nous, cela peut s’envisager pour peu que Harper Collins soit d’accord. J’attends de vos nouvelle (ou pas).

  34. ppmartin

    Je pense comme @molloy que c’est un faux débat, mais pour une autre raison: les français passionnés par internet et capables de mettre en pratique les recommendations de Jarvis devraient être parfaitement capable de lire son livre en VO.

    On ne dépense tout de même pas des fortunes en formation linguistique dans l’éducation nationale pour ensuite devoir systématiquement traduire en français tous les ouvrages anglo-saxons.

    A ce propos, il est assez frustrants que tant de films anglo-saxons soient projetés en version « doublées » en france.

    Dans les pays nordiques, les films étrangers sont systématiquement passés en « sous-titrés » et non en « doublés ». Résultat: il y a beaucoup de scandinaves bilingues.

    Cela dit, un éditeur Québécois pourra peut-être relever le défi de @fabrice pour la gloire de la francophonie.

    PPM
    Hong Kong

  35. Fabrice Epelboin

    @ppmartin pas sûr de bien vous comprendre… les films étranger sont systématiquement doublés en France (je sus d’accord, c’est nul), on dépense ‘des fortunes’ en formation linguistique (et le niveau d’anglais des Français est l’un des plus faibles d’Europe), donc pas besoin de traduire les bouquins… Ça manque un peu de logique, non ?
    Si votre argument est de dire que le niveau d’anglais en France est nul et que bloquer l’accès au savoir à ceux qui ne sont pas bilingues est un bon moyen de les motiver, pourquoi pas, mais commençons par les films à la télé (qu’on peut – doit – diffuser en bilingue très facilement d’ailleurs).

  36. ppmartin

    I see your point, @Fabrice, so let me further clarify my earlier remark and differenciate between movies and business books.

    First, concerning movies, I think it is a case of self-fulfiling prophecy, as if anglo-saxon TV programs (as your cleverly suggest) and anglo-saxon movies were not dubbed in France, it would incentivize « Joe Public » – or rather Mr Martin ;) – to better master « International English ».

    Second, business books are a generally similar yet different story: although the average french person may not be as fluent in English as one might wish, you would at least expect the « target market » for Jeff Jarvis’ book to be fairly fluent the « language of business ».

  37. Romain Péchard

    @ppmartin : et comment fait-on pour les personnes qui ne sont pas des passionnés d’Internet et/ ou qui n’ont pas un niveau d’Anglais suffisamment élevé pour comprendre le langage de Sheakspeare ? devons-nous laisser ces personnes passer à côté d’ouvrages non grand public ? Nous espérons que non, c’est la raison pour laquelle nous avons lancé RWW France d’ailleurs.

  38. Fabrice Epelboin

    @ppmartin You would be amazed how bad english is spoken, and event worse, read here in France. Of course, looking at that from HK could be misleading, but believe me, things are very bad here. Only Spain is as bad as us when it comes to speaking english.
    I’ve been working in the tech industry for more than 15 years, and most people I worked with will not read an english book… Sounds weird, but that’s a hard fact.
    Digital literacy is very very low here, and it’s starting to be a major problem, as Romain said, this was one of the reason we launched RWW in France.

  39. ppmartin

    Merci, @Romain et @Fabrice, votre démarche est tout à fait louable… et je la soutiens en lisant et commentant les articles de RWW ;)

  40. Michael Boamah

    Moi ça me choque … je vais me faire éditeur si ça continue

  41. seekoeur

    Je rejoins un peu l’avis de @PPM.
    Cet article invite à lire le livre le plus vite possible en anglais tant il présente un point de vue original sur Google, où plutôt sur notre rapport à cette entreprise. Comme @ppm je pense que les francophones qui s’intéressent au sujet lisent l’anglais et n’ont nul besoin de trouver l’ouvrage en français. Néanmoins, le publier en français est une très bonne idée, ne serait que pour s’approprier autrement les idées de Jarvis. L’anglais pour les découvrir, les comprendre, le français pour les vivre, les ressentir. Je ne vois de problèmes nulle part ? Vivement qu’un éditeur francophone saute sur cette opportunité et merci pour ce billet.

