Culture Libre de Lawrence Lessig, un ebook à télécharger pour comprendre les enjeux de la Culture du XXIe siècle

Le copyright (ou le droit d’auteur, les subtiles différences entre ces deux régimes juridiques n’ont pas la moindre importance ici), est entré avec fracas dans l’ère du numérique. Aujourd’hui, il est devenu une menace majeure pour la Culture. Pas pour l’industrie de la Culture, mais pour la Culture, une distinction qui, en France, a disparu.

Ce n’est pas la première fois qu’une loi que l’on pensait éternelle se heurte de façon violente à un changement majeur de son environnement technologique. Dans ce livre, Lawrence Lessig nous raconte comment, en son temps, le droit de propriété terrien s’est lui aussi heurté à une invention, l’aviation, et a été, lui, révisé pour faire place au progrès.

L’interaction entre la technologie et le droit, dans laquelle le politique joue un rôle majeur, est l’un des grands enjeux de notre époque. Ne nous y trompons pas, la crise économique actuelle n’y changera rien, pas plus qu’elle n’effacera d’autres enjeux majeurs comme le réchauffement climatique. Ce  n’est qu’au prix d’une révision des lois régulant la propriété sur les oeuvres de l’esprit que nous pourront pleinement entrer dans la culture du XXIe siècle, et cette bataille est loin d’être gagnée.

Cette bataille a un nom, la Culture Libre, un environnement culturel qui était, il y a à peine quelques générations, la norme, et qui est à l’origine de la Culture dans laquelle nous vivons aujourd’hui. Mais notre Culture, suite à quelques habiles modifications des lois obtenues par les lobbys, et surtout à travers sa collision avec les technologies numériques, est devenue une Culture féodale, où un petit groupe possède un contrôle total et despotique sur la façon dont elle doit s’exprimer et le chemin qu’elle doit prendre.

Il est temps de libérer la Culture.

Cette lutte sera longue, mais elle ne peut aboutir qu’à une issue qui soit favorable aux partisans de la Culture Libre. La seule véritable question est de savoir combien de temps nous perdrons en chemin, et, d’un point de vue plus local, quel sera le pays qui, conscient de la place dominante à prendre au XXIe siècle, fera le premier pas, s’assurant ainsi la part du lion, demain.

Comme nous l’explique Lessig, au début du XXe siècle, ce sont les américains qui ont fait ce premier pas. Hollywood, ainsi que la radio et bien d’autres formes que prend notre Culture contemporaine, sont nés d’une pratique qui était alors qualifiée de ‘pirate’, et qui les a mené à une domination culturelle sans partage qui dure encore aujourd’hui.
Avec l’arrivée de Barack Obama au pouvoir, dont Lawrence Lessig est très proche et qu’il a soutenu tout au long de sa campagne, il est probable qu’ils fassent à nouveau ce pas dans les années à venir. La France, elle, reste délibérément à la traîne.

Alors que l’Assemblée Nationale s’apprête à voter, dans les mois qui viennent, une loi stupide qui sera dépassée à peine son décret d’application promulgué, le véritable enjeu est ailleurs, infiniment plus important que la mise au pas de vilains « pirates » (dont le tord qu’ils sont censés causer à l’industrie n’est toujours pas démontré à ce jour). Le véritable enjeu est de savoir quelles nations écriront demain la Culture du XXIe siècle, rien de moins, ceci en se libérant de la prison que lui ont construit ceux qui ont tiré profit de la Culture du XXe siècle.

Ce livre est la pierre fondatrice du mouvement « Culture Libre », aucun juriste, aucun politique, et au final, aucun citoyen soucieux des enjeux de politique culturelle ne peut faire l’impasse sur sa lecture.

Pour les geeks, c’est une occasion de prendre conscience, si ce n’est déjà fait, de la place centrale qu’est appelée à prendre la technologie dans la construction de la société de demain. Place qu’elle a déjà prise depuis longtemps dans leurs vies, et qu’elle a déjà largement structuré, dans leurs interactions sociales, dans leur modes d’accès et de participation aux connaissances et – plus largement – à la Culture.

Pour un député, par les temps qui courent, négliger une telle lecture, c’est faire l’aveux, au pire, d’une influence coupable, au mieux, d’un volonté farouche de retarder le progrès et l’avenir, par peur, par manque de courage, ou par stupidité, au même titre que les initiatives pour s’attaquer aux problèmes posés par le réchauffement climatique ont été, par le passé, repoussées, encore et encore.

Mais tout comme l’écologie est devenu – enfin – un enjeu de société, et donc un argument électoral, la Culture Libre,  à laquelle toute une génération est largement sensibilisée (même si elle ne l’appelle pas nécessairement ainsi), deviendra elle aussi un enjeu de société dans les années à venir, au risque de provoquer une rupture profonde au sein de notre société.

