Commentaires sur : La cartographie du web en question http://fr.readwriteweb.com/2009/03/19/analyse/la-cartographie-du-web-en-question/ Libertés numériques, innovations disruptives, et trucs digitaux en tout genre Tue, 07 Feb 2012 18:15:56 +0000 hourly 1 Par : Scriptopolis http://fr.readwriteweb.com/2009/03/19/analyse/la-cartographie-du-web-en-question/comment-page-1/#comment-4234 Scriptopolis Fri, 29 May 2009 14:24:43 +0000 http://fr.readwriteweb.com/?p=3091#comment-4234 Intéressant de remettre en perspective cette question de cartographie. Plus généralement, ce que pointe le problème, c'est tout le contraire de la réduction de Cab. Il n'y a pas de relation entre signifiant et signifié dans cette histoire, il y a performation du monde. Le grand classique sur cette question est l'article Les vues de l'esprit de B. Latour (Cultures Techniques Vol. 14 - 1985) qui met en lumière le caractère politique de toute carte. Et pour aller plus loin, il ne faut pas s'arrêter aux cartes, mais à la dimension performative de tout énoncé scientifique, qu'elle que soit sa forme. Comme le dit très bien Thibaut, l'enjeu n'est pas là de critiquer a priori un travail qui ne dirait pas le "vrai", mais d'éclairer les conditions politiques de toute mise en forme du monde. Law et Singleton (Performing Technology’s Stories - 2000) discutent ça parfaitement en soulignant toutes les leçons de réflexivité qu'il faut en tirer. Choisir une histoire, ou une forme, pour représenter le monde, c'est faire un geste politique qu'il faut essayer de maîtriser le mieux possible. Intéressant de remettre en perspective cette question de cartographie.

Plus généralement, ce que pointe le problème, c’est tout le contraire de la réduction de Cab. Il n’y a pas de relation entre signifiant et signifié dans cette histoire, il y a performation du monde. Le grand classique sur cette question est l’article Les vues de l’esprit de B. Latour (Cultures Techniques Vol. 14 – 1985) qui met en lumière le caractère politique de toute carte.
Et pour aller plus loin, il ne faut pas s’arrêter aux cartes, mais à la dimension performative de tout énoncé scientifique, qu’elle que soit sa forme. Comme le dit très bien Thibaut, l’enjeu n’est pas là de critiquer a priori un travail qui ne dirait pas le « vrai », mais d’éclairer les conditions politiques de toute mise en forme du monde. Law et Singleton (Performing Technology’s Stories – 2000) discutent ça parfaitement en soulignant toutes les leçons de réflexivité qu’il faut en tirer. Choisir une histoire, ou une forme, pour représenter le monde, c’est faire un geste politique qu’il faut essayer de maîtriser le mieux possible.

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Par : (pluri)TAL / ILPGA [U. Paris 3] http://fr.readwriteweb.com/2009/03/19/analyse/la-cartographie-du-web-en-question/comment-page-1/#comment-2943 (pluri)TAL / ILPGA [U. Paris 3] Sun, 29 Mar 2009 14:04:14 +0000 http://fr.readwriteweb.com/?p=3091#comment-2943 [...] vocale : Pourquoi les voix synthétiques n’ont rien d’humain.La cartographie du web en question.Notes sur l’opacité nº 1. Notes sur l’opacité nº 2.Notes sur l’opacité nº 3 [...] [...] vocale : Pourquoi les voix synthétiques n’ont rien d’humain.La cartographie du web en question.Notes sur l’opacité nº 1. Notes sur l’opacité nº 2.Notes sur l’opacité nº 3 [...]

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Par : A lire ailleurs du 16 au 26 mars 2009 | traffic-internet.net http://fr.readwriteweb.com/2009/03/19/analyse/la-cartographie-du-web-en-question/comment-page-1/#comment-2884 A lire ailleurs du 16 au 26 mars 2009 | traffic-internet.net Fri, 27 Mar 2009 15:57:29 +0000 http://fr.readwriteweb.com/?p=3091#comment-2884 [...] . ReadWriteWeb France : La cartographie du web en question Thibaut Thomas revient sur le rôle de la cartographie en faisant amplement référence au dernier [...] [...] . ReadWriteWeb France : La cartographie du web en question Thibaut Thomas revient sur le rôle de la cartographie en faisant amplement référence au dernier [...]

