Sarah Perez, vendredi dernier à la web 2.0 Expo de San Francisco, a assisté à une conférence donnée par Jyri Engeström, le co-foundateur de Jaiku, un clone de Twitter racheté par Google. Jyri a fait une présentation sur la construction de social media autour du concept d’objet social. L’approche consiste à considérer que les média sociaux ne sont pas seulement des réseaux sociaux, ils sont aussi construit autour d’objets qui connectent des gens ayant des centres d’intérêts communs.
Ces objets peuvent être n’importe quoi, comme une photo sur Flickr, une vidéo sur YouTube, ou une piste sur Last.fm.
Cette approche n’est pas vraiment nouvelle, Jyri en parle depuis des années, mais ce qui mérite d’être souligné, c’est à quel point les règles qu’il énonce ont résisté à l’épreuve du temps.
- Définisez votre objet. C’est ce qu’il y a de plus facile, et de plus important. L’objet social sera au centre de votre réseau social. Sur eBay, c’est ce que vous achetez ou vendez, sur Amazon, c’est un produit, dans Flickr un photo, et ainsi de suite.
- Définissez vos actions. Que voulez vous inciter comme usages avec vos objets sociaux. Voulez-vous qu’ils soient commentés ? Noté ? Partagé ? Regardé ? Etc. Assurez vous que l’action soit un ‘call to clic’, clairement visible.
- Rendez les objets partageables. C’est une évidence, mais il est surprenant de constater le nombre de site qui ne facilitent pas cette action ou qui ne la proposent même pas.
- Transformez les invitations en cadeau. Vous voulez que vos amis rejoignent le réseau ? Ne les spamez pas avec une invitation, envoyez leur quelque chose de valeur. Jyri mentionnait le cas du casque Skype dont l’achat donnait droit à en offrir un autre à un ami. Paypal, à l’origine, faisait un petit versement sur le compte des amis que vous invitiez.
- Faites payer les éditeurs, pas les spectateurs. Sur tous les réseaux, il y a ceux qui créent des contenus, et ceux qui consomment passivement ces contenus. Vous ne devriez pas faire payer ces derniers. Faites payer les éditeurs, ceux qui utilisent activement un service en tirent de la valeur d’une façon où d’une autre, et seront prêt à payer des fonctionnalité avancées.
Il est interessant de faire un parrallèle entre le point numéro 5 et la situation de la presse en ligne. Certains pensent qu’il faut faire payer le contenu, et c’est en complète contradiction du point final de Jyri Engeström.
Ce dernier n’a pas (encore) publié ses slides, mais celle situées ci dessous sont très proches, bien qu’elles ait deux ans. Ca n’a pas pris une ride.
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07 avril 2009 à 13:29
C’est sans conteste une arme marketing massive pour le développement de site web… Une marche de plus vers le communautarisme aussi.
Pour moi, l’écueil principal du web social est le manque de “visibilité thématique” des réseaux. En clair, comment choisir sa “tribu” ?
07 avril 2009 à 13:50
On ne peut être que d’accord avec Sarah Perez… d’ailleurs si je puis me permettre une petite publicité, c’est exactement ce nous proposons avec nos “branded services” : http://www.webjam.com/branded_services . Vous y trouverez quelques exemples en bas de page.
29 avril 2009 à 14:28
PFE