Le deuxième Hacker Space Festival s’est ouvert aujourd’hui à Vitry sur Seine, au /tmp/lab, l’un des hacker spaces les plus actifs et importants de France. J’ai pu rencontrer et interviewer Philippe Langlois, un des membres fondateurs du /tmp/lab dans le cadre de l’ouverture de cet évènement qui va rassembler, pour cinq jours, plus de 200 hackers, geeks et artistes de toute l’Europe et même d’un peu plus loin. Ayant croisé différents membres du lab dans des institutions parisiennes ces dernières semaines, il a semblé important de faire cette interview pour lui permettre de positionner ses activités et celles du /tmp/lab dans un cadre d’une visibilité de plus en plus importante.
Pourriez vous vous présenter et nous parler de vos activités au sein du /tmp/lab ?
Je suis un des co-fondateurs du /tmp/lab. je m’occupe de différents projets, notamment de l’organisation du Hacker Space Festival. Je participe à différents projets au sein du lab, comme le projet Rep-Rap (une machine qui fabrique des objets physiques comme une imprimante en 3D),ou d’autres projets orientés sur la recherche en sécurité (wifi et applications hostiles), et j’ai aussi des activités artistiques. En fait, je dirais que je suis un chercheur en informatique appliquée à l’art, à la technologie et à la société, pour la société civile.
Vous ne vous définissez pas comme « hacker » ?
Non, je ne crois pas. Il y a des gens qui m’appellent hacker, mais on ne se définit pas comme hacker.
Comme on ne se définit pas artiste, normalement…
On peut, on s’en fout, mais le plus juste c’est de regarder factuellement ce que l’on fait. « Hacker » c’est une notion tellement vaste qu’il existe aujourd’hui des guerres pour définir ce que c’est. Comme on ne peut jamais vraiment savoir sur quelle base la personne à laquelle on parle va comprendre ce terme, autant rester le plus factuel possible sur ce que l’on fait.
Pour être précis, je dirais que dans mes activités, j’ai un côté recherche, j’ai un côté entrepreneuriat avec des sociétés qui se développent économiquement, et j’ai un côté plus artistique, avec des essais et des propositions de positions très concrètes liées à la surveillance, à l’exclusion, au droit, à l’autorité…
On aurait tendance à associer les hacker spaces à des lieux non-officiels, ou à des « non-institutions », pourquoi le /tmp/lab est-il récemment apparu dans différentes institutions officielles – voire étatiques – comme l’Institut National d’Histoire de l’Art ou le Palais de Tokyo ?
Il y a plusieurs courants de fonds. Il y a un premier courant de fond que j’appellerai « hype », mais qui n’est pas dit dans un sens péjoratif, au sens où c’est un focus de l’actualité sur un phénomène qui se développe et se justifie lui-même par le biais des institutions qui le supporte. Il y a une métaphore du pont qui s’applique dans ce cas, car on vit de très belles rencontres avec certaines personnes de ces institutions : il y a une rencontre entre deux îlots qui de points de vue organisationnel ou culturel n’ont pas grand chose à voir l’un avec l’autre.
Ensuite, dans notre rapport aux institutions, il y a une connexion qui s’établit par le biais des questionnements qu’elles se posent. Nous répondons à ces questions de façon non-alignées aux codes communs. On pourrait employer ici la métaphore de l’avocat qui pour défendre une société face à une autre doit apporter des solutions créatives et des alternatives inédites. Plus cette société engagera d’avocats différents, avec des cerveaux différents, plus elle aura de moyens de gagner, même si les deux sociétés adversaires sont soumises aux mêmes lois… Auprès des institutions, nous avons ce rôle d’apporter une vision différente sur un problème donné.
Enfin, il y a aussi cette idée de « réintégration » du hacker, et cela pose naturellement question sur notre position dans nos relations avec ces institutionnels…
En effet, n’est-ce que ce n’est pas une contradiction, cette rencontre entre le hacking et les institutions ?
Oui c’est un paradoxe. Ce paradoxe est lié à une volonté et au contexte historique. Dans ce contexte historique, il faut comprendre combien la situation des hackers a beaucoup changé depuis l’émergence des hackers spaces (puisqu’il y en a environ 150 qui se sont créés l’année dernière) et l’histoire particulière des hackers spaces et des clubs de hackers en France.