Ce livre est indispensable pour quiconque souhaite comprendre les enjeux de cette rupture à venir, et comprendre comment la Culture au XXIe siècle peut redevenir libre.-

(merci à Sylvie Dalbin pour la table des matière) ;)

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29 commentaires pour cet article

  1. Nicolas Voisin

    [bravo]

    Un livre indis­pen­sable et un exer­cice rare, réa­lisé par passion. 

    +1 ;-)

  2. mekameta

    superbe! très beau tra­vail Mr Boin :))

    (tu peux reprendre une vie nor­male, maintenant…)

  3. Jeff

    Excellent… Puisqu’on parle de “droit intel­lec­tuel” et de “droit de pro­priété”, de quel droit peut-on dire qu’un arpent de terre vous appartient-il ? Ne sommes-nous pas de simple “loca­taires de la terre” ? Pourquoi un éléphant, une four­mie n’auraient-ils pas le même droit de pro­priété?
    Désolé, c’est ma jour­née “rebelle”…

  4. JaunMakenro

    Lut la semaine der­nière, après l’avoir décou­vert dans les com­men­taires de ce blog !

    Très très bonne lec­ture. Seul (petit) reproche: pas mal d’exemples et de situa­tions reste très liés au sys­tème juri­dique amé­ri­cains (les dif­fé­rences dans la ges­tion du copyright/droit d’auteur). Même si cela ne com­pro­met pas la com­pré­hen­sion du pro­pos, ca gène légè­re­ment la trans­po­si­tion du le débat sur notre vieux conti­nent… ca auras au moins eu le mérite de me pous­ser à me docu­men­ter sur la ques­tion du droit d’auteur en France (et bor­del quesque c’est compliqué !)

  5. mikiane

    Du trés bon bou­lot. En une de Freelosophy.org dans quelques minutes… :)

  6. Tiffany Assouline - Cré@Tif

    Merci Fabrice d’avoir pris le temps de nous offrir cette version ;)

    Merci à Nicolas d’avoir pointé vers ce post. 

    Concordance des temps ;)

    J’étais en train jus­te­ment de faire un test d’ouverture de blog sur Wordpress (rien d’extraordinaire) et je cher­chais une illus­tra­tion pou­vant col­ler au mes­sage que je sou­haite véhi­cu­ler au tra­vers de ce nou­vel espace de communication. 

    J’en suis arri­vée à faire une recherche : “toiles tom­bées dans le domaine public” et tout à coup dans les résul­tats je trouve Toile et Domaine Public et j’ai un curieux tilt : ce rap­port jus­te­ment qu’offre le Net dans son idéo­lo­gie pre­mière et encore plus depuis le “2.0″, cet aspect de “conta­mi­na­tion” mais dans le bon sens du terme, on pour­rait dire d’essaimage ou de fer­ti­li­sa­tion. Quand on libère les esprits, la créa­ti­vité devient plus intense ! 

    Alors oui, j’adhère à une idée de Culture Libre, forcément !!!

  7. Nicolas Cynober

    Bravo. Un tel tra­vail de tra­duc­tion ne peut être que le fruit d’une réel convic­tion. Est-ce que tra­duire ce genre de conte­nus en français peut aider à la dif­fu­sion de ces idées, je le crois. Merci.

  8. leafar

    France terre de culture, des lumières … est aussi le plus grand musée / dis­ney­land du monde avec sa nour­ri­ture ses musées, ses spec­tacles en pleine air.… bref son art de vivre, sa culture.

    Il serait dom­mage de perdre cet énorme avan­tage com­pé­ti­tif qui pousse des hordes de tou­ristes du monde entier à venir séjour­ner chez nous juste par ce que nous sommes inca­pables de pro­mou­voir le label France dans le monde numérique.

  9. AbriCoCotier

    L’article est très bon, le livre dont il parle l’est cer­tai­ne­ment au moins autant, et c’est pourquoi je m’attèle dès ce soir à le lire.

    Merci Fabrice ;)

  10. Fati.m.a

    Génial! Merci bookcoup!

  11. gouchi

    Bonjour,

    Bravo pour votre tra­vail ! Merci !

    Serait il pos­sible d’éditer le livre chez ILV-Editions ?
    http://www.ilv-edition.com/

    Merci à vous.

  12. Fabrice Epelboin

    @gouchi A par­tir du moment où vous res­pec­tez la licence Creative Commons (voir la page 2 de l’eBook), vous pou­vez en faire ce que vous voulez :)

  13. Claude

    Je suis toujours gêné par des affir­ma­tions comme la France en retard (ça me rap­pelle trop les tenants d’un libé­ra­lisme éche­velé qui vou­lait nous débar­ras­ser de tous ces droits gênants pour leur enri­chis­se­ment per­son­nel: droit du tra­vail, res­pect du contrat etc…)

    Je tra­vaille avec les US de façon très régu­lière, en fait je bosse pour une boîte américaine. 

