Un rapport commandé par le gouvernement Hollandais conclu à un impact « très positif » du peer to peer sur l’économie

La Hollande, l’autre pays du “piratage”, voit aujourd’hui 30% de sa population utiliser les réseaux peer to peer pour échanger de la musique, des films, ou des jeux vidéo (près de 90% de sa population est connectée, contre un peu plus de 50% en France).
En rendant public ce rapport, à quelques semaines de l’adoption en France de la loi “Création et internet”, et un mois seulement après que la loi se soit vu infligé un sévère camouflet à Bruxelles, le gouvernement Hollandais semble désormais considérer que le “piratage” soit une bonne chose, car son impact sur l’économie et la culture se révèle… positif.

Le rapport de 142 pages, explore en profondeur les conséquences économiques et culturelles du “piratage” sur l’industrie de la musique, du film, et du jeu vidéo. Les conclusions font curieusement echo au Rapport Hadopi publié récemment en France et confirment les conclusions de Patrick Waelbroeck de l’ENST, l’un des expert mondiaux en la matière, qui a modélisé en détail l’interaction entre le “piratage” et l’économie.

Après la communauté scientifique (les scientifiques pro Hadopi se comptent sur les doigts de la main, les adversaires sont légion), et après la Commission Européenne, c’est désormais au tour du gouvernement Hollandais d’infliger un camouflet au gouvernement Français et à son projet de loi « Création et Internet ».

Surprise, bien que la plupart des “pirates” téléchargent essentiellement des oeuvres protégés sans les payer, l’impact sur l’économie est au final positif. Le rapport va même jusqu’à chiffrer cet impact à 100 millions d’euros par an sur la seule économie Hollandaise (en faisant une – bien peu scientifique – règle de trois à partir des populations respectives des deux pays, on pourrait extrapoler l’impact sur la France à 370 millions d’euros).

Bien qu’il reconnaisse que l’industrie de la Culture connaisse une chute de son chiffre d’affaire, les effets positifs semblent plus que compenser ces pertes. Le rapport conclue en effet que les “pirates” donnent, de par leurs activités, accès à un très large catalogue de biens culturels, souvent utilisés pour voir ou écouter un contenu qui sera acheté par la suite. La plupart des “pirates” n’auraient jamais acheté les contenus qu’ils téléchargent mais le simple fait d’avoir accès à un tel catalogue augmente considérablement le bien-être (welfare) des citoyens Hollandais, notent les chercheurs. Patrick Waelbroeck (qui n’a pas participé à cette étude, et qui se limite strictement à l’étude de l’impact économique) arrive a des conclusions similaires.

Les auteurs du rapport ont par ailleurs montré que les “pirates” n’achètent pas moins de produits culturels que les autres, en réalité, ils auraient même tendance à fréquenter plus assidûment les concerts. Ceux qui téléchargent des jeux vidéo en achètent, vous avez deviné, bien plus que ceux qui ne “piratent” pas.

Le rapport montre également que dans l’industrie de la musique, les effets du “piratage” profitent bien plus aux petits groupes de musiciens peu connus qu’aux stars, ce qui explique probablement le ralliement quasi unanime de ces dernières à la loi « Création et Internet » alors qu’on entend peu les petits groupes se plaindre du peer to peer.

Enfin, les chercheurs pensent que le renforcement de la législation sur la protection des oeuvres n’aura pas beaucoup d’effet sur l’industrie de la Culture, la plupart des pertes qu’elle subie étant, en réalité, dues à tout autre chose qu’au partage en peer to peer. Pour la musique, en particulier, la concurrence faite par d’autres formes de loisir apparues ces dix dernières années est énorme.

Alors que le désormais célèbre « Rapport Hadopi » a été largement distribué à l’assemblé, et que son seul argument repose sur des supposés dégats économiques calculés de manière fantaisiste, et alors qu’il a ridiculisé de par la crétinerie de son argumentation scientifique ses auteurs, ce rapport sera-t-il pris en compte par nos députés ? La réponse dans peu de temps.

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24 commentaires pour cet article

  1. Nicolas Cynober

    Combien de temps ?

  2. Fabrice Epelboin

    @Nicolas Combien de temps pour ???

  3. Schroumyziguac

    J’habite aux Pays-Bas, et je pense que la vision est dif­fé­rente en rai­son de la taille du pays: les oeuvres néer­lan­daises rece­vant des aides de l’état ne sont pas pira­tées à l’étranger car elles n’interèssent pas les non néer­lan­do­phones, et le fait que tout le monde ait accès à Internte pro­vient du fait, que comme en bel­gique, la télé her­zienne n’existe plus depuis des années, et donc qu’il faut payer le cable pour avoir la TV, et Internet est dans le package.

    Les néer­lan­dais ont aussi prouvé que la pros­ti­tu­tion apporte de l’argent à l’économie et génère des reve­nus tou­ris­tiques énormes, la vente de drogues près des fron­tières alle­mandes et belges aussi.
    Le pro­blème n’est pas du tout le même, car la culture est locale et n’a pas d’ambition inter­na­tion­nale au niveau de l’état. Seules les ini­tia­tives per­so­nelles per­mettent à un groupe ou à une oeuvre d’être connu à l’internationnal.

    Le gou­ver­ne­ment NL se suf­fit du fait que le bien être des habi­tants aug­mente parce qu’ils écoutent de la musique amé­ri­caine non payée.
    Les chi­nois sont contents de pou­voir pro­fi­ter de sacs de contre-façon à bas prix, c’est plus ou moins proche.

