Dans son processus de développement du partage des contenus sur Internet, l’organisation Creative Commons dévoile une nouvelle licence qui va permettre à tous ceux qui souhaitent partager leurs connaissances gratuitement vont pouvoir le faire maintenant grâce au Creative Commons Zero. Zero comme zéro droit d’exploitation, zéro comme zéro contrainte commerciale, zéro brevet. Sous ce label, tout travail intellectuel pourra donc tomber directement dans le domaine public sans passer par les maisons de gestion de droits.
Issu d’un travail entre Creative Commons et deux des plus grands cabinets d’avocats de la Silicon Valley, Wilson Sonsini Goodrich & Rosati et Latham & Watkins, la licence Creative Commons, appelée CC0, va permettre aux personnes souhaitant diffuser gratuitement ses créations de pouvoir le faire en cédant tous ses droits d’exploitation et sa propriété intellectuelle, permettant ainsi à ladite oeuvre de tomber directement dans le domaine public.

Une très bonne nouvelle pour les recherches académiques par exemple, ainsi que pour les artistes qui souhaitent que leurs créations puissent naviguer de manière légale sur Internet et dans le monde physique sans contrainte ni régulation. Tous les détails de cette nouvelle licence sont accessibles sur le FAQ de Creative Commons pour CC0. La question en suspens est celle de savoir qui va vouloir mettre en partage gratuit et illimité un travail qui a nécessité du temps, des compétences, et de l’expérience. Tout du moins pour les produits culturels comme la musique et les films.













12 mars 2009 à 12:41
Pour la musique, les films, le graphisme, etc… Il vaut mieux en utiliser une plus restrictive, au moins pour éviter de se faire piller par des publicitaires ou autres qui pourrait profiter pour gagner beaucoup sur notre dos en faisant des économies.
Il vaut mieux regarder du côté de celle là: « Paternité-Partage des Conditions Initiales à l’Identique » qui marche comme certaine licence de logiciel libre, la licence passe de modification/ en modification: « Partage des Conditions Initiales à l’identique. Si vous modifiez, transformez ou adaptez cette création, vous n’avez le droit de distribuer la création qui en résulte que sous un contrat identique à celui-ci.« .
12 mars 2009 à 13:44
« La question en suspens est celle de savoir qui va vouloir mettre en partage gratuit et illimité un travail qui a nécessité du temps, des compétences, et de l’expérience. Tout du moins pour les produits culturels comme la musique et les films. »
pas d’accord la question qui se pose est : qui a vraiment compris que grace à cela un travail qui a nécessité du temps, des compétences, et de l’expérience a plus de chance d’être partagé, apprécié, reconnu. La valeur dans un monde hyper-abondant c’est la visibilité.
L’attention que l’on porte a une oeuvre.
La rareté c’est l’attention pas les oeuvres.
14 mars 2009 à 19:14
L’appellation « zero » peut prêter à confusion, car même avec une licence CC0, le droit français prévoit que le créateur d’une oeuvre bénéficie d’un droits moral inaliénable qui comporte plusieurs règles:
1) il faut mentionner le nom de l’auteur
2) il faut l’autorisation de l’auteur pour modifier, raccourcir, traduire, etc le texte
3) il faut l’autorisation de l’auteur pour publier un texte inédit
4) l’auteur peut retirer son texte (« droit de repentir »).
Dans le cas d’une publication sous licence CC0, on peut considérer que 2) est couvert par la licence et 3) est sans objet mais 1) et 4) s’appliquent. Par exemple je peux imprimer et vendre un roman publié par quelqu’un d’autre sous licence CC0, mais pas prétendre que j’en suis l’auteur. Pas en France, du moins.
22 mars 2009 à 12:18
J’ai fait un topo sur cette nouvelle licence en reprenant les notions de droits d’auteur, de Copyright, et de domaine public.
Ce que change la licence Creative Commons Zero, quelles sont les implications ?
http://www.kozan.fr/2009/03/22/creation-de-la-licence-creative-commons-zero/#more-1617