  42. carole

    Je suis en master « Edition ». Je ne pense pas que l’on puisse parler de censure pour ce livre, en tous cas pas au niveau national (pour les gros éditeurs que vous citez, je veux bien vous croire). Le seul problème – et c’est sans doute pour cela que la possibilité de publier le livre de Jarvis en France s’est offerte d’abord aux deux plus grands éditeurs français -, ce doit être le prix des cessions de droits. N’importe quel petit éditeur indépendant serait ravi de publier un livre à succès, mais il lui faut les fonds pour avancer au préalable (avant toute rentrée d’argent) la somme correspondant à la cession des droits en langue française, qui peut être exorbitante (parfois des éditeurs acceptent de payer d’énormes cessions, impossibles à recouvrir, pour avoir des « produits d’appel » et faire connaître sa maison d’édition). Si les droits de cession s’avéraient corrects, alors ce serait une autre histoire et l’on pourrait parler de censure. Il faut faire le tour de petites maisons d’éditions et les convaincre de publier le livre de Jarvis. S’il est destiné à se vendre bien et si les droits sont accessibles, vous devriez avoir plus de maisons intéressées que vous ne le pensez.

  43. Fabrice Epelboin

    @carole Certes, c’est bien les ‘gros’ que je mes en cause dans ce billet…

  44. Transcontinental

    D’abord, merci à Fabrice Epelboin pour son article, intéressant, instructif.
    S’agit-il d’auto-censure ou plutôt d’un creux d’intérêt de la part des éditeurs « institutionnels » français pour un sujet qu’ils imaginent peut-être américano-américain? Ce en quoi ile auraient bien tort. Mais enfin, ils doivent bien avoir une raison que j’ignore pour pareillement éviter un livre-évènement que ce “What Would Google Do?” … qui sait, il n’est pas trop tard pour bien faire, n’est-ce pas?

  45. marco

    y’a qu’à changer le titre :

    « What Would Quaero Do? »

  46. Bertil Hatt

    J’ai commenté directement sur le billet de Jarvis — mais un mot rapide pour dire que s’il vous faut des traducteurs, ou faire une synthèse du bouquin, je suis dispo; je l’achèterai probablement le jour de la sortie, en bas de chez moi ou en ligne.

  47. Jane

    Pas mieux, c’est fou!

  48. Dominique Dupagne

    Google a fait bien plus que révolutionner la recherche, il a révolutionné l’évaluation de la qualité en général (voir le lien).

    Mais dans le cas précis, ce sont sans doute les prétentions exorbitantes de l’éditeur américain associées au minuscule marché français qui expliquent ce « trou ». Si le livre marche bien, il sera diffusé en français. Le problème aussi réside dans le fait que sur ce sujet particulier, les lecteurs potentiels sont souvent anglophones.

  49. Malo

    Au moins 10 personnes nous ont envoyé le lien vers cet article assez bien titré pour provoquer mais démontrant surtout la méconnaissance du métier d’éditeur :).

    Comme heureusement 2 ou 3 personnes le soulignent dans les commentaires, ce n’est pas si simple. Le marché pour un tel livre est dérisoire au regard des investissements. Malgré sa notoriété (très relative) dans la blogosphère, l’auteur est totalement inconnu du public. Un tel livre peut se vendre à quelques milliers d’exemplaires pas en dizaines de milliers…

    Alors parler de censure, quelle blague :).

    Malo
    M21 Editions
    Un éditeur amusé de ces polémiques sur des complots fumeux

  50. Fabrice Epelboin

    Certes Malo, mais la polémique vient avant tout des propos rapportés par Jeff Jarvis, jettes un oeil à son billet (en lien dans l’article), des propos qui rapportent une volonté d’éditeurs Français (dont tu ne fais pas parti, bien sûr) de publier des livres critiques vis à vis de Google. Tout n’est pas si simple, mais de là à croire aux bisounours et à l’absence de complot des lobbys de l’indutrie culturelle (et des lobbys de la Presse écrite) contre Google (et YouTube), il y a de quoi rigoler.