    Pour le moment ce qui me frappe, c’est que 1), les FAI amé­ri­cains sont allés plus loin en 2008 pour mettre au pas les télé­char­geurs que les FAI françaises (je rap­pelle pour mémoire les cou­pures de ser­vice pour les gros télé­char­geurs, la sup­pres­sion mas­sive des bina­ries etc.) et 2) quand on va aux US, on est frappé par l’indigence de l’internet local. Haut débit qui ne dépasse pas les 512kbits, ser­vice qui ne tient pas la route avec des cou­pures régu­lières etc…
    Autre dif­fé­rence fon­da­men­tale: l’Open Source.
    Dans ma boîte, les avo­cats ont empê­ché l’installation de linux sur les postes des ingé­nieurs amé­ri­cains au nom d’un dan­ger poten­tiel d’intégrer dans leurs pro­grammes du code sous bre­vet. En France, nous avons passé outre et tout le monde tra­vaille sur linux, ce qui ne va pas sans poser quelques pro­blèmes de transfert. 

    Pour moi, la notion de culture libre est liée à celle de par­tage de la créa­tion, pas de par­tage des créa­tions.
    Ne mélan­geons pas tout. Maintenant, je suis tout à fait d’accord que pour­suivre les télé­char­geurs est aussi absurde qu’inefficace.
    La masse de gens concer­nés est sim­ple­ment trop énorme. Mais il ne faut pas pous­ser le bou­chon trop loin en affir­mant qu’il s’agit d’un nou­veau droit.

  14. Fabrice Epelboin

    Ha…

    Et bien, quitte à enfon­cer le clou…

    1) La France est en retard, nous n’avons ici aucun lobby, rien de puis­sant pour s’opposer à la main­mise de l’industrie cultu­relle sur la Culture.

    2) La France est en avance sur les US sur le haut débit, c’est l’arbre qui cache la forêt, à savoir que nous somme parmi les der­niers en Europe en ce qui concerne le taux d’équipement en internet.

    3) Les dif­fé­rences en matière d’adoption de l’Open source dans votre société sont fort inté­res­santes, mais c’est un cas par­ti­cu­lier, et cela n’a rien à voir avec la choucroute.

    4) Si, si, cer­tains consi­dèrent que le droit à par­ti­ci­per à la Culture est un droit fon­da­men­tal, mais vous avez par­fai­te­ment le droit de ne pas être d’accord avec cela, et oui, cela sup­pose le par­tage — dans la limite que Lessig nomme ‘usage loyal’- DES créations.

    5) J’ajouterais que sans cette usage loyal DES créa­tions, Disney n’aurait pas vu le jour… cf cette pré­sen­ta­tion que j’ai faite à la der­nière Ignite à Paris ;)

  15. Libre Culture

    Libre Culture?

  16. Fabrice Epelboin

    @Libre Culture

    Belle trou­vaille, je ne connais­sais pas. Maintenant, il faut trou­ver des volon­taires pour tra­duire cette antho­lo­gie de la Free Culture en Français… Comme ce sont de petits textes courts, ça devrait pou­voir se faire… Wikilivre ?

    Je lis cela au plus vite
    http://www.archive.org/details/LibreCultureMeditationsOnFreeCulture

  17. Fabulatio

    Espérons que l’influence de Lessig conti­nue de croitre aux US, et pourquoi pas en France ? Cet homme porte pas mal d’idées innovantes.

    Il y a aussi son livre Code 2.0 à télé­char­ger libre­ment au http://pdf.codev2.cc/Lessig-Codev2.pdf
    (crea­tive commons)

  18. Raphaël F.

    @ Gouchi

    Pour le mettre sur ILV-EDITION, il fau­drait que la licence uti­li­sée pour l’e-book auto­rise une uti­li­sa­tion commerciale.

    Ce qui est clai­re­ment sti­pulé en page 2 du livre.

  19. Nathanaël Martel

    Ce livre méri­te­rait d’être plus connus. Peut être pourrait-il faire l’objet d’une émis­sion de Patrice Gélinet 2000 ans d’histoire (http://www.radiofrance.fr/franceinter/em/2000ansdhistoire/). Ça contri­bue­rait à sa diffusion !

  20. Fabrice Epelboin

    Avec plai­sir :)

  21. abdel

    tres inté­res­sant merci bcp cé super ;)

  22. wanabef

    Juste pour faire un petit clin d’oeil au site freetorrent.fr.
    Qui pro­pose tout un tas de fichiers sous licence CC,GPL et autre.

