Ca y est, c’est à nouveau la panique, Gmail ne répond plus ! Il suffit de lire Twitter ou de regarder les statuts Facebook pour voir à quel point ce service de Google a pris une place importante. Loin de nous l’idée de faire du catastrophisme racoleur, prenez plutôt cet article comme la mesure du pouls de l’internet quand l’un de ses poumons se met à tousser. Posant de ce fait la question de la dépendance à un service, voire un outil indispensable.
Allant sur Facebook, j’ai effectué l’expérience suivante : à 13h45 ce jour je me connecte à mon Facebook, juste après la « crise » occasionnée par l’absence de Gmail. Voici ce que cela donnait, entre panique et humour :
« My kingdom for Gmail »
« My Gmail in Paris is back and I see it’s back for whole planet »
« si un jour j’ai une panne comme celle de Gmail… je rentre au couvent! »
« en mode fin du monde http://tinyurl.com/ctowrx. »
« laisse moi kiffer la vibe avec GMAIL… j’suis pas d’humeur a c’qu’on prenne mes mails…. »
« Gmail down… J’hésite entre signaux de fumée sur le toit de l’immeuble et pigeon voyageur.. »
« Have we become too dependent? http://twitterfall.com/Gmail. »
« @ruskin147 Man at Google confirms »There is a fault with gmail right now-we’re trying to fix it asap ».Sad he’d emaill me-but couldn’t. LOL. »
« Chuck Norris a fini d’utiliser Gmail. Retour à la vie normale ^^.
« se demande si elle va se resservir de son compte hotmail. »
« Gmail still down, DM me or private mail me on fb pls »
#GmailDown – 13.8 million folks on Skype right now. via @darenBBC
Le plus impressionnant étant bien sur de se connecter à TwitterFall pour voir en temps réel le « désarroi » des internautes. Et les blogueurs ont eu besoin d’extérioriser leur mal de mail. Côté Google, c’est par un laconique message que la panne est notifiée : personne ne semble vraiment savoir d’où cela vient.

Alors, sommes nous en passe de devenir des Gmail-junkies qui se mettent à Twitter frénétiquement au moindre éternuement de Google ? J’avoue avoir été passablement énervé de ne pouvoir utiliser mon mail. Pensant vouloir passer par mon iPhone, j’ai réalisé qu’il est aussi lié à mon Gmail : aucune autre possibilité que d’attendre donc. Google n’en est pas à son premier soucis (tant avec Gmail que le moteur de recherche même), et il y a des questions qui se posent désormais :
- Google accumule-t-il les déboires, victime de la loi de Murphy, ou bien commence-t-il vraiment à ne plus soutenir la charge ?
- Quid de l’intégrité des données déposées dans la « mémoire » qu’est en train de devenir Gmail ?
- Qui saura exploiter ces soucis à répétition et reprendre une « part de voix » face au numéro 1 du net ?
- Quelles sont les solutions alternatives qui peuvent se présenter à nous si « Google blackout » ?
Concernant ce dernier point, on aura spontanément observé que Twitter, Skype et facebook (sans oublier peut-être MSN) semblent être les alternatives les plus immédiates, avec un usage du micro-blogging pour :
- vérifier que le problème est général,
- communiquer sur la panne et son étendue,
- donner d’autres moyens d’être joint,
- plaisanter (et déstresser) en attendant de pouvoir reprendre une activité normale,
- et bien sur essayer de continuer à communiquer (pour son travail ou son loisir).
Il serait donc intéressant de voir qui, en cas de problème prolongé, tirerait son épingle du jeu…
Pendant ce temps là, Wikipedia est déjà à jour de ce plantage (paragraphe Histoire) ! Magie du net qui ne s’arrête jamais, quitte à s’auto-alimenter…
BONUS : les 10 choses à faire quand Gmail est planté.
