Des données et des liens : le début de quelque chose de grand

Les Données Liées (Linked Data) sont un projet officiel du W3C (l’organisme qui définit les standards du web). Le projet peut se définir comme l’utilisation du web pour relier des données en rapport les unes avec les autres qui n’auraient pas été liées auparavant, ou encore d’utiliser le web pour abaisser les barrières à l’entrée (les coûts, le temps) de la création de liens (par rapport à d’autres méthodes).

Tim Berner Lee décrit les données liées comme un mouvement venant de la base (la communauté) plutôt que quelque chose de décidé et d’appliqué en haut lieu. L’image ci dessus montre le nombre de groupes de données (data sets) qui participent au mouvement (et encore, cette représentation date de mars dernier). Les Données Liées augmentent à une vitesse impressionnante : pour vous donner une idée de la progression, le schéma ci dessous montre les groupes de données (data sets) qui étaient disponibles en mai 2007, soit 10 mois auparavant, vous noterez avec fierté la présente du Français Jamendo parmi les pionniers.

Les Données Liées en quelques mots

Dans un mémo du W3C publié par Tim Berners-Lee en juillet 2007, celui qui est l’inventeur du World Wide Web énonce quatre principes de base concernant les Données Liées, que Wikipedia paraphrase de la façon suivante :

  • Utilisez des URIs (identifiant unique de donnée – granulaire -, par opposition à une URL qui concerne une page – non granulaire) pour identifier les choses que vous voulez rendre disponible sur le web comme ressources de données.
  • Utilisez des adresses HTTP pour permettre de les localiser de d’accéder à leurs contenus.
  • Fournir des informations utiles sur la ressource (URI) quand on la consulte (‘dereference’ en anglais).
  • Y inclure des liens vers d’autres URIs en rapport avec la ressource consultée de façon à améliorer la découverte d’informations utiles.

C’est encore un peu technique, mais on peut le voir comme cela : les Données Liées vous permettent de découvrir, de vous connecter à, d’obtenir la description, et de réutiliser toute sortes de données. C’est aux données ce que le World Wide Web est aux documents des années 90.

linkeddata2

Nous avons évoqué le sujet des Données Liées à maintes reprises sur ReadWriteWeb, notamment en soulignant le fait que les Données Liées construisent et interconnectent des ontologies existantes.

Une ontologie, c’est, pour paraphraser Wikipédia, l’ensemble structuré des termes et des concepts représentant le sens d’un corpus d’informations, que ce soit par les métadonnées (…), ou les éléments d’un domaine de connaissances. L’ontologie constitue un modèle de données, représentatif d’un ensemble de concepts dans un domaine, mais également les relations entre ces concepts. Elle est employée pour raisonner à propos des objets du domaine concerné. Les ontologies représentent les connaissances sous forme d’assertion (sujet, prédicat, objet) qui décrivent la relation d’un objet à un autre : Les hommes sont mortels. Platon est un homme. Platon est mortel.

Reprenons : les Données Liées interconnectent donc de nombreuses ontologies. Les groupes de données (data sets) permettent ainsi d’y accéder et de rebondir sur d’autres groupes de données en passant par une (ou plusieurs) ontologie(s).

Alexander Korth qui écrit dans nos colonnes présentait récemment le potentiel que cela ouvrait (accrochez vos ceintures) :

“Le projet (Données Liées) est conçut sur les mêmes principes simples que le World Wide Web : simplicité, tolérance, conception modulaire et décentralisation. Le projet LOD (Linking Open Data), contient à ce jour plus de deux milliards de ‘RDF Triples’ (sujet, prédicat, objets), ce qui est une somme de connaissances considérable. Le nombre de groupes de données (data sets) participant au projet grandi à une vitesse considérable, et l’on peut accéder à ces groupes de données de diverses façon : avec un navigateur sémantique ou avec un moteur de recherche sémantique, par exemple.”

Un terreau fertile pour l’innovation

S’il ne fallait retenir qu’une seule chose de ce petit exercice de vulgarisation, et quitter cette page avec une idée sur les Données Liées, c’est que les données sont là pour être utilisées. Les Données Liées permettent aux données de s’ouvrir et de se relier, et permettent de construire des choses nouvelles par dessus. Lors de son intervention à TED, Tim Bernes-Lee décrivait les Données Liées comme des cartons pleins de données qui, une fois connectés à l’aide de standards ouverts, permettaient à l’innovation de fleurir.