    Pour info :
    1) plusieurs livres (critiques) sortent sur Google dans les semaines à venir, nous vous tiendrons au courant sur RWW. Curieusement, il semble que certains livres sur le sujet, eux, soient publiés… curieux, non ?
    2) J’ai été éditeur, pour le compte de Larousse, Plon et, entre autres, Dorling Kindersley au début des années 90.

  51. Fabrice Epelboin

    Pour enfoncer le clou, le livre de Jarvis vient de sortir en Allemagne… En France, toujours rien…

    Share photos on twitter with Twitpic

  52. toto

    +1

  53. rofo

    Peut être les éditions JCL au Québec qui ont déjà édité AMEN de Henri BELLOTTO un français de Grenoble.

  54. Jean-Lou Bourgeon

    Bien, on en est où . Trouvé un éditeur ? Pour info, semaine dernière, Francis Pisani en parlait sur son Transnets (http://pisani.blog.lemonde.fr/2009/05/01/what-would-google-do-exemple-ou-menace/)

    Qui a traduit ? Quand pourra-t-on l’acheter.

  55. Fabrice Epelboin

    A ma connaissance, le livre n’a toujours pas trouvé d’éditeur en France. Il ne vous reste plus qu’à le lire en anglais.

  56. hillson

    Il a fallu 8 ans pour voir traduit LES NETOCRATES en français…
    C’est un peu la même chose. Ca parle d’Internet, de réseaux, etc.

  57. Al-Kanz

    2 mois plus tard, où en est-on ?

  58. Fabrice Epelboin

    @hillson Certes, mais il faut avouer qu’à l’époque, les auteurs des Netocrates étaient inconnus. Le livre est par ailleurs beaucoup moins grand public que celui de Jeff Jarvis. Indispensable ceci dit.

    @Al-Kanz On y est arrivé, grâce à FaberNovel et un petit éditeur courageux : Télémaque.

    http://fr.readwriteweb.com/2009/07/04/nouveautes/mthode-google-livre-de-jeff-jarvis-sort-enfin-en-france/

  59. frank

    assez de l’auto-censure.
    seuls 2 groupes de presse decident de ce qu’on a le droit de lire !!! Hallucinant.
    tres belle phrase : France, pays des lumieres qui s’enfonce de + en + dans l’obcurantisme…

  60. marcelpierre

    je l’ai achete à virgin édifiant quand on pense qu’il est pas resté plus deux semaines en librairies…heurement je l’ai acheté de suite,très instructif!

  61. Paul Emile CHARLTON

    Google France a chopé Alzheimer : Google lève la censure en Chine mais censure en France !
    Mon site doit les emmerder:
    http://www.editionsliberte.com censuré par Google
    Paul-Emile Charlton censuré par Google
    Sur moteur de recherche, outre les quatre ou cinq pages supprimées sur ‘demande légale’ J’attends toujours les procès en diffamation ; pourquoi lorsque l’on tape ‘Paul Emile Charlton’ sur Google l’on ne retrouve pas de lien avec mon site, alors qu’il avait toujours été en première ligne depuis quatre ans, comme il est d’ailleurs toujours en première ligne sur Yahoo ou autres Bing, etc… Pas mieux pour editionsliberte.com qui y est référencé au minimum, voire avec des liens périmés.

    Après vérification et comparaison avec plusieurs moteurs de recherche, je viens de réunir et d’ imprimer toutes les preuves. Flagrant !!!
    Oui, sous couvert de responsabilité mais surtout sur ordre Google censure en France. Mon site dénonçant ce lamentable : TRAFIC ORGANISE ET COMMANDITE D’ETRES HUMAINS SUR L’EUROPE DE L’OUEST POUR LE COMPTE DU NOUVEL ORDRE MONDIAL est censuré par bidouillage de leur moteur de recherche !
    Ils ont bonne mine à Google de critiquer la Chine. Je vais leur faire de la pub !
    Y-a-t-il des francs-maçons à Google France ?