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24 février 2009 à 15:47
Oui on est tous des junkies, c’est sûr. Un plantage est un bon garde fou pour se souvenir que certaines données uniquement sur gmail sont un peu en danger…
24 février 2009 à 15:59
Je suis tellement d’accord avec Eric… C’est pour ça que le Gmail Offline peut être une très bonne alternative pour les données…
24 février 2009 à 16:07
Junkies ou pas, ça indique aussi notre capacité à communiquer en vase fermé. Après tout Gmail en France, a 10% de part de marché. Ce n’est pas encore le drame national et pourtant à nous entendre, tout le monde est bloqué !
24 février 2009 à 16:12
@Dave : “Gmail Offline peut être une très bonne alternative pour les données”. Pour leur stockage seulement. L’email est un flux. Moins que Twitter et autres statuts FaceBook certes.
24 février 2009 à 16:19
Gmail est là où atterrissent tous mes mails, mais j’assure un peu mes arrières en faisant des backup réguliers (via POP3) dans Thunderbird, qui a sont tour est backupé sur disque-dur chaque semaine.
A noter d’ailleurs que Gmail marchait bien en IMAP pendant la crise…
24 février 2009 à 18:32
@Gregory : excellente remarque. Cela tendrait prouver que les utilisateurs de Gmail sont majoritairement des gens travaillant dans le web ou utilisant massivement celui-ci, des “connectés”, bref ceux qui s’expriment le plus sur la Toile car l’utilisant massivement.
Quand on regarde les chiffres en termes de part de marché, on a (http://www.zdnet.fr/actualites/internet/0,39020774,39386706,00.htm) une poussée de 91% en France de Gmail, mais il reste effectivement le 4e service utilisé. Qui a-t-on devant ? Hotmail l’historique, très lié aux comptes MSN (numero 1 des IM en France), puis Orange très lié à son statut de FAI numero 1, et Yahoo.
Or, autour de nous dans notre environnement “d’utilisateurs digitaux”, qui utilise une adresse hotmail ? Franchement, personne. Yahoo oui, quant à Orange c’est souvent une adresse perso ou utilisée par les petits pros car liée à un abonnement livebox.
De fait, oui Gmail a une petite PDM… mais il semblerait que c’est le service plébiscité par ceux qui utilisent et qui s’y expriment.
D’où la question : sommes nous des junkies ? Oui, je pense que nous sommes très dépendant de Google, par nos usages de ses produits souvent liés à nos métiers ou notre utilisation du web.
24 février 2009 à 20:00
Comme quoi, moi qui utilise toujours hotmail, je me suis sentit un brin fierot aujourd’hui… D’ailleurs, ils devraient appelé ça Gmal :)
24 février 2009 à 20:13
Sans Google, je ne vi(rtuel)s plus.
25 février 2009 à 8:46
Le plande Google est que nous devenions junkie.
Et que tout passe par lui. Les datas, l’attention,l’activité.
Cela marche d’ailleurs sauf pour le grand public internet; cela prendra plus de temps , mais Google à tout le temps.
25 février 2009 à 10:41
Si la guerre propre consiste à une extermination massive, mais sélective, je ne sais pas si je dois avoir peur de la course à l’armement des États ou celle de l’équipement des foyers en informatique familial.
Au fond, il n’y a pas de différence entre les deux, si ce n’est la démocratisation à outrance au nom du progrès et des actionnaires, petits ou gros.
Le mythe de la technologie de service laisse peu à peu place à l’assistanat compensateur.
Le tout fonctionnel transforme le temps d’activité en consommation passive.
Quand les objets deviennent des outils, on peut observer les premiers signes de dépendance émotionnelle.
Pas besoin d’une grande imagination banale ou d’une de ces paranoïas simulées pour constater que notre écosystème subit une profonde mutation.
http://souklaye.wordpress.com/2009/02/24/effets-secondaires-de-la-fracture-numerique/
01 mars 2009 à 2:15
Non rien vu, j’utilise mon serveur mail !
Être connecté oui !
Être blogueur, participant oui !
Être acteurs (mini) sur le net c’est mieux !