    Vous y trou­ve­rez le livre de Lawrence Lessig à cette adresse:

    http://freetorrent.fr/details.php?id=b2c98b3f0846de1f21992040e3ae85aff9144683

  23. ~:-)

    Dans une pers­pec­tive plus ou moins proche, une autre pro­po­si­tion pra­tique de reconquête de prises sur la tech­nique, notam­ment en traçant les réseaux qui la consti­tuent et en tra­vaillant à les gar­der le plus ouvert pos­sible : http://yannickrumpala.wordpress.com/2009/06/09/de-lutilite-de-lanalyse-de-reseaux-pour-retrouver-des-prises-politiques-sur-la-technique/

  24. Aliette G. C.

    Donc je repu­blie (merci) puisqu’apparememnt il y a eu un pro­blème d’enregistrement:

    Sur l’allusion gra­phique, à un ouvrage imprimé de cri­ti­cal­se­cret récem­ment sorti (je ne mets pas le lien pour la pub mais parce que j’en ai pas d’autre dis­po­nible :
    http://www.rezolibre.com/detail.php?article=2471 ), d’un détour­ne­ment de la cou­ver­ture de Culture Libre dans la frame de droite… Aux petits accu­sa­teurs qui n’ont pas vécu : vous vou­lez me don­ner quelle leçon ? La divi­sion civile dans un même camp ? Mais c’est cela même la guerre civile, ce n’est pas celle de la divi­sion entre deux camps dif­fé­rents, c’est de com­men­cer à tirer sur ses proches et sur ses voi­sins ! Et c’est cela tout le jeu de la société sar­ko­zienne dans laquelle vous tom­bez, comme s’il n’y avait pas d’environnement à nos idées et qu’il ne faille pas savoir en quoi cela peut les resi­tuer dans un autre sens glo­bal maté­ria­liste dans une situa­tion don­née. Alors que j’aurais pu au contraire attendre d’être sou­te­nue dans mes efforts par des gens que je sou­tiens moi-même pour être dans le même com­bat pour la culture libre. par­ti­cu­liè­re­ment dans ce cas voici les raisons :

    1. Les condi­tions de ce texte

    L’allusion cri­tique au maca­ron CC concerne donc la cou­ver­ture et l’objet com­mer­cial “Dialogique pour l’origine des indi­vi­dus” paru aux éditions cri­ti­cal­se­cret à l’occasion du salon de la revue. Ce livre est une ver­sion ori­gi­nale adap­tée de la ver­sion expé­ri­men­tale écrite gra­tui­te­ment par les mêmes auteurs et dif­fu­sée non moins gra­tui­te­ment, et toujours acces­sible en ligne, dans la revue des res­sources : “Recension dia­lo­gique pour “L’origine des individus“de jean-Jacques Kupiec” … Read more… Read more
    http://www.larevuedesressources.org/spip.php?article1228
    ver­sion numé­rique beau­coup plus déve­lop­pée et plus longue (donc le contraire de l’habitude plus répan­due selon laquelle les livres sont les ver­sions déve­lop­pées et le web des ver­sions soft (on dit que c’est pour des rai­sons ergo­no­miques, que les textes ne doivent pas être trop longs, etc..), quand l’ouvrage a un double for­mat. Le site de la revue des res­sources étant en sources spip et son copy­right comme celui INPI de cri­ti­cal­se­cret n’ayant d’autre objet, non pas d’empêcher les auteurs de publier autre­ment ou ailleurs leur contenu, mais dans ce cas que de pro­té­ger la publi­ca­tion ori­gi­nale en ligne d’un retrait, dans le cas où un éditeur externe les décou­vrant en ligne et vou­lant en faire un com­merce aurait la pré­ten­tion d’exiger de l’auteur la dis­pa­ri­tion de la source ori­gi­nale numé­rique (cela s’est sou­vent pro­duit même pour des publi­ca­tions sous CC — et dans ce cas c’est l’auteur lui-même qui retire son contenu dis­crè­te­ment — ; La revue des res­sources avant d’avoir un copy­right en a sou­vent pâti, et cri­ti­cal­se­cret à plu­sieurs reprises a du tenir bon (“faites ce que vous vou­lez mais n’évidez pas le site qui a pris les pre­miers risques avec vous, même si ça trouble votre com­merce ulté­rieur, merci”). Ben l’auteur s’il a un peu de fric à en rece­voir et un cré­dit pro­fes­sion­nel à en tirer il se sou­met sou­vent, plus sou­vent qu’on ne le croit — contre l’héroïsme de l’éditeur en ligne qui a pris le pre­mier risque pour une publi­ca­tion gra­tuite mais à ses propres frais et res­pon­sa­bi­li­tés vu la loi de la presse édition, s’il est direc­teur des publications).

    Le livre ici vendu au prix de 20 euros est donc par­fai­te­ment acces­sible gra­tui­te­ment en ligne dans une forme plus déve­lop­pée encore, et mieux, si on se donne la peine d’ouvrir le livre on y décou­vrira la cita­tion de la publi­ca­tion numé­rique avec le lien.

