Aardvark est le premier mot du dictionnaire anglo-saxon, mais c’est aussi le nom de ce qui pourrait devenir le premier service de questions et réponses du monde. Dépassé le nom (un aardvark est un fourmilier, ou un cochon de terre, selon les traductions), ce service Internet proposé par The Mechanical Zoo devrait donner une nouvelle dimension à la recherche d’informations. De part sa rapidité, son approche contextuelle et humaine, et aussi sa pertinence. Comment ? Posez une question et obtenez une réponse quasi instantanée de la part votre réseau d’amis. Explications.

Fonctionnement de Aardvark
Le principe du service Aardvark est le suivant : utilisez votre messagerie instantanée ou un email pour poser une question au réseau Aardvark, et le service se charge de trouver la personne la plus pertinente pour vous fournir une réponse, et vous la renvoie instantanément. Simple comme bonjour dans l’explication, bien plus complexe dans sa réalisation. Et pourtant, ce service fonctionne extraordinairement bien pour un service qui est encore en beta privée (il faut obtenir un code d’invitation pour pouvoir accéder au service, de la part soit de l’entreprise, soit d’une connaissance qui est déjà sur Aardvark). Pour les connaisseurs, le service s’apparente à une rencontre entre Twitter et Yahoo! Answers, sur le principe toujours, la réalisation étant bien plus directe.
Twitter avait affirmé il y a peu de temps qu’il était capable de faire ce que Google n’était pas capable de faire, c’est-à-dire fournir une réponse instantanée sur des contenus dynamiques alors que le moteur de recherche ne fait que référencer les contenus statiques. Les utilisateurs de son service ayant aussi à leur dispositino la puissance d’un réseau de 5 millions de personnes pour répondre et échanger des informations, et trouver de nouvelles choses par hasard (le si fameux « serendipity » adulé par les Anglo-saxons). Pas forcément une bonne nouvelle donc pour ce service.
Un nouveau marché pour un besoin nouveau
L’arrivée d’un nouvel animal (Twitter est représenté par un oiseau bleu) semble valider la pertinence de ce nouveau marché qu’est celui du système de questions & réponses à dimension sociale. Un nouveau type de moteur de recherche Internet donc. On se retrouve alors avec 2 catégories d’outils dans ce marché. Les 1.0 si l’on peut les appeler comme cela : Google, Yahoo!, Microsoft Live, et tous les moteurs de recherches de ce type. Les 1.5 : StumbleUpon, Digg, Delicious, et tous les services qui intègrent les votes des utilisateurs pour déterminer la pertinence et l’intérêt d’un contenu. Et les 2.0 avec Twitter, Aardvark, et dans une moindre mesure Yahoo! Answers, entre autres.
La différence majeure entre tous ces services et Aardvark est cependant dans son usage. Pas de besoin d’avoir un réseau personnel important pour avoir des réponses rapides, c’est le service qui se charge de dispatcher les questions aux personnes les plus pertinentes, que vous les connaissiez ou pas, contrairement à Twitter qui gagne en intérêt plus vous disposez d’un réseau important. Et à voir la manière dont est en train de se développer le service, avec une stratégie simple et cohérente d’ouverture via son effet réseau (pour le moment, il n’est pas possible d’accéder au service sans avoir reçu d’invitation) qui correspond à la philosophie du service (partager les informations entre amis, et pas avec des personnes étrangères, ce qui facilite la mise en place d’une mentalité d’usage du service pour le futur) et une équipe plus qu’expérimentée venant de Google et Perspecta, pas de doute, ce service risque de faire parler de lui et surtout de nous donner une nouvelle perspective pour découvrir des nouveautés.
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27 septembre 2009 à 7:51
Vous oubliez de mentionner le principal : le fait que Aardvark est basé sur une technologie “dans le nuage” (Cloud) ou plus précisement PushButton, ce qui en fait encore plus un animal à part entière car c’est un des premiers services grand public capable de fournir des données en temps réel. Ce que ne fait pas Twitter, à ma connaissance.