La loi « Création et Internet » sera présentée le 4 mars à l’Assemblée Nationale, mais avant cela il y a l’étape de la Commission des Lois et de l’audition de la Ministre de la Culture Christine Albanel. La restransmission se fera en direct mais aucune archive ne sera disponible. Au cas où ?
Elle présentera et défendra son texte devant des députés, dont le rapporteur du texte, Franck Riester (UMP). La séance est accessible à la presse et sera retransmise en direct sur Internet (mais ne sera pas archivée).
Si quelqu’un enregistre le stream et le met en ligne, recevra-t-il un mail d’avertissement avant coupure ?
La restransmission est ici à partir de 16h15.
A lire également :











17 février 2009 à 17:09
J’espère que quelqu’un enregistre ce stream…
Olivier Blondeau fait du tweet en direct sur http://twitter.com/oliblondeau
17 février 2009 à 17:11
404 sur le lien du stream ??? On a fait une erreur ou c’est le début de la censure ?
17 février 2009 à 17:12
LE BON LIEN : http://www.assemblee-nationale.fr/13/commissions/commissionsdirect.asp
17 février 2009 à 17:22
Le lien était bon Fabrice, il y a eu un formatage bizarre dans wordpress… c’est corrigé.
17 février 2009 à 18:09
Communiqué de la Quadrature du Net.
Lien permanent : http://www.laquadrature.net/fr/hadopi-albanel-passe-son-oral-0-sur-20
HADOPI — Albanel passe son oral : 0/20
** Paris, le 17 février — Christine Albanel a passé aujourd’hui son grand oral devant les commissions de l’Assemblée nationale. Le Professeur Quadrature a enfilé sa blouse blanche pour l’examiner. La ministre a tenté en vain d’y défendre son projet de loi HADOPI instaurant la « riposte graduée » contre les internautes partageurs. Comme une mauvaise élève faisant semblant d’avoir appris ses leçons, elle a soigneusement évité de répondre à toutes les questions cruciales. Le verdict du Professeur est sans appel : tout comme son projet de loi, elle a été recalée. **
La ministre de la Culture Albanel passait son ultime épreuve avant la présentation de son projet de loi HADOPI (« création et Internet ) devant l’Assemblée en mars prochain. Les examinateurs, représentant la commission des lois (le rapporteur du texte Franck Riester) et la commission des affaires culturelles (Muriel Marland-Militello), pourtant bienveillants à son égard, n’ont rien pu faire pour la repêcher.
Après avoir ressassé son refrain hors-sujet condamnant les méfaits des pirates, la ministre Albanel a, malgré elle, montré devant un jury de députés et de journalistes médusés qu’elle n’avait pas suffisamment étudié sa leçon [1]. Les questions clés d’applicabilité, d’efficacité, et de constitutionnalité de son texte sont restées sans réponse :
* Christine Albanel n’a pas pu expliquer comment il serait possible de faire confiance, pour initier les procédures de l’HADOPI [2] à des « preuves » immatérielles d’infractions relevées par des acteurs privés surveillant le réseau. En effet les relevés d’adresses IP effectués par les syndicats professionnels et enquêteurs privés travaillant pour les industries du divertissement ne permettent en aucun cas de prouver la contrefaçon qu’ils sont sensés détecter.
* La ministre a été parfaitement incapable d’expliquer comment les citoyens accusés par l’HADOPI pourraient prouver leur bonne foi : s’opposer à ces relevés immatériels d’IP est parfaitement impossible, et l’accusé n’a de toute façon à aucun moment l’occasion de contester la procédure avant que la sanction ne soit tombée. Le courrier électronique d’accusation, tout comme la lettre recommandée, ne comportent pas le nom des oeuvres supposément échangées. Cela n’a pas empêché la ministre d’accuser les destinataires de ces accusations d’être des « pirates » et donc de les présumer coupables.