    Etant réglée la ques­tion de la gra­tuité sur ce texte le livre com­mer­cial en étant la forme non seule­ment conden­sée (pas seule­ment poru des rai­sons de coût mais pour des rai­sons “poé­tiques adop­tées par Christoffel, et ouais) mais la moins dif­fu­sée, je vais main­te­nant don­ner quelques expli­ca­tions à pro­pos du design de la cou­ver­ture et de nos pra­tiques qui n’ont pas l’habitude de piquer quoi que ce soit même par­fois en dépit des appa­rences, et si jamais on s’inspire des autres en toute conscience (par­fois c’est incons­cient et sub­li­mi­nal c’est donc aussi à mes yeux une cir­cons­tance pos­sible pour les autres à notre sujet) chez nous : on les cite ! DONC SVP : TOLERANCE ET MULTIPLICITÉ (DIVERSITÉ Y COMPRIS AU SEIN DU CONSENSUS DU LIBRE ET DU GRATUIT)! la tolé­rance est la mère de l’intelligence col­lec­tive et de la conscience indi­vi­duelle, parce qu’on ne sait jamais tout ce qui peut chan­ger l’interprétation ou le sens, et on apprend ainsi à com­prendre qu’il existe autre chose que notre nombril.

    2. Sur le design

    je peux garan­tir que le desi­gner de la dia­lo­gique ne connais­sait pas ce livre — Culture libre –, (dont, pour y reve­nir une troi­sième fois, je vois que le maca­ron a été ajouté de manière cri­tique, et comme je vois en fait que la cou­ver­ture de Culture libre qui appa­raît au second clic n’en pré­sente pas, mais juste les rayures, ce n’est pas une parano de ma part mais une vraie accu­sa­tion vou­lue que de l’avoir fait en home­page vu l’actualité récente du salon)… lui étant actuel­le­ment com­plè­te­ment en dehors du web (depuis deux ans, il tra­vaille dans le la réa­li­sa­tion gra­phique télé­vi­suelle et le cinéma:) et comme quoi on peut avoir les mêmes idées à plu­sieurs en même temps ! c’est ça aussi la cog­ni­ti­vité sociale!

    En outre, et sans remettre en cause l’originalité gra­phique de votre maquette que de toutes façons je trouve belle, il y a nous concer­nant des anté­cé­dents gra­phiques de ce modèle. Le desi­gner avait mis en ligne gra­tui­te­ment dans son propre site la maquette inté­grale de l’opus imprimé N°3 de cri­ti­cal­se­cret qu’il avait entiè­re­ment conçu et maquetté, mais que nous n’avions jamais pu impri­mer car fai­sant plus de 500 pages le coût en off­set (vu ses aplats de noir et son ico­no­gra­phique gra­phique en noir et blanc) était pro­hi­bi­tif (en 2005)… La base était les rayures et c’est pourquoi il les a reprises dans la dia­lo­gique car le N°3 imprimé était une ver­sion gra­phique ori­gi­nale de l’opus numé­rique consa­cré à Kupiec en 2000 (voir l’opus en ligne de http://www.criticalsecret.com/n3 :)) donc de Kupiec à Kupiec il a actua­lisé le même gra­phisme pour le projet typo imprimé de la Dialogique, pour faire une suite “sémio­tique” visuelle cohé­rente de son propre tra­vail (gra­tuit mais non sou­mis — il n’en fait qu’à sa tête même si).

    En fait c’est lui qui est sou­vent copié, car si on regarde bien la cou­ver­ture du Hacker en 2006 et le logo visuel du salon de la revue cette année y com­pris le camaïeu en mono­chro­mie du fameux jaune, et les typos noires, c’est toute la palette gra­phique des cou­leurs du Hacker qui a été reprise trois ans plus tard ! En fait cette cita­tion visuelle consciente ou incons­ciente mais in extenso de la charte des cou­leurs nous a hono­rés plu­tôt qu’elle ne nous a éner­vés:)
    voir les réfé­rences :
    http://www.criticalsecret.com
    http://www.entrevues.org/images/Affiche%202009%20%28100%20dpi%29%20-%20copie.jpg

    Car lui il s’en fiche éper­du­ment au contraire, c’est bon signe pour un desi­gner. Il est mar­rant de voir que des années plus tard ses idées ont fait leur che­min parmi le réseau, que cela reste dans la mémoire sen­sible incons­ciente, le look du Hacker — comme sans doute celles des rayures attra­pées dans les même eaux mais dans une autre image de la rayure étant une autre adap­ta­tion de l’idée et de toutes façons peut-être plu­tôt dans l’ignorance totale de notre anté­rio­rité de fait… Que de rayures ont été com­mises dans le gra­phisme depuis les années 60 !! et donc dans l’après post-modernité fata­le­ment ça revient, ce sont des uni­ver­saux gra­phiques, aussi parce que les rayures c’est ico­no­claste (abs­trait) et c’est beau. Il y a peu de modèles gra­phiques aussi simples et beaux.