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Par : Sébastien http://fr.readwriteweb.com/2009/03/19/analyse/la-cartographie-du-web-en-question/comment-page-1/#comment-2671 Sébastien Fri, 20 Mar 2009 10:37:11 +0000 http://fr.readwriteweb.com/?p=3091#comment-2671 Excellent article, on peut en effet voir un parallèle entre la représentations des données sous forme de graphes, issue d'une science émergente appelée Network Science aux Etats-Unis (http://en.wikipedia.org/wiki/Network_science) et la naissance de la Science à partir de l'art divinatoire. En deux mots, pour la première fois dans l'Histoire, on s'intéresse non plus aux choses en eux-même, mais au relations et interactions entre les choses (des sites web, mais aussi des individus, des protéines...). Le plus délicat est l'élaboration de clés de lecture exploitables par les experts des domaines concernés, car la valeur des cartes ne réside pas dans une interprétation directe, mais dans l'interprétation des données sous-jacentes. L'enjeu majeur est de construire des concepts et des méthodes permettant de les appréhender, et de les rendre appréhendables par les foules. Quelques cours en ligne sur le Web objet d'étude scientifique : http://web-mining.fr/methodes/ic05-2008-le-web-objet-de-science L'association française de Recherche sur le web : http://is.gd/oage Pour démystifier la construction d'une carte : http://web-mining.fr/methodes/spatialisation-graphes Des outils open source : http://web-mining.fr/technologies Un documentaire (en anglais) sur cette science émergente, ses espoirs et ces enjeux : http://gephi.org/2008/how-kevin-bacon-cured-cancer/ Excellent article, on peut en effet voir un parallèle entre la représentations des données sous forme de graphes, issue d’une science émergente appelée Network Science aux Etats-Unis (http://en.wikipedia.org/wiki/Network_science) et la naissance de la Science à partir de l’art divinatoire. En deux mots, pour la première fois dans l’Histoire, on s’intéresse non plus aux choses en eux-même, mais au relations et interactions entre les choses (des sites web, mais aussi des individus, des protéines…).

Le plus délicat est l’élaboration de clés de lecture exploitables par les experts des domaines concernés, car la valeur des cartes ne réside pas dans une interprétation directe, mais dans l’interprétation des données sous-jacentes. L’enjeu majeur est de construire des concepts et des méthodes permettant de les appréhender, et de les rendre appréhendables par les foules.

Quelques cours en ligne sur le Web objet d’étude scientifique : http://web-mining.fr/methodes/ic05-2008-le-web-objet-de-science

L’association française de Recherche sur le web : http://is.gd/oage

Pour démystifier la construction d’une carte : http://web-mining.fr/methodes/spatialisation-graphes

Des outils open source : http://web-mining.fr/technologies

Un documentaire (en anglais) sur cette science émergente, ses espoirs et ces enjeux : http://gephi.org/2008/how-kevin-bacon-cured-cancer/

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Par : Christophe D. http://fr.readwriteweb.com/2009/03/19/analyse/la-cartographie-du-web-en-question/comment-page-1/#comment-2649 Christophe D. Thu, 19 Mar 2009 17:01:36 +0000 http://fr.readwriteweb.com/?p=3091#comment-2649 À Thibaut : C'est donc l'immatérialité du web qui supposerait l'idée d'un certain pouvoir donné par « le public » à ceux qui tentent de cartographier internet, et par là même, de lui donner forme. À travers leurs représentations graphiques, ceux-là instaurent des codes visuels, des imaginaires, des schémas organisationnels qui pourraient se perpétrer dans l'esprit de beaucoup sans toujours être fondés scientifiquement, en étant parfois invérifiables, voire totalement sortis de l'imagination ou de l'intuition de quelques uns. Bon, je comprends déjà mieux (enfin je crois !) que les histoires de devins sino-mésopotamiens d'Emmanuel Souchier ;-) C'est sans doute vrai, même si c'est justement cette tentative de mise en forme de ce qu'on ne voit pas qui est passionnante. Emmanuel Souchier nous fait remonter à l'antiquité, et personnellement j'irais plus loin : nous n'en sommes qu'à la préhistoire du web et de son observation (plus que la cartographie, c'est l'observation du web qui est le nerf de la guerre, n'est-ce pas ?). Lorsqu'on aura 80 ans, je pense que l'on se souviendra des méthodes d'observation de notre web des années 2000 avec un air amusé et attendri. À Thibaut :