Un premier club de hackers a été monté par la DST dans les années 1990, il s’appelait le Chaos Computer Club de France, n’avait aucun lien avec le Choas Computer Club allemand, et était en réalité une émanation des services secrets français pour récupérer des informations et faire travailler des gens sur leurs projets un peu douteux. Du coup, nous sommes de fait obligés d’aller vers le public pour corriger cette image de « faux hacker » créée par la DST, et pour renforcer la connaissance réelle sur le hacking, en contrebalançant la connaissance médiatique qui avait été diffusée à l’époque.
Nous cherchons aussi à tisser de nouveaux liens avec les autres hackers spaces à l’étranger pour montrer ce que l’on fait et échanger. Il y a aussi une question de valeurs : dans le /tmp/lab, nous sommes dans une dynamique de liberté, nous fonctionnant en cellules, en cherchant à ne pas faire trop grossir l’ensemble. Nous cherchons plutôt à faire en sorte que cela se scinde, comme une cellule qui fait sa mytose pour créer de nouvelles entités. L’idée c’est de voir apparaître d’autres hackers spaces, avec d’autres modèles : ici nous sommes dans une logique très anarchique d’auto-gestion avec des développements dans tous les sens, mais il faudrait qu’il y ait d’autres hackers spaces qui se rapprochent des hackers spaces américains qui sont dans une logique de co-working et d’entreprenariat, il en faudrait encore d’autres plus orientés sur la politique, encore plus anarchistes, plus impliqués… Nous portons un message au /tmp/lab : « nous faisons ça, faites autre chose, faites ce que vous voulez, développez vos propres projets… »
Notre relation avec les institutions est forte de toutes ces composantes, et c’est ce qui est intéressant. En présentant des choses dans ces lieux-là, on peut émuler la création d’autres hackers spaces, on peut diffuser une nouvelle image, et on peut aussi initier de nouveaux projets avec des acteurs institutionnels qui ont des relations qui peuvent être intéressantes pour nous. On entre alors dans une logique d’opportunisme sans pour autant tomber dans le piège de l’entrisme qui nous assimilerait à leurs institutions. L’idée, c’est de ne pas faire complètement partie de leur monde, tout en rentrant dans une logique d’échange mutuel : ils ont quelque chose à nous proposer, nous avons des choses à leur proposer.
Donc, c’est une logique de « win-win », si on peut utiliser ici des termes de marketing, mais n’y a-t-il pas de fait un risque de contamination ?
J’espère bien ! Ils nous apportent beaucoup de choses en matière d’approche, nous leur apportons beaucoup de choses en matière de valeurs. Mais il n’y a pas que cela…
Si on vous accuse, malgré tout, d’accepter une certaine forme de récupération de vos valeurs par ces institutions, que répondez vous ?
Attention, il est important de préciser que ce sont des groupes spécifiques du /tmp/lab qui sont intervenu dans ces institutions. C’est un groupe particulier qui est allé au Palais de Tokyo, à l’INHA j’ai été invité comme membre du /tmp/lab mais aussi en tant qu’artiste, donc j’y ai présenté un mix de mes différentes activités… C’est ça qui est intéressant : on a différentes formes d’actions, une vraie hétérogénéité de pensée, puisque c’est une hétérogénéité de personnes. Ce n’est pas comme un parti politique qui cherche à avoir une pensée partagée et défendue par tout le monde. Nous n’avons pas la volonté de défendre les mêmes choses, ou de la même façon…
Donc, au sein de votre environnement d’hacker space il existe des personnes plus ou moins radicales, plus ou moins extrémistes dans leur vision, au point de ne pas participer à ces interventions au sein de ces institutions ? C’est donc une action et une position individuelles ?
