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28 mars 2009 à 0:24
Bon, et bien il ne reste plus qu’à ce que les rédactions des quotidiens non sponsorisés par le ministère de la Culture (suivez mon regard) voient cet interview, et continuent à s’informer (y’a pas à aller loin : ce blog suffit amplement), et à relayer la VRAI information.
C’est pas gagné (mais on y vient !).
28 mars 2009 à 0:30
Je rajoute à l’explication d’Attali sur la licence globale, que finalement, on s’en fout un peu de savoir qui va gagner quoi via cette licence. En effet : ce que gagneront les artistes via cette licence sera toujours inférieur au potentiel de ce qu’ils peuvent gagner en faisant des concerts.
Bref : la licence globale est un faux problème (mais bon, si il permet de conserver la présomption d’innocence, on va s’en contenter), et elle n’ira probablement pas plus loin qu’un RMI pour les artistes les moins téléchargés, mais bon, ils faut qu’ils comprennentune bonne fois pour toute que la vente de morceaux est un business plan révolu, et que le seul viable est la réalisation de shows.
28 mars 2009 à 1:27
Je suis toujours admiratif de la compréhension de Jacques Attali dans de si nombreux domaines. Il parvient en moins de 2 minutes à synthétiser l’ensemble des tenants et aboutissants de la réforme en cours. Quel esprit brillant!
En revanche je suis moins persuadé que lui de la facilité à mesurer avec précisions l’audience de chaque oeuvre. Un système comme lastfm est bon mais nécessite l’installation d’un logiciel sur les diverses plateformes de diffusion (PC, balladeur, téléphone etc.…). Pas sur que l’utilisateur lambda veuille ou sache utiliser ce genre de service.
Passons, c’est de la technique et on parviendra sans doute à mettre en place une mesure des téléchargement. Indice imparfait de l’audience, mais indice tout de même, qui permettra sans doute au major et label de justifier encore leur rôle promotionnel (plus de promotion = plus de téléchargement).
@abricocotier certes les concerts prennent une place de plus en plus importante dans les revenus des artistes. Mais comme toujours, avant de prévoir une tournée, il faut pouvoir la financer. Tu dis que la licence globale ne sera qu’un smic par artiste, mais faisons une estimation. En nous basant sur les 15 millions de foyers connecté à Internet que l’on taxerait à hauteur de 5€ par mois. On arrive à la coquette somme de 900 millions d’€uros annuel. Soit environ le chiffre d’affaire globale de l’industrie musicale en 2004 (http://www.lemonde.fr/technologies/infographie/2009/03/09/les-chiffres-du-telechargement-de-la-musique-en-france_1165608_651865.html).
hum.… pas si mal que ça pour un RMI.
28 mars 2009 à 8:36
Un truc marrant chez les adversaires de la licence globale c’est l’argument suivant: “savoir qui télécharge quoi est impossible, c’est une usine à gaz technique blablabla.”
Par contre, pour l’hadopi, c’est tout à fait possible.
Je ne suis pas très calé en technique, mais là faut qu’on m’explique… ;o)
28 mars 2009 à 9:12
@Jeremy : Justement, comme cela est très bien expliqué ici (http://www.abricocotier.fr/3397-les-majors-volent-les-artistes), la majorité des petits artistes ne gagne quasiment rien…
28 mars 2009 à 9:24
En ce qui concerne la licence globale, je confirme les chiffres de Jeremy, on est à des estimations qui sont entre 800M et un milliard, c’est potentiellement une grosse source de revenus pour les artistes.
Le problème, c’est qu’ils sont — en France — pas très malins (à quelques exception près) et tout aussi technophobes que les politiques. Ils préfèrent se ranger derrière Albanel, et cela leur sera fatal.
Attali a raison quand il annonce au pire pour Hadopi son inefficacité, et au mieux sa mort prochaine. Tous les lecteurs ici le savent, mais son point le plus intéressant est définitivement la mise en garde qu’il fait aux artistes.
Là où les artistes Anglais sont en train de prendre leurs affaire en main, et revendiquent non seulement que l’on foute la paix aux téléchargeurs mais également que l’on respecte leurs droits ainsi que de nouveaux droits qu’ils revendiquent, les artistes Français, eux, vont docilement à l’abattoir.
D’ici deux ou trois ans (avant 2012, soyez en sûr), le gouvernement passera à la licence globale (histoire de ne pas avoir trop de problème avec internet lors des élections) et ce seront les majors, et non les artistes, qui empocheront le pactole. Les artistes se partageront les miettes. Ajoutez à cela que d’ici là (moins d’un an) on aura réglé le sort des intermittents qui seront dépeint par les média, merci la crise, comme de gros privilégiés.
Et là, après le soutien massif des artistes à Hadopi, personne n’ira les défendre. Au final, les artistes seront les grands perdant de toute cette histoire.
Tout cela tombe à point nommé, Albanel fait une grande conf de presse à l’Odéon lundi prochain pour montrer à quel point les artistes la soutienne… les cons, s’il savaient…
28 mars 2009 à 9:29
Maintenant, l’argument d’Abricocotier n’est pas faux non plus, le business des concert est florissant et ne cesse de croitre, notamment pour les ‘petits’ artistes.
Dès lors, si les artistes Français étaient moins cons et suivait l’exemple de leurs collègues anglais, ils pourraient se retrouver avec beaucoup beaucoup plus d’argent d’ici quelques années (vous croyez quoi, que les anglais font ça pas philanthropie ?).
En réalité, en France, ils vont se retrouver une fois de plus à abandonner une partie conséquente de leurs revenus pour financer une industrie qui se meurt et qui va ainsi récupérer de quoi financer sa retraite.
28 mars 2009 à 13:45
@rupert : J’avais découvert le principe de la licence globale dans le 1er livre d’Alban Martin en 2005. Et je défend ce principe de licence globale depuis lors. Seulement en 4 ans j’ai aussi eu le temps de réfléchir à la difficulté de la mesure d’audience. Et crois moi, si des tas d’entreprise permette aujourd’hui de détecter le téléchargement illégale des artistes phare des majors (pour les autres c’est un service généralement beaucoup trop couteux) et encore sur quelques réseau peer to peer, il leur est en revanche impossible aujourd’hui de tracker l’ensemble des moyens de téléchargement et encore moins de tracker le nombre d’écoutes… Donc oui, il y a une difficulté technique qu’il ne faut pas négliger.
@abricocotier : t’es pas croyable! Tout pour renvoyer du trafic vers ton blog :D
@fabrice : tout à fait d accord, il faut qu’ils en prennent rapidement conscience.
28 mars 2009 à 19:31
@Fabrice : J’ai adoré le franc parlé des commentaires 6 et 7, même s’il correspond à une lassitude logique générée par une bêtise et une ignorance sans borne.
Vu comme tu dépeins la situation, c’est moche, tout ce gâchis. Des heures de débat à l’assemblée nationale perdue pour un résultat qui est déjà écrit à l’avance, des gens qui vont s’en mettre plein les poches sans rien faire (les majors), d’autres qui vont trimer comme des diables alors qu’ils font de la qualité. Youpi.
28 mars 2009 à 19:41
De deux choses l’une, soit les artistes Français se bougent (je viens de vois Cali sur France 5 qui prenait clairement ses distances avec les artistes pro Hadopi et traitait les majors de voleurs), soit ils continuent sur la voie des pro Hadopi, et là, j’ai envie de dire, “tant pis pour leur gueule”.
28 mars 2009 à 19:54
Tu peux donner le lien ? (ou le nom de l’émission, si tu l’as regardée à la télé)
28 mars 2009 à 19:56
Ma freebox a planté l’enregistrement, c’était FOG, et en dehors de Cali, le parterre de vieux cons était unanime pour sacrifier les libertés numérique sur l’autel du droit à la consommation :(
29 mars 2009 à 0:20
A propos de cette émission, que je viens de voir.
Il y a une différence entre voler une bicyclette et la copie illégale ! Même Cali est contre le téléchargement ! Et l’autre vieille qui considère que c’est la création qui est en jeu. Mais elle a raison ! C’est l’alternative qui est en jeux ! Internet permet une grande remise à plat des artistes, où les plus créatifs (justement) ont le plus à gagner, et où les moins productifs ont le plus à perdre (finalement, un système libéral : que le meilleur gagne, de la méritocratie, etc.).
30 mars 2009 à 13:26
On attend surtout que Attali fasse comme ce qui est anoncé sur ce blog : attaligratuit.wordpress.com
Parce que les paroles pour paraitre sympathique c’est facile, mais les gestes…
30 mars 2009 à 13:48
@el hombre
ce blog est un fake, jette un oeil à la bio d’Attali ;)
30 mars 2009 à 16:01
C’est un fake peut-être mais quand on prêche le libre, le gratuit et les creatives commons, on peut commencer par l’appliquer à soi même non ?
30 mars 2009 à 16:04
Je ne vois pas où tu a vu Attali précher le libre et le gratuit, il fait une analyse économique, point barre.
Qu’il soit conscient de ce qu’est la Free Culture est déja pas mal, maintenant, prêcher la Culture Libre n’implique pas nécessairement de mettre toutes ses œuvres en creative commons. Même le pape de la Culture Libre, Lawrence Lessig, ne fait pas cela. Tu lui fait un bien mauvais procès, IMHO.
31 mars 2009 à 8:28
là entre autres.
Si les industries culturelles sont aussi méchante qu’il le dit ? pourquoi les choisi-t-il pour diffuser ses oeuvre ? Qu’il aille jusqu’au bout de sa théorie vu qu’il est aussi artiste .
La théorie de Monsieur Attali est bien sympathique mais malheureusement un poil trop simpliste et démagogue. Si comme le dit Attali, les méchants sont les producteurs, les majors et les industries culturelles, alors tout va bien, vu le poid de ces petites bêtes face aux entreprises du web, on se fatigue vraiment pour rien. Un mois de bénéficies et l’ensemble de la production musicale appartient à Google.
Ben non. Les producteurs ne sont pas des méchants. Si la licence globale peut-être une solution économique théorique intéressante, personne ne trouve la clef pour résoudre l’usine à gaz que serait ce système au niveau de la répartition. Et non, l’audience n’est pas la seule mesure de qualité d’une oeuvre. C’est d’ailleurs pour ça qu’il y a des producteurs qui investissent dans des trucs chouette mais pas rentable.