  62. Fabrice Epelboin

    Hum… Google, les Francs Maçons… Mais où sont Rael et les extra terrestres ?

    Vos accusations sont quelque peu fantaisiste, en tout cas sous la forme avec laquelle vous les présentez, quand à appeler preuve le fait que vous ayez disparu des index de google, ma fois, il y a moulte moyens de faire cela sans passer par Google, le coup peut venir d’ailleurs, voir même de vous même si vous avez utilisé des techniques de black hat pour vous référencer…

12 Trackbacks For This Post

  1. News du front | taggle.org :

    [...] Censure de Jeff Jarvis et son livre sur Google en France par nos amis les media, [...]

  2. What Would Google Do ? Le livre de Jeff Jarvis « Badaboom :

    [...] effectivement qu’aucun éditeur français n’ait encore accepté de le traduire. En fait, selon ReadWriteWeb ce n’est pas anodin : un des dirigeants de Lagardère serait en position d’intenter un procès [...]

  3. Une semaine sur la toile. « La vie mobile. :

    [...] Le prochain livre de Jeff Jarvis auto-censuré en France. C’est beau la france.Google dévoile enfin son plan pour contrôler le monde ! Mouahahaha ! Juste magnifique. [...]

  4. Jean-Marie Gall.com » Blog Archive » Melting Pot de News 2.0 No. 8 :

    [...] Le prochain livre de Jeff Jarvis auto-censuré en France by Fabrice de fr.readwriteweb.com [...]

  5. Polémique autour du dernier livre de Jeff Jarvis « PPM aka “ppmartin” :

    [...] Le prochain livre de Jeff Jarvis, “What Would Google Do”, serait-il auto-censuré en France? C’est ce qu’explique Fabrice Epelboin dans son billet sur Wreat Write Web France. [...]

  6. Journalisme : éléments du paysage à la veille du Noël 2008 - Media Trend :

    [...] dirait du Jeff Jarvis! À ce propos, Fabrice Epelboin signale sur ReadWriteWeb France, “en France, aucun éditeur n’a accepté de traduire le livre de Jeff Jarvis”, [...]

  7. Bloguer ou ne pas bloguer » Ce qu’a dit le caddy :

    [...] je retiens cette devise : More data is better data et cette phrase de Jeff Jarvis (wikipedia, readwriteweb) : Small is the New [...]

  8. La Méthode Google : le livre de Jeff Jarvis sort enfin en France | ReadWriteWeb France :

    [...] blacklisté par les grands éditeurs Français, Google étant pour le monde de l’édition et de la presse l’ennemi désigné, le livre [...]

  9. Twitter Trackbacks for Le prochain livre de Jeff Jarvis auto-censur� en France | ReadWriteWeb France [readwriteweb.com] on Topsy.com :

    [...] Le prochain livre de Jeff Jarvis auto-censur� en France | ReadWriteWeb France fr.readwriteweb.com/2008/12/18/divers/le-prochain-livre-de-jeff-jarvis-auto-censure-en-france – view page – cached (update : le livre a enfin réussi à trouver un éditeur courageux en France : Télémaque, avec l'aide de FaberNovel, vous pouvez lire l'annonce de sa sortie ici) — From the page [...]

  10. L'HYPERBLOG » Web diffusion, un peu d’effet Google :

    [...] >> Jeff Jarvis censuré en France et pour cause! [...]

  11. Jeff Jarvis – “La Méthode Google” « Artwebbook's Blog :

    [...] publié dans le monde entier mais qu’il faisait un peu scandale en France (lire le post sur Readwriteweb et [...]

  12. La méthode Google : que ferait Google à votre place ? de Jeff Jarvis :

    [...] bla­ck­listé par les grands éditeurs Français, Google étant pour le monde de l’édition et de la presse l’ennemi dési­gné, le livre [...]

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