C’est donc l’immatérialité du web qui supposerait l’idée d’un certain pouvoir donné par « le public » à ceux qui tentent de cartographier internet, et par là même, de lui donner forme. À travers leurs représentations graphiques, ceux-là instaurent des codes visuels, des imaginaires, des schémas organisationnels qui pourraient se perpétrer dans l’esprit de beaucoup sans toujours être fondés scientifiquement, en étant parfois invérifiables, voire totalement sortis de l’imagination ou de l’intuition de quelques uns. Bon, je comprends déjà mieux (enfin je crois !) que les histoires de devins sino-mésopotamiens d’Emmanuel Souchier ;-)

C’est sans doute vrai, même si c’est justement cette tentative de mise en forme de ce qu’on ne voit pas qui est passionnante. Emmanuel Souchier nous fait remonter à l’antiquité, et personnellement j’irais plus loin : nous n’en sommes qu’à la préhistoire du web et de son observation (plus que la cartographie, c’est l’observation du web qui est le nerf de la guerre, n’est-ce pas ?). Lorsqu’on aura 80 ans, je pense que l’on se souviendra des méthodes d’observation de notre web des années 2000 avec un air amusé et attendri.

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Par : Nicolas Cynober http://fr.readwriteweb.com/2009/03/19/analyse/la-cartographie-du-web-en-question/comment-page-1/#comment-2641 Nicolas Cynober Thu, 19 Mar 2009 14:30:24 +0000 http://fr.readwriteweb.com/?p=3091#comment-2641 @Simon Tout à fait d'accord avec ton commentaire. Je me permets une petite rectification: Je ne dis pas que c'est mal de créer "une vision du web". Google est un outil formidable. Mais c'est un fait, son algorithme produit une vision du web. Si tu utilises yahoo search, ou microsoft live, tu en auras une autre. Ce qui serait dangereux ce serait d'avoir une vision unique. @Simon
Tout à fait d’accord avec ton commentaire. Je me permets une petite rectification:
Je ne dis pas que c’est mal de créer « une vision du web ». Google est un outil formidable. Mais c’est un fait, son algorithme produit une vision du web. Si tu utilises yahoo search, ou microsoft live, tu en auras une autre.
Ce qui serait dangereux ce serait d’avoir une vision unique.

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Par : Simon http://fr.readwriteweb.com/2009/03/19/analyse/la-cartographie-du-web-en-question/comment-page-1/#comment-2639 Simon Thu, 19 Mar 2009 14:11:53 +0000 http://fr.readwriteweb.com/?p=3091#comment-2639 « Ce n’est pas le géographe qui va faire le compte des villes, des fleuves, des montagnes, des mers et des océans. La géographe est trop important pour flâner. Il ne quitte pas son bureau. Mais il reçoit les explorateurs. Il les interroge, et il prend note leurs souvenirs.» Le Petit Prince, ça passe vraiment partout. Sans rire, le web d'aujourd'hui, vous ne trouvez pas qu'il est mal rangée? C'est un gros tas construit empiriquement avec des amas d'informations non répertoriés, non rangées, parfois non datées... et l'on gagnerait forcement a améliorer les outils de classification, comme l'on travaille plus facilement sur un bureau un minimum propre. (cela dit cette thèse même pourrait être réfutée, rien qu'en disant "on a qu'a prendre une femme de ménage"). Sur le commentaire de @Nicolas, apparemment tu es très fan du Web Sémantique sur ton blog (autre sujet qui me passionne, même si je pense que l'on est loin d'être au point technologiquement pour la chose), je me permet de remarquer un point sensible. Certes tu es français et certes c'est culturel, mais pourquoi dire "Google crée sa vision du web"? Ils n'ont pas juste crée un algorithme qui marche mieux que les autres? Rien ne t'empêche de monter ton propre moteur de recherche plus collaboratif et... démocratique! Car finalement, on en est au moyen age du web, vous vous rappelez la carte qu'en faisait Tim Berners-Lee, le 13 mars 1989 ? On a déjà fait un petit chemin, mais "ce n'est qu'un combat, continuons le début™"! « Ce n’est pas le géographe qui va faire le compte des villes, des fleuves, des montagnes, des mers et des océans. La géographe est trop important pour flâner. Il ne quitte pas son bureau. Mais il reçoit les explorateurs. Il les interroge, et il prend note leurs souvenirs.»