Si Internet donne un accès gratuit à du contenu, il doit se faire dans des règles. C’est choquant de dire ça ?
31 mars 2009 à 8:37
@Fred
La clé de répartition est malheureusement excessivement simple à calculer. Si vous connaissiez des protocoles comme bittorent, vous vous apercevriez que le nombre de téléchargement effectué sur chaque album est répertorié et affiché publiquement. Il en est de même avec la plupart des autres réseaux P2P. C’est comme cela que des sites comme Torrentfreak sortent chaque semaine un hit parade des albums, séries et films les plus téléchargés. Consolider ces chiffres et en déduire une clé de répartition est — par rapport à l’énorme usine à gaz de surveillance de la popualtion qu’est Hadopi — vraiment très facile à faire.
Par contre, tout cela consisterait à annoncer la mort des organisme de répartition existants, et à mettre sur la table la question clé de la “juste” répartition entre artistes et majors (cf le billet sur Cali). Ca, c’est un problème… délicat…
Non, Fred, le problème est ailleurs…
Bon, en même temps, vu les positions radicalement opposées aux miennes que vous défendez sur votre blog, je comprends que RWW vous énerve.
31 mars 2009 à 13:06
@Fabrice : Assez d’accord avec toi sur la répartition. C’est plutôt simple. Mais ça va pas plaire à ceux qui se remplissent les poches à l’heure actuelle. Et le vrai problème est là.
31 mars 2009 à 13:18
@ Fabrice. Pour la répartition, le problème ne vient (pas seulement) de la collecte des infos. Bon, les protocoles bittorrent le permettent. Cool. Assurons nous que les fichiers soit bien reconnaissable au niveau des metadatas (artitst, groupe, prod, compositeurs, interprète, année de publication auteurs…) chose qui, ou j’ai mal vu, n’est pas encore en place sur les réseau libre.
Ensuite, on partage le gateau, façon Société civil.
Sur le papier c’est cool. en pratique, il faut, our que ce modèle soit juste, appliquer ce mode à chaque système d’échange, et donc être compatible avec tous les protocoles de download du monde.
Bon, des petits malins téléchargerons non stop leurs titres pour avoir des sous, c’est de bonne guerre. Mais côté population, le public est il prêt à consommer de la musique sans charts, sans store, sans accroché une valeur à un produit ? Si c’ets peut être bon pour le numérique, quel débouché pour le financement de la musique (en plus de la licence globale, qui sera toujours insuffisante ?
Le live ? ce secteur en pré-crise qui est avant tout un goufre à frics avant qu’on entre dans ses frais et qui profite (d’un point de vue $$$) qu’a une minorité ?
les artistes a être consommé de cette manière ? Je ne sais pas.
en tout cas, ce mode de répartition sent très fort l’usine à gaz. La notion de terrioire, es download fait de l’étranger, les artistes non-signé en Euroep, ils touchent quoi ? Comment ? quand on gratte un peu, c’est une vraie usine à gaz.
De plus, la licence globale repose quand même sur une surveillance du réseau. D’une manière ou d’une autre, on tend quand meme vers une régulation du réseau.
Quid du stream dans ce modèle ?
Quand à la “juste” répartition de l’artiste, le problème n’est pas forcément là.
Il est clair que la chaine musicale a de bien vilaine tumeurs. par contre, accuser les prod comme le mal absolu, c’est passer à côté d’une bonne partie des problème liée à la musique. regardez le poid de la distrib à tout niveau, regardez l’évolution du secteur avant le web dans les année 90. Le mal de la musiqu, si l’on peut l’appeler comme ça, c’est avant tout lié à un rapport tronqué entre celui qui finance (le prod) et celui qui vend (le distrib)
Il y a un mal profond, reste à trouver le meileur remède pour le soigné. Je ne pense pas que le laser que vous proposer soit, pour l’instant, vu l’état du patient, le plus apte.
Que l’on soit bien clair. je ne suis pas un fervent défenseur de cette loi, ni un fervent défenseur du “système” actuel. Je comprend le malaise dû à l’échange libre que connaissent certaines personnes comme je comprends les bien fait de ces même échange. Par contre, je ne supportes pas les raccourcis que l’on peut lire de part et d’autres des supporters ou opposants du système.
Derrière une création, il y a un ensemble de métier, un investissement en temps et en argent. Qui va payer cet investissement et quels seront ses retours sur investissement et/ou ses garantis ?
La répartition est bancale (pas dans le sens artiste / prod) mais plutot dans le sens Prod/distrib. Et là, c’est un super gros débat bien complexe (que je kife d’ailleurs)
Je ne trouve pas que mister Attali répond à cette question dans ces discours.
C’est très compliqué. Le marché de la musique est très très compliqué. Alors ZUT a toute forme de simplification :-)
(rooo j’ai dit ZUT sur un blog)
Enfin, RWW ne m’énerve pas (lisez un peu les autres post de mon blog), bien au contraire.…
31 mars 2009 à 13:30
Fred, c’est beaucoup moins compliqué que vous semblez le croire (ne croyez pas ce que vous en dit Pascal Negre), et cela ne nécessite en rien une surveillance des réseaux, encore une fois, ces données sont publiées publiquement sur les trakers. Votre remarque sur les metadata est bonne, mais c’est un point relativement facile à résoudre.
en matière d’usine à gaz, ce n’est absolument rien avec l’immense bordel technique qu’Hadopi va mettre en place.
Le vrai problème, c’est qu’au rythme où vont les choses, la distribution n’a aucune raison d’exister à l’avenir avec des technologies comme le P2P.
Reste à régler le problème de la répartition producteur / créateur, un débat vieux comme le monde (capital vs. travail), mais vous noterez que ce débat est soigneusement évité par le débat Hadopi actuel.
Par ailleurs, je crois totalement à la prédiction d’Attali, la licence globale étant la seule solution, elle finira par s’imposer, et les artistes Français seront les dindons de la farce, tout cela au moment où les artistes anglais se prennent en main pour récupérer le max de sous de leur création dans le cadre d’une licence globale qu’ils savent inéluctable.
Si les artistes Français étaient un peu moins cons, ils établiraient un dialogue avec les experts en techno et s’en apercevraient très vite, mais de toutes évidences, ils préfèrent faire confiance à ceux qui les exploitent… tant pis pour eux.
J’ajoute que cette solution sera plus difficile demain à mettre en place car les usages auront éclaté en une multitude de sous usages destinés à contourner Hadopi qu’il sera bien plus difficile de comptabiliser. Aujourd’hui, on doit avoir 90% des téléchargements fait sur une douzaines de systèmes tout au plus, suffisant pour extrapoler aux 10% qui ne sont pas visible. Demain, 90% des usages ne seront pas visibles…
31 mars 2009 à 13:52
“Votre remarque sur les metadata est bonne, mais c’est un point relativement facile à résoudre. ”
Vous n’avez jamais fait de metadatas vous ;-)
la complexité n’est pas sur le support technique mais sur l’identification du contenus et la répartition aux ayant droits. Sur une loi national, on s’ouvre une belle merde avec les artistes “non-signé” en France et les downloader hors territoire Français.
“en matière d’usine à gaz, ce n’est absolument rien avec l’immense bordel technique qu’Hadopi va mettre en place.” Hadopi est une usine à gaz aussi, je vous rejoins sur ce point.
“Reste à régler le problème de la répartition producteur / créateur, un débat vieux comme le monde (capital vs. travail), mais vous noterez que ce débat est soigneusement évité par le débat Hadopi actuel.”
Comme celui sur le droit d’auteur. On neparle que de la msie en palce de la riposte et non pas du pourquoi (ou pourquoi pas) une protection des Droits d’Auteur. Cela dit, vu l’usine à gaz qu’est HADOPI, c’est peut être pas plus mal.
Le problème est la répartition Distributeur/producteur/artistes. C’et ce que dit Cali, sauf qu’il nomme producteur ce qui est en plus un distributeur. cela dit, RAS sur le financement du dev d’un artiste, bien plus cher que sa “simple” production.
“Par ailleurs, je crois totalement à la prédiction d’Attali, la licence globale étant la seule solution,” oui c’est une solution de DISTRIBUTION. On paye un droit d’entrée pour accéder à un contenu. Arriver avec un principe de distrib devant des personne qui défendent du droit d’Auteur avec en plus des personne qui cherche du financement à la production, vous comprenez bien pourquoi je suis faché contre Attali. C’est juste un pan du problème présenté comme une solution à tous les problème.
“Si les artistes Français étaient un peu moins cons, ils établiraient un dialogue avec les experts en techno et s’en apercevraient très vite” mais un artiste ne touchent pas que sur la vente, il s touchents es revenus sur d’autres sources, si la SACEM, l’ADAMI et consors disparaissent au profil d’une seule Licence, qui va combler le manque à gagner ? Non, les artistes ne sot pas si cons; C’est dommages que vous ne soyez pas venu lundi matin à l’Odéon, vous aurez pu vous en rendre compte et avoir de bien belle discussion avec le bout de la chaine.
Personne n’est prêt à la licence globale dans la musique, et sa mise en place par voix légale est quasiment impossible. Par contre on aura une multitude de licence globale privée qui fonctionneront très bien. C’est un peu couper la poire en deux.
31 mars 2009 à 13:59
“Vous n’avez jamais fait de metadatas vous ;-)”
Oh que si… relisez mes billets sur le web sémantique ;)
Cela présente, somme toutes, les même difficultés pour les artiste hors territoire national que celle qu’affrontent les organisme de répartition de droits aujourd’hui… en fait…
Mais le problème n’est pas là Fred, la licence globale est inévitable, on ne peut que retarder son application et la rendre de plus en plus difficile à mettre en oeuvre, de moins en moins bien perçue par la population, et de plus en plus injuste pour les artistes. Point barre.
Les licence globale privée, c’est le premier pas pour le grand pillage des artistes au profit des majors, je n’appellerait pas cela couper la poire en deux.
Comment expliquer, si c’est si simple, la réaction virulente des artistes anglais ?
http://fr.readwriteweb.com/2009/03/23/a-la-une/les-artistes-anglais-contre-la-criminalisation-des-pirates/
31 mars 2009 à 14:10
la réaction des anglais ? Simple, Youtibe a bloqué leurs acc!ès aux vidéos car la renégociation des droits entre music.uk et Google a aboutit sur une impasse. Vous noterez au passage la beauté du geste de la aprt de Google qui a bloquer les vidéos des artists UK sur le territoire angalis. l’internaute est plus indulgent avec google qu’avec le prod.