(slide issue de la conférence TED de Tim Berner-Lee de février dernier)

Les Données Liées sont l’une des tendances les plus importantes du web d’aujourd’hui, même si elle ne se traduisent pas encore en services très visibles pour l’utilisateur de base, c’est l’un des terreau les plus fertiles du web, aussi riche en potentielles innovations que l’a été en son temps le World Wide Web qui proposait de relier les documents.

Pour terminer, je vous recommande de regarder cette conférence donnée par Tim Berner Lee, cela ne vous prendra qu’un petit quart d’heure, et les sous titres en Français sont disponibles. Vous n’avez aucune excuse. Demain, je continuerais en vous montrant comment les données liées sont au coeur de la stratégie des plus grands acteurs de l’industrie des contenus.

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27 commentaires pour cet article

  1. Fabrice Epelboin

    Petite note pour les spé­cia­listes (qui aurons bien sûr remarqué que tout ceci est un exer­cice de vul­ga­ri­sa­tion) : je ne suis as du tout convaincu pas ma fran­ci­sa­tion de Linked Data (Données Liées) et de Data set (groupe de don­nées)… Y a-t-il d’autres tra­duc­tions ? Ne ferait-on pas mieux de gar­der la ter­mi­no­lo­gie anglo saxonne ?

  2. exodus

    De toute façon, j ai rien compris.

  3. Francis

    @exodus

    Tu t’es perdu ? La plu­part des articles sur ce blog sont de ce niveau ;-)

    @fabrice

    Ce serait bien d’avoir une idée de la façon dont on peut tirer pro­fit de tout cela : quels modèles écono­miques ? mais aussi quels usages concrets ?

  4. vertaxy

    Je viens de décou­vrir ce blog d’excellente fac­ture, mais je suis peiné par le nombre (trop élevé) de fautes d’orthographe. N’y aurait-il pas moyen de faire relire les billets par un correcteur ?

  5. Ufano

    Petit détail, jamendo n’est pas français, mais luxembourgeois.

  6. Fabrice Epelboin

    @vertaxy : Un cor­rec­teur ? Si bien sur, il vous suf­fit de nous trou­ver un modèle écono­mique. Sérieusement, l’argent que peut rap­por­ter des ocn­te­nus ne per­met plus ce genre de choses, à moins de se faire sub­ven­tion­ner par l’état…

    @ufano : mouis… enfin, ceux qui y bossent sont français ;-) C’est la boite qui est Luxembourgeoise, les fon­da­teurs sont Français, non ?

  7. Trichard JF

    Je tra­vaille actuel­le­ment sur un projet nova­teur sur le sujet.
    J’aime assez le terme “Lien hyper­texte enri­chi” pour le “Linked Data”

  8. Fabrice Epelboin

    @JF Pas sûr que cela ne prête pas à confu­sion avec l’enrichissement que l’on peut avoir via des techno comme open calais, ce qui est encore autre chose…

    Chaque fois que je tra­duis ces termes, je fini par reve­nir à la VO tôt ou tard… Je crois que dans le doute je vais sys­té­ma­ti­ser le fait de mettre entre paren­thèse la VO, his­toire qu’on soit tous d’accord sur ce dont on parle ;-)

  9. y!onel

    Passé un temps j’ai pas mal uti­lisé music­brainz et geo­names pour leur API très bien faites et l’accès à des masses de don­nées struc­tu­rées gra­tuites qui valent de l’or.
    @exodus: Je ne mai­trise pas à fond les concepts décrits ici (et tout ce qui se rat­tache au web séman­tiqe car c’est de ça dont il s’agit ici non ?) mais il faut en tout cas rete­nir à mon sens qu’on peut ici accé­der à des masses de don­nées struc­tu­rées pour pas cher.
    Ex : je veux savoir quelle ville cor­res­pond cette lati­tude lon­gi­tude , j’utilise geo­names :
    http://ws.geonames.org/cities?north=44.1&south=-9.9&east=-22.4&west=55.2&lang=de&style=full

    Je veux en savoir plus sur tori amos (de façon struc­tu­rée) j’utilise music brainz :
    http://musicbrainz.org/ws/1/artist/c0b2500e-0cef-4130-869d-732b23ed9df5?type=xml&inc=url-rels+artist-rels

    @fabrice: je crois que l’idée d’un data.gov à la française t’est cher, c’est clair que si on avait la même faci­lité pour ques­tio­ner les infos natio­nales (sta­tis­tiques etc…) , cela ouvri­rait la voie à des ini­tia­tives incroyables.… 

    Je me vois deja faire :
    http://donneesgov.fr/ws/manadats?elu=estrosi pour avoir tous les man­dats en cours sur un élu par ex.… ;)
    ou
    http://donneesgov.fr/ws/presenceassemblee?elu= etc etc
    :p

