Dorkbot : des gens qui font des trucs bizarres avec de l’électricité

Ce jeudi 26 février, Dorkbot Paris débarque au Palais de Tokyo et c’est une bonne occasion de découvrir cette bande de passionnés, leur approche de la créativité et les passerelles qu’ils construisent entre art, bidouillage et technologies.

Il est très difficile de définir ou de circonscrire Dorkbot comme une communauté, une série d’évènements, une philosophie ou un style, puisque le principe même de ces rassemblements informels est de rester indéfini, afin de laisser le plus de liberté possible à ses participants : ingénieurs, artistes, scientifiques, bidouilleurs en tous genres s’y mêlent et s’y échangent des étiquettes souvent trop restrictives.

Les technologies, des plus « high » aux plus « low » peuvent y être présentées et expérimentées en direct par un public qui se fait chercheur. Les thématiques les plus diverses y trouvent un écho, entre rationalité scientifique, esthétiques technologiques, poésie du quotidien et trouvailles techniques…

Comme ils le disent eux-même, il s’agit avant tout de rassembler des « gens qui font des choses bizarres avec de l’électricité ». En faisant de l’électricité et de la créativité ses seules énergies de ralliement, Dorkbot s’adresse à tous et se développe aisément sur les cinq continents depuis ses débuts à l’Université de Columbia, en 2000.

Comme l’explique Douglas Repetto, le premier initiateur de Dorkbot à New-York, chaque ville dans le monde peut organiser et gérer un Dorkbot, selon sa propre interprétation et ses ressources : il suffit de répondre à un certain nombre de critères (ouverts) et surtout… d’en avoir envie !

Au delà d’une ambiance expérimentale, ludique et passionnante, Dorkbot permet surtout de rassembler des personnes issues d’horizons différents. C’est le lieu de transmission et d’échange de pratiques et d’idées, de frottements riches qui brouillent des limites établies de (trop) longue date.

C’est souvent dans ces zones d’incertitude créatrice que l’art a traditionnellement tendance à se développer le plus, et même si Dorkbot se veut pluri-disciplinaire et technologique, il se dégage de ces rencontres une forte connotation artistique (qui se développe encore avec le nouveau projet de Douglas Repetto : ArtBots). Les grands principes du hacking et ceux des arts contemporains se sont rencontré pour fusionner en Dorkbot, permettant des passerelles inédites entre des mondes traditionnellement opposés (qui ont pourtant tout à faire ensemble) :

-    le bidouillage, le bricolage et la récupération d’objets sont communs aux deux univers, depuis les Ready-Made de Marcel Duchamp, jusqu’aux actions de Fluxus, dans cette volonté de l’art du XXe siècle à se confondre avec la vie quotidienne ;
-    le partage immédiat et le spectacle du « faire » est aussi un mode de présentation commun à ces deux mondes qui privilégient le processus de création à l’objet final, le contact direct avec le public plutôt que la froideur catégorisante et distante des institutions;
-    les deux cultures proposent de nouvelles formes de socialité, des « utopies réalisées » qui se posent en critique et en réponse à une société individualiste, consumériste, aliénatrice ou liberticide.

En mélangeant savoirs élitiste et empirique, scientifiques et bricoleurs, artistes et hackers, Dorkbot permet l’avènement d’une nouvelle culture qui a pris racine dans différentes sources historiques (les sciences, les recherches techniques, les arts) et qui se développe à une époque dans laquelle la technologie, bien qu’omniprésente, fait désormais l’objet d’une prise de recul et de conscience.

D’une certaine façon, ce sont ces pratiques aux frontières entre plusieurs disciplines qui font naître la part de conscience et de poésie indispensables à une technologie qui peut évoluer sans humanité. L’art serait-il la conscience de la technologie?

(un grand merci à David Steinberg et Emmanuel Ferrand de Dorkbot Paris pour cette rencontre passionnante!)