La réaction des artistes est logique. point barre (comme vous dites) Mais par contre, aps de licence globale outre manche. pas encore.
Sur la mise en place de la licence globale vous avez raison sur tout sauf un point essentiel.
C’est quoi qui, malgré les baisse, fait vivre la musique ? le support physique qui représente 75% du CA. non négligeable et personne n’a spécialement envie de se tirer une balle dans le pied à ce niveau là. Même si la musique a cet avanatge, personne ne veut la vendre. une licence globale, ca rendrait bien service à la Fnac tient donc.
Vous êtes intelligent, vous comprenez bien que les professionels est envies d’avoir un geste de la part du gouvernement sur la protection du droit d’auteur. Le geste est grossier, pourri à la base dans son application mais la demande est légitime (vous noterez que c’est un responsable de GSS qui est à l’origine de ce chef d’oeuvre). Comme je vous dit, y a d’abord un problème de représentativité de ce qui finance par rapport à ce qui vende dans la filière.
“Oh que si… relisez mes billets sur le web sémantique ;)”
Minute papillon, je découvre à peine ce blog ;-)
31 mars 2009 à 14:20
Heu… relisez le texte des artistes anglais, ils sont bien plus spécifiques que cela, ils posent des revendication très claires. Évacuer le problème qu’ils soulèvent ainsi c’est soit que vous n’avez pas lu ne serait-ce que mon billet, et encore moins leur site.
Le CA du physique est certes de 75%, mais comme vous êtes vous aussi intelligent, vous réalisez bien que le CA des marchand de calèches au XIXe a morflé au XXe. Va falloir s’adapter parce que je ne vois pas pourquoi le support physique et la distribution physique serait encore vivants dans 5 a 10 ans.
Le CA du disque — corrigez moi si je me trompe — est de l’ordre du milliard d’euros en France. La licence globale peut rapporter facilement la moitié. Si on la réparti ‘justement’, les artiste pourraient voir leurs revenus doublés sans soucis. Pour la distribution, c’est effectivement plus compliqué car elle est appelée à disparaitre. On peut la subventionner sous prétexte qu’elle supporte l’emploi, mais il faut alors mettre les cartes sur table et voir comment elle compte utiliser l’argent de la subvention pour se reconvertir (et dans quoi). Tout comme les marchands de calèches.
31 mars 2009 à 14:43
la mise en place de la licence globale, c’ets la fin du jour au lendemain de la vente physique. Là ce sont les tocks des labels qui vont faire mal à la compta (un peu comme les subprime mais en physique) Plus d’uns se sont cassé les dents quand le vinyle a été arrêté du jour au lendemain en 1995 avec des stocks à ne plus quoi savoir en foutre.
l’argu des calèches témoigne un maque d’info. Combien de fabricant de calèches on fait des voitures ? 0.
Là, le métier reste (prod) mais le support disparait. Alors on fait quoi, on bombe le dos et on attends que ça passe ? a ce jeu là, les plus faibles, les moins rentables et les plus artisanaux vont mettre la clef sous la porte
C’est le juste prix à payer pour la licence globale ? je ne pense pas.
31 mars 2009 à 15:07
Fred, Fred, Fred… vérifie tes infos, Renault était un constructeur de calèche (appelé Dion Bouton), il a transformé des calèches en automobiles, et c’est ce point qui en à fait un acteur mineur face à Ford qui lui est parti de zéro. Peugeot, lui, était dans la fabrication de vêtement… comme quoi, on peut se reconvertir quand une révolution (industrielle, celle là) arrive.
Sinon, oui, c’est le prix à payer pour passer de la calèche à l’automobile… enfin, plus exactement, c’est le prix à payer si l’on veux avoir un fabricant automobile national demain plutôt que de les acheter à l’étranger, enfin, je parle de musique, tu m’auras compris.
Oui, le prix est élevé, mais reculer le problème, c’est comme pour l’écologie, cela ne fera qu’augmenter considérablement la facture.
31 mars 2009 à 15:19
Avoue que la licence globale maintenant c’est un coup de poker avec revenu à la baisse pour une filière. je connais personne qui est prêt à se mettre en danger à se point sous prétexte que le progrès va dans ce sens. Le progrès si il est partagé par tous. (c’est pas un slogan ça ?)
31 mars 2009 à 15:27
C’est un coup de poker, certes, qui a une chance de rapporter moins que la rente actuelle, certes, mais ce n’est pas évident, et ce qui est sûr, par contre, c’est que cela rapportera quelque chose de significatif (encore une fois, on l’estime à un demi milliard).
Par contre, le pari fait actuellement, c’est un coup de poker qui ne peut que perdre.
Le progrès s’il est partagé par tous, c’est très 80s, la réalité est plus cruelle. A force d’y aller à reculons, qui à tiré les marrons du feu du progrès ? Yahoo, Google, Microsoft… Les Etats Unis. L’attitude de la France face au progrès fait du pays un grand perdant, là dessus, je suis d’accord.
Je te recommande chaudement le bouquin d’Attali, ‘une brève histoire de l’avenir’, qui commence justement par un long exposé de la façon dont différentes régions du monde se sont emparé de progrès techniques pour dominer l’économie de la planète, et la façon dont ces centres de pouvoir économiques ont changé de l’antiquité à nos jours. C’est un excellent livre, rapide à lire et qui éclaire particulièrement le point que tu soulève sur le progrès.
31 mars 2009 à 15:52
Renault était un petit ingé de chez Dion Bouton qui a profité de la structure de calèche pour faire des voiture. Opel faisait des machine à coudre. très bien, l’automobile est née du dvlpt de la technique au début du XXeme siècle avec des industriels qui ont (ou pas) investit dans l’automobile.
Un secteur, qui évolue. Des structures industrielle qui finance un objet du progrès.
Un élément remplace l’autre, c’est le schéma classique.
pour la musique, on n’a pas un super truc technique qui remplace autre chose. On continue a produire du contenu. Il y a un coût. Seul l’arrivée des $$ change. Donc se priver de sa source principale de revenu (le physique) pour avoir a peu près la moitié (ou plus, ou moins) avec une licence globale, non, c’est logiquement as acceptable pour le secteur. t’aimerais perdre 50% de tes revenus pour le progrès sans réduire ton travail à 50% ?
Une licence globale, c’est filer une opportunité sans résistsance à Orange Nokia et Apple de devenir prod, de racheter les catalogue et les labels à des prix casser.
Avec une globalisation tuyaux/contenu, l’internaute sera-t-il vraiment gagnant ?
Y a un truc qui cloche à ce niveau là. Ce n’est pas le moment car personne n’est prêt à sacrifier ses revenus juste pour faire plaisir aux internautes. Ce n’est pas enterrer la licence globale ou soutenir HADOPI de l’accepter.
Moi aussi j’ai du taf, pour une fois que je tombe sur un blog pas trop mal :-)
31 mars 2009 à 16:09
A des prix cassé ? Universal Music, pour le parler que d’eux, se portent super bien (bénéfices en hausse), pas sûr qu’ils bradent leur catalogue.
Encore une fois, il faut distinguer dans ‘la musique’ trois choses :
1) les artistes, s’ils se bougent comme en Angleterre, ce seront les grands gagnants du futur système. Leurs revenus seront en forte hausse, leurs modèles économiques fortement changé, mais la ‘clientèle’ suivra.
2) les producteurs : ils peuvent encore prétendre à une part du gateau, mais il leur faut changer en profondeur, notamment faire la part belle à la ‘longue traine’ au détriment du top50
3) les distributeurs : RIP. Ils sont morts, quoi qu’il arrive, reste à gérer les emplois perdus, et ce n’est pas avec l’innovation (cf les centaines de startups Us sur le secteur musique) qui va régler le probleme, parce que l’innovation Française, se fait à l’étranger.
L’arbitrage entre 1 et 2 relève de la répartition de la valeur créée entre travail et capital, c’est un débat de société. Je ne prends pas position ici.
Le 3 s’appelle Darwin. La sidérurgie Lorraine a connu cela en 81, et bien d’autres avant eux. It is inevitable Mister Anderson.
01 avril 2009 à 8:45
Sauf que le 3, c’est celui qui à la carte bleu et le carnet de chèque pour les autres et aussi, accessoirement, la parole dans les représentations des asso de prod. Si le point 2 me parait juste, faut quand même, en plus d’une sacrée paire de C****** (ce qui n’est pas le plus difficile) avoir une grosse tréso pour faire la bascule. Et si tu regarde la santé financière de la production, un ramassis de TPE et PME, ca parait difficile.
Dans le cas de la sidérurgie, la cré d’acier est resté, elle a été délocalisé là ou sa fabrication coutaient moins chère. Ce n’est pas comparable. On n’a pas dans l’histoire de l’économie une cris e de la dstrib comparable. A savoir une rupture sur le marché physique et un transfert sur le digital freiné par la répartition des richesse entre le producteur et le vendeur au sens large. par contre, pleins d’autres crise simulaire vont arrivées dans d’autres secteurs.
Ce n’est pas qu’une évolution technique qui chamboule l’industrie du disque, c’est aussi (et d’abord) les limites d”un système de distribution qui ne fonctionne pas mais reprsente la majorité des revenu du business.
C’est pas facile de virer celui qui rapporte du fric àla maison :-)
Dans le premier point, tu oublies qu’un artiste sans prod, il ne peut pas faire grand chose. On va pas dire à un réal fait ton film tout seul”. en musique c’est pareil. Faut quand même un ingé son, un réal (si possible) des musiciens, des compositeurs, un tourneur, un prod de spectacle. LE je fais à 100% tout tout seul n’est pas (ou peu) possible et atteint vite ses limite pour l’artiste (qui en général est bien content de sous traiter sa promo, son dev, sa distrib, je suis bien placé pour le savoir ;-)
pour être plus juste, à mon avis, il faudrait réunir les points 1 et 2. En Anglaterre le rôle du manager est (reconnu) et différents et fait mieux la passerelle avec la prod.
Enfin, Universal, c’est 1 entreprise. Bon, c’est le gros arbre qui cache la forêt (ou plutôt la garrigue vu la tailles des autres). La bonne santé d’Universal repose sur 2 chose.
la négo au prix fort d’avance pour l’utilisation des produits universal sur Internet (stream et download)
une politique avec moins de dev et plus d’exploitation d’artiste reconnu ou en bonne voix.