    La ques­tion prin­ci­pale pour un état reste selon moi : sommes-nous glo­ba­le­ment impor­ta­teurs ou expor­ta­teurs de bien cultu­rels?
    Je pense que la France et les Pays-Bas ne sont pas du même côté.

  4. Nicolas Cynober

    @Fabrice Tu conclues l’article par “La réponse dans peu de temps.” Je me deman­dais donc… com­bien de temps ? :)

  5. Pierre

    @Schroumyziguac –> super inté­res­sant ton com­men­taire ! c pas sou­vent qu’une contri­bu­tion de lec­teur fait pro­gres­ser le débat…

    @Fabrice Epelboin –> je ne com­prends pas le début de l’article : “Un rap­port com­mandé par le gou­ver­ne­ment Hollandais conclu à un impact « très posi­tif » du peer to peer sur l’économie” puis un peu plus loin “Les conclu­sions (du rap­port) font curieu­se­ment echo au Rapport Hadopi publié récem­ment en France” –> cette der­nière phrase indique que les conclu­sions du rap­port hol­lan­dais et du rap­port hadopi sont simi­laires ce qui est en contra­dic­tion avec le titre. Que faut il comprendre ?

  6. Fabrice Epelboin

    @Pierre Font écho = Répondent… ha, mea culpa… je croyais avoir intro­duit une pointe — si ce n’est de style — au moins d’humour… C’est si peu clair ?

    @Nicolas Ha… C’est pas encore clai­re­ment fixé, à priori, la loi est voté en mars, mais rien n’est fixé pour l’instant…

    @Schroumyziguac/Stéphanie J’attends votre mail de confir­ma­tion d’ID :)
    Votre argu­ment, quoi qu’il en soit (et qui que vous soyez) n’en est pas moins inté­res­sant et rece­vable. En terme d’export, je ne suis pas sûr que les Français soient très forts, bien que l’on doit cer­tai­ne­ment être meilleurs que les Hollandais. Ceci dit, l’étude va bien au delà de cela.

    1) Elle étudie égale­ment l’impact sur la Culture, qu’elle juge “très posi­ti­ve­ment” impac­tée par le P2P
    2) Elle pro­pose une modé­li­sa­tion du phé­no­mène, qui doit pou­voir être trans­po­sée à la France his­toire de pou­voir faire des com­pa­rai­sons sérieuses, et pourquoi pas, abor­der le phé­no­mène sous un angle Européen.

    Comme je le disait, extra­po­ler le phé­no­mène à la France avec une règle de trois est tout aussi bidon que les modes de cal­culs du rap­port Hadopi, la réa­lité du modèle scien­ti­fique uti­lisé est infi­ni­ment plus com­plexe. Par contre, il y a peu de chances que tout cela puisse être fait à temps pour le vote à l’assemblée.

  7. Fabrice Epelboin

    A lire égale­ment sur le même sujet chez Ecrans.fr http://www.ecrans.fr/Le-piratage-et-ses-effets-positifs,6189.html

  8. Fabrice Epelboin

    @Schroumyziguac Bon, pour le concour réfé­ren­ce­ment, choi­sir un blog qui fait des nofol­low sur le url des contri­bu­teurs, c’est pas malin ;)

    Quoi qu’il en soit, votre remarque n’en reste pas moins inté­res­sante pour autant. J’ajoute à mon com­men­taire pré­cé­dent que l’étude montre égale­ment autre chose, qui s’applique, pour le coup, à n’importe quel pays, quel que soit sa ‘balance des paie­ments cultu­rels’, c’est l’analyse et la démons­tra­tion qu’un légis­la­tion plus dure ne chan­gera stric­te­ment rien au chiffre d’affaire de l’industrie cultu­rel. Chose qui m’avait déja été annoncé par les scien­ti­fiques que j’avais inter­ro­gés lors de la rédac­tion de l’article sur le Rapport Hadopi.

    Tous, ils m’avaient, en sub­stance, appelé au calme en me disant:
    1) ras­sure toi coco, l’Europe va faire sau­ter tout ca.
    2) de toutes façon, même si ça passe, ils vont plon­ger ques­tion Chiffre d’Affaire, et fini­ront par réa­li­ser qu’ils sont passé à coté d’un jack­pot, à par­tir de ce moment, ils chan­ge­ront de cap à 180°

    On revien­dra sur le “jack­pot” avec une inter­ven­tion sous peu… d’un scien­ti­fique (encore un).

  9. AbriCoCotier

    Salut Fabrice. Je lis avec moins de plai­sir chaque article allant dans le sens du P2P et contre Hadopi, dans la mesure où j’ai l’impression que ceux-ci sont fina­le­ment à chaque fois un constat d’échec de plus : si les éléments en faveur du P2P sont évidents (thèse que je sou­tiens), pourquoi HADOPI n’est pas encore enter­rée ? Pourquoi les député ne changent pas radi­ca­le­ment de posi­tion ? La situa­tion au niveau de l’avis des dépu­tés sur la ques­tion évolue-t-elle ?

    Tout un tas de ques­tions qui res­tent actuel­le­ment pour moi sans réponses. Bref : j’ai l’impression qu’on a rai­son, mais que les déci­deurs ne nous entendent pas.

    Boarf, me direz-vous, avant qu’ils nous chopent, il va se pas­ser très long­temps, mais là n’est pas le but : des idées sont faites pour être ral­liées, non ? Or là, ça ne paraît pas être le cas.