Voici le programme de Dorkbot Paris au Palais de Tokyo (source : newsletter de Dorkbot Paris) :

La prochaine édition de Dorkbot Paris aura lieu ce Jeudi au Palais de Tokyo.

Dans le cadre de l’exposition Gakona, le Palais de Tokyo donne carte blanche à Dorkbot Paris pour sa programmation culturelle.

Sur l’expo: Gakona, petit village au centre de l’Alaska, abrite le programme de recherche américain HAARP. Inspirés des travaux de l’inventeur Nikola Tesla, des chercheurs y étudieraient la transmission de l’électricité dans les hautes couches de l’atmosphère. Mais, en raison de son financement militaire et des peurs liées à l’électromagnétisme, HAARP est aussi devenu une source intarissable de rumeurs…Constituée de quatre expositions personnelles Micol Assaël, Ceal Floyer, Laurent Grasso et Roman Signer, la session Gakona se situe à la croisée du fait et de la rumeur, du réel et du fantamse, de la science et de l’imaginaire.

Entre février et avril 2009, nous présenterons donc 6 sessions Dorkbot thématiques en lien avec ces expositions.
La première d’entre elles a pour thème « Eco – Energies » : discussions et bidouillages sur la décroissance et la production alternative d’énergies…
Avec : Benjamin Cadon, Ewen Chardronnet, Dominique Leroy (ECOS) et Laurent LeGuyader

Dorkbot Paris au Palais de Tokyo – « Eco – Energies »
Jeudi 26 février 2009 à 19h30, Auditorium du Palais de Tokyo
13, avenue du Président Wilson, 75016. Métro Iéna (ligne 9)
http://www.palaisdetokyo.com/
L’entrée à cette session Dorkbot Paris est liée à l’entrée de l’exposition Gakona (Tarifs de 1EUR à 6EUR selon conditions, gratuit pour les chômeurs, moins de 18 ans et personnes handicapées). N’hésitez pas à nous contacter si vous comptez venir à plusieurs sessions Dorkbot.

Programme détaillé:

• Benjamin Cadon et Ewen Chardronnet présenteront à cette occasion le protocole de travail du Spectral Investigations Collective (SIC), travail collectif qu’ils mènent depuis 3 ans avec Bureau d’études, Ghostlab, Alejandra Perez Nunez et d’autres collaborateurs occasionnels. Le SIC enquête sur les spectres électromagnétiques  tels qu’ils se manifestent dans les environnements industriels, mais également sur toutes les manifestations spectrales auxquelles il est confronté. Il met à l’épreuve la façon dont  ces spectres viennent modeler, contraindre et orienter notre vie.

Pour cette rencontre, Ewen Chardronnet développera les méthodes employées par le SIC pour aborder la question des radars géants, Benjamin Cadon présentera quant à lui, des moyens pour capter des champs électromagnétiques à différentes longueurs d’ondes en l’illustrant de façon sonore et/ou visuelle (des « Very Low Frenquency » aux GHz de nos téléphones portables) et évoquera diverses utilisations « alternatives » : recherche d’énergie libre, effet van Eck, capteurs capacitifs, armes non létales, mind control et phénomènes surnaturels associés…

Liens web :
Ewen Chardronnet :
http://blog.e-ngo.org/
http://semaphore.blogs.com/semaphore/spectral_investigations_collective/

Benjamin Cadon :
http://ww.01xy.fr
http://www.labomedia.net

• Dominique Leroy est membre d’Ecos, projet transdisciplinaire qui s’appuie sur la recherche scientifique et l’action culturelle pour interroger et mettre en perspective les interactions entre technologie, écologie et économie.
Il présentera des recherches et expérimentations portées par ecos depuis 2007 :
- un projet de monnaie sociale et symbolique, occupant dans une communauté une dimension économique et culturelle : ecosXchange, initié par Siraj Izhar, est un projet de recherche en cours depuis 2007.
- des micro-expériences techniques et artistiques mettant en oeuvre différentes énergies, comme Resonating-With-Light réalisé par Edo Paulus.
http://ecos.crealab.info

• Laurent Le Guyader, électronicien négaWatteur, mesurera et mettra en évidence les consommations électriques et les champs électromagnétiques des appareils de notre quotidien. Cette intervention sera suivie d’une discussion sur le scénario négaWatt : sobriété, économies d’énergie et énergie renouvelables pour résoudre la crise énergétique à venir.
http://www.negawatt.org/

• Opendork, session libre ouverte à tous
Apportez votre projet et venez le partager avec nous au sein de l’Opendork qui clôture chaque rencontre.