<Faut reconnaitre que la machine Universal et rudement bien huilé et fonctionne à merveille. Et que son large catalogue avec tant de nom incontournable le met dans une position de force pour les négociation avec les start-up de la musique.
01 avril 2009 à 8:53
Délocalisation ? iTunes, Etats-Unis, Luxembourg ! (qui eux, semblent avoir retenu la leçon de la sidérurgie ;)
Je ne nie pas du tout le rôle du producteur (et c’est vrai que le réduire au Capital est simpliste), par contre, le boulet qu’est la distribution est évident, dans tout les sens du terme : pas facile de faire une course avec un boulet au pied.
Quant à la négo à l’avance des prix du stream, je vous renvoi sur l’histoire de la radio dans les années 30 et de sa lutte avec la même industrie, qui a duré dix ans, et qui est parfaitement décrite dans le livre de Lawrence Lessing, “Culture Libre” (disponible gratuitement). Ca donne une bonne idée de ce qui attend les sites de stream.
La transformation à venir, vous avez raison, est très difficile et douloureuse, mais c’est comme un cancer, plus on s’y prend tôt, plus on a de chances de s’en sortir… et là, on a feint d’ignorer le problème depuis dix ans.
Aujourd’hui, la solution préconisée pour lutter contre le cancer, c’est la loi. Autant légiférer pour interdire à la marée de monter.
01 avril 2009 à 8:54
A lire chez Techcrunch : Michael Arrington, de toutes évidences sur la même longueur d’onde qu’Attali :
http://fr.techcrunch.com/2009/04/01/voler-de-la-musique-est-ce-vraiment-mal/
01 avril 2009 à 8:57
“reste à gérer les emplois perdus” Ben justement, il y a fort à parier que la nouvelle économie qui pourrait émerger de la mort des majors créerait plus d’emplois que le modèle actuel… si ces emplois étaient créés en France (pour le marché Français bien sûr, on va pas quand même être capable d’aller prendre du boulot chez nos voisins, voyons).
Un autre exemple : celui des opérateurs téléphoniques qui font une pression sur l’emploi pour repousser l’arrivée de Free : tout le monde sais que, au final, les consommateurs seront gagnants, et qu’il y aura plus d’emplois à la clef. CQFD.
01 avril 2009 à 16:59
@ Farbice à propos de l’article de techcrunch
Je suis très déçu que tu (vous?) enthousiasme pour cet article qui a pour conclusion “on télécharge grauit en chine, pourquoi pas nous.
Zut, on oublie de dire que google paye la musique qu’il offre.
On s’en fout que l’utilisateur la paye ou paye. Faut juste que l’utilisation d’un contenu sur Internet apporte rémunération (financière ou autres) aux ayants droits. C’est pas être reac de dire ça non ?
La phase de changement s’est déjà enclenchée.
D’un point de vue de consommateur, on en peut que souhaiter que la gratuité et le libre accès (même si niveau médiation culturelle, c’est un peu pourri mais bon…)
Par contre, un marché c’est pas comme une armoire Ikéa, la tranforation se fait de l’intérieur. On ne change pas toute l’es pièce d’un coup pour faire un nouveau meuble. Et ça, faut en tenir compte !
Le coup de la baguette magique “licence globale” ou “répartition juste des revenu” c’est très bisounours sur le papier mais sur le terrains, tu fait comment ? un mail pour dire qu’on change les règle ? une loi ? une législation ? Une régulation de l’Etat ? selon quel critère ?
La vente s de musique n’est qu’une branche du marché de la musique mais toutes les sources de revenu sont liée. On en peut pas scier la partie de la distrib non compatible au web sans faire écrouler l’édifice.
@Abricotier. C’est pas un problème d’emploi mais de métiers. Si les matiers lié à l’artiste se déprofessionalisent, c’est surement pas les consommateurs et utilisateurs qui vont être gagnant.
Après pour la création d’emploi et de valeur, je suis d’accord. le web est une source de créa d’emploi. Et l’argu des iopérateur contre l’arrivée de free pue le populisme à plein nez :-)
01 avril 2009 à 17:12
@Fred
Deux choses :
1) concernant mon commentaire sur TC, je persiste et signe, même si je ne suis pas à 100% d’accord avec Arrington, je suis ravi qu’il prenne la parole sur le sujet.
2) L’industrie aurait du commencer à s’adapter il y a 10 ans. One word : Darwin.
Je te renvoi à notre précédente conversation. Si on ne fait pas une mutation maintenant au forceps, on aura rapidement plus du tout d’industrie et 100% du business ailleurs qu’en France.
Maintenant, Fred, je comprend que tu panique, tu viens du milieu de la musique et le milieu de la techno est devenu le point central dans ton business, or personne n’y comprend rien dans ton secteur.
Ce qu’Hadopi va faire, c’est faire muter fissa les usages, mettre en place d’ici quelques mois les réseaux d’échanges P2P cryptés et anonymes, et rendre impossible toute possibilité d’évolution. Aujourd’hui, il reste encore une possibilité, demain, il sera trop tard. Arrête de bloquer sur l’extrême violence de la mutation que TOUS les acteurs de l’internet prescrivent et appellent de leur vœux et réalise qu’ils ont des arguments que vous ne comprenez pas, dans le milieu de la musique.
Comment peux tu imaginer un instant qu’autan d’acteurs par ailleurs respectables se soient prononcés contre Hadopi ?
Ils ont d’excellentes raisons, mais il est impératif de comprendre leur argumentation, qu’elle soit au niveau technique ou en matière de prospective des usages post hadopi à venir.
01 avril 2009 à 17:22
Ola Fabrice. Je ne défends pas Hadopi. C’est pas parce qu’on a des points de désaccord que je défends cette lo eet tout et tout. j’ai un pide dans les techno (moins profond que les tiens) et un plein de pied dans la ziK Comme tu le dit, personne ne comprend rien à ce secteur. je suis d’accord avec l’évolution, croit moi, elle a ben commencé déjà. Mais comme le démontre Darwin, l’évolution se fait dans le temps avec survie des espèces qui s’adapte. On n’a pas une grosse bombe qui fait tout péter et le nouveau repousse tout comme il faut.
oui à l’évolutoin mais comme toute évolution, faut tenir compte de l’écosystème, et l’écosystème c’est mon domaine.
Arrêtons les raccourcis trop facile et suivons de près la phase d’évolution.
A mon avis, la licence globale ne verra jamais le jour (du moins pas comme elle est présenté là) on aura une concurrence de type de licence globale privée brandé par des acteurs du contenu et des acteurs du web. L’offre de Google en Chine c’est un peu ça non ?
On tend vers ça (et vu de l’intérieur, c’est ce qui se profil) entre autre . Plein de choses évolue à différents niveau. On verra plus clair en 2010 quand l’économie du live sera en crise structurelle :-)
Evolution, toujours évolution.
toujours un plaisir de converser avec toi ! Juste ne simplifie pas mon écosytème d’usine à gaz qu’est l’industrie de la musique :-)
01 avril 2009 à 17:23
C’est cool qu’Arrngyon se prononce, je suis d’accord. d’un autre côté, c’est tellement passionnant comme sujet, comment aurait-il fait autrement ?
:-)
01 avril 2009 à 17:30
@Fred
Ce qu’a démontré Darwin, c’est aussi :
1) les espèces qui se développent isolées du reste du monde (ile de Paques/France qui sera la seule a adopter une telle loi) n’ont aucune chance de survie une fois que leur ecosystème s’ouvre (dégâts colossaux crées en Australie dès l’instant où les premier explorateurs sont arrivés/La France quand elle sera forcé d’appliquer des directives Européennes)
2) quand un météorite tombe (e.g. quand l’internet devient mainstream), les espèces inadaptés disparaissent (dinosaures) ou changent de façon drastique et perdent leur domination (les oiseaux)
01 avril 2009 à 17:49
Rooo le point 2 c’est vraiment pour avoir raison. La météorite, à l’échelle de l’évolution (si tu as fait de la bio) c’est un événement instantané et pas comparable au stream mais plutôt a une bombe qui fait tout péter.
Pour le premier point, tu as raison, mais NON DE NON, lâche moi avec HADOPI !
Un secteur d’activité évolue dans son ensemble. ça prend du temps, ça crée des mort etc… La marché n’est pas exclu des autres écosystème pour filer la métaphore. Ca frite à un niveau de la numérisation du contenu, légitimité ou pas de la vente d’un MP3, licence global, abonnement stream) mais non de non, la musique n’est pas sur l’ile de Pâques. y a dejà pleins d’exemple isolé d’acteurs qui ont su s’adapter (Radiohead, Jamendo, NNE…)
C’est du cas particulier.
Le marché de la musique est une grosse toile bien complexe qui a déjà commencé sa mutation et l’évolution se fera dans le temps.
C’est fou chez toi cette manie à tout vouloir simplifier.
On évolue (même si de l’extérieur on ne voit pas grand chose) et ça prend du temps. Ne te fie pas à la phase visible de l’iceberg :-)
01 avril 2009 à 17:58
Fred, je ne t’accuse as de soutenir Hadopi, je t’accuse de croire que l’industrie musicale a encore le temps de changer. Hadopi est une météorite qui va précipiter les internautes dans des usages sur lesquels il n’y aura aucun retour en arrière possible. L’evolution ne se fera pas dans le temps, le temps n’est pas un paramètre sur lequel on peut légiférer.
Jamendo, avec tout le respect que j’ai pour eux, ne représente rien dans le business de la musique, là où radiohead, NIN et bien d’autres tirent des profits incroyables du P2P et des “pirates” (tu noteras que ce n’est pas le cas de la distrib, tout comme tu as noté qu’aucun artiste Français, aucun distributeur, aucune producteur Français ne maitrise ce nouveau modèle économique, particulièrement complexe et qui ne saurait s’adopter du jour au lendemain).
Encore une fois, on ne peux par légiférer pour interdire la marée de monter. L’industrie de la musique doit comprendre cet aspect du problème, elle ne peut pas contrôler le temps qui passe et décider de l’arrêter parce qu’elle souhaite prendre le temps qu’il lui faut pour évoluer.