    Mais tout cela veut dire que ses visuels de couv étaient — sont — forts, et c’est bien pourquoi je souffre qu’il résiste à en pro­duire main­te­nant faute de temps.

    3.

    Sur la gra­tuité et le com­merce de nos livres en général

    Le Hacker est un livre d’auteur sous contrat d’éditeur, l’auteur à titre ami­cal a consenti une part minime de droits et sans deman­der d’avance, alors que son livre ori­gi­nal est sous contrat d’édition aux USA… et alors que les ver­sions dans d’autres langues étran­gères n’ont pas eu les condi­tions de cri­ti­cal­se­cret : à leurs condi­tions d’édition, seuls des grands éditeurs auraient pu le faire ici. Notre tra­duc­tion (à laquelle j’ai par­ti­cipé colelc­ti­ve­ment) a été gra­tuite pour en pas ampu­ter le droit d’auteur de l’auteur ori­gi­nal : car sauf pour les droits audio-visuels des mai­sons qui les achètent pour faire des pro­duc­tions et qui ne les attri­buent pas à l’auteur et les récu­père, par contre l’éditeur lui s’en est servi pour accroître le cré­dit des droits de l’auteur (déjà bien bas chez nous) à chaque fin de tirage.

    Criticalsecret a toujours tenu à la dis­po­si­tion gra­tuite des inter­nautes la ver­sion pri­mi­tive numé­rique de A hacker mani­festo, ver­sion anglo­phone mise en ligne par l’auteur, et tra­duite par Surel pour cri­ti­cal­se­cret, dont l’ouvrage imprimé chez Harvard Press est une ver­sion déployée et déve­lop­pée à pro­pos de laquelle nous avions dis­cuté avec l’auteur avant qu’elle n’existe, lors de son pre­mier pas­sage public à Paris.
    http://www.criticalsecret.com/n10/A%20HACKER%20MANIFESTO/index.php
    (avant le sym­po­sium au titre duquel il reste main­te­nant en ligne, nous l’avions déjà publié dans cri­ti­cal­se­cret numé­rique, ce qui nous avait per­mis de ren­con­trer phy­sique­ment l’auteur la pre­mière fois, après l’avoir informé par email, puis de l’inviter ensuite pour une confé­rence dans le cadre du sym­po­sium — aux par­ti­ci­pa­tions toutes gra­tuites et à l’entrée égale­ment gra­tuite à la MEP).

    Mais de plus, dès que la maquette inté­grale et ori­gi­nale de l’ouvrage typo­gra­phique imprimé de 496 pages, pour­vue de sa cou­ver­ture, de la ver­sion longue sous ISBN a été prête, nous l’avons mise en télé­char­ge­ment gra­tuit en pdf, dans notre site pen­dant dix jours, en ayant informé lar­ge­ment du lien sur les listes libres fran­co­phones et anglo­phones. Plus long­temps aurait été l’objet d’un refus du com­mis­saire aux comptes de pour­suivre avec nous, vu le coût pro­hi­bi­tif de l’impression, alors que nous sommes déjà acca­blants au titre d’un capi­tal alter­na­tif de 382 euros et donc tra­vaillant en part mau­dite — c’est à dire en don non par pitié mais par excès de l’énergie et de la production.

    Nous ne sommes pas assez riches pour faire de gros tirages (pas de capi­tal) mais nous ne le regret­tons pas puisqu’à entendre mes col­lègues cela ramè­ne­rait des retours d’invendus à pas­ser au pilon. Aucun diffuseur-distributeur n’a voulu de nous pas même les alter­na­tifs, car nous ne fai­sions pas par­tie du réseau politico-associatif aidé par un ou l’autre grand parti d’un côté, et de l’autre et n’avions pas assez de tirage pour pas­ser outre le réseau. Le CNL était blindé par les réseaux asso­cia­tifs pour les revues, et de l’édition pour les livres. Jamais on ne nous a moin­dre­ment consenti quoi que ce soit… et d’ailleurs la seule per­sonne qui à titre indi­vi­duel nous y ait jamais consi­dé­rés comme dignes d’intérêt au double titre de notre ouvrage numé­rique, a dis­paru empor­tée par le Tsunami alors qu’elle avait sous­crit au séjour pro­posé en Asie du Sud Est à bon mar­ché par une agence de vacances française.

    Si jusqu’ici nous avons vendu 600 Hackers en deux tirages épui­sés (200+400) c’est un par un jusqu’à juin cette année, chaque fois avec une réim­pres­sion en off­set plus coû­teuse que la pré­cé­dente, parce que au prix du calage à refaire chaque fois il faut ajou­ter l’augmentation du prix des maté­riaux et des frais de l’imprimeur qui se défosse sur son client… De plus, cela ne veut mal­heu­reu­se­ment pas dire qu’ils ont tous été payés, je parle notam­ment de ceux com­man­dés par les libraires direc­te­ment, bien loin de là. Je n’ai pas d’argent pour payer un ser­vice de conten­tieux pour récla­mer aux libraires qu’ils me payent..

