Viviane Reding, la commissaire Européenne pour les Télécom et les Média a fait une déclaration importante sur le conlit qui oppose les partisans d’un système répressif et ceux qui sont habituellement qualifiés de ‘pirates’. En plein débat Hadopi 2, la voix de l’Europe se fait entendre et tente de faire un point sur la situation, en insistant clairement sur la nature extrémiste des positions adoptées par la France et les inévitables fractures profondes qu’elle feraient apparaître dans la société et la menace que ce conflit fait peser sur la croissance et l’innovation. Elle enjoint les législateurs de revoir leur copie.
Pour Viviane Reding, les deux parties en conflit ont raison, et l’incapacité à comprendre le point de vue de l’adversaire, d’un coté comme de l’autre, n’aide pas à la résolution du problème. Nous vous proposons une retranscription et une traduction partielle du discours qu’elle a fait à Lisbonne le 9 juillet dernier.
“Alors que beaucoup de détenteurs de droits insistent sur le fait que tout téléchargement non autorisé est une violation de la propriété intellectuelle, et est dès lors illégal, voir criminel, d’autres insistent sur le fait que l’accès à internet est un droit fondamental.
Je vais être parfaitement claire la dessus : les deux partie ont raison. Le drame est qu’après de longues batailles infructueuse, les deux camps se sont campés sur leurs positions, sans le moindre signe d’ouverture aux opinions de l’autre.
Pendant ce temps, le piratage sur internet semble devenir de plus en plus ‘sexy’, et c’est particulièrement le cas pour les ‘digital natives’, mais également chez les générations plus âgées, entre 16 et 24 ans, qui sont de gros utilisateurs d’internet. Cette génération doit devenir le fondement de notre économie digitale, de l’innovation à venir, et des nouvelles opportunités de croissance.”
Quoi qu’il en soit, les statistiques d’Eurostat montrent que 60% d’entre eux ont téléchargé des contenus audiovisuels sur internet dans les derniers mois sans payer, et que 28% affirment qu’il ne sont pas prêt à payer pour le faire.
Ces chiffres révèlent de sérieuses carences dans le système actuel. Il est nécessaire de pénaliser ceux qui enfreignent la loi, mais existe-t-il suffisamment d’offres légales et attractives sur le marché ? Le système légal actuel de protection de la propriété intellectuelle est-il à la hauteur des attentes des générations internet ? Avons nous envisagé toutes les alternatives à la répression ? Avons nous envisagé le point de vue d’un adolescent de 16 ans ? Ou nous sommes-nous contenté de voir la perspective de professeurs de droits qui ont grandi dans le monde de Gutenberg ?
De mon point de vue, l’essor du piratage est un vote de défiance fait aux modèles économiques et aux solutions légales, cela devrait être un signal d’alarme pour les législateurs.
Aujourd’hui, les détenteurs de droits et les services en ligne doivent investir beaucoup trop de temps et d’argent sur la gestion de ces droits, plutôt que d’investir de l’argent à améliorer l’attractivité de leurs services et les consommateurs ne peuvent souvent pas accéder aux contenus quand ceux ci sont hébergés dans un autre état de l’Union. Pour arriver à un marché unique de 27 états membres, des économies d’échelles et des solutions attractives pour les consommateurs requièrent un cadre législatif plus simple et moins fragmenté que ce dont nous disposons aujourd’hui.
Nous avons connu un problème similaire quand la télévision commerciale par satellite a débuté il y a 30 ans. L’acquittement des droit à travers les frontières est devenu de plus en plus complexe, l’Europe a mis au point la directive Câble et Satellite et à introduit un système simple pour s’acquitter des droits à travers toute l’Europe. Je crois qu’il est temps de développer une solution similaire pour le monde des contenus en ligne.”
image d’ouverture CC par Steamtalks
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10 juillet 2009 à 15:07
TY Fabrice pour cet article.
Effectivement, “Viviane” a raison sur le fait que la discussion est nécessaire. Il me semble néanmoins que certains (le gouvernement) ne semblent pas disposer à discuter ce qui explique grandement cela.
Par ailleurs, Ce clivage au sujet du net a été voulu par ce même gouvernement (pétition artistes pro hadopi, accords Elysées excluant les internautes)
Ainsi, le premier pas doit venir de ce gouvernement. Et celui-ci ne peut être qu’une remise à plat du dispositif en associant toutes les parties concernées (cette fois-ci).
Enfin tu as raison, l’interdit fascine.. En gros plus tu interdis plus tu valorises l’exploit de celui qui défie cette interdiction.
A+
10 juillet 2009 à 15:30
Aïe… tu illustre bien malgré tout le blocage de l’un des camps, non ? ;-)
Ils ne sont pas tous bouché de l’autre coté, faut pas croire. NKM écoute, et même Hervé Morin que j’ai rencontré il y a peu de temps écoute. Le blocage vient d’un groupuscule — très puissant, certes — mais ce n’est pas vraiment une majorité au sein de la majorité.
Ce que dis Reding est cinglant : ce sont les génération sur lesquelle nous dépendons pour notre croissance future (e.g. nos retraites), les brider, c’est se couper nos retraites, ou les voir diminuer a rien du tout car ces petits n’aurons pas eu les moyens de trouver les nouveaux relais de croissance.
C’est un excellent argumentaire, tant cette industrie (que je fréquente aussi beaucoup) est peuplé de gens qui n’ont pour seul préoccupation leur retraite. Là, Reding insiste sur le fait que ce n’est pas tout d’y arriver, encore faut-il que les générations qui suivent soient en mesure de les financer…
C’est un angle nouveau de lecture qu’elle propose, mais en même temps, son constat sur un blocage de part et d’autre est très vrai…
Il faut tout de même être conscient qu’en coulisse, au ministère de la Culture, ils bossent sur la licence globale, comme quoi Hadopi est avant tout devenu une question d’amour propre. A mon sens, sans licence globale avant 2012, les présidentielles vont très mal se passer pour le pouvoir, donc les petits amis du show biz pourront aller se faire f… d’ici là, les enjeux iront bien au delà de la couv des magazine people et des soirées chics. On aura une licence globale d’ici 3 ans, reste à être sûr que ce ne sera pas un immense détournement d’argent organisé.
Les artistes n’ayant pas ouvert leur gueule lors de Hadopi, peut de chance qu’ils trouvent des soutiens pour les défendre quand on va leur tondre la laine sur le dos avec une licence globale au rabais…
Là aussi, du coté des artistes, il faut qu’ils se bougent et se rapprochent des ‘pirates’, ils vont en avoir grandement besoin dans très peu de temps…
10 juillet 2009 à 15:40
Bravo vivianne !
10 juillet 2009 à 22:56
Hadopi 2 ou pas, en attendant en possédant le logiciel RealPlayer tout internaute peut télécharger gratuitement et légalement les contenus de Youtube et Dailymotion! Ceux qui iront toujours sur Kazaa, Emule et compagnie ont fait quelque sorte ce mauvais produit qu’est cette loi!
Je ne suis pas pro-Hadopi 2 mais faut quand même que les artistes que nous aimont puissent gagner leur croute correctement.