01 avril 2009 à 18:00
Comme le fait remarquer un commentateur de TechCrunch, le seul avenir que se dessine l’industrie du disque avec Hadopi, c’est le subventionnement et un contrôle de la culture par l’Etat. Une situation peu enviable dans laquelle se trouve la presse aujourd’hui (mais bon, je m’égare)
01 avril 2009 à 18:06
“le subventionnent et un contrôle de la culture par l’Etat”
la mise en place d’une licence globale (même avec une gestion par société civile) c’est la fin d’un marché et une forme de culture d’Etat. Surtout si tu ajoutes une taxes ou une aides aux jeunes artistes (sous quel critères) On fait comme le théâtre ?
Comment une loi qui lutte contre le piratage peut avoir comme conséquence une mauvais mise en place d’une licence globale ?
Sérieusement, je ne comprend pas comment HADOPI peut arrivé à ce genre de conséquence. Je comprend pas.…Tu peux m’expliquer ?
01 avril 2009 à 18:09
Aujourd’hui, les systèmes P2P sont relativement transparents, on peut comptabiliser, même imparfaitement, les artistes qui sont téléchargés et répartir une taxe/licence globale au prorata. Qui plus est, dans le cas d’une licence globale, obtenir la collaboration des gros trackers bittorent ne serait pas très difficile.
Demain, grâce à Hadopi, tous les réseaux seront cryptés, plus moyen de voir quoi que ce soit, comment se calculera la répartition ? (hint : en espionnant les communications de tous les Français ?)
01 avril 2009 à 18:23
tu l’ass déjà et on en a déjà parlé plus tôt. En quoi Hadopi va faire aboutir à ça :
“industrie du disque avec Hadopi, c’est le subventionnement et un contrôle de la culture par l’Etat. Une situation peu enviable dans laquelle se trouve la presse aujourd’hui (mais bon, je m’égare) ”
(Pour la presse, elle était en crise BIEN avant le web :-D)
01 avril 2009 à 18:29
oublie la presse, le raisonnement est assez simple : aujourd’hui, on peut faire une licence globale juste, demain, avec les usages qui vont évoluer suite à Hadopi, ce ne sera plus faisable techniquement. Ce sera le reigne de l’arbitraire.
Une bonne nouvelle pour les distributeurs, pas mal aussi pour les producteurs, pour les artistes, c’est une autre histoire.
Pourquoi crois tu que les artistes anglais se rebellent ?
01 avril 2009 à 20:57
Les artistes anglais n’ont pas le même écosytème et ne sont pas confronté à la meme situation. Ca s’export tout suel un artiste anglais. On est sur un rapport business plus fort par tradition. Les artistes sontplus impliqué dans leurs dev.
Bon, non de non, tu n’a pas répondu à cette satannée question : En quoi Hadopi va aboutir au “c’est le subventionnement et un contrôle de la culture par l’Etat”
Tu dis que tu es d’accord avec moi. Explique moi, je ne comprends pas.
Enfin, si on passe d’une Hadopi à une Licenec globale, toutes les meusre de cryptage vont disparaitre naturellement car inutile. C’est l’évolution non ?
02 avril 2009 à 8:22
Ha, je vois où tu bloques…
Non, en fait, non. Si on passe dans un système de surveillance généralisée pendant des années, puis à une licence globale, crois tu sérieusement que les gens vont arrêter d’être paranos sur la surveillance sous prétexte que le déclencheur instrumentalisé de celle ci, le “piratage” de la musique, a enfin réalisé que cette stratégie le menait dans une impasse ?
Du tout. La pratique des échanges crypté restera. Encore une fois, pas de retour en arrière. Désolé de te décevoir.
Si tu as suivi les débats à l’assemblée, tu aura par ailleurs noté que les pro Hadopi admettent qu’il faudra passer à la licence globale dans quelques années, manque de pot, ils persévèrent à considérer que les usages internet sont dictés par la législation.
02 avril 2009 à 10:41
Arf, les mesures de cryptages vont disparaitre ? Hé non, puisque c’est le graal de l’informatique, de tout crypter. Donc actuellement, on a du mal à faire bouger les choses, mais lorsque HADOPI y aura contribué, le retour en arrière sera impossible. A la limite, c’est un des points positifs d’HADOPI.
Le point négatif, c’est qu’à l’heure actuelle, les pédophiles sont encore relativement pistables car n’utilisant pas tous les réseaux cryptés : HADOPI leur fera comprendre que désormais, il faut passer au niveau supérieur de la technologie. Un peu comme quand on fait la chasse aux petits dealers pour éradiquer la drogue : c’est purement improductif.
02 avril 2009 à 16:25
@ Abricotier Oui. Je pense que les pédophiles savent déjà qu’ils doivent se crypté. Ils sont dévient sexuel, pas gros débile.
@ Fabrice
“tu sérieusement que les gens vont arrêter d’être paranos sur la surveillance sous prétexte que le déclencheur instrumentalisé de celle ci, le “piratage” de la musique,”
Si ce service est payant, oui, ils vont faire un retour en arrière. enfin, on en peut pas faire des plans sur la comètes d’un comportement d’un public face à une nouvelle réglementation dans x années sans savoir si la loi Hadopi sera (en plus) adopté et mise en place d’ici là.
Les usages à Internet sont dictés par quoi alors ? Ou s’arrête le légal sur le web ?
Par contre, tu ne répond pas à ma question non de non :
En quoi Hadopi va aboutir au “c’est le subventionnement et un contrôle de la culture par l’Etat”
02 avril 2009 à 16:39
Si, on peut faire des prédiction, c’est même un métier, cela s’apelle faire de la prospective, des gens comme Damien Douani et moi même qui écrivons dans rww sont payés pour cela.
Il n’estpas question d’arrêter de faire du législatif sur le web, mais penser que le faire va modifier les comportement est idiot.
8 millions de Français fument de la marijuana, à ma connaissance, c’est illégal.
Par ailleurs, le service de cryptage du P2P (et d’autres choses) n’est pas payant, c’est aujourd’hui une option peu utilisée (et que peu de logiciels de P2P ont intégré d’ailleurs), mais tu peux être certain que les futures versions des logiciels ‘clients’ de P2P auront tous cette option activée par défaut.
Pour la réponse à ta question, s’il te plait, relis mes précédentes réponses, c’est clair, même si je m’efforce de simplifier le raisonnement, je ne peux pas plus le simplifier :
1) aujourd’hui, ce qui transite par les réseaux P2P est assez facile à voir (va jeter un oeil à un tracker, tu verra de quoi je parle). En cas de mise en place d’une licence globale, on pourrait par ailleurs obtenir des chiffres précis de la part des gros trackers qui n’auraient aucune raison de ne pas coopérer dans la mesure où ces données seraient anonymes (en gros, on leur demanderait de donner un hit parade des titres téléchargés en France). Ce n’est pas facile facile, mais c’est faisable.
2) Post Hadopi, tout le monde va contourner le système, soit en site de download du type RapidShare, soit en P2P crypté, soit en autre chose, les solutions ne manquent pas. Tout sera caché, invisible, personne, même les sites comme ThePirateBay ne sera en mesure de voir le moindre chiffre et de dire quels sont les artistes qui sont téléchargés, et dans quel proportion.
3) post post Hadopi : arrivée de la licence globale, comment, sur quels chiffres, va-t-on répartir l’argent de la licence globale ? Certainement pas sur une réalite de la consommation réelle de ces artiste. Qui va décider de tout celà ? L’Etat ? Une alliance des majors et de l’Etat ? Les organismes de répartition de droits ? Et sur quels critères ?
Il n’y aura d’ici là aucune solution pour le faire de façon juste, on a toutes les chances de voir les industriels se partager le gateau et les artistes être les dindons de la farce, non ?
02 avril 2009 à 17:58
Je ne pense pas qu’on fasse de la prospective avec nos petits échanges amicaux via se blog (je me trompe peut-être) c’est maigrichons en données non? Tu dois bien être placé pour le voir.
Tu alors m’expliques pourquoi The pirate bay, les ultra Libertaires qui ne cherchaient pas à faire (beaucoup)de biz lance une solution de cryptage payante ? Elle pouvait être gratuite non ? On est pas sur un nouveau marché et un enjeu majeur du web de demain ? le business de celui qui regarde et le business de celui qui se cache ?
Quand (enfin) à la réponse à ma question, oui, ça ce tient.
Dans le point 3, tu oublies les solutions alternatives. Comment on mesure ça ?
On doit passer par une surveillance des fichiers échangés pour que la licence soit juste. Que ce soit à la source via les tracker sur P2P ou bien via d’autres système au niveau de la connexion de l’internaute ou ailleurs (je ne sais, y a plein de chose à créer à ce niveau là).
Tu dit qu’avec la généralisation du cryptage (conséquence logique d’Hadopi) les sites de P2P n’ont aucune raison de coopérer. Mais si c’est par obligation légale et pour une bonne répartition de la licence globale, qu’est ce qui justifie ce blocage ? Si les utilisateurs se présente comme des personnes respectant la créa et les artistes, pourquoi cryteront-ils leurs réseaux ? Je ne suis pas un pro (comme toi) en prospective mais je trouve ça un peu trop catégorique.
Tu a 10000000000 fois raisons sur ce point et je te rejoins à 100% sur ça, c’est le coeur, la force, l’enjeu premier de la licence globale, c’est le mode de répartition. Et là, actuellement, (vu que c’est mon taf, tu peux me croire) pas grand monde est prêt pour cette discussion.
C’est Ubuesque mais il faut l’échec de HADOPI pour faire la transissions. Y a pas trop de solutions de point là. Sans compter le coût de mise en place. Sur un marché qui vit de 75 à 80% du physique, personne n’est prêt de mettre la main à la poche pour payer la facture. Sérieux, tu vois une solution à ce niveau là ? on dit “pouce!”, fini le marché libre (même si il est pourris), on fait un pot commun et on répartit suivant les download. Sans parler de l’harmonisation des metadatas sur les sites. en plus, c’est tirer une balle dans le pied aux sites de musiques qui se mettent en place…Tu vas dire à itunes et consort “merci les gars mais c’est sans vous” gros bisous.
meme si, et c’est évident, de nouveau business peuvent naitre avec la licence globale (au niveau de la reco surtout) mais des petits business pas forcement costaud.
On tend plus vers une licence globale de type privé. Ça conserve les rapports de force lié au marché qu’il y a dans le marché (même si c’est pas une bonne chose) du coup les acteurs sont prêt, ça donne de la diversité de l’offre, on ne rajoute pas une taxe (c’est pas populaire, une taxe, en l’oublions pas, 100% des français ne sont pas connecté ni 100% des français écoutent de la musique)
La licence globale est peu probable. Des version “privé ” l’est plus. Des solutions alternative (taxe sur fai pour financer la prod géré par une société d’auteur SANS autoriser le P2P) est plus que probable.