Le Petit Prince, ça passe vraiment partout.

Sans rire, le web d’aujourd’hui, vous ne trouvez pas qu’il est mal rangée? C’est un gros tas construit empiriquement avec des amas d’informations non répertoriés, non rangées, parfois non datées… et l’on gagnerait forcement a améliorer les outils de classification, comme l’on travaille plus facilement sur un bureau un minimum propre. (cela dit cette thèse même pourrait être réfutée, rien qu’en disant « on a qu’a prendre une femme de ménage »).

Sur le commentaire de @Nicolas, apparemment tu es très fan du Web Sémantique sur ton blog (autre sujet qui me passionne, même si je pense que l’on est loin d’être au point technologiquement pour la chose), je me permet de remarquer un point sensible.

Certes tu es français et certes c’est culturel, mais pourquoi dire « Google crée sa vision du web »? Ils n’ont pas juste crée un algorithme qui marche mieux que les autres? Rien ne t’empêche de monter ton propre moteur de recherche plus collaboratif et… démocratique!

Car finalement, on en est au moyen age du web, vous vous rappelez la carte qu’en faisait Tim Berners-Lee, le 13 mars 1989 ? On a déjà fait un petit chemin, mais « ce n’est qu’un combat, continuons le début™ »!

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Par : Thibaut Thomas http://fr.readwriteweb.com/2009/03/19/analyse/la-cartographie-du-web-en-question/comment-page-1/#comment-2637 Thibaut Thomas Thu, 19 Mar 2009 14:06:15 +0000 http://fr.readwriteweb.com/?p=3091#comment-2637 @Christophe D. La cartographie géographique pourrait être simplifiée en "je regarde, donc je dessine". Ensuite, pour améliorer ce regard, on peut utiliser des outils qui prolongent les sens (arpenteur, lunettes de visée, GPS...) Par contre, la cartographie du web se résume grossièrement à "j'invente des outils, je regarde, je dessine". Il n'y a rien à regarder a priori, il faut donc inventer l'outil qui crée du signe (avec les présupposés sur la nature du signe), avant de le représenter. @Christophe D.
La cartographie géographique pourrait être simplifiée en « je regarde, donc je dessine ». Ensuite, pour améliorer ce regard, on peut utiliser des outils qui prolongent les sens (arpenteur, lunettes de visée, GPS…)
Par contre, la cartographie du web se résume grossièrement à « j’invente des outils, je regarde, je dessine ». Il n’y a rien à regarder a priori, il faut donc inventer l’outil qui crée du signe (avec les présupposés sur la nature du signe), avant de le représenter.

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Par : Fabrice Epelboin http://fr.readwriteweb.com/2009/03/19/analyse/la-cartographie-du-web-en-question/comment-page-1/#comment-2631 Fabrice Epelboin Thu, 19 Mar 2009 13:29:52 +0000 http://fr.readwriteweb.com/?p=3091#comment-2631 Je viens de trouver ça: c'est complètement dans le ton... http://www.kitchin.org/atlas/ Je viens de trouver ça: c’est complètement dans le ton…
http://www.kitchin.org/atlas/

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Par : Fabrice Epelboin http://fr.readwriteweb.com/2009/03/19/analyse/la-cartographie-du-web-en-question/comment-page-1/#comment-2626 Fabrice Epelboin Thu, 19 Mar 2009 12:07:15 +0000 http://fr.readwriteweb.com/?p=3091#comment-2626 En tant que DataPorn addict, je ne peux que conseiller la lecture des excellent (et très jolis) livres d'Edward Tufte http://www.edwardtufte.com/tufte/ En tant que DataPorn addict, je ne peux que conseiller la lecture des excellent (et très jolis) livres d’Edward Tufte
http://www.edwardtufte.com/tufte/