10 juillet 2009 à 22:58
Sinon il y a des sites magnifiques comme Deezer, Jiwa et Music Me pour la musique en streaming légal et gratuit. Je me dit du coup que le téléchargements risquent fort d’être ringards! J’attends la même chose pour le livre, le cinéma et le jeu video en qualité HD sinon plus!
11 juillet 2009 à 6:11
Deezer, jiwa, musicme, pirate bay, myspace, les sites de streaming illégal, d’ici 5 ans faut pas croire ils seront tous mort!
Si, il n’y à pas d’argent, pas de levée de fond pas de bénéfices, tout business s’arrête.
Et en ce qui concerne la licence global, j’attends le jour ou il y’aura des offres couplé FAI/sites de téléchargement, si c’est legal ce genre de choses…
Et puis le jour béni ou avec mon ebook ou mon ipod, je téléchargerai la musique et le journal que je veux en rue a n’importe quelle borne d’accès mise en place par jcdecaux ou clearchannel(sic) et payé par coca cola ou adidas…
Mais consommer du média derrière son ordinateur ou portable ca commence un peu a devenir chiant..
Ou pas.
11 juillet 2009 à 6:44
Jamais entendu, tout au long d’Hadopi 1, une seule voix s’élever pour réclamer une solution intelligente à l’épineux problème de la rémunération des auteurs… on a préféré consacrer ses énergies à l’amende/mise en taule. C’est d’un grotesque.
Car en fin de compte, là est le noeud : répression à va crin ne règle en rien la nécessaire rétribution de l’auteur (ou alors, ça se saurait).
Bien sûr, il faut établir des passerelles dans les deux camps, bien sûr, les générations doivent communiquer vs s’affronter. Le gouvernement, par idéologie, se crispe sur ses positions, histoire de crédibilité/fierté etc. un peu de grandeur, que diantre.
Un peu de sérieux mesdames et messieurs les élus. Viviane Reding a raison, ce combat d’arrière garde est ringard et non-productif.
Derrière la musique, la littérature, le livre ont besoin de cette formidable cure de vitamine qu’offre le numérique. Pourquoi être aussi rétrograde/répressif. La solution type licence globale (ou autre) s’impose, bien évidemment.
Quant aux opposants du livre numérique, j’effleure le sujet du développement durable en mettant en avant une équation : produire une tonne de papier nécessite … 500 tonnes d’eau… De combien de litres d’eau dispose un occidental/jour ? Combien en dispose un indien ?
Quand le lobby du livre deviendra mature, les choses évolueront ? Mais Google, Sony, Amazon, Apple n’attendront pas le feu vert de la sarkozie pour envahir nos espaces.
Le livre papier aura pour allié le numérique. Les deux coexisteront. Le débat se dégonflera à terme : Socrate s’inquiétait bien de la disparition de l’oralité quand le virage “technologique” du passage à l’écrit s’amorçait (voir Books juillet/août 09). Le débat fera fureur encore quelque peu…
Nous sommes à l’écoute de vos arguments dans le cadre de numér’île, une série de débats organisés pendant le 11e salon international du livre insulaire de Ouessant le vendredi 21 août (www.livre-insulaire.fr) ; débats menés par Isabelle Aveline et Bruno Rives.
Hubert Guillaud de son côté initie le bookcamp2 le 26 septembre : http://lafeuille.homo-numericus.net/2009/07/en-preparation-du-bookcamp-du-26-septembre.html
11 juillet 2009 à 6:59
@jean-lou
Avez-vous entendu parler de la licence créative, de la licence globale et du mécénat global ?
Vous n’êtes probablement pas suffisamment renseigné, ou alors, les média que vous lisez vous ont intoxiqué et vous ont fait croire que les anti hadopi n’avaient pas d’alternatives et pas de propositions pour la rémunération des artistes.
En ce moment même, le ministère de la Culture, suite à la déconfitude Hadopi, planche sur la licence globale (qu’il renommerons probablement autrement pour se l’attribuer).
Cette idée est à l’origine celle de Philippe Aigrain, de la Quadrature du Net, l’un des plus farouche opposants à Hadopi, on en a très largement parlé ici.
@Aurel @salut
Deezer & co, il leur faut lever 6 a 25 millions très vite pour survivre, l’essentiel de cette somme allant aux maison de disque (pas aux artiste, attention, aux maison de disque, ce qui arrive dans la poche des créateurs, c’est une infime partie). Donc effectivement, ils sont mort en l’état des choses. 5ans, tu es très optimiste, je parierai sur 1 a 2 ans tout au plus.
Youtube, c’est un cas particulier, impossible à prédir, tant que Google le voudra, ils resteront en vie.
11 juillet 2009 à 7:19
@ Fabrice.
Mais si je suis bien au courant, ReadWrite m’a bien” intoxiqué”. Cela dit, tu as raison de le souligner –mais ceci reste trop confidentiel– et mon intervention est de nature “provocatrice” afin de réveiller les consciences de celles/ceux (élus) qui régissent les lois de la République !
Je prends part au débat (à lire mes éditos “engagés” (n° 6 – 7 et 8 sur http://www.livres-alive.com) comme toi tu es engagé dans ce combat, comme toi tu nous incites à “prêcher” : pour preuve le débat numér’île auquel je t’invite à nouveau..) et m’inspire fortement de ReadWrite” pou rargumenter auprès des numéricosceptiques.
Merci de nous rappeler que la Quadrature du Net y oeuvre. Il est urgent de DECIDER, je suis trop intimement convaincu de la nécessité d’oeuvrer pour les auteurs, les artistes. Le regard de l’Europe est symptomatique de ce que l’Etat français est à côté de la plaque.
Re-merci pour la grande qualité de tes réflexions, c’est un jalon pour ceux qui fréquentent RW (en tout cas, pour moi, du fin fond de la Bretagne…). I stay tuned.
11 juillet 2009 à 7:26
@jean-louis
je suis un peu sous l’eau pendant l’été, mais je serai présent au truc d’Hubert à la rentrée, voyons nous là ;-)
Les efforts de la Quadrature (licence globale) sont payants, c’est clairement sur ce modèle que planche le ministère de la culture (le mécénat globale était une idée sympa mais vraiment trop idéaliste). Mon petit doigt (qui traine dans des milieux autorisé, comme on dit), m’a dit que cela s’appellerait la redevance relative… un peu de rebranding histoire de ne pas perdre la face…
Reste à voir si une fois passée à la moulinette du ministère, il en restera quelque chose d’intéressant. Les organismes de répartition de droits sont de vraie mafia, et leur comptes sont particulièrement obscurs… Les frais qu’elles prélèvent sont ahurissants, leur train de vie faramineux… tout un tas de choses qu’il serait bon d’éviter pour les systèmes suivant, mais à mon avis, ca va être difficile…
11 juillet 2009 à 7:33
Le futur de youtube ce serai de devenir google search video?