Si par contre tu trouve la solution pour intégrer un marché dans un système de licence global, je suis preneur.
Je ne suis pas contre la licence globale, juste que c’est pas gérable dans le marché de musique tel qu’il est. (sans parler des détails de mise en place (recoltes d’infos, taux, répartition qui sont, on des d’accords des enjeux qui peuvent trouver de bonne solutions aisément)
02 avril 2009 à 18:09
Nan Fred, la prospective je la fais dans mes billet, et tu y trouvera la même analyse (pas dans celui ci, relis les autres traitant du sujet, ainsi que l’interview du professeur de l’ENST qui a le même avis peu ou prou.
ThePirateBay ne sont pas tant des oies blanche que tu veux bien le croire, ils gagnent des millions avec la pub, par ailleurs, ils ne proposent pas de réseau crypté (techniquement, ce n’est pas au niveau du tracker que cela se passe mais au niveau du client), ils proposent un VPN, cela n’a aucun rapport. Encore une fois, plutot que de t’aventurer dans de l’analyse technique, fais nous un minimum confiance, tu te doutes bien que si on racontait des conneries, on se ferait immédiatement tomber dessus par la communauté des techos qui nous lit (et qui nous corrige quand on dit des conneries d’ailleurs).
La surveillance d’échange crypté ne servira a rien, on a tout juste la puissance de calcul necessaire pour envisager de décrypter certains échange, mais tous les échanges, c’est absolument impossible. La surveillance telle qu’elle est (malheuresement) envisagée ne pourra se faire que sur des échanges non cryptés.
La surveillance au niveau des postes (de nos ordis), c’est flippant mais Dieu merci, les spécialiste (là encore, je te renvoi sur l’interview de ce prof de l’ENST) estiment le cout à plusieurs milliers de dollars par poste. Donc ca me semble difficile (sans compter la réaction du public, bien sûr, mais cela, de toute évidence, ne semble pas te poser de problème, tu as du beaucoup apprécier 1984 d’Orwell)
Ce que tu appelle la licence globale de type privé ne concerne que 6 à 7% de la consommation réelle de musique sur le web. Elle fait l’impasse sur le P2P dont la proportion dans les échange augmente d’année en année. Là encore, on est loin d’une solution juste.
Enfin, tu met le doigt sur un truc réel, il faut l’echec d’Hadopi pour passer à la licence globale, et l’Hadopi la rendra impossible à mettre en oeuvre. C’est le paradoxe que je dénonce. Ouf. On y arrive.
Conclusion : prendre le temps de mourir, ou se couper une jambe tout de suite ?
02 avril 2009 à 19:15
Merci pour l’éclairage technique. toutefois, c’est (a moitié ) surprenant de voir ce service de VPN payant chez TPB.
“La surveillance au niveau des postes (de nos ordis),” Je suis rassuré que techniquement ça ne puisse pas aboutir. Là aussi, je lis tes apports technique avec beaucoup d’attention
Je ne pense pas que les problèmes technique à la mise en place d’une LG ou LG’like en post Hadopi soit un vrai problème. Ça se résous la technique non ? Par contre (et la musique est encore sacrifié pour la cause) le web se retrouve sous la pression d’une forme de régulation passant par “la surveillance” des flux et/ou des “échanges” au sens large. le fameux minitel 2.0 qui a beaucoup de partisans dans le physique et dans le web. Ce qui e chagrine c’est que ces enjeux dépasse la musique au la main et le secteur passe encore pour des cons, des voleurs des salaud et tout ce que tu veux.
De plus, une offre de téléchargement gratuite et légale et les P2P perdent de la vitesse. Faut trouver et mettre en place la formule qui permet ce principe. (un peu à la Airtist ou TOP100.cn) Ca passe par la pub et donc seul des grandes agences de pub du web peuvent se le permettre (et encore, si le marché local est “réactif”). Si éthiquement là aussi une bonne vieille LG est à préférer, je ne voit pas quel lobby pourra la porter et la mettre à exécution.
Tout ça dépasse le ridicule petit lobby minable de la musique qui n’impressionne que 2 pingouins (le ciné est 1000 fois plus puissant mais c’est la musique en première ligne) qui mène à la baguette toute cette stratégie.
Avec une LG incompatible dans l’état avec le marché de la musique, tu vois dans quelle situation se trouve le secteur. Le cul entre 2 chaises, en première ligne et ne comprend pas tout..Sauf ses métiers d’édition, de production de distribution et de promotion.
C’est pas en traitant de con la filière (tu ne le fais pas, je le sais bien) ou en simplifiant à outrance le secteur qu’on trouve une solution ou qu’on apporte des réponses lisible à la crise du secteur (qui n’est pas née d’Internet mais ça on pourra en parler autour d’un café)… d’où, entre autre, ce besoins de reconnaissance via Hadopi.
Si la LG est, sur le papier, le plus logique à plusieurs point d evue, sa mise en place est un véritable exploit quasimentirréalisable. Pourtant, sur le papier, c’est du 20/20. Y a trop de paramètres qui se croise pour qu’une décision législative puisse lancer la machine LG. l’HADOPI c’est aussi pour faire le ménage en préparation de la suite.
“prendre le temps de mourir, ou se couper une jambe tout de suite ?” = “on fait tout ce qu’on peut pour vous soigner” dirait docteur Carter dans Urgences ;-)
02 avril 2009 à 21:14
Fred, j’aime bien nos petits échange, mais tu t’acharne à ne pas comprendre. Non, la technologie ne peux pas tout résoudre, c’est PRÉCISÉMENT cette façon de penser qui va provoquer une telle catastrophe, c’est cette façon de penser la technologie qui fait de nos politique la risée des états développés (technologiquement) comme les States, la Corée, la Hollande, la Suède et que sais-je encore. Surveiller les échanges cryptés, par exemple, demande une puissance de calcul que nous n’aurons pas avant plusieurs décénies, et encore, il faudrait imaginer que d’ici là les échanges n’augmnentent pas, or ils doublent chaque année.
Le minitel 2.0 n’a aucun partisan dans le web, désolé de te décevoir, seulement dans le physique, et essentiellement dans la presse papier, la musique et la politique (soit pas grand monde au final), et ce ne serait applicable que sur un territoire local, cela signifierait la fin de toute forme d’innovation en France, un décrochage définitif du pays. Tu notera que même la Chine n’en est pas là. Ceci dit, la France est en Europe, et on ne peut, Dieu merci, pas faire n’importe quoi.
Par ailleurs, tu confonds pub et annonceurs, les agences ne peuvent rien pour toi, désolé.
Ceci dit, tu semble avoir compris que le temps n’était pas du coté de l’industrie du disque, que prendre du temps aujourd’hui, c’est nécessairement mourir demain, il y a urgence. Si tu comprends quoi que ce soit à l’écologie, c’est exactement la même situation. Ton industrie aujourd’hui se rend complice de la mise en place d’un future dictature numérique (non, pour être parfaitement honnête, elle se fait instrumentaliser, mais au final, d’ici 5 ans, personne ne fera la différence).
04 avril 2009 à 20:27
Actuellement en M2 programmation et développement, je ne prétendrai pas tout savoir des solutions techniques disponibles, ni être un spécialiste des protocoles réseaux et/ou de sécurité.
Cependant, de par mes connaissances en informatique et de celles de la totalité des gens que je connais, j’irai dans le sens de Fabrice Epelboin qui a enfin soulevé un point clé que je n’ai pas vu sur les autres forums et posts que j’ai parcouru sur le sujet, à savoir les problèmes techniques de surveillance des machines et du réseau…
Les protocoles cryptés sont irrémédiablement indispensables aujourd’hui:
–> même si ce n’est qu’un exemple (parmi un très grand nombre): accédez à votre banque en ligne sans cryptage et vous ferez une sacré tête en recevant l’état de votre compte en banque à la fin du mois…
On ne peut donc en aucun cas les interdire… quant à les décrypter tous… Fabrice a dit l’essentiel, c’est très prétentieux de dire qu’on va le faire en claquant des doigts pour tout échange et toute opération sur un ordinateur…
Après on aura le problème des logiciels libres… euh, dans les facultés on travaille la plupart du temps sous… linux, or il faudra autant de version du spyware, que de système d’exploitation… ça fait beaucoup, beaucoup de version… et ne comptez pas sur la communauté des développeurs pour développer ça sans résistance… ils ont d’autres choses à faire, je pense, et ils détestent ce genre de pratique qui consiste à surveiller ce que l’utilisateur fait et à le signaler, du moins en général…
Il va donc falloir une armée de développeur pour développer votre spyware… c’est quoi votre budget exactement ? Cela dit ça devrait régler en partie les problèmes de chômage, si vous voulez une idée du nombre de personne nécessaire… Enfin, à moins qu’on ne veuille que l’appliquer dans une dizaine d’année…
Et si pour une fois, avant de faire une loi absurde sur un domaine relatif à l’informatique, on la faisait passer devant une commission de spécialiste en informatique ? En effet, entendre des politiciens parler d’informatique (en étant totalement dépassés par la technologie pour la plupart) hérisse le poil de n’importe quel débutant…
Exemple récent : “Open office est un parefeu très performant”
Cette technologie évolue beaucoup trop rapidement pour la laisser sous le contrôle absolu de telles personnes…
Arrêtez de perdre du temps en débats/lois stériles sans vous souciez des problèmes techniques qui ne seront pas magiquement résolus…
La licence globale est la seule solution à mon sens qui soit “techniquement” envisageable…
Reste le problème de l’estimation des téléchargements et écoutes (car on est pas obligé de télécharger tout pour écouter… cf, streaming audio/vidéo) et ça, ça nécessite une centralisation du système. Car arrêtons de se leurrer on arrivera jamais à se mettre d’accord au niveau mondial pour avoir les chiffres mondiaux (d’autant qu’il existe beaucoup de support et de plateforme d’écoutes/téléchargement)…
Il faut donc qu’un ou des organismes légaux se charge de mettre à disposition une offre qui soit la plus complète possible et bien sûr, faire quelque chose qui réponde à l’attente des gens… car si (comme ça arrive souvent) les gens n’utilisent pas ce système, on aura pas une estimation réel de qui on doit rémunérer…
Mais je fais confiance au secteur pour investir en conséquence… c’est tout de même de sa rémunération dont on parle et de son avenir.
