Omid Reza Misayafi, l’un des nombreux bloggeurs Iranien arrêtés pour ‘insulte’ envers le gouvernement et les autorités religieuses en Iran est mort.
Le décès de Misayafi a été révélé par Global Voices Online via un site Iranien en Farsi dédié aux droits de l’homme, nous l’avons appris de notre coté à travers le Comité de Protection des Bloggeurs.
Aucune explication n’a été donnés sur les raisons de sa mort pour l’instant, mais le Comité affirme que les tortures de bloggeurs sont courantes en Iran et qu’ils sont généralement placés, en prison, à proximité des plus dangereux criminels. Misayafi a été condamné en décembre dernier à 30 mois de prison pour ‘insulte aux leaders de la république islamique’. Il avait affirmé n’être qu’un bloggeur spécialisé dans la culture, et non dans la politique, et n’a guère écrit que quelques articles satiriques qui l’on conduit en prison.
Ce matin, une information faisait état de conditions de détention qui l’aurait poussé au suicide. Directement ou indirectement, quoi qu’il en soit, Misayafi est mort pour avoir exercé son droit à une libre expression, pour avoir critiqué un régime autoritaire et pour l’avoir fait en utilisant les média sociaux.
Nous avons déjà évoqué à plusieurs reprises dans RWW le cas de nombreux bloggeurs emprisonnés en Iran ou en Egypte pour avoir révélé les abus des régimes en place ou simplement pour avoir critiqué leur gouvernement. L’année dernière, nous avons écrit au sujet des débats qui on eu lieu au parlement Iranien concernant la législation qui ajouterait la peine de mort aux peines encourus par les bloggeurs qui défient les autorités par média social interposé.
C’est une longue bataille qui s’annonce de par le monde entre les partisans de la liberté, de l’art et de la libre expression d’un coté et les régimes autoritaires et corrompus de l’autre, et l’essor d’internet a donné une nouvelle dimension à cette lutte. Les blogs ont donné la parole à ceux qui n’en avait pas, et les efforts pour les soutenir et leur éviter la prison ou même la mort doivent être applaudis et salués partout dans le monde.
Les média sociaux sont puissants et ont la capacité de changer le monde, à terme, et il faut s’attendre à ce que Misayafi ne soit pas le dernier bloggeur à mourir pour avoir eu le courage de s’exprimer contre l’autorité. Il nous appartient à tous qu’il ne soit pas mort pour rien. Vous pouvez pour cela rejoindre le groupe Facebook prévu à cet effet.
Pour suivre les atteintes aux droit de l’homme faites aux bloggeurs, n’hésitez pas à consulter le site du Comité de Protection de Bloggeurs ainsi que les sites des nombreuses association listées sur leur site.

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20 mars 2009 à 0:32
RIP