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Par : Nicolas Cynober http://fr.readwriteweb.com/2009/03/19/analyse/la-cartographie-du-web-en-question/comment-page-1/#comment-2625 Nicolas Cynober Thu, 19 Mar 2009 11:56:52 +0000 http://fr.readwriteweb.com/?p=3091#comment-2625 @Thibaut Article intéressant qui montre que la carte crée à partir d'un mécanisme méconnu provoque un résultat peut compréhensible. Un résultat propre à créer des devins. C'est le cas de Google et de la SEO (Search Engine Optimization). Google crée sa vision du web, des chemins linéaires à partir de mots clés, les 3 premiers noeuds étant les plus cliqués. Son algorithme, même si les grands principes sont connus, reste un élément secret et ne sera jamais entièrement dévoilé. Par dessus se crée des devins, des spécialistes en SEO, qui vous prédisent qu'avec tels ou tels changements sur votre site web, vous parviendrez à une meilleur position dans les cartes de Google. Les meilleurs devins sont particulièrement écoutés et payés. @Christophe D. Tu écrits: "La cartographie, même géographique, consiste « juste » à représenter visuellement des relevés, ce qui suppose forcément une interprétation graphique mais cette caractéristique n’a rien de nouvelle". En effet pour Google les relevés sont des pages webs. La représentation graphique est un chemin linéaire et ordonné. @Yann Tu écrits: "Nous avons nos empires a gérer. Ce ne sont pas des terres, des hommes, des animaux. Ce que nous gérons, ce sont des liens. Complexes. Multiples." C'est un des bénéfices que t'apporte <a href="http://www.pearltrees.com" rel="nofollow">peartrees</a>, site pour lequel je travaille mais aussi dans lequel je gère mon empire. J'y ai cartographié mon web. Et pas besoin de devin, <a href="http://nicolas.cynober.fr/blog/172,pearltrees_nicolas.html" rel="nofollow">c'est moi qui vous guide dans les cartes de mon web</a>. @Thibaut
Article intéressant qui montre que la carte crée à partir d’un mécanisme méconnu provoque un résultat peut compréhensible. Un résultat propre à créer des devins.

C’est le cas de Google et de la SEO (Search Engine Optimization). Google crée sa vision du web, des chemins linéaires à partir de mots clés, les 3 premiers noeuds étant les plus cliqués. Son algorithme, même si les grands principes sont connus, reste un élément secret et ne sera jamais entièrement dévoilé.
Par dessus se crée des devins, des spécialistes en SEO, qui vous prédisent qu’avec tels ou tels changements sur votre site web, vous parviendrez à une meilleur position dans les cartes de Google. Les meilleurs devins sont particulièrement écoutés et payés.

@Christophe D.
Tu écrits: « La cartographie, même géographique, consiste « juste » à représenter visuellement des relevés, ce qui suppose forcément une interprétation graphique mais cette caractéristique n’a rien de nouvelle ».

En effet pour Google les relevés sont des pages webs.
La représentation graphique est un chemin linéaire et ordonné.

@Yann
Tu écrits: « Nous avons nos empires a gérer. Ce ne sont pas des terres, des hommes, des animaux. Ce que nous gérons, ce sont des liens. Complexes. Multiples. »

C’est un des bénéfices que t’apporte peartrees, site pour lequel je travaille mais aussi dans lequel je gère mon empire. J’y ai cartographié mon web.
Et pas besoin de devin, c’est moi qui vous guide dans les cartes de mon web.

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Par : Cab http://fr.readwriteweb.com/2009/03/19/analyse/la-cartographie-du-web-en-question/comment-page-1/#comment-2622 Cab Thu, 19 Mar 2009 11:47:14 +0000 http://fr.readwriteweb.com/?p=3091#comment-2622 Intéressant la question du pouvoir des cartographes, mais globalement beaucoup de bruit pour parler des problématiques classiques de la représentation: la lettre et l'esprit, le rapport entre signifiant et signifié... Intéressant la question du pouvoir des cartographes, mais globalement beaucoup de bruit pour parler des problématiques classiques de la représentation: la lettre et l’esprit, le rapport entre signifiant et signifié…