Et ensuite ?
Notez d’ores et déjà la date du 5 mars, session Dorkbot « Brainwaves » qui traitera d’ondes cérébrales captées et détournées!

Les sessions suivantes auront lieu les 12 et 21 mars et les 11 et 23 avril.
On y parlera (et plus si affinités) d’expérimentations électriques qui feraient plaisir à Nikola Tesla, de réseaux DIY, de circuit bending et de récupération/création à base de « déchets » technologiques.

On y rencontrera (entre autres) Gary Mc Darby, Dominique Peysson, Horia Cosmin Samoila, Jean-Baptiste Labrune, Dana Gordon, Gijs Gieskes, Douglas Repetto, Jonah Brucker-Cohen, Katherine Moriwaki et l’équipe de Dorkbot Paris.

A bientôt,
L’équipe Dorkbot Paris
http://dorkbot.org/dorkbotparis

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12 commentaires pour cet article

  1. Mael

    Je trouve ça “mar­rant” mais sans autre por­tée. La somme de réfé­rences asso­ciée n’apporte pas plus de sens que pour un roman de gare qui se récla­me­rait des formes nar­ra­tives ances­trales et de la moder­nité du polar.
    Ca me laisse un peu sans vois cette ten­dance à se récla­mer de l’esthétique rela­tion­nelle pour jus­ti­fier son absence d’implication per­son­nelle dans une œuvre. Si on ne veut plus faire d’art, autant être franc et appe­ler sa pro­duc­tion autre­ment. En l’occurrence, là, ça cor­res­pond assez à la défi­ni­tion de ce que sont des jouets.

  2. Fabrice Epelboin

    Heu… où avez-vous vu une allu­sion à l’esthétique rela­tion­nelle ? Ou alors il faut qua­li­fier ainsi les ren­contres telles que les Barcamp dont le mode d’interaction est proche (bien que plus homo­gène en terme de population)

  3. Mael

    L’esthétique rela­tion­nelle est un mou­ve­ment artis­tique (défini par le cri­tique Nicolas Bourriaud). Cette mani­fes­ta­tion en reprend les prin­cipes, en impliquant le public, voire en en fai­sant un acteur qui fait de lui une com­po­sante de l’œuvre (typique­ment, un hap­pe­ning col­lec­tif).
    Je n’ai jamais sous­cris à ce mou­ve­ment, par contre tra­vailler ensemble en intel­li­gence et avec enthou­siasme me semble vieux comme le monde et par­fai­te­ment constructif !

  4. Fabrice Epelboin

    @Mael

    Oui, je connais, mais dès lors, une large quan­tité de mani­fes­ta­tions plus ou moins geeks fonc­tionnent sur ce prin­cipe, notam­ment les Barcamp, Foocamp et autres, qui n’ont à priori jamais entendu par­ler de Bourriaud.
    Ce n’est pas parce que Bourriaud à théo­risé la des­sus que toute forme de créa­tion col­lec­tive qui ne défi­ni­rait pas stric­te­ment une limite entre les créa­teurs et les spec­ta­teurs doivent lui faire allé­geance. Ce prin­cipe se retrouve aussi (dans le vir­tuel) dans l’Open Source, et est égale­ment l’une des dyna­miques de la Culture Libre, et là aussi, on est loin de Bourriaud. Qui plus est, comme vous le sou­li­gnez, tra­vailler ensemble est vieux comme le monde, mélan­ger des cultures très hété­ro­gènes pour le faire choque toujours en France, mais ailleurs, c’est plu­tôt bien admis, voir valorisé.