En plus d’enregistrer tout le web, ils pourront enregistrer toutes les vidéos, inclure la recherche de mots ou d’images à l’intérieur memes de la vidéo, pour les journalistes, historiens, archivistes et enfin avoir des statistique et du contenus pour faire de la pub contextualisé…
Y’aura bien un jour ou youtube indexera le contenu crée par les chaines de télés, si ce n’est déjà le cas, et marchera sur les plates bandes des régies télé.
Peut être, le font-il de bonne volonté, que c’est un pari et qu’ils se savait capable de faire bondir de 10 ans le marché de la vidéo sur le net…
Autant myspace ou facebook n’ont pas totalement révolutionné le social networking sur le web, (plutôt l’identité numérique pour le dernier).
Autant youtube à “inventé” le partage de contenu vidéo.
11 juillet 2009 à 7:39
@Fabrice
Un scoop ; à Ouessant y a un peu d’eau autour aussi… Les Glénan (non, y a pas faute de frappe, on dit bien les Glénan, sans “s”, ah! ces irréductibles breton : on ne met pas d’”s” parce qu’en réalité il s’agit de l’archipel de Glénan auquel les autochtones ont crée le raccourci ; “les Génan”) c’est pas trop loin non plus et pour plonger, photographier, c’est magique… les laminaires y sont exceptionnels.
En revanche, je confirme, l’eau est “glacée” (20° maxi) mais avec une bonne peau en Néoprène, ça le fait bien…
11 juillet 2009 à 7:44
il y aura aussi un youtube sur le téléviseur, et c’est là que la vidéo se consomme. Après tout, ce n’est qu’une affaire de software embarqué dans une box dédiée, ou mieux, dans des boxes existantes… rien d’impossible.
A mon avis, c’est là que se joue le succès commercial de youTube. Une fois que cela se passera sur un poste de télévision, l’acceptation de la publicité ne sera plus un gros problème, comme elle sera de facto ultra ciblée, elle rapportera beaucoup d’argent, etc, etc…
11 juillet 2009 à 7:55
Pour ce qui est des discutions sur une licence globale light numerama rapporte cela dans sont dernier article.
http://www.numerama.com/magazine/13430-Vers-une-taxe-negociee-entre-la-Sacem-et-les-FAI-pour-une-34licence-musique34.html
Maintenant Viviane reding parle plus du projet de licence pan européenne alors que les achoppements seront plutôt au niveau d’une distribution mondiale des contenus.
Comment expliquer qu’avec l’euro fort qui grève nos exportations, on se fasse tondre en europe pour tout ce qui est produit dématérialisé.
Les morceaux sur itunes 40% plus cher qu’aux états unis, cela la licence pan européenne n’y changera rien. De même que microsoft prévoit de vendre les licence de 7 40% plus cher en Europe qu’aux états unis.
Par contre si les auteurs continuent à foncer dans le mur avec les majors, ils se retrouveront avec des contrats de 10% habituels pour une licence globale négociée par les major en étant obligé de signer car une fois le budget musique détourné dès sa source au FAI, il sera alors compliqué de trouver dans les budgets des ménages des fonds supplémentaire pour des artistes non présent dans ces catalogues exclusifs.
11 juillet 2009 à 7:56
Pour moi le jour ou l’internet des objets existera vraiment, et qu’on ne consommera plus l’internet sur son ordi toutes ces questions de téléchargement illégal type warez ou p2p (qui sont le cour de la précarité de l’artiste aujourd’hui malgré tout) ne seront plus aussi dramatiques.
Quand je pourrai regarder lost en qualité hd sur ma télé sans devoir attendre qu’ils soit sur site de warez pourri ou pire sur tf1 en vf, je serai content d’avoir de la pub même si ca soupe mon épisode en 4.
Pareil pour la chaine hifi avec super baffle et ampli et son ecran tactile qui me permet d’acheter ce que je veux en super qualité plutôt que du mp3 pourri..
Pareil avec des bornes a l’entrée des concert qui me télécharge automatiquement l’album du groupe que je viens applaudir.
Et puis on peut imaginer des sites de news comme le monde que je lirai n’importe ou a partir de mon kindle, qui m’afficherai des bon promos pour le mcdo qui se trouve a l’angle de la rue ou je me trouve..
11 juillet 2009 à 8:00
@salut
ces solutions existent aux US (Hulu, Netflix, etc), pas encoe parfait, mais pas très loin. Ce qui bloque en France, ce sont les diffuseurs (TF1, etc). Si on considère qu’une Tivo est un objet connecté à internet, on y est deja ;-)
@Bourgpat
Pas convaincu que ton constat se limite aux objets dématérialisés, si on observe le prix d’une bouteille de Coca ou d’un Big Mac, ou même d’un ordinateur portable, on constate la même chose ;-)
11 juillet 2009 à 10:18
Sur le big mac, c’est plus compliqué car les employés de mac do sont en France et qu’il est plus rentable pour mac do de produire les composants des sandwich en France que de les importer des états unis.
Sur microsoft, les productions sont anecdotiques en Europe, les impôts sont pour leur majorité payés en Irlande ou sont vendues réellement les licences.
Pour la musique, même si elles est produite en France ou en Europe, elle est vendue 1 dollar et si elle est produite aux états unis elle est vendue 1 euros. Donc le consommateur européen paye intégralement le surcout de production qui n’est jamais répercuté sur le consommateur américain.
Le soucis est que l’on a protégé la fragmentation des marcher et que le reglementeur européen n’a jamais voulu prendre en compte les capacités des multinationales à détourner la protection des licences pour en faire des marcher captifs. On l’a bien vus avec l’interdiction des imports de consoles japonaises qui même comme cela était moins chères que les versions officielles alors qu’il y avait des intermédiaires supplémentaires.
On donne des droits de licences exorbitants sans jamais en contrepartie demander des devoirs connexes.
11 juillet 2009 à 11:29
@ Bourgpat
Tout à fait d’accord et d’ailleurs, révélateur de la nonchalance (?) ou de la non-organisation des créateurs à défendre leurs intérêts, une fois de plus, les intermédiaires se structurent / se sucrent, eux.
Après les MNPP (leader français de la distribution de la presse qui redispatchent sur 165 plateforme régionales: intermédiaires en cascades s’il en est…) qui vont lancer à la rentrée leur kiosque numérique (madeinpreesse.fr) et après le New York Times qui confie à Amazon la diffusion de ses news, un 3e acteur s’y met : le Megastore de Dentsu (Japon).
Optimisée dans un premier temps pour l’iPhone (qui décolle à la verticale depuis un mois après avoir stagné plus d’un an), le kiosque ouvrira à d’autres smartphones. Condé Nast et Hachette font partie du voyage.
Tout ça sans pub (au départ pour rassurer le lecteur, mais pour combien de temps ???).
La com et la pub vont quoi qu’il en soi, de paire…
via http://blog.lefigaro.fr/medias/
11 juillet 2009 à 14:07
@Fabrice
La licence globale avant 2012 ?
Je n’y croit pas du tout.
De ce que j’observe on s’achemenine vers du contenu sous drm ou en streaming et/ou lié à une plateforme ou un Fai.