    Please, amour et paix soli­daire entre notre diver­sité généreuse.

  25. Fabrice Epelboin

    J’avoue être com­plè­te­ment passé à coté de l’allusion (à un livre que je ne connais­sait pas par ailleurs jusqu’ici). Où est cette allu­sion ? Qui l’a faite ?

    Sinon, pour le “détour­ne­ment de la cou­ver­ture de Culture Libre”, ce n’est en rien un détour­ne­ment, c’est la ver­sion Française de Culture Libre, publié par mes soins, avec la béné­dic­tion de Lessig (cf pre­mier trackback).

  26. Aliette G. C.

    Oui bien sûr la cou­ver­ture qui est sur cette page, mais pas celle dans votre home­page qui linke sur celle-ci, que j’ai vue envoyée sur fac ebook (car elle sui­vait le lien);-) c’est pourquoi j’avais pris la mouche comme on dit…

    http://fr.readwriteweb.com/2009/09/28/analyse/secret-honteux-de-sagesse-des-foules-ny-pas-de-foules/

    mais je vous crois tout à fait quand vous me dites que vous ne saviez pas, puisque notre desi­gner ne savait pas non plus votre livre… c’est ça, comme je le disais, la culture ambiante, son pro­ces­sus cog­ni­tif en com­mun, en par­tie aléatoire.

    Pour le prin­cipe je serais quand même contente que vous rem­pla­ciez le long post par le plus récent qui est plus clair sur tous les points.

  27. Fabrice Epelboin

    Mais… encore une fois, qui vous accuse de quoi que ce soit ici ou fait la moindre allu­sion à votre bouquin ??? Je n’y voit pas la moindre trace dans les com­men­taires, et de mon coté, je ne connais­sais pas ce livre avant aujourd’hui.

    Pourquoi tant de paranoïa ?

  28. Raphaël F.

    Bonsoir, j’ai juste une petite ques­tion, les source de l’ebook sont-elles dis­po­nibles quelque part ? J’ai raté la chose ?

    Merci. :)

  29. Fabrice Epelboin

    @rapahel

    Le pdf n’est pas pro­tégé, vous pou­vez faire des copier-coller à votre guise du texte qui s’y trouve ;-)

25 Trackbacks For This Post

  1. Free Culture in French | Lessig.org :

    […] Free Culture has been trans­la­ted into French and made avai­lable as a free eBook. I am enor­mously gra­te­ful to Fabrice Epelboin for car­rying my words into France at such a cri­ti­cal moment zin the debate. […]

  2. Entracte 90 | Mind Overflow :

    […] rouvre l’enquête sur le 11 sep­tembre, sur novö­vi­sion Anthologie du LOL, sur LesInrocks Culture Libre, un ebook à télé­char­ger pour com­prendre les enjeux de la culture du XXIe siècle, sur ReadWriteWeb AP réclame des droits sur le célèbre pos­ter d’Obama, sur Techcrunch Bug […]

  3. A lire ailleurs du 1er au 6 février 2009 | traffic-internet.net :

    […] libre . ReadWriteWeb.fr : Culture Libre, com­prendre les enjeux de la Culture du XXIe siècle Le livre de Lawrence Lessig, Culture Libre (Free Culture) est enfin dis­po­nible en français en […]

  4. (pluri)TAL / ILPGA [U. Paris 3] :

    […] ce sur quoi vous cliquez et en révi­sant aus­si­tôt les résul­tats qu’il retourne…Culture Libre, com­prendre les enjeux de la Culture du XXIe siècle : Le livre de Lawrence Lessig, Culture Libre (Free Culture) est dis­po­nible en français en […]

  5. Cultire livre, par Lawrence Lessig « DLog (supplt à www.lahary.fr/pro) :

    […] française de Lawrence Lessig, est déchar­geable ici au for­mat PDF, sous licence Creatuve […]

  6. Technologie, éducation et liberté » Blog Archive » Free Culture en français :

    […] Le célèbre livre de Lawrence Lessig Free Culture est main­te­nant tra­duit en français et dis­po­nible sur le site ReadWriteWeb France. […]

  7. Luc Besson soutient Sarkozy pour censurer l’internet | ReadWriteWeb France :

    […] dénonce dans sa tri­bune est un faux ami, la tra­duc­tion de “Free Culture” est bien sûr “Culture Libre”, “Free”, comme dans “Free Nelson Mandela”, ou le célèbre “Free […]

  8. Le Réseau des Pirates milite pour un Pacte des Libertés numériques | ReadWriteWeb France :

    […] Ces 10 enga­ge­ments pro­posent une vision nou­velle de l’internet, afin d’en pré­ser­ver ses fon­de­ments ini­tiaux et ouvrir le débat sur de nou­veaux modèles for­te­ment emprunt de Free Culture. […]