Ce n’est pas individuel. Il y a un groupe de personnes qui se reconnaît dans ce projet-là, qui le fait, qui saisi à la fois des opportunités et des expositions à des risques d’attaque, qui assume ce risque en faisant en sorte que la somme des aspects négatifs, comme la récupération, les amalgames politiques ou médiatiques, les maladresses liées aux méconnaissances des institutions dans lesquelles on débarque, ne soient pas plus grande que celle des aspects positifs que nous apportent ces rencontres. Je pense notamment à la communication avec le public, la communication avec de nouvelles personnes, de nouvelles idées, de mise en relation avec des personnes et des lieux que l’on n’aurait pas rencontré autrement. Il n’y a pas de raison que les connexions entre « aliens » qui se font au /tmp/lab ne puissent pas se faire avec des gens qui ne sont pas dans la logique « squatt », artiste, non-structurée, car il y a aussi des gens très intéressants dans des environnements très structurés…
Nous sommes bien d’accord sur ce dernier point, mais nous parlons tout de même de structures qui sont tout de même très figées…
C’est à nous de les faire bouger. Personne d’autre ne le fera. Les personnes qui sont super dynamiques dans ces institutions ont et auront tout de même besoin de gens comme nous pour les faire bouger. Donc nous sommes obligés de le faire dans ce sens, avec eux, car en faisant bouger leurs institutions avec eux, nous leurs donnons les armes pour le faire. Toute institution a normalement tendance à se structurer, et c’est ce qui l’étouffe. Nous sommes là pour faire avancer les choses, sans faire partie de la structure…
Votre stratégie est celle de la fourmi qui part en éclaireur, ou celle du parasite qui va utiliser une structure existante ? Comment représenteriez-vous la présence d’hacker spaces comme le /tmp/lab dans ces institutions ?
On essaye de fournir quelque chose d’intéressant et de nouveau, en explorant des domaines que l’on ne peut pas explorer tous seuls. C’est ce que l’on a fait notamment au Palais de Tokyo…
Vous pouvez décrire ce que vous avez fait au Palais de Tokyo ?
On a repris des modèles du lab, on les a placé au Palais de Tokyo, et on a essayé de voir quelles étaient les ouvertures dans les domaines artistiques, qui sont déjà très présents dans nos projets, mais aussi dans tous les autres domaines qui intéressaient les personnes présentes. Comme étaient présentes des personnes complètement différentes, on a eu des discussions sur des sujets très différents, comme la législation, la sécurité informatique, la dimension artistique, le romantisme du hacking face à des pensées plus structurées, … c’était intéressant.
En fait, pour parler de notre action dans les institutions, on pourrait utiliser la métaphore de l’amibe, car notre but est d’apporter un nouveau point de vue sur la technologie, une façon de penser décomplexée, une manière de démystifier ce qui constitue le terreau commercial de grosses entreprises (tout ce qui oblige à acheter des produits sans comprendre comment ils fonctionnent, et sans savoir comment fabriquer des alternatives, ndlr)… Notre but est bien de diffuser cette façon de penser.
Donc vous utilisez les institutions comme des amplificateurs pour diffuser vos idées au plus de monde possible, de façon moins frontale…
D’un point de vue théorique, ce que l’on dit est relativement simple : on propose un fonctionnement cellulaire, avec de petites unités intégrées et autoporteuses, une ouverture totale, la diffusion maximum de toutes les informations au sein de la structure, la liberté complète d’entreprendre au sein de la structure sans avoir sans aucune obligation de rentrer dans une logique commerciale, la responsabilité de son propre budget… on va toujours essayer de faire 120% du travail nécessaire, c’est à dire de ne pas faire uniquement le travail que l’on veux faire pour soi, mais toujours en faire un peu plus pour que ce soit accessible par d’autres personnes, avoir une démarche d’utilisation des modèles alternatifs. Tout cela se sont des idées simples et on peut facilement faire un modèle théorique de ce système, et cela s’adapte plutôt bien à la discussion avec des institutions.
Il s’agit donc de disséminer des idées, des propositions sociales, des modèles…
Exactement. Par exemple, il y a des personnes dans le lab qui travaillent sur le live coding, c’est à dire qu’ils montrent à la fois une forme et le code qui la génère sur le même écran. Ils montrent qu’il n’y a pas de rupture entre le processus et le résultat. C’est une chose qui se communique très bien dans plein de territoires, cette idée que même si on est hyper spécialisé, on est capable de faire autre chose en parallèle. Un autre exemple, les licences eGPL qui permettent à un développeur open-source de restreindre l’usage de son travail à des organisations ou des projets qui partagent les mêmes valeurs que lui. Toutes ces propositions sont assez simples, très concrètes, compréhensibles, chacune va dans sa direction, mais toutes ces idées créent un faisceau qui va dans le même sens, sans pour autant chercher à avoir une logique unificatrice.