Voir par exemple Spotify,Orange ou Hulu, ESPN aux U.S
Les sites de torrent ont encore beaucoup d’avenir.
Ensuite, si on se dirige vers un ersatz de licence globale, qu’y aura t’il “dedans”?
Musique, Video, Ecrit, Logiciels ?
Je vois mal les éditeurs de jeux video ou des firmes comme Dassault et Adobe laisser leurs logiciels librement téléchargeable.
Pour l’écrit je pense que les consommateurs ne sont pas prêts; les Kindles et autre reader sont loin d’être démocratitisés et ça reste très cher.
Sur Londres je prend les transports en commun tout les jours et je n’ai vu en 6 mois que 2 ou 3 personnes avec un Kindle ou un Sony Reader.
Je vois mal l’intérêt de dépenser 200€ pour ensuite acheter ses livres numériques casiment au même prix que l’objet physique. Et personnellement lire du pdf a l’écran, sa me saoule vite.
Et comment répartir les revenus de la licence globale en fonction de ce qui est streamé ou téléchargé ?
Je ne pense pas que nous aurons une seul voir quelques plateformes de téléchargement.
Comment faire si le consommateur ne va pas sur les plateformes “accréditées” ?
Il faudrai alors identifier les flux de donné au niveau des Fai. Technique très couteuse en ressource.
Et ensuite que dira la CNIL ?
Je ne tiens pas trop à ce que le gouvernement(surtout un gouvernement sécuritaire comme l’actuel)puisse consulter la liste de tout ce que je télécharge ou stream.
Voilà désolé si c’est un peu long
@Aurel
Inutile d’installer ce genre de saloperie.
Tu va sur keepvid.com tu colle l’adresse de la vidéo et tu la télécharge. Simple comme bonjour.
Sa fonctionne avec tout les principaux sites de streaming vidéo.
11 juillet 2009 à 14:18
@nashb
J’ai du mal à imaginer l’existence d’un groupe d’étude sur la licence global au ministère de la culture sans projet pour avant la mandature présidentielle en cours ;-)
Quant à la répartition, le parie pour un panel bidon et bidonné, histoire d’avoir des stats qui favorisent qui ont veut. Vu que les mesure d’audience des sites web en France reflètent autant la réalité qu’une élection en Iran, il n’y a aucune raison pour que cela s’arrête ici.
Calendrier : d’ici un a deux trimestres ‘etats généraux (pardon, Grenelle) organisé pour réfléchir a tout cela, la rénumération des artistes (e.g. le sauvetage des maison de disque)’, où ne seront pas conviés ni les représentant des artistes (en dehors de leurs ayants droit, j’entends), ni ceux des internautes, et encore moins les pirates.
Quelques mois plus tard, ouverture d’erzats de catalogue téléchargeables au niveau des ISP, avec un catalogue regroupant les gros acteurs et excluant les petits, SANS DRM.
Coût (obligatoire, que l’on consomme de la musique ou pas) : entre 5 et 8 euros par abonnement internet.
Interdiction faites aux internautes de redistribuer (faut garder un monopole de la distribution, même si cela ne veut plus rien dire de nos jours)
Conclusion : les petits seront exclus de toute forme de distribution (numérique ou pas) à court terme.
On prend les paris ?
11 juillet 2009 à 15:24
@Fabrice
ok, soit
Mais dans ce cas, on ne peut pas réellement parler de licence globale.
On adresse qu’un partie du problème et on reste dans la traque aux “pirates”.
Et quid des logiciels et de l’écrit ?
Tu ne m’a pas répondu sur ce point.
Sans Drm ? Je veux bien te croire mais je reste dubitatif.
Ils vont surement se ratrapper en proposant de la musique en qualité moisie type mp3 128kbps.
Et donc pour l’audiophile c’est retour à la case magasin ou plus vraisemblablement torrent.
Si on continue dans cette logique les majors ou du moins les gros acteurs sont bons pour engranger plus de revenues après cette pseudo licence globale que avant son imposition.
Quelque chose me dis que les internautes ne vont pas être très satisfaits.
11 juillet 2009 à 15:32
Oui, c’est clair, c’est une licence globale au rabais, mais ce permettrait de voir éclore des modèles économiques basés sur le P2P, notamment par ceux qui seront exclus du système… c’est à peu près le seul interet que j’y vois… En dehors de cela, c’est une vaste blague.
Pour les logiciels, je ne vois pas bien… tu voudrais une licence globale pour les logiciels ? Ce n’est vraiment pas la même économie, je doute qu’un tel système puisse émerger. Qui plus est, le cloud computing pourrait bien radicalement changer le problème dans les 5 ans à venir.
Pour ce qui est de l’écrit, c’est reparti comme en 40, DRM, puis piratage intensif, puis contre mesures… l’édition en est au stade où en était la musique il y a dix ans…
http://fr.readwriteweb.com/2009/03/30/prospective/ebook-edition-connaitra-t-il-le-meme-sort-que-la-presse/
http://fr.readwriteweb.com/2009/05/19/entrevues/ebook-une-interview-a-lenvers/
11 juillet 2009 à 18:01
@Fabrice,
> J’illustre bien le blocage des deux camps
En fait, j’estime simplement que le premier pas doit venir du gouvernement étant donné que c’est lui qui porte atteinte à la neutralité du web. Je parle bien du gouvernement et non du parlement. Ensuite tu as sans doute raison, cela tient à un de mes défauts : je suis rancunier, je n’oublies pas et ne suis pas du genre à tendre l’autre joue :)
Au sein de la majorité parlementaire, j’ai effectivement conscience que leur libre arbitre est aiguillé par des directives de partis.. Cependant leur devoir n’est pas de suivre un caprice présidentiel mais bien de choisir la satisfaction de l’intérêt général. Je n’inclus pas les qqes fidèles à cette idée d’intérêt général au sein de la majorité (Tardy, Suguenot, Dionys du Séjour).
S’agissant de NKM, je la mets dans le camp de ceux qui arrivent après la première bataille comme Bayrou par exemple. En s’écartant du débat Hadopi pour se concentrer sur l’après Hadopi, elle a perdu selon moi sa légitimité dans le développement de l’Internet Français. Tu dis “NKM écoute”, je pense qu’elle ne fait qu’entendre.. Ensuite étant dans l’après-Hadopi (sous entendu une fois que la loi sera appliquée), je ne suis pas certain qu’elle soit un interlocuteur qualifié pour le débat “pendant l’hadopi”.
>“Il faut tout de même être conscient qu’en coulisse, au ministère de la Culture, ils bossent sur la licence globale”
Pour le coup c’est complètement idiot, si c’est le cas cela veut dire qu’ils reconnaissent de fait que la loi Hadopi ne résoudra rien donc quid de l’intérêt de continuer ??? Si l’objectif est de mettre en place une loi + la licence globale pour ce qui n’est pas “traçable” : ça revient à mettre une nouvelle pierre à l’édifice de la sanction graduée.