* Mais c’est surtout sur la justification des fondements mêmes de son texte que les lacunes de la ministre ont été les plus flagrantes : inapte à prouver un quelconque lien entre échanges d’oeuvres entre particuliers et baisse des ventes [3], ni même que des internautes dissuadés d’échanger par la peur du gendarme HADOPI iraient pour autant acheter plus ! Elle s’est entêté à répéter les tromperies [4] des industries archaïques et incapables de s’adapter, à croire que leurs surprise-parties ont distrait la ministre de ses révisions… Il faut tout de même saluer l’aveu que les sanctions infligées par l’Hadopi ne se subtituent pas aux dispositions pénales déjà en vigueur. Elle n’a cependant pas semblé être gênée par ce risque de double peine.
* Pour couronner le tout, il semblerait que la ministre veuille renvoyer les internautes à l’âge du minitel [5]. En effet, pour ne pas que l’Hadopi pénalise les utilisateurs anonymes de bornes wifi ouvertes, Mme Albanel a proposé que ces bornes ne donnent accès qu’à un nombre limité de sites web prédéfinis.
Il n’y a pas grand espoir que la situation de l’élève Albanel s’améliore d’ici à son oral de rattrapage devant les députés courant mars. Il reste cependant une chance pour ces derniers, à condition qu’ils ne copient pas sur la ministre et fassent correctement leurs devoirs de protéger leurs électeurs en rejetant ce texte. Ils pourront ainsi, à l’inverse de leur camarade ministre, éviter le redoublement.
** À propos de la Quadrature du Net **
La Quadrature du Net est un collectif de citoyens qui informe sur des projets législatifs menaçant les libertés publiques et le développement économique et social à l’ère du numérique.
La Quadrature du Net sensibilise les citoyens, les pouvoirs publics, les associations, les entreprises sur ces menaces. Elle travaille sans exclusive à l’élaboration de solutions alternatives équilibrées.
La Quadrature du Net est soutenue par des organisations françaises, européennes et internationales, dont l’Electronic Frontier Foundation, l’Open Society Institute et Privacy International.
Liste des soutiens : http://www.laquadrature.net/fr/ils-soutiennent-la-quadrature-du-net
17 février 2009 à 21:50
Alors, finalement quelqu’un a rippé le stream ?
18 février 2009 à 9:14
@dealmix Oui, je l’ai, La Quadrature a enregistré cela, mais c’est un stram WMV que j’arrive à lire via MPlayer Mac mais hors de question de l’ouvrir avec Quictime (j’ai le codec WMV) ni de l’ouvrir dans iMovie, et la qualté est lamentable…
Si un expert du transcodage video nous lit, on a besoin d’aide pour mettre ca en ligne.
18 février 2009 à 10:45
@Fabrice : à part utiliser un PC je pense que ça va être difficule sur, sauf à avoir le codec Flip4Mac complet (et pas seulement la version gratuite). Sinon essaye de reencoder via VLC.
19 février 2009 à 11:45
Voici le lien http://www.assemblee-nationale.fr/13/commissions/com-soc-lois-20090217.asp
13 mars 2009 à 7:51
Pour réencoder du .wmv en divx .mpeg4 ou autre sur MacOSX, une solution simple efficace et gratiute.
Le logiciel FFMPEGX, Téléchargeable (liens ci desssous).
http://www.ffmpegx.com/fr/download.html
13 mars 2009 à 7:53
Il y a aussi des version FFMPEG pour Windows et pour Linux.
13 mars 2009 à 8:54
Désolé, je n’était pas encore tout à fait bien réveillé,
Ce que j’ai testé pour vous, pour lire convenablement la video en streaming, j’ai installé FLIP4MAC (pour le télécharger directement cliquez ici: http://download.microsoft.com/download/c/8/9/c8951314-e056-404a-8ea8-8744e42594aa/WM%20Components%202.2.1.11.dmg ).
Apparament il est possible d’importer la video mais en mode démonstration il y aura un watermark sur l’image.
Ensuite j’ai capturer la séquence avec “SnapzPro” ( téléchargeable ici: http://www.ambrosiasw.com/downloads?height=500&width=805&product=1000 )
En mode démo c’est le même problème de watermark en pire. Mais, j’ai la version complète.
Il faut ensuite le réencoder pour réduire la taille du fichier.