  5. Audrey Bartis

    @Mael : merci pour vos com­men­taires. en fait, ce n’est pas parce que cette série d’évènements dork­bo­tiens se tient au Palais de Tokyo qu’elle relève de l’esthétique rela­tion­nelle (Nicolas Bourriaud, auteur de cette théo­rie sur l’esthétique rela­tion­nelle, a été le pre­mier co-directeur du Palais de Tokyo)! bien que très média­ti­sée et inté­res­sante sur cer­tains points, cette théo­rie ne m’apporte pas grand chose dans mon tra­vail sur l’art. en revanche, ce que vous dîtes sur le fait de tra­vailler ensemble avec enthou­siasme est com­plè­te­ment dans le sens de ce billet qui n’est qu’une ten­ta­tive d’ouverture, lui aussi. j’avais remarqué com­bien ces deux mondes, geek et artis­tique, avaient pro­fon­dé­ment en com­mun. il ne s’agit pas pour moi de jus­ti­fier ou légi­ti­mer Dorkbot par des cita­tions artis­tiques diverses, mais de mon­trer les points com­muns de ces deux mondes, et pourquoi plus de pas­se­relles entre les deux, comme Dorbot, devraient se mul­ti­plier. comme il se trouve que je suis pas­sion­née par les deux, je sou­hai­te­rais appor­ter ici mon enthou­siasme pour les fron­tières floues et mou­vantes entre les disciplines ;-)

  6. Mael

    Ça mérite d’être cla­ri­fié, sur­tout dans ce contexte du Palais de Tokyo et de la pré­sen­ta­tion for­cé­ment un peu solen­nelle qui est faite de l’évènement. Ce qui n’a rien de sur­pre­nant vu l’institution en ques­tion.
    Merci en tous cas pour ces expli­ca­tions, qui rendent à votre ini­tia­tive sa frai­cheur pre­mière.
    Les explo­ra­tions de fron­tières sont toujours très inté­res­santes, mais ne sont pas une fin en soi. Il est bon de le rappeler.

  7. Fabrice Epelboin

    Le contexte du Palais de Tokyo et de Bourriaud m’avait com­plè­te­ment échappé… en effet… la des­sus, vous vous rejoignez ;)

  8. Audrey Bartis

    le fait de voir Dorkbot au Palais de Tokyo pose évidem­ment ques­tion, je suis bien d’accord… com­ment vit une uto­pie “réa­li­sée” comme Dorkbot dans une ins­ti­tu­tion étatique et contro­ver­sée comme le Palais de Tokyo, c’est une vraie ques­tion à laquelle seuls les dork­bo­tiens pour­ront répondre, à la suite de cette expé­rience. dans le cas de ces évène­ments, leur pro­gram­ma­tion est celle d’un “fil rouge” ou d’un com­mis­sa­riat. ils ont fait des pro­po­si­tions dans le cadre d’une carte blanche, et cela mérite d’être vu, à mon sens. là encore, si on se fige dans cette sépa­ra­tion nette de l’underground et de l’institution, on joue ce jeu très français des “petites boîtes bien rigides”! donc, il faut voir com­ment ces deux uni­vers se frottent aussi l’un à l’autre…
    en effet, les explo­ra­tions des fron­tières ne sont pas une fin en soi, mais quand elles sont jus­ti­fiées, par des ponts à faire, ou tout sim­ple­ment de l’enthousiasme, elles sont pro­duc­trice de nou­veauté, de créa­tion avant tout. dans une culture sclé­ro­sée comme la nôtre, en France, toute ini­tia­tive de ce type, qui montre que “ce n’est pas sale” de mélan­ger les gens et les genres, est fran­che­ment bienvenue!