S’il s’agit de substituer ce dispositif à la loi hadopi d’ici à 2012 pour des “considérations électorales” c’est scandaleux! En effet, l’hadopi coûte cher à mettre en place même si c une goutte d’eau dans les dépenses de l’état! C comme si pour faire plaisir à une industrie on balançait de l’argent par les fenêtres ?? A ce moment là autant se servir des fonds pour les subventionner!
@jean-lou
Pour info le papier peut-être responsable (recyclage…). Le numérique pollue aussi ;) (énergie, batteries..). Le mauvais calcul serait d’opposer le numérique aux supports physiques, ils sont complémentaires encore pour un moment (ne serait-ce que pour la gestion des archives)
11 juillet 2009 à 19:45
Pour le coup c’est complètement idiot, si c’est le cas cela veut dire qu’ils reconnaissent de fait que la loi Hadopi ne résoudra rien donc quid de l’intérêt de continuer ???
Sauver la face, rien de plus…
http://www.numerama.com/magazine/13430-Vers-une-taxe-negociee-entre-la-Sacem-et-les-FAI-pour-une-34licence-musique34.html
NKM, je ne suis pas certain qu’elle soit un interlocuteur qualifié pour le débat “pendant l’hadopi”.
Non, mais ce ne sera pas elle l’interlocuteur. Il y a encore quelques mois, elle annonçait vouloir organiser un grand débat sur les modèles économiques de la musique, c’est désormais le ministère de la Culture qui s’en charge… Elle n’a pas plus de pouvoir qu’un ministre de l’écologie il y a dix ans… c’est toujours ça, mais il faudra un changement générationel au pouvoir pour que cela change.
Ce n’est pas une raison pour ne pas dialoguer, ceci dit ;-)
S’il s’agit de substituer ce dispositif à la loi hadopi d’ici à 2012 pour des “considérations électorales” c’est scandaleux!
Reste à voir si c’est efficace ;-)))
ceux qui arrivent après la première bataille comme Bayrou par exemple
La vérité est bien pire encore, Bayrou a la palme d’Or de l’abruti politique. Le champion du monde du manque de clairvoyance et d’opportunisme. Absolument incroyable. Il avait toutes les cartes en mains, il comprenait les enjeux, était en mesure d’avoir un discour clair et même sincère sur le sujet (j’en ai parlé avec lui), il est totalement passé à coté de la plaque.
11 juillet 2009 à 21:00
@Fabrice
A propos de Numerama / Petitgirard : c’est grandguignolesque, du foutage de gueule :
1 — 6 euros par mois avec une usine à gaz pour la seule musique, financés par le FAI et l’internaute ;
2 — quid alors du film ? re 6 euros ?
3 — quid re-alors du livre (littérature, etc. re-re 6 euros ?)
Non, le binz ne peut être envisagé.
Celui qui n’écoute pas de la musique va comme aujourd’hui pour celui qui ne consomme pas de TV (moi par exemple) se fendre quand même d’un abonnement obligatoire.
Alors 6 euros pour la musique + encore 6 (+/- pour le cinoche) + (6 (idem) et quid de celui qui ne consomme rien ? Levées de boucliers en perspective…
Coller un compteur sur chaque UC ?
Dans le principe OK mais bon je suis très sceptique pour la mise en oeuvre/contrôle du bazar.
Encor un bidule qui va avorter/foirer, c’est clair !
Ou alors ça devient un impôt de facto baptisé “de solidarité” pour remunérer les artistrs/créateurs et alors, perso, je dis bingo et on laisse le robinet ouvert à tous.
… y a un os , qu’est-ce qu’on fout des gus embauchés chez madame hadopi ? chômage ? Impensable, la sarkozie y perdrait en prestige.
Hadopi 2 ira à son terme, malgré tout ce qu’à tenté d’expliquer Lionnel Tardy à ses postes umpistes sur son blog et ailleurs et notre république continuera à sombrer dans son incommensurable c.……e !
La stratégie de la répression est nettement affichée chez les godillots.
Pas persuadé que les électeurs leur en tiennent rigueur. Auront de se gêner, ça cube un salaire de parlementaire.
Pour les artistes, z’avez qu’à travailler pour gagner plus (un truc à la mode) ou alternative, travailler le dimanche (de préférence dans une zone non éligible au doublement de salaire…)
Oui, foutage de gueule ! De grâce, ne soyons pas naïfs.
11 juillet 2009 à 21:03
oui, oui, c’est du foutage de gueule… a 6€ par moi, et que pour la musique…
11 juillet 2009 à 23:27
@Fabrice
Lol la “palme d’or de l’abruti politique” !!
Concernant la “licence musicale” FAI — SACEM — MAJORS à 6 euros par moi (merci pour le lien)..
if(AverageOfDownloadsPerUserPerMonth == 6){
price = 1 +“euros”;
}
Je vois pas l’intérêt, autant acheté directement en ligne !!
@jean-lou et toi avez raison : Foutage de gueule :)))
12 juillet 2009 à 1:01
à Fabrice, imath & les autres.
Je termine comme chaque soir ma revue de presse “off shore” :
1 — San Francisco Chronicle :
http://www.sfgate.com/cgi-bin/article.cgi?f=/c/a/2009/07/09/BUTS18L5HK.DTL&type=tech
Vous connaissez bien sûr Chris Anderson, auteur de “The long tail”, le boss de Wired (superbe pépite underground de Condé Nast). Voilà un mec qui a de la suite dans les idées ; qui en a, quoi…
Pas mal son truc — il a le mérite d’innover et le pire c’est qu’en 24 h. plus de 22.000 téléchargements. Et ben, j’vous paie mon billet que son bouquin sur le gratuit, ça va lui rapporter quelques kopeck : un must : se faire de la thune en expliquant comment refiler gratuitement son travail, c’est énorme de chez énorme… Faut l’faire, avouez…
2 — Wall Street Journal :
http://online.wsj.com/article/SB124718172862520179.html
Une petite assos au coin de la rue qui donne dans la législation/les avocats : PLI (Practising Law Institute), http://www.pli.edu/ se lance dans une formule alléchante pour qui veut profiter du numérique (ça rejoint, Fabrice ton interview à l’envers avec Cécile) et zou on passe de 27 euros pour le livre en dur (vélin, odeur de l’encre si chère aux élites qui snobent le numérique sous prétexte que gna gna, le numérique ça rend idiot, blabla, toujours les mêmes arguments à la con : quand on ne connaît pas, fastoche de déblatérer des inepties, soit dit en passant) à 9,99 euros, ô miracle pour le numérique.
L’expérience de Scribd est intéressante à ce stade de l’échange. Scribd a été soupçonné un moment de faciliter le piratage puis s’est “radouci” en se mutant en Robin des Bois défenseur des auteurs ; leur stratégie : vous (l’auteur) fixez vous-même le prix du pdf (ou ePub ou xxx) et bingo vous vendez (le modèle semble au poil et les auteurs sont contents). Mais B.….L de M…E, qu’est-ce qu’on attend ici pour faire la même chose ???