  10. Fabrice Epelboin

    Geonames est plu­tôt de l’ordre de l’enrichissement séman­tique, et plus exac­te­ment un (super) ser­vice en ligne, mais pas (encore) un groupe de don­nées liées. MuzicBrainz, par contre, c’est com­plè­te­ment ça, c’est même l’un des pion­niers. J’ai du mal à com­prendre pourquoi des boites comme Deezer ou Jiwa ne foncent pas là dedans tant il y a une mul­ti­tude d’innovation poten­tielles pour pas cher…

    Sinon, on n’est pas pret d’avoir un data.gov sérieux en France (même la ver­sion US est une blague). Les poli­tiques n’en veulent pas à l’instant où ils réa­lisent le bas­cu­le­ment de pou­voir que cela engen­dre­rai. C’est la fin de la poli­tique à la papa, et tous nos poli­tiques sont sur ce modèle. 

    L’engouement de NKM pour Data.gov est a mon sens lié au fait qu’elle sent plus ou moins ins­tinc­ti­ve­ment qu’elle a tout ce qu’il faut pour être la pre­mière d’une nou­velle espèce de poli­tique, et qu’elle a tout a gagner à ce basculement.

  11. Alfred frItla

    Compris que dalle…

  12. Fabrice Epelboin

    Pas évident, je sais, et encore, cet article c’est de la grosse vul­ga­ri­sa­tion à la truelle, si tu lisais Cynober, tu aurait des bou­tons et de l’urticaire ;-)

    En gros (très très gros), les don­nées liés, c’est comme le WWW, sauf qu’on lie entre elles des don­nées et pas des pages. On peut ainsi à par­tir de don­nées non liés les lier auto­ma­tique­ment. Ensuite, on peut lier tout ca à des ensemble de règles logique (le chien est un mam­mi­fère, les mam­mi­fère ne pondent pas d’oeuf, le chien ne pond pas d’oeuf), et ca per­met d’ “auto­ma­ti­ser” des formes assez évoluées de raisonnement.

    Il y a le même déca­lage et poten­tiel d’innovation entre l’époque avant le web, où les docu­ments exis­taient mais n’étaient pas liés les uns aux autres via le web, et le monde digi­tal que nous connais­sons aujourd’hui. Pour cari­ca­tu­rer, c’est le web de demain.

    Maintenant, c’est clair que quand on expliquait le poten­tiel du web en 95, peut de gens y com­pre­naient quoi que ce soit. Aujourd’hui, tout le monde ou presque com­prend ins­tinc­ti­ve­ment que des docu­ments liés les uns aux autres dans un seul espace uni­fié (le web), ca a un poten­tiel incroyable.

    Là, c’est la même his­toire qui recom­mence, avec les don­nées (un niveau plus gra­nu­laire que la page web), les liens (auto­ma­ti­sés), et la logique (elle aussi automatisé).

    (note pour les pro : je sais, c’est vrai­ment à la truelle, si vous avez une image plus par­lante, je suis preneur).

  13. Fabrice Epelboin

    Sinon : petite méta­phore (ceux qui me connaissent savent à quel point j’en abuse).

    Les don­nées étaient autre­fois enfer­mées, comme des fleurs dans des serres.

    Ce que l’on pro­pose ici, c’est de les faire pous­ser en plein air, de façon à ce qu’une mul­ti­tude d’abeilles non seule­ment se chargent de la polé­ni­sa­tion pour le compte des fleu­ristes, mais qu’on puisse créer du miel et la pro­fes­sion d’apiculteur.

    Les abeilles sont prête, il suf­fit d’ouvrir les serres.

    C’est-y pas poé­tique comme parallèle ?

  14. y!onel

    API-culteur tu veux dire ? (je sais pas si c’était voulu dans ta méta­phore ou pas, mais c’est par­fai­te­ment adapté ! :p)

  15. Fred Cavazza

    @ ver­taxy > Serait-ce trop te deman­der de faire l’effort de pas­ser outre les fautes d’orthographe ? Sinon tu peux toujours lie le Journal du Net où il n’y a pas de fautes.

    @ Fabrice > Est-il réel­le­ment utile de tra­duire Linked Data et Data Set ? Après tout nous n’avons jamais réussi à tra­duire Mashup, plugin…

    @ Fabrice > Si je com­prend bien ta méta­phore, les abeilles sont les URI, c’est ça ?