Dernière solution: Ou alors on fait comme dans certains pays d’Asie et on fait un internet local… et on filtre tout le reste. Mais là on s’expose à d’autres problèmes dont je vous laisse juge: autarcie, limitation de la liberté d’information et d’expression…
Voilà…
Ps: Après relecture, je tiens à préciser une chose, je ne dis pas qu’aucun politicien ne connait rien en informatique… je dis juste qu’ils sont trop nombreux à dire n’importe quoi…
ET je ne juge pas cela… car même en s’y connaissant, ce milieu évolue beaucoup trop vite… rester à la page est un boulot à plein temps… et encore même ainsi, on a vite fait de se tromper… Bref, restons modeste et demandons à DES gens dont c’est le métier (et là je ne parle pas forcément que du/des responsables qui pourront ne plus être à la page non plus…).
04 avril 2009 à 22:28
@Dafide
Juste une petite précision, le fameux spyware ne leur coutera pas un centime, c’est à toi de l’acheter, et selon la loi, il n’y a pour les développeurs (du privé) aucune obligation d’interopérabilité… Comme quoi, il doit y avoir deux trois mecs compétent en technologie quelque part, en tout cas, pour rédiger cet amendement particulièrement tordu.
Les facs vont-elles passer leurs machines Linux sous Windows ? Rien qu’à l’idée d’imaginer la tête des profs d’informatique à qui on va annoncer ça, je me marre !
04 avril 2009 à 23:04
@Fabrice : Je ne connaissais pas c point, et je le trouve particulièrement vicieux. La loi est-elle faite pour être juste, ou vicieuse ? J’ai mon idée là-dessus, mais à l’évidence, tout le monde ne la partage pas.
04 avril 2009 à 23:12
En même temps, c’est le genre de truc qui va réellement se régler à Bruxelles. La vrai bataille, c’est à Bruxelles qu’elle va se mener…
Ce n’est qu’un début /-)
05 avril 2009 à 2:44
Votre très intéressante conversation m’as inspiré une (pas si petite) synthèse et l’ouverture de quelques réflexions.
Depuis maintenant 10 ans, Internet a modifié profondément le rapport de force commercial entre les éditeurs de produits culturels et leur public. La mutation au tout internet, retardée autant que possible, parait aujourd’hui aussi inéluctable qu’imminente.
Pourtant les acteurs en place semblent encore freiner des deux pieds pour ralentir le courant (voir hadopi). Comment s’inscrit cette démarche au sein de l’évolution du réseau ?
C’est pourtant mal comprendre l’évolution actuelle, dans un marché économique jusque la dominé par une offre formatée, limité a certains lieu de vente, dans le temps, et poussé par un matraquage publicitaire, est arrivé un élément qui allait tout changer, comme une liberté retrouvée.
Le piratage arrive, et tout d’un coup le consommateur dispose d’une profusion sans pareille de titres. Internet a rendu, en moins de 10 ans, l’offre en magasin, obsolète, non que celle ci soit totalement inutile mais principalement parce qu’elle distribue au final très mal ses catalogues, et que son modèle économique n’est plus adapté aux évolutions des besoins.
De quelques dizaines de cassettes/cd les collections se sont étendues a quelques centaines, sinon milliers d’albums en mp3, les gouts se sont élargis, étendus, ont englobés des territoires jusque la inconnu, développant le gout, la curiosité et l’exigence de qualité. Internet a permis a la culture musicale de s’étendre à une échelle inédite, sans que les éditeurs y soient associés, car ils n’ont jamais été précurseurs ni même présents.
L’offre n’as jamais été aussi importante qu’aujourd’hui, elle a fait redécouvrir au consommateur la liberté. Liberté d’écouter ou non, les morceaux de son choix, de son gout, dans n’importe quel lieu, n’importe quand, par n’importe que moyen, et surtout pour presque rien. Ce n’est plus le système d’avant ou l’on ne pouvait écouter tel ou tel artiste que si l’on acceptait de courir un risque a acheter directement un album, et d’aimer ou pas. C’etais difficile le marché n’était pas transparent, pour insister, le modèle était imparfait, et ne se rapprochait que modérément des attentes nouvelles mais aussi latentes des client.
Le modèle économique d’internet c’est celui du pécheur sur son bateau, jusque la notre pécheur péchait au filet dans un petit étang ramenant tout ce qu’il pouvait, tout en sachant qu’il était loin de pouvoir pécher tout le poisson disponible, et maintenant il doit apprendre a pécher a la ligne, mais dans un océan immense qui ne cesse de grandir, c’est Internet. Pour le moment la pêche n’est pas satisfaisante, parce que d’une part l’océan n’est quand meme pas assez grand pour faire le grand saut, et que d’autre part ses moyens de pèches ne sont pas adaptés.
Pour être plus concret la vente de musique en ligne représente environ 7% de l’ensemble actuellement en France, contre près de 30% aux États Unis. Il est a peu prés certains que dans les 5 ans qui viennent plus de 50% du chiffre d’affaires sera représenté par Internet. On l’as bien compris, pour le système de distribution physique, la messe est dite, faute de valeur ajoutée perçue, c’est terminé, mais avec elle s’envole la plus lourde charge sur les couts de l’édition actuelle (40%).
C’est sans doute un moment historique, une fenêtre qui s’ouvre sur un changement de la répartition des droits entre artistes (5%!!) et producteurs. L’opinion est aujourd’hui de leur coté, ca ne durera pas si la diabolisation des consommateurs qui oppose internautes et artistes continue d’être orchestrée.. y compris par le ministère de la culture, ce qui est assez incompréhensible.
Finalement dans l’océan qui est le notre, le piratage est l’élément qui va éliminer la distribution de l’équation, surement pas l’artiste et le producteur qui ont démontrés que leur métier continue d’etre nécessaire dans une economie 2.0. Alors pourquoi tant d’inquiétudes ? Tout simplement pour assurer la transition. C’est dans ce contexte qu’intervient l’adoption de la loi Hadopi.. C
Commençons par enfoncer les portes ouvertes
L’Hadopi ne sera jamais appliquée !, c’est assez évident lorsque l’on constate le nombre de failles juridiques, technologiques et constitutionnelles qui n’ont volontairement pas été corrigées (l’occasion en a été donné mainte fois via des amendements rejetés). Il s’agit a l’évidence de jouer sur le terrain de la communication plutot que celui de la loi, la peur de se faire prendre, poursuivre etc.… L’objectif n’est pas d’avoir une loi applicable mais de faire peur, l’objectif affiché est de limiter le piratage, en réalité il n’en est rien. Le piratage n’est pas du tout l’élément essentiel qui impacte sur l’activité, il ne la touche que marginalement. Car il y a un danger encore plus grand.
Le but non avoué est principalement de mettre fin à l’idée de licence globale, totalement rejetée par les professionnels. Historiquement, le piratage sur internet a connue de multiples technologie, de mp3.com a emule, puis bittorent, et demain les réseaux chiffrés et anonyme. Revenons en justement aux réseaux chiffrés, tout ce qu’il leur manque pour réussir c’est l’unification autour d’un logiciel pour obtenir une masse critique d’utilisateurs permettant de passer d’un système a l’autre, tout aussi riche mais cette fois ci masqué, la technologie est aujourd’hui dans sa dernière phase technique avant un déploiement massif, et l’hadopi est définitivement l’impulsion qui manquait pour franchir le dernier pas.
En effet, si aujourd’hui il est encore possible techniquement d’aggreger les chiffres de téléchargement sur un certains nombre de grands sites torrent et de définir ainsi la rénumération d’un artiste en fonction d’une quote part de la licence globale, ce sera définitivement terminé demain (c’est a dire dans quelques mois au plus), ou pour être très clair, il ne sera plus possible du tout de savoir qui télécharge quoi, ni combien de fois.
Mais alors si l’on ne souhaite pas la licence globale, quel est le but poursuivi ?
Globalement on poursuit encore une chimère, ou l’on feint de le faire, qui semble ménager tout le monde, celle de faire perdurer le modèle actuel, en faisant de la chasse a l’internaute “malveillant” en oubliant pour de bon que l’on poursuit des clients que l’on ne sait pas satisfaire.
Ceci afin d’avoir le temps de mettre en place des “licences globales” mais privatisée de fait limité a quelques sites, ou quelques associations avec des fournisseurs d’accès, ceux des grands majors, et singulièrement en France, celle d’Universal, en ayant élimine de l’équation le ministère de la culture, qui risquerait par trop d’intervenir de manière brutale dans l’écosystème (on se souvient sans doute de l’impact du prix unique du livre, positif culturellement, mais conservateur économiquement) si un changement politique avait lieu, ou si décidément les choses allaient trop mal, d’établir une licence globale. Hors celle ci serait trop brutale, du jour au lendemain elle mettrait fin à la vente physique.
De fait, le changement de distribution va produire de lourds dégâts dans ce secteur, on ne passe pas de la locomotive a vapeur à celle électrique sans qu’il n’y ait sur le chemin d’innombrables faillites, aujourd’hui 75% du CA est toujours lié au physique, mais plus pour longtemps, si n’y a pas d’adaptation il n’y aucune raison de penser que les majors seront encore vivante dans 5 a 10 ans, il est temps pour les petits pécheurs de choisir leur bateau, avant qu’il n’y en ai plus.
Alors c’est un pari sur l’avenir bien entendu, même si c’est risqué, le risque absolu, c’est de voir aux commandes de la culture française des géants comme Orange, Google ou Apple qui si personne ne fait rien, auront très vite réalisé que l’acquisition de contenu est finalement infiniment peu couteux par rapport a leur puissance que cela leur donne.
Une fois ce cap passé, le champs est immense, celui d’un age d’or culturel, car enfin la création disposera du bon medium, de la bonne forme de distribution permettant, de toucher plus de monde, plus profondément, de mieux explorer les tendances, de bénéficier de toute la profondeur des catalogues. On en arrivera alors a ce moment, avec une drastique réduction des prix équivalente à celle du passage des moines copistes a Gutenberg, et une explosion de la rémunération des artistes et des producteurs, un ensemble beaucoup plus grand de la population, suivra a ce moment la, le chemin ouvert par leurs ainés, explorateurs stigmatisés jusque la, la découverte de la liberté et le bonheur apporté par la création est un chemin sans retour arrière, ressort profond et véritable de l’âme humaine.