Ah bon parce qu’on est plus c.. que les américains. Ah ben oui sans doute…
OK je m’énerve, mais en trois mois de forums intenses sur livres-alive, je n’y arrive pas, ils sont indécrottables les zamoureux du livre-objet. Je passe mon temps à leur expliquer que ça va débouler, qu’Apple a un méga-truc sous le coude, que Jobs attend le moment idéal pour larguer sa fusée, qu’elle va nous péter dans la tronche et que comme d’hab, ça va faire un méga carton, que windaube va se ratatiner le museau en voulant le copier, que Sony va —comme pour le walkman— se faire avoir dans les grandes longueurs, que RIM ou Palm ou même Amazon qui est parti devant vont (comme Nokia pour le mobile) une fois de plus assister à une mise à mort implacable.
Faut quand même savoir que Steve Jobs depuis 1984 a une idée très précise de là où il veut aller, qu’il y va à son rythme, qu’il sent très bien où se situe l’instant t et qu’il lance ses torpilles opportumément. De plus je le;soupçonne de savoir viser juste ; comme par hasard, à chaque fois, immanquablement il fait feu de tout bois…
Bref quand le iTruc (genre tablette ou quelque chose comme ça) va débouler, Redmond va une fois de plus faire chauffer les photocopieuses. Maintenant, j’ai l’étrange sensation que tout le monde attend —depuis deux bons lustres au moins— de savoir qui va tirer le premier. Un scoop, ce sera Apple, en septembre (environ).. ou pas…
Le seul écueil est le format, pour l’instant, rien de “fédérateur” ; mais Apple peut imposer son format (cf iTunes et ses DRM jusqu’à peu). Après on peut aussi attendre l’arrivée des substrats souples, de la couleur et tutti quanti, mais je ne vois pas la bombe n’exploser que dans 2 ans ; m”étonnerait.
OK Kindle/Amazon existe mais aux states only. Quand au PRS 505 de Sony, avec +/- 2.000 titres en France, la FNAC joue petit braquet vs + 250.000 (je crois) chez Bezos… sans compter le fond Google de 1,5 million d’ouvrages tombés dans le domaine public… offerts à Sony.
Mais même ça n’arrêtera pas Steven Paul Jobs !
12 juillet 2009 à 2:46
Tiens pour rajouter une couche (de cumulus) :
http://www.nytimes.com/2009/07/12/weekinreview/12helft.html?_r=1&ref=technology
Ca vous gratte pas un peu là ou y a plus depuis 1998 le lecteur de disquettes 3 pouces 1/4, là ou depuis 2008 y a plus le combo.
Perso sur mon MacBook Air, j’ai jamais eu besoin d’introduire une galette (bon OK faut avoir un autre lecteur pour installer l’OS ou chopper quelques bons vieux titres de la dernière compil de Depêche Mode, voire d’Excalibur II —on a bien le droit d’aimer la musique breizh, après tout ; chacun ses tares — ).
Et c’est qui qui avait raison ? Steve Ballmer, Mickaël Dell, Steve Jobs, Monsieur Asus.. ?
A force de nous le dire le cloud computing ça va aussi nous tomber dessus ; la mort du bon vieux OS, la fin des mega super top DD ou SSD ; une clef USB 16 (bon OK 32, quoi, d’accord 64 gigas) fera largement l’affaire.
La partie femelle de l’USB : l’iPhone (au hasard) avec un truc du type :
http://www.engadget.com/2009/06/27/beambox-outs-mili-evolution-mini-power-projector-for-iphone-ipo/
vous avez un écran 50 pouces partout (attendez, ces sont les prémices, ne vous inquiétez pas, ça va passer à la vitesse supérieure, évidemment).
Au passage, vous vous souvenez que Bill (Gates) ne croyait pas au net dans les early 90′, qu’Apple y est allé un peu seul au départ ?
Bon le cloud computing toque à nos portes, Chrome OS sera là dans un an (bâti sur le webkit =le moteur de Safari…). Maintenant que Eric Schmidt doive quitter le board d’Apple (encore que l’affaire n’est pas encore entendue…) est un détail qui pèsera peu, Apple et Google ont trop le désir de bouter Windaube hors du paysage informatique… et ce ne sont pas les $400 millions que M$ a dû injecter chez Apple (pour éviter surtout d’être en position de dominer le marché…) qui pourriront les nuits de Steve Jobs (le gaillard, côté physique a quelques ressources).
Exit donc les upgrades, les pièces jointes dans les mails, Facebook, Twetter sont déjà douillettement vautrés sur les stratus… fini le computer, le laptop tout sera dans l’iPhone, le Pré, la BlackQuelquechose pour la quasi totalité des users. Pour les prods vidéo, “PAO” et autres CAO, restera quelques UC planquées au dos des 50 pouces OLED, pour le reste, circulez.
“We are waiting for someone to put together the right combination of hardware and software,” said Paul Saffo, the veteran Silicon Valley technology forecaster.
A part Apple, qui manage concomitamment le soft et le hard ici-bas ???
D’accord, ça plane pour moi !… mais pas si sûr :)))
12 juillet 2009 à 6:59
Cool :)
Merci !
12 juillet 2009 à 7:05
Bonjour,
voilà une intervention bien intéressante (et éminemment politique), merci. J’essaie de répéter à longueur de billets qu’il s’agit de deux mondes dont l’un doit s’adapter à l’autre (l’industrie des contenus et les sociétés d’auteurs à l’ère numérique, pour aller vite ); contente de lire également à nouveau — car trop rare — la mention de ceux qui travaillent à chercher des solutions (qui a lu en entier le livre de Philippe Aigrain?); réforme des droits d’auteurs, du code de la propriété intellectuelle, modes de rémunération, offre légale (et large!),gestion des droits, etc Et, côté Web, expliquer, encore et toujours, être “pédagogique” pour ceux qui sont moins au courant.
12 juillet 2009 à 7:24
Oui faut évangéliser.
Suis pas un expert, juste un user impliqué et je me bats comme Fabrice (reconnaissons lui un talent énorme qui du reste frôle le génie…) pour faire comprendre :
1 — Hadopi est une avancée scélérate
2 — Seule voie pour sortir du binz : créer, innover
3 — en amont : réfléchir, structurer, se concerter, écouter
4 — ne pas rester les bras ballants, quand la fusée décole, trop tard pour monter à bord.
’ bis — prendre le bon ticket au bon moment.
Je constate que les littéraires sont à la traîne : ils essaient de nous expliquer par des contorsions ubuesques que gnagna, le livre-objet c’est mieux.
Bien sûr : j’ai bossé 30 ans dans l’édition, qui peut plus regretter la dégénérescence du système ? La chute vertigineuse des métiers est inexorable avec effet boule de neige garanti.
Et bien pour subsister, il a fallu me battre ; c’est vrai, j’ai d’autres cordes à mon arc, il n’empêche.
Enfin, OUI, c’est politique, mais pas idéologique, je ne suis encarté nulle part mais à mon très modeste niveau i j’interviens sur un territoire qui pèse 150.000 âmes en gros. OK c’est en province, mais y a pas que Paris (ça se saurait).
Ben là aussi, faut mouiller son maillot, parce que souvent, on en voit des vertes et des pas mûres chez les politiques…
Juste une question de motivation puis d’implication.