  10. Fabrice Epelboin

    J’ai le même constat, et j’ai peur que la vérité soit ailleurs, en l’occurrence, du coté de la Net Neutrality.

    Les lob­bies ne sont pas idiots, ils savent bien que la loi ne fera pas remon­ter leur chiffre d’affaire, par contre, elle peut étouf­fer pen­dant un temps la culture du remix en France, un poten­tiel concur­rent redou­table, ce qui leur laisse le temps de sau­ver quelques meubles (et d’arriver à la retraite pour bon nombre d’entres eux).

    Comme le résume Lessig, la Culture a toujours été en mode Read-Write jusqu’au XXe siècle ou elle est passé en Read Only, cer­tains y voit beau­coup d’intérêt et entendent que cela reste ainsi. Pour cari­ca­tu­rer, en mode Read Only, on a à faire à du temps de cer­veau dis­po­nible, en mode Read Write, c’est plus compliqué…

  11. Damien Douani

    @AbriCoCotier : la réponse est en fait “simple” : les lob­bies tra­vaillent bien. Il y a de très nom­breux adver­saires dans les deux camps (PS et UMP), mais les majors sont dans les “limbes” : elles n’arrivent pas à arrê­ter l’hémorragie, et elles ne savnt aps où elles vont et com­ment réin­ven­ter leur busi­ness model. De fait, afin de ne aps res­sem­bler aux “houillères de Lorraine”, elles freinent des quatre fers le temps de voir ce qui émer­ger, et faire les élagages qui vont bien… Difficile de pas­ser d’une situa­tion où tu fai­sais la loi à une situa­tion où tu dois par­ta­ger. Et avec ton public en plus, arrgghh ! ;)

  12. antoine

    Je suis musi­cien, et j’ai pris parti depuis long­temps en faveur de la “licence glo­bale” sur laquelle se jettent main­te­nant les opé­ra­teurs pri­vés, rédui­sant le mot “glo­bal” à leur micro­cosme très mono­ly­thique (licence glo­bale Sony, L.G. Virgin à venir, etc)…

    En disant ça, je ne tiens pas à ajou­ter un nou­veau débat sur cette licence glo­bale (quel dom­mage ! c’était si simple, tous les orga­nismes de redis­tri­bu­tion des droits sont déjà là, ils ne manquaient que la cen­tra­li­sa­tion des don­nées de trans­fert -éthique sans pro­blème, puisque seul l’objet était listé, pas l’utilisateur, et, c’est vrai, une rené­go­cia­tion des pour­cen­tages de redistribution…pierre d’achoppement du “Bien général“au pro­fit de quelques par­ti­cu­liers, Sacem entre autres, qui se sont empres­sés de refu­ser de négo­cier ces pour­cen­tages, au nom de l’ancienneté…la Spedidam vien encore de man­ger son châ­peau dans son juste com­bat !).
    Je tiens bel et bien à dire com­bien il est évident pour nombre de musi­ciens que les “pirates” (Ah les méchants pirates !) sont notre plus sûr public en concert, par un jeu d’économies qui m’a toujours sem­blé évident.
    Les pro­duc­teurs gagnent moins sur les concerts…

    Ma réflexion s’est par ailleurs éten­due à la “théo­rie” qui rend aveugle les “tenants” de cette écono­mie très par­ti­cu­lière des “biens cultu­rels”: ils ont main­tenu des prix hors de toute logique d’offre-et-demande, ce depuis la fin des années 70, pour le cinéma comme pour la musique (21−23 Euros là où 12 – 15 Euros serait bien le maxi­mum pour un cd à faible dis­tri­bu­tion), et ils en ont payé le prix fort avec cette “sou­daine” gra­tuité.
    Après tout, “gra­tuit”, c’est d’abord ce qu’il y a de “moins cher”, et le prin­cipe d’Offre et Demande n’exclue pas cette pos­si­bi­lité de la gra­tuité pour accé­der au bien-être (la Loi d’Equilibre de Walras pré­cise que la Loi d’Offre et Demande a pour but le bien-être des peuples grâce à un équi­libre des prix obte­nus selon cette règu­la­tion “auto­ma­tique”, cette “main invi­sible” du mar­ché qui fait que les tickets d’entrée au cinéma res­tent aussi chers en périodes de faible fréquen­ta­tion…).
    La réponse “flic” des prod. et dis­trib. est bien la preuve que le com­merce (inno­va­tion) n’est pas leur souci, mais bien plu­tôt le profit…entre autres sur mon dos de musicien !

    Eh oui, en même temps qu’on veut “fliquer” l’échange sur inter­net, les pro­duc­teurs viennent d’obtenir la pos­si­bi­lité d’imposer des “ces­sions de droits” aux artistes, qui ont à pré­sent l’obligation de léguer leurs droits pour “toute uti­li­sa­tion faite après la 1ère exploi­ta­tion de l’oeuvre” (réédi­tion, exploi­ta­tion télé, notam­ment, voir le site de la Spedidam sur ce sujet)… inté­res­sante com­plé­men­ta­rité du poli­tique et de l’économique quand il se réduit à une seule caté­go­rie d’artiste: les pro­duc­teurs (ironie)…

    J’ai eu des K7 toute mon ado­les­cence, et j’ai tout de même une dis­co­thèque de disque acheté qui ferait bien plai­sir à n’importe quel patron de la dis­tri­bu­tion de biens cultu­rels…
    C’est juste com­plè­te­ment con de prê­ter le flanc à leurs argu­ments (péna­lité pour l’auteur : c’est faux ! la “ces­sion de droits” au pro­duc­teur est bien plus préju­di­ciable à l’artiste que le peer-to-peer !).

