Share This. C’est le nom d’une petite application que l’on voit sur de nombreux blogs sous la forme d’un petit îcone vert qui vous permet de partager un article qui vous a plu avec tous vos amis, qu’ils soient utilisateurs de réseaux sociaux, de sites de partages, ou simplement s’ils disposent d’une adresse email. Cette petite application ne semble pas être d’une grande valeur mais vient tout de même de lever 21 millions de dollars. Pourquoi? Simplement parce que l’enjeu est de taille malgré la fonctionnalité proposée par l’application : devenir un des pilliers de l’Internet de demain. Pas moins.
Un design plus beau pour gagner en valeur
Tout se joue généralement à la première impression pour les outils pour utilisateurs Internet. L’ancienne version de Share This était d’un design bien peu engageant, et cette version adresse véritablement un rendu visuel et une ergonomie donnant envie d’utiliser cette application. Ce qui change tout pour un outil qui dispose d’une fonction simple et à usage unique, et permet d’engranger quelques millions d’actions supplémentaires.
Mais passons outre cette donnée centrée sur l’utilisation de Share This pour aller dans le fond de l’usage, celui de l’analyse des données utilisateurs dont dispose cette entreprise via son outil plus rapide que l’email. Car c’est sur cette somme d’informations à disposition que 21 millions de dollars ont été fourni, et de surcroit en ces temps où l’on fait plutôt attention à l’argent qui sort de ses poches.
L’arme ultime pour savoir qui envoie des informations sur vous, et qui les reçoit
Envoyer et recevoir. Le coeur du système proposé par Share This. Simple comme bonjour et efficace comme Internet. Comment une entreprise refuserait de passer à côté de la possibilité de savoir qui est relai d’une information portant sur elle à une autre personne ? et comment ne pas vouloir accéder à une base de données contenant vos potentiels noveaux clients ?
En effet, Share This devrait être capable d’extraire toutes les données liées à une entreprise en retrouvant le contenu d’une page Internet envoyée via son système de notification, et de fournir à une marque toutes les informations sur qui a utilisé Share This et à qui l’information a été envoyée. Inquiétant pour certains, phénoménalement pratique et porteur de promesses pour d’autres.
La propriété des données encore en jeu
Si ces 21 millions sont utilisés à ces fins commerciales, il est évident que se posera pour Share This le même problème que celui posé à Facebook en ce moment, celui de la propriété des données et le droit d’exploitation. Mais outre cette question légale, c’est bien un potentiel Google de la donnée que nous verrons voir surgir de l’océan web d’ici quelques mois.
Les applications de cette plateforme de données pourraient être multiples, les premières idées pouvant être pour les stratégies d’acquisition de nouveaux clients pour les marques, la gestion de leur réputation en ligne, pour ce qui est du côté le plus clair des idées d’usage, celles du côté obscur étant à votre discrétion.
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20 février 2009 à 10:46
Envoyer-recevoir, et identifier qui est au bout de chaque côté de la chaine. Finalement, la position de force dans le web de demain n’est pas d’avoir l’info, mais de la faire transiter et de savoir qui veut l’envoyer et qui la reçoit.
Ce que fait déjà Google en un sens en aidant à s’orienter dans les informations mondiales. Mais là c’est encore plus fin, malin, et redoutable.
Après Facebook et ses CGU revues, encore une question de droit à la confidentialité de la navigation qui ressort, et qui montre bien la différence de conception qu’il peut y avoir entre les USA et l’Europe en matière de données personnelles.
20 février 2009 à 11:42
“Inquiétant pour certains, phénoménalement pratique et porteur de promesses pour d’autres.”
En ce qui me concerne, je trouve ça flippant. Je comprends l’aspect pratique et surtout tellement facile. Mais je m’interroge à propos de l’usage détourné… comme d’habitude.
20 février 2009 à 17:54
Si je comprends bien, Share This peut connaitre précisément l’identité de chaque internaute qui clique sur son l’icone de partage ?
20 février 2009 à 18:13
@Stan : Non, ShareThis ne peut pas connaitre l’identité de la personne qui utilise son outil, mais en revanche il obtient des informations simples comme :
- Quelle est la page à partir de la quelle la personne a utilisé l’outil Share This
- Quelle est la personne à qui l’utilisateur envoie le lien de la page
- Quel outil l’utilisateur utilise pour envoyer le lien de la page (email ou outils de partages proposés par Share This)
Ce sont des informations suffisantes pour savoir si l’expéditeur du lien ou celui qui le réceptionne peut devenir un client d’une marque, et rentrer dans un de ses programmes client.
21 février 2009 à 7:45
Celui qui vous surveille réellement s’appelle Google.
Jamais une entreprise n’a été aussi puissante , jamais une entreprise n’a eu un potentiel aussi puissant que cela sur le CONTROLE .
Ce n’est pas Share this qui me fait flipper, moi;
C’est Google .…