Je sais j’enfonce des portes ouvertes (quoique trop souvent, elles ne sont qu’entrebâillées et donnent l’illusion d’une ouverture… la rue du Fbg St Honoré n’a pas l’exclu du grand guignol, ça se pratique un peu partout)
Et puis au delà des beaux discours, aller au charbon : expliquer et agir, agir et encore agir.
T’as raison, Francis : cooooooool — :))
12 juillet 2009 à 8:53
Sweet, Tweet Revenge
J’hallucine, pendant ce temps-là on nous monte tout un flan sur le NYT : Maureen Dowd nous retranscrit les tweets de Mc Cain/Sarah Palin :
http://www.nytimes.com/2009/07/12/opinion/12dowd.html?emc=tnt&tntemail1=y
Rien d’autre à se mettre sous la dent ?
Si c’est ça la politique, ah oui, faut veiller, URGENT… (je sais, hors sujet, joker ?)
12 juillet 2009 à 12:33
Autheuil confirme ;-)
A cela, il faut ajouter le fait que le sujet du téléchargement, et plus généralement de la crise que connait le secteur depuis 2002 – 2003 est particulièrement mal vécu. C’est très fort, au point que c’est vécu, par beaucoup, sur le mode personnel et intime. C’est une vraie souffrance, et j’ai pu m’en rendre compte en voyant certains, liés à ce milieu de l’industrie culturelle, se figer complètement dès que l’on abordait ce sujet, perdant, à mes yeux, tout sens critique, pour se faire les défenseurs jusqu’au boutiste de l’hadopi. Parler d’hadopi avec une personne liée aux milieux de l’industrie culturelle, c’est comme parler d’antisémitisme avec un juif, le dialogue est complètement impossible. Pour comprendre l’entêtement du gouvernement sur hadopi, il faut avoir cette variable à l’esprit.
http://www.authueil.org/?2009/07/11/1388-les-raisons-du-suicide-hadopi
12 juillet 2009 à 16:18
salut
ne pas oublier que la mère Vivianne est en pleine periode de réélection
donc si elle raconte cela c’est qu’elle pense que cela peut servir à sa réélection!!!
12 juillet 2009 à 17:17
Eclairage révélateur chez Autheuill : c’est vrai, le Conseil constitutionnel est un filtre politique à plus d’un titre :
1 — par “idéologie”, pour contrer le président influence subtile de qui ont sait, ne serait-ce que pour infliger un désaveu ;
2 — influence aussi de qui ont sait pour contrebalancer la décision du groupe politique et le dédouaner ainsi de prendre une décision qu’on lui impose.
En pas langue de bois : Jacques Chirac taille des croupières à Sarko (avec qui ils ne partagent pas les mêmes “valeurs”) et par la même occasion évite à l’UMP, ex RPR, de porter le chapeau d’une loi qu’ils ne veulent pas mais que le chef impose.
Lionnel Tardy (courageux et téméraire)a trouvé là un allié de poids…
CQFD : idéologique ET politique.
C’est vrai les élus / ex-élus de l’actuelle majorité sont traumatisés à évoquer Hadopi (même si dans le fond je sens bien qu’il sont contre) , je le vis concrètement avec le mutisme que m’opposent les pros de la culture (élus ou acteurs).
Encore plus complexe quand il s’agit du conjoint (écrivain) d’une conseillère élue, impliquée dans le bourbier…
12 juillet 2009 à 17:18
Pardon :
“de qui on sait” et non pas
“de qui onT sait”
12 juillet 2009 à 18:42
… “se dit opposé aux sanctions contre le piratage sur Internet.“Ce sont les libertés dans une société démocratique qui sont en jeu. Ces sanctions pourraient seulement être appliquées dans le cas d’un grand consensus social” déclare le musicien au quotidien El Pais, dimanche 12 juillet.”
C’est qui qui dit ça ? : Gilberto Gil, le chanteur brésilien ancien ministre de la culture de Lula…
à lire sur : http://www.lemonde.fr/technologies/article/2009/07/12/telechargement-gilberto-gil-dit-non-aux-sanctions_1218075_651865.html#ens_id=1190324
Il semblerait que Gilberto soit un peu au courant de ce qu’est la CULTURE ???
“le chanteur, qui incite régulièrement les spectateurs de ses concerts à le filmer et le photographier.”
tout comme Lalanne sur :
http://www.youtube.com/watch?v=JMdJev59RQc&eurl=http%3A%2F%2Fmoderateur%2Eblog%2Eregionsjob%2Ecom%2Findex%2Ephp%2Fpost%2FL%2Dactualit%25C3%25A9s%2Dd%2DHadopi%2Dvues%2Dpar%2Dles%2Dblogueurs&feature=player_embedded
avec mon commentaire sur :
http://entrenoussoidit.blogspot.com/2009/05/hadopi-lalanne-contre.html
12 juillet 2009 à 18:46
Il y a eu un twist dans les tuyaux, je reposte :
http://www.lemonde.fr/technologies/article/2009/07/12/telechargement-gilberto-gil-dit-non-aux-sanctions_1218075_651865.html#ens_id=1190324
et il y a deux mois :
http://entrenoussoidit.blogspot.com/2009/05/hadopi-lalanne-contre.html
ça se passe de commentaires, évidemment.
12 juillet 2009 à 20:52
Ben dis donc, quand on lit ça :
http://www.readwriteweb.com/archives/interview_with_tim_berners-lee_part_1.php
avec évidemment la part 2. (merci Richard MacManus)
on se dit que vue le bourbier d’Hadopi, on n’est pas près d’avoir ça chez nous!!!!!
En fait ça dépend aussi comme ça va se passer en mai 2012… mais s’il y a redoublement, c’est mort pour alors.
Ou alors on peut ‘imaginer” sans trop le vouloir que les cerbères vont en tirer profit.
T’imagines, le Grand Frère qui mate tous tes datas RFD et OWL… non j’veux pas voir ça !
Au passage —sauf si j’ai loué un épisode— dis, Fabrice, tu nous fais une synthèse parce que je ne suis pas certain d’avoir tout bien saisi… un peu complexe/technique le web sémantique (ou alors une URL pour en savoir plus ???) — Merci
12 juillet 2009 à 21:02
Pour le sémantique, tu peux trouver pas mal de choses ici :
http://fr.readwriteweb.com/tag/web-semantique/
Sinon, pour la sémantique appliquée à la transparence en politique, je devrais publier un truc intéressant d’ici demain. Il ne faut pas perdre de vue que l’Etat n’est pas le seul à pouvoir faire avancer les choses. La “Mémoire Politique” de la Quadrature du net est un bel exemple ‘à la Française’ ;-)
Par contre, la mauvaise nouvelles, c’est que dans Loppsi est prévu le rapprochement des bases de données de l’Etat contenant des données personnelles, donc Big Brother parcourant tes datas en RDF et OWL, c’est pour demain. Vu le niveau technique nécessaire pour comprendre les dangers de cet aspect de la loi, il n’y a aucune chance que ce point précis soit shooté. D’autant que tout le monde (à commencer par moi) va se concentrer sur le filtrage…
13 juillet 2009 à 0:46
A voir aussi, un complément/précisions à la déclaration des droits de l’internet. Assez instructif pour avoir une idée de l’orientation de la commission Européenne…
http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?type=REPORT&reference=A6-2009 – 0103&format=XML&language=EN
13 juillet 2009 à 6:36
Merci Fabrice de nous avoir dégotté cette perle.