    Enfin, nombre d’oeuvres ne sont tout sim­ple­ment pas acces­sibles sur le mar­ché — je pense par­ti­cu­liè­re­ment à nos pro­duc­tions hexa­go­nales de Jazz Français qui res­tent un seul mois en rayon, flux-tendu oblige !- , et le peer-to-peer est un vrai moyen de répondre à cette immense lacune des com­mer­ciaux.
    Nous connais­sons ces gens (les prod, les dis­trib) depuis qu’ils se plaignent du pira­tage en K7 (années 80); ils sont tout sim­ple­ment de médiocres pro­fi­teurs de notre tra­vail, bien réel celui-là (et bien fruc­tueux pour tous — donc pour nous aussi– quand la “Culture” arrive à avoir pignon-sur-rue au moins autant que le “diver­tis­se­ment”, sub­strat d’un pro­fit aussi hon­teux qu’improductif) …!!

    Et pen­dant que nous débat­tons pour “nous fliquer nous-mêmes”, l’ensemble des pays émer­gents pra­tique la vente de dvd et cd pira­tés à 50 cts ou 1 dol­lar dans toutes les rues com­merçante des grandes villes, avant même la paru­tion des oeuvres dans le com­merce … 1 gag !!

    Bien cor­dia­le­ment. Merci pour votre article !!

  13. Fabrice Epelboin

    Nous avons pris contact avec l’un des auteurs de l’étude et allons réa­li­ser une inter­view. Si vous avez des ques­tion, n’hésitez pas.

    Schroumyziguac, la votre fera bien sûr parti du lot, elle est vrai­ment intéressante :)

  14. Schroumyziguac

    Merci.
    Pas de pro­blème.
    Pour que les choses soient claires, je ne prend pas parti pour ou contre cette loi, parce que je n’ai pas suivi de près ce sujet à par­tir de l’étranger.
    Personnellement, je pense que la musique sur CD ou sup­port numé­rique non maté­riel va cer­tai­ne­ment deve­nir un pro­duit pro­mo­tion­nel pour des acti­vi­tés rému­né­ra­trices (concert, merchandising,…).

    Autre remarque, j’ai l’impression, vue de l’extérieur, que la culture, sur­tout le cinéma, est uti­li­sée comme un moyen d’augmenter le rayon­ne­ment inter­na­tion­nal de la France, au même titre que l’industrie aéro­nau­tique ou fer­ro­viaire, ou la gas­tro­no­mie française.

    De mon point de vue, la culture, comme l’éducation, est natio­nale est France, elle est locale (régio­nale) aux Pay-Bas, et com­mu­nau­taire en Belgique, elle est fédé­rale (dépen­dante des län­ders) en Allemagne. Ca change énor­mé­ment la façon de voir les choses des citoyens.

  15. pola.k

    @ Schroumyziguac : “La ques­tion prin­ci­pale pour un état reste selon moi : sommes-nous glo­ba­le­ment impor­ta­teurs ou expor­ta­teurs de bien culturels?”

    Arrrrg…

    Cette ques­tion dénote une curieuse façon d’envisager la culture comme un bien exclu­si­ve­ment mar­chand, et c’est jus­te­ment avec ce genre de para­dygme pour le moins réduc­teur qu’on en arrive à des projets de loi aussi dan­ge­reu­se­ment imbe­ciles, inutiles et hors-sujet que le projet hadopi.

    Je m’insurge vio­lem­ment contre cet amal­game entre culture et indus­trie cultu­relle que les majors nous imposent insi­dieu­se­ment.
    Et même, j’ai par­fois ten­dance à pen­ser que l’industrie cultu­relle, c’est la mort de la culture : il suf­fit de faire un tour d’horizon de la daube pré­fa­briquée que nous vendent les majors pour com­prendre qu’on est bien loin d’une quel­conque pré­oc­cu­pa­tion culturelle…

    Si l’on veut réel­le­ment avoir un dis­cours d’économiste au sujet de la culture, c’est l’impact sur l’Indice de Développement Humain qu’il faut consi­dé­rer avant celui sur la balance des paie­ments.
    Le “wel­fare” abordé par le rap­port n’est en ce sens pas dénué d’intérêt, et le tra­duire par l’axiome “j’écoute de la musique amé­ri­caine non payée” est non seule­ment sim­pliste et réduc­teur mais encore extrè­me­ment partisan.

    Ça ne veut pas dire qu’il faut plus envi­sa­ger la culture sous son aspect écono­mique : sim­ple­ment qu’il faut refu­ser la dérive vers un mono­pole de l’industrie, par essence dan­ge­reuse pour ce qu’en termes de mar­ché on appel­le­rait “l’économie de niches” et qu’en “vrai” on désigne par “les petits” (les petits musi­ciens, les petits cinéastes… bref, tout ce qui construit en culture une dyna­mique du risque et de la nou­veauté, et qui n’a pas sa place dans une pers­pec­tive de ren­ta­bi­lité. Antoine doit com­prendre ce dont je parle ici…).

    Le projet hadopi est un des outils de mise en place et de pré­ser­va­tion de ce mono­pole de l’industrie. Pour l’instant, il a convaincu des dépu­tés parce qu’il repose sur des argu­ments exclu­si­ve­ment écono­miques face auxquels les mises en garde éthiques de ses détrac­teurs font figure d’utopisme gentillet.