  9. [fr] Sommes-nous tous des Pirates? :

    […] ces per­son­na­li­tés sont des acteurs majeures du “cou­rant libre”. [lire à ce pro­pos : Culture Libre […]

  10. Kutiman invente le remix vidéo mashup musical… | ReadWriteWeb France :

    […] Ce der­nier point est essen­tiel. Si la culture auto pro­duite par les ama­teurs com­mence à être dis­po­nible en quan­tité suf­fi­sante pour géné­rer de la culture par effet remix, alors on peut voir dans Kutiman l’apparition d’une culture auto­nome, libre des griffes du copy­right et des majors, et dès lors pro­mise à un ave­nir ful­gu­rant. Une Culture Libre. […]

  11. eBook : l’édition connaitra-t-il le même sort que la presse ? | ReadWriteWeb France :

    […] d’un livre devrait du coup être consi­dé­ra­ble­ment rac­courci. A titre d’exemple, le livre Culture Libre, édité par mes soins a demandé moins d’une semaine de tra­vail (les curieux pour­ront se […]

  12. WiPDESIGN » Blog Archive » Culture Libre :

    […] de fichiers géné­ra­li­sés. Le livre (papier et numé­rique) Culture Libre de Lawrence Lessig — ici en ebook à télé­char­ger — situe les enjeux de la culture du XXIe siècle, avec un regard essen­tiel­le­ment porté sur le […]

  13. “Notre maison brûle et nous regardons ailleurs” « Section MoDem Antony :

    […] cou­ra­geux et les plus moti­vés à consul­ter, avant de se faire une opi­nion, ce qu’écrit  dans «Culture libre », Lawrence LESSIG, un e-book à télé­char­ger gra­tui­te­ment,  dont le sous-titre est « Comment […]

  14. Irène Delse » Hadopi pour les livres? Un peu d’histoire… :

    […] Culture libre, tra­duc­tion française du livre de Lawrence Lessig Free Culture (2004), sur Wikilivres, ou à télé­char­ger sur ReadWriteWeb; […]

  15. simplement Nat » Ceci est-il toujours justifié ? :

    […] de Livre de Lawrence Lessig Culture Libre à pro­pos de la pro­priété : Ces droits peuvent très bien avoir eu leur rai­son d’être ; […]

  16. Rebondissements dans l’affaire opposant la député Sylvia Pinel et le blog deputesgodillots.info | ReadWriteWeb France :

    […] j’ai édité la ver­sion Française d’une des plus impor­tants livres de Lawrence Lessig, Culture Libre, et je suis un fan […]

  17. Il était temps ! :

    […] http://fr.readwriteweb.com/2009/02/05/a-la-une/culture-libre-free-culture-lawrence-lessig-ebook/ […]

  18. La technologie comme écosystème | ReadWriteWeb France :

    […] exten­sion du domaine d’application de la phi­lo­so­phie de l’Open Source, théo­ri­sée par Lawrence Lessig dans Culture Libre, remet pro­fon­dé­ment la Culture en cause, au même titre que la démo­cra­tie à remis la société […]

  19. Un “serious game” démontre qu’innovation et brevets ne font pas bon ménage | ReadWriteWeb France :

    […] ren­force l’hypothèse sou­te­nue par Lawrence Lessig et les par­ti­sans de la Culture Libre depuis des années : une société libre des mono­poles de la […]

  20. SyNesTheSia » Blog Archive » Kutiman un DJ comme les autres ?… pas tout à fait.. :

    […] libre des griffes du copy­right et des majors, et dès lors pro­mise à un ave­nir ful­gu­rant. Une Culture Libre….” (via […]

  21. L’autre fracture numérique | Tête de Quenelle ! :

    […] et leur évolu­tion future (du moins celle sou­hai­tée) : licences crea­tives com­mons, notion de culture libre […]

  22. L’autre fracture numérique | Owni.fr :

    […] et leur évolu­tion future (du moins celle sou­hai­tée) : licences crea­tives com­mons, notion de culture libre […]

  23. Dictature 2.0 : think global, act local | ReadWriteWeb France :

    […] par beau­coup comme une pièce fon­da­men­tale de la liberté d’expression (lire à ce sujet ‘Culture Libre’ de Lawrence Lessig, plus que jamais, une lecture […]

  24. Ettighoffer Digital Campus » Biens immatériels : Pour un droit d’usage opposable au droit de propriété. :

    […] se sont don­nés la peine de lire l’édition française de l’ouvrage de Lawrence Lessig « Culture Libre » ou « com­ment les éditeurs uti­lisent la loi pour confisquer les œuvres de l’esprit ». Un […]

  25. Culture Libre: mode d’emploi « Planète Culture :

    […] sur les légis­la­tions des conte­nus numé­riques. L’ebook est gra­tuit, bien fait et dis­po­nible icia défense incon­di­tio­nelle du […]

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