Ce sont plutôt des graines pour faire pousser de nouvelles idées, c’est une dynamique…
Oui, mais c’est une dynamique informe, libre. Il n’y a personne qui va dire dans quelle direction il faut aller. Il y a des cas différents, comme le Hacker Space Festival, car même si on est libre de l’organiser ou non, si on veut l’organiser, il faut tout de même s’y mettre. Ce n’est pas quelque que l’on peut faire en dilettante. Il y a tout de même l’investissement de gens très doués, très talentueux et intéressants, et on est obligé de prendre la mesure de ce que l’on mobilise. Du coup on est obliger de se tenir à ce que l’on fait.
Aujourd’hui commence le Hacker Space Festival. Je viens d’assister à un moment de l’organisation, j’ai pu visiter le lieu, et j’ai pu constater qu’il y a un certain nombre de règles qui régissent cet événement (inscriptions sur le site, participation aux tâches…) et j’en ai déduit que j’assistais à l’élaboration d’une institution, c’est à dire quelque chose qui s’institue, qui se pose dans un lieu, dans un temps donné, qui pose des règles. Sans parler de paradoxe, peut-on parler d’une maturation du concept de hacker space vers une institution, même si cette institution libre, ou la proposition d’une nouvelle institution ? Car on a tout de même la sensation de quelque chose qui s’organise, qui se rationalise, qui crée sa propre logique de fonctionnement…
Nous n’avons pas créé cela dans le but de durer, c’est pour cela que ça s’appelle le /tmp/lab, c’est quelque chose de temporaire. Notamment pour éviter l’écueil de la chose qui s’installe et qui est indélogeable, et éviter un autre écueil qui est lié, c’est-à-dire le fait que les potes de la structure ont toutes les chances de l’occuper. C’est la pire des choses pour la création, car cela veut dire que c’est plus important d’avoir des potes que d’avoir un boulot qui tient la route, et ce n’est pas notre but.
Notre but, c’est d’être dans une logique réellement dynamique, de s’intéresser aux choses qui nous plaisent, ou d’observer des choses réellement passionnantes en train d’émerger. Présenté comme vous venez de le faire, on pourrait se dire que c’est bien en train de s’institutionnaliser, mais si je pose la question différemment, je dirais que c’est plus se positionner que s’institutionnaliser. Il s’agit alors d’explorer les endroits où nous sommes. Mais si on est en train d’explorer et de se situer, et de créer des relations entre des personnes créatives, cela fait-il de nous des situationnistes pour autant ? Non, ce n’est pas parce qu’on impose des règles ou que l’on va faire des choses dans des institutions que l’on devient pour autant une institution.
Mais plutôt que de comprendre systématiquement ce terme d’institution comme étant péjoratif ou négatif, pourquoi ne pas le comprendre comme étant une étape indispensable pour faire certaines choses ? Notamment des choses très rationnelles, comme rassembler au HSF des gens qui viennent des quatre coins du monde…
Non, on a rien fait pour ça. On a juste proposé quelque chose, et plein de gens sont venus de l’étranger l’année dernière alors qu’ils ne s’attendaient à rien de particulier. Ça c’est intéressant. Ce qui va devenir de moins en moins intéressant, ce sera de voir des gens venir par automatisme, car cela va minimiser la prise de risque, et ce serait une erreur. Il faut que la prise de risque soit toujours là, parce qu’elle est dans tout ce que l’on fait. On ne cherche pas à se crédibiliser, et c’est pour cela que je suis contre cette dénomination d’institution car le but d’une institution est d’être fiable, de rester crédible.