    Alors, ouf, ça fait du bien d’avoir ce type de rap­port qui, enfin, pour­rait bien ren­voyer les par­ti­sans d’hadopi dans leurs quinze mètres, avec leurs propres argu­ments.
    … A condi­tion qu’il soit vu, lu, cru…

    Croisons les doigts.

  16. Fabrice Epelboin

    J’ai ten­dance à être de cet avis, par­ler de ‘balance com­mer­ciale’ pour la Culture, c’est tout de même regar­der la Culture par le petit bout de la lorgnette.

    Même s’il ne faut pas tom­ber dans l’excès inverse, on peut se deman­der ce que serait la Culture si cette façon de voir les chose avait prévalu.

    Picasso : IN, Duchamp : OUT ?

    Question art contem­po­rain, on ne serait aps allé beau­coup plus loin…

    Non, fran­che­ment… c’est un angle d’analyse, ok, mais si c’est le seul, au secours !

  17. Audiofeeline

    Depuis Napster (ça remonte) j’ai toujours pris posi­tion pour le P2P, je trouve dom­mage que les pro­fes­sion­nels n’ont pas su exploité cette excel­lente tech­no­lo­gie.
    J’avais écris un article là des­sus.
    Pour moi les réseaux de par­tages ne sont pas la cause des maux de l’économie cultu­relle.
    On oublie bien sou­vent un détail : le pou­voir d’achat.
    Il faut aussi noter que le télé­char­ge­ment sau­vage a égale­ment per­mis la décou­verte d’artistes qui ont pro­fi­tés d’une nou­velle noto­riété grâce au web, chose qu’ils n’auraient pas eu avant.
    Plus géné­ra­le­ment, la musique a aussi connu une baisse de qua­lité. Personnellement quand je regarde ma dis­co­thèque la plu­part de mes achats remontent avant 2000.
    Je suis musi­cien égale­ment et pour moi Internet per­met aussi une incroyable publi­cité.
    L’auto-production a plus d’avenir que les grandes majors selon moi. Celles-ci auraient plus ten­dance a frei­ner l’évolution du marché…

  18. Fabrice Epelboin

    Numérama en parle ici: http://www.numerama.com/magazine/11765-Les-effets-economiques-et-culturels-du-P2P-sont-extremement-positifs.html

  19. zwardoz

    c’est que lorsqu’il n’existait qu’un seul canal de dif­fu­sion (radio, tv), ça pou­vait se cal­cu­ler en terme de ren­ta­bi­lité ; mais la mul­ti­pli­ca­tion anar­chique des moyens à per­mis ceci ; que l’on ne place plus en tant qu’acteur écono­mique ses sous dans les mêmes paniers ; ce qui cha­grine fort les non pas ayant-droits mais sur­tout les filières indus­trielles ; c’est embê­tant, pour elles, et on peut bien le com­prendre ; c’est un mono­pole qui s’affaisse … et leur ren­ta­bi­lité (du genre ; 75% de béné­fices …) elles vou­draient bien les conser­ver … voir les aug­men­ter ou plus machia­vé­lique­ment les ins­tal­ler comme rentes (avec nos sous).… de fait, avec les taxes sur les sup­ports d’une main gauche et de la droite taper sur les gens en annu­lant le “manque à gagner” du pira­tage. C’est pour le moment sa tac­tique cou­sue de fil blanc. 

    Je ne pren­drais en exemple que cette consta­ta­tion ; ça coûte com­bien pour pro­duire 1 CD … et com­bien nous est-il vendu ? (ce CD indes­truc­tible dont le prix devait bais­ser il y a de cela une ving­taine d’années … du fait de sa démo­cra­ti­sa­tion) ; on est passé ce jour-là de 50 fr le vinyle à 120 fr le cd.
    Donc leur embar­ras ne vient pas de la vente elle-même, mais de leur taux de ren­ta­bi­lité (comme toute entre­prise qui veut garan­tir son mono­pole), les filières veulent le conser­ver tel quel. Leur taux de ren­ta­bi­lité ; pas le coût réel des Cds (ou des artistes). Si le taux de ren­ta­bi­lité est men­son­ger, sur­éva­lué à la base, cela n’entre pas du tout dans leur point de vue. Et ils ne s’imaginent même pas qu’il puisse en être autre­ment … euh… enfin si, ils en sont par­fai­te­ment conscients… 

    AD ; ils ne posent pas la ques­tion, tout comme d’autres ne se posent pas la ques­tion des (non) aug­men­ta­tions de salaires depuis 30 ans … et ce n’est pas amal­ga­mer, parce que c’est le même pro­ces­sus.
    Comment s’étonner alors que les “gens ” estiment payer suf­fi­sam­ment et que trop c’est trop … 