1 — Où sont passés les français lors du vote
a — comité de la culture et de l’éducation 24 pour — 1 contre
b — comité des libertés civiles, de la justice et des affaires intérieures : 45 pour — 0 contre
à noter le poste 5 de la com culturelle :
5. Supports, therefore, the development of a legal framework for cultural and creative content on the Internet and the fight against piracy.
Je n’ai pas lu tous les
- whereas… précédent la proposition pour une recommandation
néanmoins en point A de la proposition : …not to limit the potential of that instrument, et en point b : …to protect the rights of individuals in terms of both their security and their freedoms and protection of their private lives,
Ce qu’il m’apparaît —si j’ai à peu près tout compris— être à l’encontre de ce qu’Hadopi veut être et que nous combattons tous avec vigueur ici. Je précise pour ma part que j’agrée au volet lutte contre le piratage car
1 — on ne peut pas avoir le beurre et .… vous connaissez
2 — il esr absolument vital de respecteur les droits d’auteurs, qu’ils soit moraux ou autres.
Qu’il faille revoir les % à répartir entre les auteurs et les ayants-droits(du moins côté éditeur/major) est une chose ; que l’ créateur soit lésé (par le user ou le producteur) en esrt une autre.
Respect de la liberté des “private lives” va de paire avec respect du travail d’autrui, bien évidemment.
Quelles consignes ont été données aux godillots pour s’abstenir/ne pas être présents lors du vote ??? Où est passé l’opposition ??? (les oppositions, je veux dire…)
Je ne sais as à quel niveau se situe ce texte (texte définitif, sous-texte ou texte majeur ? mais bon là ça me semble claire, Hadopi ne peut être que retoquée au regard de cette proposition…
13 juillet 2009 à 7:54
trop vite, quelques erreurs :
2 — il esr absolument vital de respecteur les droits d’auteurs, qu’ils soit moraux ou autres.
à remplacer par et lire :
2 — il est absolument vital de respecter les droits d’auteur, qu’ils soient moraux ou autres.
puis :
… que l’ créateur soit lésé remplacé par :
que le créateur
Où est passé l’opposition ??? par
Où est passée l’opposition ???
ça me semble claire par
ça me semble clair
ça va mieux en respectant l’orthographe(pb de saisie en l’occurence…)
Donc la proposition a été adoptée par 45 euro-député dont 0 Français ; “si, si, je suis présent(e) à tous les momments clé des lois ” qu’y disait un/plusieurs député(e)s… si ce n’est tous, tous bords confondus
C’est pas bien de mentir… ouh ! les vilains. C’est aussi ça… la démocratie. A nous, citoyen de sanctionner, nous en avons le pouvoir (a priori). :(
13 juillet 2009 à 10:02
Honnêtement, l’impression que me donne les politiques face à la confrontation ‘pirates’ vs. ‘défenseurs des droits d’auteur’ c’est que :
- 99% ne comprennent absolument rien aux enjeux technologiques
- 98% ne comprennent rien aux usages
- 95% ne voient pas plus loin que le bout de leur nez, c’est à dire qu’ils luttent, certains avec une parfaite bonne foi, pour la préservation d’un passé qui aux yeux de gens comme nous est aussi obsolète que l’époque où les femmes ne votaient pas ‘parce que ce sont des femmes’
- 80% d’entre eux sont juste des (plus ou moins ultra) conservateurs
Ca fait une très large majorité de gens qui ne peuvent se prononcer en parfaite connaissance de cause…
Mais le pire dans tout cela, c’est que le clivage — qui commence a être clair parmi les politiques — transcende totalement la droite et la gauche. Il n’y a — en France — aucun rapport entre l’appartenance politique d’un élu et ses positions face au ‘piratage’ (à l’exception notable des Verts)
Les prises de partis du PS sont de l’ordre de l’opportunisme (ou de la clairvoyance, c’est selon), celles du PC ne sont pas clair du tout (beaucoup de divisions dans leurs rangs), l’UMP est lui aussi complètement divisés (et pour cause, ils espèrent régner pendant longtemps, donc ils auront besoin de la génération digitale et ils le savent), le Modem est aux abonnés absents…
Bref, gros bordel.
Ajoute a cela que certains opportunistes de la politique arrivent dans le monde internet sentant qu’il y a des places à prendre (Hervé Morin et sa charte des droits de l’internet qui fait rire tous les pros)… C’est extrêmement complexe.
Au final, tout cela n’est qu’une affaire de lobbys, et là, on est très en retard. Hadopi s’est joué à un cheveu (oui, le PS derrière le rideau, on y est pour qqchose), et Loppsi sera encore plus difficile, d’autant que les média qui se sont fait humilier par les blogs concernant Hadopi auront leur revance a prendre (ou pas, on attends de voir).
13 juillet 2009 à 10:49
F. Morin : du reste, comment, un parti politique peut-il s’arroger le droit de prendre en main cet épineux, délicat problème ?
C’est là encore un téléguidage de qui-vous-savez pour enfumer les citoyens. Cela est du ressort du gouvernement, représentant de l’Etat, pas d’un parti politique fût-il aux bottes du parti majoritaire.
Comment peut-on laiser faire ça ???
Si, dans le fond, l’affaire est louable, elle l’est d’autant moins, dans sa forme, que venant d’un “groupuscule” idéologique.
Tu as raison, Francis, les proportions que tu avances sont à mon avis pil poil représentatifs de l’état de délabrement dans lequel nos politiques se sont, par manque de formation, et surtout de vision de la société, enlisés et pas moyen d’en sortir si ce n’est par la célèbre pirouette : “Excusez-moi, je parle Français, moi !”. Dans cete affaire (Hadopi 1), seul Cochet est sensé (le podcââââst était en revanche assez grotesque…
Faudrait leur dire que non seulement on a changé de siècle mais bien plus de millénaire. C’est à cette échelle là que se nouents les enjeux.
Socrate en son temps (il a quelques millénaires) s’inquiétait que l’écrit prenne la main sur l’oralité. Nous en sommes à cette comparaison pour le numérique… Même avec une formation costaud, je ne vois pas comment lobotomiser les cervaux parlementaires !
Je me demande s’ils (UMP + NC + …) ne sont pas en train de bâtir un texte tellement énorme qu’il ne pourra qu’être retoqué par le Conseil constitutionnel. Je pense qu’ils le font intentionnellement :
1 — pour effrayer les internautes
2– pour ne pas perdre la face (on a tout essayé, ça n’est pas passé, c’est à la faute à machin).
Stratégie digne des politiques… ils nous ont habitué à ce type de filouteries depuis bien longtemps ; ne soyons pas dupes !