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Par : Christophe D. http://fr.readwriteweb.com/2009/03/19/analyse/la-cartographie-du-web-en-question/comment-page-1/#comment-2617 Christophe D. Thu, 19 Mar 2009 10:40:54 +0000 http://fr.readwriteweb.com/?p=3091#comment-2617 « A leur tour, les cartographes du web fabriquent, au sens propre, des outils (web-crawlers, algorithmes…), qui permettent eux-mêmes de créer des signes (toutes les cartes potentiellement créées à partir des outils), qui seront ensuite interprétés (discours, analyse, voir recommandations). » J'ai du mal avec l'image de la pratique divinatoire. Pourquoi éviter le parallèle pourtant plus évident avec l'Histoire de la cartographie géographique ? La cartographie ne se cantonne qu'à représenter visuellement des données (plutôt en relation avec des territoires, à la différences des autres types de représentation graphique). De préférence, une carte doit être lisible par tous mais ce qui tient de l'analyse et des recommandations relève de domaines professionnels qui n'ont plus rien à voir avec la conception de cartes. C'est même plutôt le domaine des consultants en medias sociaux : ce sont eux les devins, les analystes et les prescripteurs, pas les cartographes ;-) Après, il y a des sociétés comme RTGI qui font les deux, mais sur le fond, il s'agit bien de deux pratiques distinctes. La cartographie, même géographique, consiste « juste » à représenter visuellement des relevés, ce qui suppose forcément une interprétation graphique mais cette caractéristique n'a rien de nouvelle. Ça n'enlève rien à l'éventuelle notion de subjectivité et de fiabilité des outils et des méthodes de relevés (voyez les formes bizarroïdes qu'avait le monde sur les cartes géographies anciennes : on en est là aujourd'hui, pour ce qui concerne les cartes du web). On peut dire que c'est du bricolage et que ce n'est pas parfait mais malgré vos explications, j'ai vraiment du mal à envisager le parallèle avec les pratiques divinatoires. « A leur tour, les cartographes du web fabriquent, au sens propre, des outils (web-crawlers, algorithmes…), qui permettent eux-mêmes de créer des signes (toutes les cartes potentiellement créées à partir des outils), qui seront ensuite interprétés (discours, analyse, voir recommandations). »

J’ai du mal avec l’image de la pratique divinatoire. Pourquoi éviter le parallèle pourtant plus évident avec l’Histoire de la cartographie géographique ? La cartographie ne se cantonne qu’à représenter visuellement des données (plutôt en relation avec des territoires, à la différences des autres types de représentation graphique). De préférence, une carte doit être lisible par tous mais ce qui tient de l’analyse et des recommandations relève de domaines professionnels qui n’ont plus rien à voir avec la conception de cartes. C’est même plutôt le domaine des consultants en medias sociaux : ce sont eux les devins, les analystes et les prescripteurs, pas les cartographes ;-) Après, il y a des sociétés comme RTGI qui font les deux, mais sur le fond, il s’agit bien de deux pratiques distinctes. La cartographie, même géographique, consiste « juste » à représenter visuellement des relevés, ce qui suppose forcément une interprétation graphique mais cette caractéristique n’a rien de nouvelle. Ça n’enlève rien à l’éventuelle notion de subjectivité et de fiabilité des outils et des méthodes de relevés (voyez les formes bizarroïdes qu’avait le monde sur les cartes géographies anciennes : on en est là aujourd’hui, pour ce qui concerne les cartes du web). On peut dire que c’est du bricolage et que ce n’est pas parfait mais malgré vos explications, j’ai vraiment du mal à envisager le parallèle avec les pratiques divinatoires.

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Par : [Enikao] http://fr.readwriteweb.com/2009/03/19/analyse/la-cartographie-du-web-en-question/comment-page-1/#comment-2615 [Enikao] Thu, 19 Mar 2009 10:30:58 +0000 http://fr.readwriteweb.com/?p=3091#comment-2615 Intéressant, mais le web a ceci de particulier qu'il change quand on l'observe. Le cartographier sans le modifier est donc bien difficile... (mon billet en lien). Intéressant, mais le web a ceci de particulier qu’il change quand on l’observe. Le cartographier sans le modifier est donc bien difficile… (mon billet en lien).