    Alors les artistes ; là je ne com­prends pas.
    si vous vou­lez que les artistes soient rému­né­rés ; qu’ils se pro­duisent eux-mêmes, qu’ils aient la main mise sur leur pro­duc­tion (ou créa­tion); et au lieu des 2 ou 3 de pour­cen­tage, qu’ils récu­pèrent 10 ou 25. Sans doute il se déve­loppe (déve­lop­pera) des mini mar­chés, et non plus un seul mar­ché mono­li­thique ; et en quan­tité ceux qui vendent beau­coup ven­dront moins … (du fait des moyens de dif­fu­sions démul­ti­pliés, de même que la TNT réduit les parts des géné­ra­listes habi­tuels pour la TV) 

    mais si ils récu­pèrent plus sur leurs propres dif­fu­sions, non seule­ment cela répar­tit la même somme de dépense (des gens) mais autre­ment, mais de plus c’est beau­coup plus juste et beau­coup plus pro­li­fique en terme de créa­ti­vi­tés.
    Et donc si l’on veut pro­mou­voir les indi­vi­dus plu­tôt que les socié­tés de pro­duc­tion, comme moyen terme (entre l’auto dif­fu­sion et le mono­pole vieux de 70 ans, rock and roll et tout ça), vous devriez être davan­tage inté­ressé par la licence glo­bale …
    ce qui impose évidem­ment de se pas­ser des inter­mé­diaires (et non je n’oublie pas les simples sala­riés de ces entre­prises). Le but n’est pas de sub­ven­tion­ner une indus­trie pri­vée, mais de favo­ri­ser la création. 

    Et quant au fond ; la mul­ti­pli­ca­tion des moyens de dif­fu­sions et en ce cas, sa « gra­tuité », dont je com­prends bien qu’elle pose pro­blème quelque part .
    Ce que cela impose c’est un chan­ge­ment des goûts et des cou­leurs. Cad ; une mul­ti­pli­ca­tion des mar­chés pos­sibles ; ce qui fâchent les mono­poles donc. Mais cela pro­voque un appel d’air pour le cultu­rel en géné­ral ; c’est simple pour­tant …
    Ceux qui n’avaient pas le gout de ceci ou cela, le télé­charge : ceci ou cela qu’ils ne connais­saient ni d’Eve ni d’Adam : et élar­gissent ainsi leur pro­pen­sion à se « culti­ver ».
    Qui va nier que la « gra­tuité » a enri­chi l’envie d’écouter, regar­der, etc, d’un nombre consi­dé­rable de per­sonnes ? Et qu’au final, tan­dis que la culture pre­nait glo­ba­le­ment, 10% de notre temps il y a 10 ans, elle récu­père 20 ou 30% main­te­nant.
    Que les dif­fu­sions clas­siques en aient pâti, (dans leur taux de ren­ta­bi­lité, pas dans les frais de coût réel) c’est une chose ; que cela occa­sionne une diver­sité de dif­fu­sions (ren­tables quoi qu’ils en disent) clas­siques ou sur­tout nou­velles en est une autre.

    Bêtement, je me pose la ques­tion ; pour “être un artiste reconnu” faut-il néces­sai­re­ment pas­ser à la télé … ou encore gagner x mil­lions d’euros par an … ou amas­ser les fans par mil­lions …?
    il me parait évident que l’idéal demeure (faus­se­ment) dans la tête que la “recon­nais­sance” est du genre ; “tout le monde sait qui est Johnny” ; et non pas ; “quelques uns connaissent King Crimson”
    :- )
    mais entre tout et rien (ou quelques uns) il existe quan­tité de niveaux ;
    et tan­dis que le sys­tème de sta­ri­fi­ca­tion pour des rai­sons presque exclu­si­ve­ment comptables,(mais aussi par regrou­pe­ment de foule, ou de lien social) pro­meut un Buzz conti­nuel autour de quelques uns, très connus, (afin de récu­pé­rer jusqu’au der­nier cent pos­sible, par conta­gion),
    il faut bien poser les autres struc­tures qui sont déjà enga­gées ; que les publics se diver­si­fient, donc les mar­chés, donc les créa­tions, mais de même aussi les moyens de pro­duc­tion, créa­tion … cad non pas que tout le monde fera sa zic avec sa Wii dans son salon (!!!)
    mais puisque les publics non seule­ment se diver­si­fient mais aussi se per­fec­tionnent dans leurs attentes ou exi­gences, de même les indi­vi­dua­li­tés pas­sion­nées de ceci ou de cela aug­mentent toutes les pos­si­bi­li­tés d’interventions, de par­ti­ci­pa­tions.
    Alors il y aura quelques élus, mais ces quelques élus seront de fait plus nom­breux que l’élection pyra­mi­dale et hié­rar­chique et obses­sion­nelle des super­stars (qui n’en conti­nue­ront pas moins d’exister, mais récol­te­ront moins de sous … redistribués).

  20. YN

    Pour infor­ma­tion, la ver­sion anglaise du rap­port néer­lan­dais sera vrai­sem­bla­ble­ment dis­po­nible dans quelques jours. Je ne sais pas tou­te­fois si elle sera faci­le­ment acces­sible en ligne…

  21. Fabrice Epelboin

    Normalement, oui, à défaut, nous avons pris contact avec la cher­cheur (euse?) qui a dirigé l’étude, je suis sûr qu’elle nous lais­sera le dif­fu­ser ici.

  22. YN

    Au fait, la ver­sion anglaise du rap­port dont je par­lais dans mon com­men­taire du 18 février 2009 est en ligne, par exemple à cette adresse : http://www.ivir.nl/publicaties/vaneijk/Ups_And_Downs_authorised_translation.pdf . Je n’ai fait que le sur­vo­ler très vite et ne puis dire si c’est un rap­port solide ou pas ; en par­ti­cu­lier, son résumé, bien qu’intéressant a priori, n’est pas suf­fi­sant pour se faire une idée.

  23. Fabrice Epelboin

    UPDATE Interview des auteurs de l’étude et down­load de l’étude ici !