    /Fred

  16. ufano

    Je veux pas faire chiant, mais vous par­lez de la boîte non? Et il s’agit bien d’une société luxem­bour­geoise, pas française.
    Ce n’est pas la natio­na­lité des fon­da­teurs qui défi­nit la natio­na­lité de la société que je sache… je sais je suis chiant…

  17. o-l-i-v

    J’aime beau­coup l’abord de ce sujet sous la pers­pec­tive du lien. Au risque d’être un peu cari­ca­tu­ral, on peut fina­le­ment résu­mer ainsi : le web 1 c’est du lien (hyper­texte) entre docu­ments, le web 2 du lien (social) entre indi­vi­dus et le web 3 du lien (séman­tique ?) entre des données.

    “Data Set” est par­fois tra­duit par “Jeu de don­nées”. J’emploie cette tra­duc­tion personnellement.

    o-l-i-v

  18. Fabrice Epelboin

    @o-l-i-v Jeu de don­nées, c’est bien, oui. Vendu.

    @ufano Ca se dis­cute. Pour une boite dans le sec­teur musique, le Luxembourg est une évidence. Autant une boite comme Vanksen est vrai­ment Luxembourgeoise, même s’il y a pas mal de Français, elle est clai­re­ment implan­tée sur place avec pas mal de clien­tèle locale, autant Jamendo, c’est juste un aspect juri­dique et fis­cal, c’est pas plus Luxembourgeois que iTunes.

  19. ufano

    Je trouve que la com­pa­rai­son avec Itunes n’est pas valable Itunes n’ayant pas été crée au Luxembourg mais s’y est ins­tallé par après-coup. Jamendo y a bien été crée.
    De plus je ne pense pas que rentre en compte la ques­tion si les clients sont locales ou pas. Mais là où la société s’est établie, et puis c’est tout.
    Je trouve votre point point de vue tou­te­fois inté­res­sant, reste à savoir pourquoi Sylvain Zimmer est fina­liste (pour sa deuxième par­ti­ci­pa­tion) pour le prix du Creative Young Entrepreneur Luxembourg 2009 (dont la céré­mo­nie se déroule ce soir) Je lui pose­rai la ques­tion d’ailleurs si j’ai l’occasion si ils sentent plus une boite française ou pas.

  20. Mpok

    C’est le titre et le pre­mier para­graphe qui sont incom­pré­hen­sible. Le reste, quand on prend le temps de le lire est très clair.
    Comme le signale y!onel (com­ment #10), c’est de web séman­tique dont il est ques­tion (peu importe les termes).

    C’est glo­ba­le­ment une bonne chose d’aller dans ce sens, mais l’écueil numéro 1 (qui reste à résoudre) est la LANGUE.
    De nom­breux algo­rithmes existent déjà (soit publiés, soit à l’état de recherche) pour trai­ter les pages Web SEMANTIQUEMENT (et donc réa­li­ser les liens dont parle l’article). Mais TOUS butent sur la bar­rière de la langue (et ce qui en découle : expres­sions, mais aussi culture, habi­tudes, etc..).

    Un web séman­tique EN ANGLAIS est réa­li­sable dès aujourd’hui. Est-on en mesure de l’adopter en France ?
    C’est la pre­mière ques­tion à se poser…

  21. Fabrice Epelboin

    Non, non, don­nées liés et séman­tique, ce n’est pas la même chose… Là on parle de don­nées liées et de bases ouvertes, PAS de séman­tique (bon, d’accord, les onto­lo­gies, on les retrouve par­tout). C’est deux tech­nos (ou plu­tôt un ensemble de stan­dards et de normes d’un coté et des tech­nos hard­cores de l’autre) qui vont dans le même sens, qui peuvent/doivent s’utiliser conjoin­te­ment, mais ce n’est pas la même chose…

    Allez faire un tour chez Nicolas Cynober, il a beau­coup écrit sur le sujet aussi http://nicolas.cynober.fr/blog/240,linkeddata-un-ecosysteme-pour-le-web-semantique.html

    http://nicolas.cynober.fr/blog/177,le-web-semantique-arrive-enfin.html

  22. Ufano

    Zimmer vient de gagner le prix de young entre­pre­neur of luxem­bourg 2009, pre­ci­sant au pas­sage, lors de son dis­cours qu’une entre­prise comme ca n’aurait pas pu se faire en France. Bon allez, je vous ai assez enquiqui­ner comme ça.