Nous n’avons aucun objectif de fiabilité, en revanche, nous nous sommes fixé un monstrueux objectif de moyens c’est à dire de faire en sorte de faire quelque chose d’intéressant avec ce que tout le monde apporte. Ici, il y a le minimum possible de structure, il y a le maximum d’énergie pour faire en sorte que ça fonctionne, parce que s’il n’y a pas de structure, il faut dépenser beaucoup d’énergie, et cela a un coût. C’est une prise de risque totale de la part des musiciens, des plasticiens, de toutes les personnes qui viennent apporter quelque chose au HSF… Ce serait vraiment dommage que ça devienne une institution, car cela montrerait que l’institution serait bien ce « blob » qui vient tout englober, tout rattraper…
C’est peut-être un processus naturel de consolidation de quelque chose qui existe déjà, ce n’est peut-être pas obligatoirement une transformation radicale, mais quelque chose qui vient naturellement…
Une institutionnalisation c’est quelque chose de progressif. On voit souvent une institutionnalisation quand une association « loi 1901 » se transforme en société d’économie mixte ou en fondation, mais il y a tout un tas de petites étapes qui font que cela a évolué dans ce sens-là.
Alors, qu’allez vous faire pour éviter ce phénomène d’institutionnalisation ?
On va faire ce que l’on s’est promis de faire au début : rester une structure temporaire, essayer d’inciter les gens à créer leur propre hacker space, à créer leur propre vision.
Ce qui peut relier tous les gens dont on parle, que ce soit dans les hacker spaces ou les institutions, c’est cette logique du faire. Il y a toujours cette logique de passage à l’acte, comme chez cette personne qui vous a invité à l’INHA qui a dépensé beaucoup d’énergie pour inviter toutes ces personnes des quatre coins de l’Europe…
Oui, ils se sont vraiment démenés pour une journée qui était très intéressante. Ce qui m’embête plus, ce sont les grosses institutions qui ne se bougent pas.
En fait, vous dîtes qu’il vaut mieux prendre des risques et créer des ambiguïtés que de ne rien faire du tout…
On ne verra jamais de vie sans ambiguïté. On est en train de vivre un complet paradoxe, car pour qu’il y ait un espace de liberté, il faut un paradoxe. Il faut plusieurs pôles pour être libre, car finalement, on ne sera jamais à un paradoxe près. Si on veut tenter quelque chose ici, on ne se pose pas de question, on le fait…
Dans les institutions, notamment en France, il y a une règle profondément ancrée, c’est celle de la légitimité, qui fige beaucoup de choses…
Là on retombe dans cette même logique de crédibilité, car c’est la même chose que la légitimité. Ce qui est étrange, c’est qu’on peut te briser pour absence de légitimité, mais qu’on peut aussi te flatter pour ta crédibilité, mais dans les deux cas c’est une forme de récupération, ou une manière de t’immobiliser. Donc, en regardant cela en se marrant, on leur fait juste comprendre gentiment que ce n’est pas notre orientation…
Lors de votre conférence à l’INHA je vous ai tout de même entendu avoir une critique ironique et très acerbe sur l’art contemporain…
Oui, notre critique est généralement plutôt ludique, mais il faut un peu de sport aussi ! Il y a un artiste qui n’a rien à voir avec 99% du domaine artistique et qui pour moi se détache du lot parce qu’il est justement dans le fun et le sport, c’est Thierry Théolier, parce qu’il va dire clairement à ce milieu quand il produit de la merde. On n’a pas de temps à perdre, il faut dire les choses clairement…
Pour terminer, qu’est-ce qu’on peut vous souhaiter pour le HSF ?
A moi rien, je suis déjà très content. Il y aura des gens de partout, il y a des italiens qui viennent parler de Disaster Recovery, ou comment l’Open Source peut aider dans la réponse aux catastrophes naturelles, des plasticiens suédois et allemands, Erik Minkinnen, … il va y avoir plein de choses très intéressantes… J’espère juste qu’il n’y aura pas trop de monde pour que je puisse en profiter un peu !
Le Hacker Space Festival se tient du 26 au 30 juin 2009 au
/tmp/lab & 6Bis
6Bis rue Leon Geffroy
94400 Vitry sur Seine
station de RER Les Ardoines (ligne C)
les inscriptions (recommandées!) se font sur le site http://www.hackerspace.net/
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