Un marché avez vous dis ? pas seulement et heureusement !
07 avril 2009 à 3:14
@Fabrice : Il va bien falloir le développer ce spyware, il va pas tomber du ciel…
Je n’avais pas compris qu’ils laissaient ça à… nos chers opérateurs… On va donc bien rigoler! Certains ont déjà du mal à faire du net correctement… et pour quelle efficacité réelle au final…
Non, je ne pense toujours pas qu’il y ait des gens compétent qui ait pondu cette loi tordu, ils vont nous pondre des spyware obsolètes, qui vont juste rendre plus compliqué l’accès internet pour le commun des internautes.
Tiens, je propose à Que choisir d’attaquer tout de suite et par avance tous les opérateurs pour une facturation abusive d’une connection inutilisable. Je prédis, en effet, tel Nostradamus, beaucoup de refus de connection à la mise en place de chacune des versions de leurs spywares… ça c’est de la prévision de bug!
Pour la mutation de l’économie, je suis assez d’accord avec ce qui a été dit… mais j’ai un peu observé les sites qui se lient à des artistes… je n’ai hélas pas l’impression que ce soit très viable économiquement à grande échelle pour l’instant.
Il se peut donc finalement que le modèle prenne un peu de temps à se mettre en place et qu’on soit pris à revers par la vraie solution comme à chaque fois… la “licence globale” que j’entendais n’était d’ailleurs pour moi qu’une solution intermédiaire… on est dans un problème mondial et donc l’équilibre va quoiqu’il arrive se faire tout seul et bien sûr sur le net, pas dans une cour de justice !
Donc au revoir les majors ? Ca, j’en sais rien, mais il va leur falloir une sacré carte pour atteindre les indes dans cet Océan!
@JCC: Par contre, fais gaffe, la fin de ton dernier post ça vire à l’utopie ou à la quête spirituelle, ça a cependant le mérite de souligner un point positif que tout le monde a tendance à oublier avec cette histoire… l’ouverture de la culture. Même si le problème de la rémunération est loin d’être réglé.
07 avril 2009 à 14:14
@Dafide
Je partage vos impressions sur l’installation d’un spyware (ce n’est rien d’autre d’ailleurs !) sur une machine.
Pour autant une solution logicielle n’est pas la seule solution. La brèche ouverte par cette loi va permettre l’émergence de nouveaux forfaits commercialisés par nos chers opérateurs “internet sécurise hadopi” + 1 – 5 euros par mois, il suffit pour s’en convaincre d’observer ce qui est actuellement fait par Orange pour les filtres anti-spam, et les “firewall intégrés”, commercialement c’est tout a fait envisageable, plus hypocritement cela peut aussi prendre sa place au sein d’un “contrôle parental étendu”. Bien évidement ces systèmes ne feront pas dans le détail, filtrage de sites, et filtrages protocolaires, interdiction de certains cryptages (hors ssl bancaire), etc, etc.
Cela pose le problème, à nouveau, d’une évidente atteinte à la neutralité de ces mêmes fournisseurs de tuyau, qui ne pourront plus utiliser cette neutralité comme défense juridique, cela dis, tant que cette solution n’est pas imposée (mais forfaitaire et optionnelle), on pourra difficilement les attaquer sur ce terrain la, il en serait tout autrement si par aventure, l’opérateur livrait ses box avec des systèmes intégrés et non desactivables imposé par la loi. Faut il s’inquiéter que l’échec prévisible d’une solution logicielle nous entraine legislativement sur ce deuxième terrain ?
Je crois plutôt que l’opportunisme, ou le pragmatisme commercial de ces opérateurs finira par voir l’apparition d’un internet anonyme, avec masquage d’ip et chiffrement de bout en bout, pour 5 euros par mois dans un premier temps, puis qui finira par être compris dans l’abonnement de base. C’est actuellement ce qui commercialisé par des opérateurs externes. Il n’y a d’ailleurs pas beaucoup d’autre solutions si l’État veut pouvoir encore continuer à surveiller le réseau pour des raisons de sécurité.
Pour en revenir au caractère utopique et quasi mystique de la fin de mon précédent post, après relecture, je suis assez d’accord, dis comme cela, ça parait assez brutal, et surtout excessif. Et sans doute faut il expliquer ce qui m’amène à penser qu’un age d’or culturel est possible. L’expression est pompeuse, mais elle découle d’une certaine observation de l’évolution récente des réseaux, et d’une réalité effective. Comme toujours ce sont les pionniers qui essuient les plâtres.
L’utopie, sans doute, c’est d’estimer qu’une possibilité de culture entraine forcement l’élévation de la culture dans les mêmes proportions. Ce n’est pas le cas, puisqu’elle se fait sur des effets de bords, marginalement, par contre ses effets sont durables. Un exemple tout simple dans le domaine de l’information, il n’y a jamais eu autant d’information disponible, mais combien de personnes regardent encore le journal de TF1, pourtant l’audience de celui ci s’effrite d’années en années. De fait, il y a une diminution du temps passé devant une télévision depuis qu’Internet existe, ce dernier représente plus de 44% du temps libre passé par les jeunes américains, temps infiniment supérieur a ceux de leurs ainés 10 ans auparavant. De fait, les changements humains sont moins rapides que ce la technologie nous apporte, même si elle en est l’instrument effectif. Mais mêmes ralentis, ils ont bien un effet durable.
Pour autant, dans 200 ans, lorsque les historiens se pencheront sur notre actualité, ils remarqueront certainement ce phénomène pour l’information. Finalement tout est une question d’échelle d’observation, et la rapidité brutale de la croissance d’internet nous laisse a penser qu’une croissance exponentielle de la culture est possible en quelques années, est ce une utopie ? Je ne le crois pas, ce serait d’une part, nier l’évolution extraordinairement rapide d’internet, et d’autre part nier que la multiplication de l’espace culturel ai réellement un impact sur la culture, de cet age d’or nous n’en sommes qu’au tout début.
Quand au problème de la rémunération, c’est tout autant un problème d’échelle, comme vous en convenez, le système de distribution physique est très mal adapté à de nouvelles façons de consommer. Très mal adapté aux humains qui sont au bout de la chaine. Il ne touche qu’un nombre limité de personnes, qui sont celles sur lesquelles repose tout le système actuel. C’est un marché qui repose sur la rareté.
Le modèle d’internet est très différent, c’est de toucher tout le monde, qu’une infime partie participe au financement de l’ensemble, par des moyens qu’il reste à définir, mais qu’au final cela suffise, et largement, pour couvrir tous les frais. Plus cet ensemble initial est grand, et plus grand est le profit, ça c’est une réalité, Google ne fait rien d’autre avec Adwords.
Nous sommes dans une phase d’expansion du “réseau de distribution” qu’est internet, expansion remarquée sur tous les sites internet par une croissance continue et surtout mécanique du nombre de visiteurs. Cette expansion va doubler a tripler dans les 5 ans qui viennent dans nos pays occidentaux, et même a ce point il restera encore les 2/3 de la planète à couvrir.
Une fois a cette étape, une phase de consolidation, de fusion de sites, ou de système, aura lieu. Ce n’est que dans ce sens que je comprends la décision récente des majors de délivrer gratuitement via Google 350,000 titres musicaux en chine. Elles acceptent mal sans doute d’avoir pu se libérer (ou d’être en phase de l’être) d’un réseau de distribution physique et des couts associés (40%) pour en voir un autre, tout aussi exigeant prendre cette place (Itunes). Marché étrange ou l’on voit que tout le monde est en train de scier la branche de l’autre… sauf si l’on se souvient du modèle global d’internet.
09 avril 2009 à 17:58
“Ceci dit, tu semble avoir compris que le temps n’était pas du coté de l’industrie du disque, que prendre du temps aujourd’hui, c’est nécessairement mourir demain, il y a urgence”
Rebouté par l’assemblée nationale, à ce rythme là, Hadopi sera signé en 2012. J’aime ce côté surprise avec cette loi, un vrai feuilleton.
Merci pour ces échanges. Je comble mes lacunes en technique par ici. Au plaisir de t’aider à décrypter le monde de l’édition et production musicale. On n’est jamais trop bien informé.
24 juillet 2009 à 22:05
bah, j’ai acheté un vieux PC sur Ebay “qui ne fonctionnait plus”… Je l’ai ouvert et remis en route. Dans le disque dur, j’ai découvert plus de 5GO de mp3. Ensuite, j’ai fais un tour sur la page Facebook du vendeur et j’y ai trouvé une photo de quelqu’un de visiblement très sympatique. C’est tout. Enfin non, c’est pas tout : je ne met plus mes compositions en ligne depuis des lustres et au lieu de m’acheter des PC flambants neufs, je me procure des PC qui ne démarrent plus… Sympa, la vie d’artiste numérique du XXIème siècle hein ?
24 juillet 2009 à 22:08
Ca c’est la vie d’artiste du XXe perdu au XXIe siècle numérique, pour aller aux XXIe, c’est par là :
http://fr.readwriteweb.com/2009/07/18/divers/d2f-direct-to-fan/
24 juillet 2009 à 23:15
hi hi j’y était déjà dans le XXIème au XXème…
et le 2.0 ça me gave pas mal
pas moyen de “zapper” le XXIème ?
pour passer directement au XXIIème ?
parce que franchement 2010, 2020, 2030, 2040, 2050, 2060, 2070, 2080, 2090…
24 juillet 2009 à 23:21
pas moyen de “zapper” le XXIème ?
Oserais-je dire que vous semblez faire déjà cela à merveille ;-)
pour passer directement au XXIIème ?
Cryogénisation ? Mais de là à dire que vous apprécierez le XXIIe… Un peu de patience, la machine a remonter le temps ne devrait pas tarder, en France, tout du moins…
25 juillet 2009 à 7:15
Je suis “marqué” par Idiocraty (le film) désolé.
Comedy ?
Prophecy ?
25 juillet 2009 à 7:17
“Idiocracy”
je ne sais même plus à écrire correctement.
25 juillet 2009 à 7:19
pfuu, voila ce que donne une trop grande quantité d’informations dans une petite tête comme la mienne…
15 décembre 2009 à 14:12
@petro-museum tu parles du film réalisé par Mike Judge Avec Luke Wilson si oui moi je dirai quand même une comédie il faut cesser d’être pessimiste à ce point!