  24. Kaoul

    Il y a une dizaine d’années, on fai­sait déjà l’hypothèse de cette étude en France. Le pira­tage de logi­ciel per­met­tait à des non-initiés de se for­mer pour pou­voir ache­ter les logi­ciels (à prix d’or) dans le cadre pro­fes­sion­nel plus tard.

    Si micro­soft ne cherche pas depuis 15 ans à empri­son­ner les “pirates” c’est bien parce que la dis­po­ni­bi­lité de leur OS sur les p2p contri­bue à leur mono­pole, une fois en entreprise.

    Les acteurs du logi­ciel libre et de la culture libre l’ont bien com­pris, lorsque quelque-chose est offert, le nombre d’utilisateurs/admirateurs est tel­le­ment vaste (lorsqu’il y a une réelle qua­lité) que la faible pro­por­tion de gens prêts à payer est suf­fi­sante à leur réus­site écono­mique. Sortez un logi­ciel libre dans un sec­teur où tout est pro­prié­taire revient à poser une “bombe écono­mique” qui conduit à un avan­tage concur­ren­tiel à long terme.

    En plus de cela, dans un monde où on a accès à tout et où l’ont est abru­tis par la publi­cité inces­sante, l’image de qua­lité ou l’engagement d’un artiste vaut énor­mé­ment dans le choix d’achat.

    Je ne prends aucune posi­tion, c’est un constat personnel.

27 Trackbacks For This Post

  1. links for 2009-01-20 — Chroniques du web :

    […] Un rap­port com­mandé par le gou­ver­ne­ment Hollandais conclu à un impact « très posi­tif » du peer to pe… Quand un rap­port hol­lan­dais vient contre­dire le très bidonné rap­port français Hadopi ! Pas vrai­ment une sur­prise tou­te­fois ! (tags: hadopi alire loi pira­tage rapport) […]

  2. Le petit journal du web | MonBouquet | Le Blog des Fleurs :

    […] Et puis sinon l’air de rien, la Hollande a sorti un rap­port mon­trant que le P2P c’est chic et chouette. […]

  3. Positif P2P | taggle.org :

    […] Etude sur les conséquences écono­miques et cultu­relles du pira­tage sur l’industrie qui démontre… […]

  4. L’économie dopée au P2P :

    […] ReadWriteWeb (où c’est pas tous les jours qu’on a un bel article en français…) à pro­pos du rap­port hol­lan­dais concluant à l’impact très posi­tif du peer to peer sur l&#821… Les lob­bies ne sont pas idiots, ils savent bien que la loi ne fera pas remon­ter leur chiffre […]

  5. Le telechargement illegal stimule l’economie et la culture ! | CodaBlog :

    […] voir enfin offi­ciel­le­ment une étude impar­tiale de ces faits. Je vous invite à lire le billet de ReadWriteWeb qui évoque égale­ment le méca­nisme des lob­bies musi­caux, qui ne fait que répé­ter les mêmes […]

  6. A boire et à manger at Faux Rebonds :

    […] car son impact sur l’économie et la culture se révèle… posi­tif.” (selon les mots de Fabrice Epelboin de ReadWriteWeb FR qui lui l’a lu le rap­port alors je lui fais confiance). Ceux qui télé­chargent illégalement […]

  7. links for 2009-01-22 :

    […] Un rap­port com­mandé par le gou­ver­ne­ment Hollandais conclu à un impact « très posi­tif » du peer … Le rap­port montre égale­ment que dans l’industrie de la musique, les effets du “pira­tage” pro­fitent bien plus aux petits groupes de musi­ciens peu connus qu’aux stars, ce qui explique pro­ba­ble­ment le ral­lie­ment quasi una­nime de ces der­nières à la loi “Création et Internet” alors qu’on entend peu les petits groupes se plaindre du peer to peer. (tags: france poli­tics hadopi p2p inter­net) Bookmark It Hide Sites […]

  8. Une route sans terre » Traces Anciennes » Pour sortir de la crise : copiez ! :

    […] Cette étude démontre une nou­velle fois que le “piratage” — en fait on devrait plu­tôt par­ler de copie non auto­ri­sées — ne nuit pas à l’économie mais au contraire génère un impact posi­tif que l’auteur de l’article chiffre à la louche (il le dit lui-même) à 370 000 000 €. Oui, vous avez bien lu : trois cent soixante dix mil­lions d’euros ! […]

  9. Luc Besson et l’Internet, ça fait 2.0 « Fandart :

    […] com­pris. » Besson accu­mule les erreurs et contre sens, com­ment s’en prendre au pira­tage, pour­tant jugé innof­fen­sif par cer­taines études, quand le film Taken (Europa Corp), pour­tant piraté mas­si­ve­ment, marche très bien aux US … […]

  10. Web Zapping # 20 | webjet :

    […] La fin du pira­tage pré­vue pour mars Un impact « très posi­tif » du P2P sur l’économie Téléchargement : accusé à tort pour son adresse IP Télécharger à volonté sur Rapidshare et […]

  11. Loi HADOPI, mon avis, ma critique, la fin d'Internet ? | NeoSting Press :

    […] n’est pas syno­nyme d’une vente per­due. Bien au contraire, et des rap­ports comme celui-ci ou même celle-là le prouvent ! Il n’y a qu’à voir les résul­tats du der­nier film des […]

  12. BLACK-OUT du net en France « The Blog :

    […] Un rap­port com­mandé par le gou­ver­ne­ment Hollandais conclu à un impact « très posi­tif » du peer … […]

