La Recommandation, valeur symbolique ou valeur économique ? Débat le 9 juillet à 19h00 à La Cantine

« Recommander » est le nouveau buzzword à la mode depuis l’avènement de Facebook, Last.fm ou Twitter, mais le mécanisme était présent bien avant ces deux sites. Le Social Media Club, chapitre français, organise le 9 juillet à 19h un débat à la Cantine sur ce sujet. Passage en revue des sujets qui y seront traités.

Passant de la taxonomie à la folksonomy, le web 2.0 a créé de nouvelles pratiques : le social bookmarking, le crowd sourcing par exemple, que des sites tels Amazon, Pandora ou Del.icio.us ont exploités. La mémétique appliquée aux consommateurs a fait de la recommandation une valeur essentielle du web 2.0. Système de filtrage de l’information visant à toucher l’utilisateur susceptible du maximum d’attention au produit, la recommandation est un marché avant tout. Un tiers du chiffre d’affaire d’Amazon, leader de cette technique est obtenu grâce à leur algorithme de recommandation et nous connaissons tous le succès du PageRank de Google.
Qu’elle soit personnalisée, sociale, par item, ou un mélange des trois précédents, la recommandation est centrale dans une économie de l’attention du net. Elle modifie les usages en s’intéressant aux comportements. Elle est débitrice de cette « ombre du futur » que sont la navigation et la géolocalisation de l’user. Elle est une valeur symbolique sur laquelle le web 2.0 s’est construit.
Mais si Netflix a lancé un concours avec un million de dollars à la clef pour améliorer leur moteur de recommandation de 10%, c’est surtout parce que la recommandation peut avoir des effets étonnants sur les marchés, particulièrement ceux des biens culturels. On constate au niveau individuel une augmentation de la diversité des ventes. Mais au niveau global, seules des tendances se dégagent.
Alors, la recommandation, valeur symbolique ou valeur économique ? Quelle recommandation pour quel produit ? Comment optimiser la diffusion d’un produit par l’utilisation de la valeur de recommandation ? N’est elle qu’un fixateur de l’économie d’attention ? Quel business model pour quelle forme de recommandation ?
Pour en discuter, nous avons réuni un plateau d’experts intervenants :
- Thomas de Bailliencourt, ingénieur, Orange
- Nicolas Vieuxloup, directeur marketing Viadeo
- Kevin Mellet, chercheur, Orange

Pour vous inscrire à notre conférence organisée en partenariat avec Silicon Sentier, Orange et Stratégies, cliquez ici.

En cas de problème avec l’inscription, veuillez contacter : a.majorel [AT] gmail.com

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3 commentaires pour cet article

  1. Zackatoustra

    Zut.
    J’aurais adoré par­ti­ci­per à ce débat.

    Je pense que c’est la “pos­si­bi­lité de Recommandation” qui nous a fait pas­ser au “web2”, et que la struc­tu­ra­tion du sys­tème de Recommandation qui nous per­met­tra de pas­ser au “web3”.

    Je rêve d’un monde où, grâce à des outils modernes, nous pour­rions assis­ter à des débats qui se déroulent à 400km de chez nous.…

    (Si vous voyez ce que je veux dire…Enfin, j’me comprends)

  2. JB

    +1 , il est grand temps de struc­tu­rer toute cette information.

  3. Hugues

    Il faut dif­fé­ren­cier ce qui relève du moteur de recom­man­da­tion de ce qui relève de la recom­man­da­tion active des membres.
    Le moteur de recom­man­da­tion est un outil de cross-selling très effi­cace qui per­met d’attirer l’attention de l’internaute sur un nou­veau pro­duit avec une pro­ba­bi­lité forte que cela l’interesse. Le suc­cès d’une boite comme cri­téo montre que c’est per­ti­nent dans de nom­breux domaines (e-commerce, taux de clic sur des pubs, affi­nité com­mu­nau­taire…)
    Techniquement, ce n’est pas tri­vial et il faut des bases de don­nées pro­duits et achats très pro­fondes pour faire des recos per­ti­nentes
    La recom­man­da­tion active est en réa­lité un outil sub­til de fidé­li­sa­tion: on n’abandonne pas un site où on a fait de nom­breuses recos et où on a une répu­ta­tion; c’est aussi une valeur ajou­tée pour les ache­teurs poten­tiels (de pou­voir béné­fi­cier de recos eclai­rées) mais on s’aperçoit à l’usage qu’il est dif­fi­cile de for­ma­li­ser ces recos, qu’une note syn­thé­tique a peu d’ influence si elle n’est pas argu­men­tée, et encore moins si son auteur n’a pas une légitimité

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