  9. Damien Douani

    Merci Audrey pour cet article qui a le très grand mérite de rap­pe­ler une chose : ce sont ce genre d’inititative, à la fron­tière entre la sciences, la curio­sité, l’empirisime, l’artistique et les usages tech­no­lo­giques qui engendrent de nou­veaux champs et per­mettent de se poser des ques­tions quant aux tech­no­lo­gies et leurs usages.

    Ayant long­temps tra­vaillé avec des équipes mul­ti­dis­ci­pli­naires en R&D très “tech”, je pre­nais soin d’avoir dans mes équipes des per­sonnes pou­vant être per­méables à ce type d’approche. Le tra­vail avec les artistes numé­riques a aussi été une très grande source de ques­tion­ne­ment et de remise en cause de cer­tains de nos concepts.

    Malheureusement en France on a ten­dance à cata­lo­guer les artistes dans “gens décon­nec­tés de la réa­lité ou de l’utilité des choses” (à contra­rio des ingé­nieurs par ex, ce qui est faux dans les deux cas), et les inno­vants comme aussi des ovni. Or le sup­port de tech­no­lo­gies peut don­ner lieu à de l’expression créa­tive et artis­tique, ayant elle-même un impact direct sur la tech­no­lo­gie et sa nature. Exemple que j’ai vu aux Pays-bas dans une confé­rence web (et pas en France bizar­re­ment…) : Machinima (http://fr.wikipedia.org/wiki/Machinima).

  10. Audrey Bartis

    merci Damien :)
    en fait, l’art étant par prin­cipe un reflet / ana­lyse / cri­tique / recherche poé­tique / … de son époque, il n’y avait aucune rai­son que les artistes ne s’approprient pas les tech­no­lo­gies, comme tout autre ter­ri­toire cultu­rel. les artistes sont for­cé­ment connec­tés à la réa­lité (wha­te­ver that means!), puisque c’est leur maté­riau de tra­vail.
    je suis bien d’accord avec toi pour dire que dans les deux cas, lorsque l’on oppose les modes de pen­sée de l’ingénieur et de l’artiste, on se trompe. il y a autant de créa­ti­vité dans les deux, comme on peut par­ler de la créa­ti­vité d’un déve­lop­peur infor­ma­tique ;)
    ps : tu as vu le lien vers le fes­ti­val ArtBots? il y a de très très belles choses!

  11. Dolorès

    Cher Patrice, il n’y a pas que le contexte du Palais de Tokyo qui vous a échappé : Nicolas Bourriaud n’est plus le direc­teur depuis 2006 C’est Marc-Olivier Wahler l’actuel direc­teur !!! Quant au côté “ins­ti­tu­tion étatique” évoqué par Audrey, là encore une pré­ci­sion : Le Palais de Tokyo est une asso­cia­tion loi 1901 !

  12. Audrey Bartis

    @Dolores : qui appelez-vous Patrice? Fabrice?
    je pense avoir été par­fai­te­ment claire sur le fait que Mr Bourriaud n’était plus direc­teur du Palais de Tokyo aujourd’hui. si vous me per­met­tez de me citer, com­men­taire numéro 5, ci-dessus : “Nicolas Bourriaud, auteur de cette théo­rie sur l’esthétique rela­tion­nelle, a été le pre­mier co-directeur du Palais de Tokyo)”. peut être aurai-je du pré­ci­ser les dates, comme le sta­tut exact de cette “asso­cia­tion loi 1901″. veuillez m’en excu­ser : cer­taines atti­tudes, nor­ma­le­ment réser­vées aux ins­ti­tu­tions étatiques françaises (comme l’annexion d’espaces publics ou voués à res­ter publics, et de projets cultu­rels / éduca­tifs avec des méthodes ou à des fins par­fois dis­cu­tables) m’avaient induite en erreur. je tiens à pré­ci­ser que les projets du nou­veau direc­teur sont plus proches de la mis­sion ini­tiale du Palais de Tokyo, mais mon opi­nion sur ce point n’est pas du tout per­ti­nente ici, puisque ce billet vou­lait faire connaître Dorkbot aux lec­teurs de RWW…

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