  13. Comprendre les raisons et les risques de la loi Hadopi - Création & Internet | ReadWriteWeb France :

    […] en explique d’ailleurs brilla­ment toutes ces évolu­tions. De plus, le sys­tème peut-être por­teur de créa­tion de valeur et de richesses, comme Serge Soudoplatoff le rap­pelle en citant des études et articles de Roberto di Cosmo ou […]

  14. Le Réseau des Pirates /-) : la conférence de presse à La Cantine | AbriCoCotier.fr :

    […] vous ren­voie tout de même à la lec­ture de deux articles sur le blog ReadWriteWeb France : “Un rap­port com­mandé par le gou­ver­ne­ment Hollandais conclu à un impact « très posi­tif » du peer to pe…” et « Hadopi est une mau­vaise réponse faite par des gens désemparés […]

  15. Section socialiste de l’île de Ré » Hadopi : surveiller et punir Internet :

    […] Il per­met de sto­cker plus d’informations sur la même sur­face. (3) Lire Fabrice Epelboin, « Un rap­port com­mandé par le gou­ver­ne­ment hol­lan­dais conclut à un impact très posi­tif du peer to peer … », ReadWriteWeb, 20 jan­vier 2009. (4) Dispositifs ayant pour objec­tif de contrôler — et […]

  16. Hadopi: histoire d’un consommateur loin d’être un voleur :

    […] — Un rap­port com­mandé par le gou­ver­ne­ment Hollandais conclu à un impact « très posi­tif » du peer to peer sur l’économie chez ReadWriteWeb […]

  17. Impact positif du p2p : interview des auteurs de l’étude scientifique Néerlandaise | ReadWriteWeb France :

    […] Annelies Huygen, Joost Poort, Nico van Eijk, Natali Helberger et Paul Rutten, les auteurs de l’étude Néerlandaise qui concluait à un « impact posi­tif » du p2p sur l’économie et la cul… ont eu la gen­tillesse de répondre à une longue inter­view pour ReadWriteWeb. Ils en détaillent […]

  18. blog test via un flux rss google reader » Archives du Blog » Impact positif du p2p : interview des auteurs de l’étude scientifique Néerlandaise :

    […] Annelies Huygen, Joost Poort, Nico van Eijk, Natali Helberger et Paul Rutten, les auteurs de l’étude Néerlandaise qui concluait à un « impact posi­tif » du p2p sur l’économie et la cul… ont eu la gen­tillesse de répondre à une longue inter­view pour ReadWriteWeb. Ils en détaillent […]

  19. Hadopi : le téléchargement gratuit ne ruine pas forcément l’artiste au contraire | Zik’n'Blog :

    […] Read Wirte Web, un rap­port com­mandé par le gou­ver­ne­ment Hollandais conclu à un impact « très posi­tif » du […]

  20. Députés et Sénateurs ont voté pour l’Hadopi. Et après ? « ASLN. Aujourd’hui Sur Le Net :

    […]  d’un lien direct entre le télé­char­ge­ment illé­gal et la baisse des ventes de CD, cer­taines études ont même révélé que les plus gros “pirates” sont aussi les plus gros co… !! Ils achètent de la musique et fréquentent les concerts. La loi va donc péna­li­ser… les […]

  21. PhilippeMartin.Org · Hadopi: le coup d’état numérique :

    […] — Un rap­port com­mandé par le gou­ver­ne­ment Hollandais conclu à un impact « très posi­tif » du peer to peer sur l’économie » chez ReadWriteWeb […]

  22. Anonyme :

    […] […]

  23. HADOPI décapitée mais promulguée | ☠ Bluetouff's blog ☠ :

    […] peut pas fonc­tion­ner (et puis les sanc­tion­ner pourquoi ? Pour les remer­cier d’être aussi les plus gros ache­teurs de pro­duits cultu­rels ?) … Le suc­cès de cette loi ne repo­sait pour­tant que sur une seule chose : un nombre massif […]

  24. ePolitique Culturelle ? | ReadWriteWeb France :

    […] d’apporter à l’humanité un sur­croit de ce que des écono­mistes Hollandais on qua­li­fié de “bien être National” et estimé à plus de cent mil­lions d’euros par an, alors que la pra­tique du P2P y est, là […]

  25. Facebook se lance dans la mesure du bonheur national | ReadWriteWeb France :

    […] C’est un éclai­rage inté­res­sant sur la per­cep­tion qu’on les uti­li­sa­teurs de Facebook à l’occasion de cer­tains évène­ments comme Noël, la Saint Valentin ou Thanksgiving, c’est égale­ment un écho amu­sant à l’annonce récente du pré­sident Sarkozy qui veut mesu­rer le bon­heur natio­nal brut (ou plus exac­te­ment le « bien être ») ainsi qu’à une étude Hollandaise ayant estimé le « bien être natio­nal brut » apporté par le par­tage de fichier en P2P.… […]

  26. Création & internet : 7 problématiques pour un vrai débat | Tête de Quenelle ! :

    […] en tout cas ce que plu­sieurs études montrent : le pira­tage via les réseaux P2P à un effet posi­tif sur l’économie. Phénomène qui serait expliqué par le fait que ceux qui télé­chargent beau­coup sont plus enclins […]

  27. Sortie de la première étude sur l’état du piratage des livres Français | ReadWriteWeb France :

    […] existe une cor­ré­la­tion entre les deux. De ce point de vue, la récente étude « Economic and cultu­ral effects of file sha­ring on music, film and games » com­man­di­tée par plu­sieurs minis­tères aux Pays-Bas me paraît inté­res­sante, car elle […]

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