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Par : Yann Leroux http://fr.readwriteweb.com/2009/03/19/analyse/la-cartographie-du-web-en-question/comment-page-1/#comment-2610 Yann Leroux Thu, 19 Mar 2009 08:28:52 +0000 http://fr.readwriteweb.com/?p=3091#comment-2610 Je n'ai pas lu l'article racine, et j'espère bien mettre la main dessus sous peu. Je dis "racine" à dessein parce que c'est une métaphore que tout le monde comprend ici puisqu'elle vient de nos disques durs. C'est une façon de dire que les ordinateurs ont profondément frayés notre langue, et par la même nos pensées et nos cultures. Il est est difficile de déterminer si toutes les métaphores empruntées au monde informatique que nous utilisons tous les jours sont un reflet de l'impact des machines et du réseau sur nos vie, ou si elles en sont le point de départ mais ce n'est pas la l'important L'important est que nous faisons la même chose avec autre chose. De ce que je comprend du compte rendu fait ici du texte d'Emmanuël Souchier, nous faisons la même chose que les Empereurs de Chine. Nous cherchons a simplifier l'extraordinaire complexité a laquelle nous sommes confrontés en nous dotant d'outils de visualisation. Dans The New Renaissance, Robertson montre que la quantité d'information a laquelle nous sommes banalement confrontés est incomparablement importante que celle qu'un Leibniz pouvait saisir. A l'échelle de leur temps, les Empereurs chinois étaient eux aussi confronté a la complexité que leur immmense empire générait Si nous sommes tous des Empereurs Chinois, cela montre également que nous faisons autre chose avec la même chose. Cette complexité nous a changé. Radicalement. Nous avons nos empires a gérer. Ce ne sont pas des terres, des hommes, des animaux. Ce que nous gérons, ce sont des liens. Complexes. Multiples. Foisonnants. Certains nous enferment. D'autres nous libèrent. Tous font que nous nous somme "avec" d'une autre manière. Toute personne qui a tenté de faire de la cartographie avec les outils disponibles aura remarqué le coté "bricolage" de la chose. Un outil comme GUESS permet de visualiser un réseau avec 10.000 noeuds et tous ses liens, mais on est vite perdu de la nouvelle galaxie qui s'ouvre : qu'interpréter ? Que signifie telle variable dans tel contexte ? Certes, il y a quelque chose de la "divination" dans les opérations qui sont alors faites, mais il faut aussi se souvenir que l'humble bricolage ne cède en rien au niveau de la rigueur à la science la plus abstraite (Levi-Strauss). Il faut se souvenir aussi que tout ces mondes numériques viennent de quelques bricolages : ce sont les "hacks" de quelques uns qui nous ont donné ARPAnet, le mail, Usenet, le web. Je n’ai pas lu l’article racine, et j’espère bien mettre la main dessus sous peu. Je dis « racine » à dessein parce que c’est une métaphore que tout le monde comprend ici puisqu’elle vient de nos disques durs. C’est une façon de dire que les ordinateurs ont profondément frayés notre langue, et par la même nos pensées et nos cultures. Il est est difficile de déterminer si toutes les métaphores empruntées au monde informatique que nous utilisons tous les jours sont un reflet de l’impact des machines et du réseau sur nos vie, ou si elles en sont le point de départ mais ce n’est pas la l’important

L’important est que nous faisons la même chose avec autre chose. De ce que je comprend du compte rendu fait ici du texte d’Emmanuël Souchier, nous faisons la même chose que les Empereurs de Chine. Nous cherchons a simplifier l’extraordinaire complexité a laquelle nous sommes confrontés en nous dotant d’outils de visualisation. Dans The New Renaissance, Robertson montre que la quantité d’information a laquelle nous sommes banalement confrontés est incomparablement importante que celle qu’un Leibniz pouvait saisir. A l’échelle de leur temps, les Empereurs chinois étaient eux aussi confronté a la complexité que leur immmense empire générait

Si nous sommes tous des Empereurs Chinois, cela montre également que nous faisons autre chose avec la même chose. Cette complexité nous a changé. Radicalement. Nous avons nos empires a gérer. Ce ne sont pas des terres, des hommes, des animaux. Ce que nous gérons, ce sont des liens. Complexes. Multiples. Foisonnants. Certains nous enferment. D’autres nous libèrent. Tous font que nous nous somme « avec » d’une autre manière.

Toute personne qui a tenté de faire de la cartographie avec les outils disponibles aura remarqué le coté « bricolage » de la chose. Un outil comme GUESS permet de visualiser un réseau avec 10.000 noeuds et tous ses liens, mais on est vite perdu de la nouvelle galaxie qui s’ouvre : qu’interpréter ? Que signifie telle variable dans tel contexte ? Certes, il y a quelque chose de la « divination » dans les opérations qui sont alors faites, mais il faut aussi se souvenir que l’humble bricolage ne cède en rien au niveau de la rigueur à la science la plus abstraite (Levi-Strauss). Il faut se souvenir aussi que tout ces mondes numériques viennent de quelques bricolages : ce sont les « hacks » de quelques uns qui nous ont donné ARPAnet, le mail, Usenet, le web.

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