  23. narvic

    @ Fabrice

    Si je peux me per­mettre une sug­ges­tion, pour rendre la vul­ga­ri­sa­tion plus effi­cace : essaye de don­ner un exemple détaillé. ;-)

    Des docu­ments reliés par des liens hyper­textes, on voit tous aujourd’hui à quoi ça res­semble. Mais des don­nées reliées entre elles, indé­pen­dam­ment des docu­ments qui les contiennent, c’est plus dif­fi­cile à conce­voir (pour le moment), pour la plu­part des gens.

    C’est peut-être plus facile en par­tant de don­nées simples, comme “la tem­pé­ra­ture en ce moment à Paris” ou “un ani­mal à longue oreilles qu’on appelle un lapin en français et a rab­bit en anglais”, pour mon­trer ensuite que chaque docu­ment peut être décom­posé en un ensemble de don­nées de ce genre. Il s’agit plus de relier entre elles les pages qui contiennent ces don­nées, mais de relier les don­nées elles-mêmes, dans toutes les pages où cha­cune d’entre elle est contenue.

    En par­tant d’un exemple de ce type, peux-tu essayer de nous racon­ter à quoi res­semblent des don­nées liées et un jeu de données ? ;-)

  24. Fabrice Epelboin

    @Mpok

    Le pro­blème de la langue est cri­tique, que ce soit dans le web des liens (Linked Data) où la plu­part des bases et data­set sont anglais, et qui n’offrent au mieux que des pas­se­relles lin­guis­tiques (cf CommonTag) ou dans le web séman­tique où à l’heure actuelle, seul OpenCalais pro­pose une solu­tion, et encore, bien moins effi­cace que sur l’anglais.

    En gros, c’est une boite Américaine qui va faire le web Francophone de demain… Là encore, le retard de la France va se payer cash, c’est aussi dra­ma­tique pour la langue Française que le jour où elle a perdu son sta­tut de langue inter­na­tio­nale au pro­fit de l’anglais (qu’on peut faire remon­ter arbi­trai­re­ment à la signa­ture de l’armistice en 1918 ou le traité fut le pre­mier texte de ce type rédigé en Français et en Anglais… le début de la fin…

    @narvic

    Un data­set c’est comme un onto­lo­gie, il n’y a pas d’exemple pal­pable pour les uti­li­sa­teurs finaux. En fai­sant un gros rac­cour­cis, un truc comme imdb.com est un peu comme un data­set, on y trouve tout ce qui concerne le cinéma avec des liens entre des éléments gra­nu­laires qui sont en géné­ral des nom (acteurs, réa­li­sa­teur, films, etc, et l’on peut par­cou­rir cet ensemble de don­nées à tra­vers des liens). C’est un gros rac­courci, la réa­lité tech­no­lo­gique, sur­tout en ce qui concerne les pas­se­relles avec les onto­lo­gies ser­vant d’intermédiaires entre dif­fé­rents data­sets, est tout de même beau­coup plus com­plexe que cela.

    En gros, tout cela est le pen­dant tech­no­lo­gique du jour­na­lisme de lien qui nous est cher, et l’un et l’autre ne peuvent s’aborder sépa­ré­ment (c’est pour cela que le projet Publish2 m’a toujours sem­blé abor­der le pro­blème par le petit bout de la lor­gnette, même s’il reste inté­res­sant, il fait l’impasse sur la dimen­sion tech­no­lo­gique alors que celle-ci est en plein boom).

  25. Emmanuel Vivier (Vanksen | BuzzParadise)

    Juste une petite info… CEO de Vanksen & BuzzParadise, et aussi basé au Grand Duché (avec 65 sala­riés sur place), je connais l’équipe de Jamendo depuis plus de 10 ans … à Luxembourg… Ils ont com­mencé d’ailleurs grâce à la pépi­nière de star­tup de la second ville du pays (Le Technoport d’Esch/leur Alzette) et leur 1er gros suc­cès avant Jamendo a été http://www.lesfrontaliers.lu le site lea­der d’info et de la com­mu­nauté des fron­ta­liers (qui repré­sentent 20% de la popu­la­tion en plus ou en moins du pays chaque jour!). Ce site est consi­déré comme une des plus grandes réfé­rences en matière de web dans le pays…

  26. Fabrice Epelboin

    Mea culpa alors :(

    Purée, moi qui croyait avoir trouvé une boite faites par des français que allait à fond dans le sens de l’avenir…

  27. Fabrice Epelboin

    @emmanuel

    Vérification faite, qua­si­ment tous les employés de Jamendo sont ori­gi­naires de Metz (Français, donc) et à 4 excep­tions près, ils habitent encore tous en France et font l’aller-retour sur le Luxembourg quotidiennement ;-)

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