Twitter, Twitter, Twitter…

Beaucoup de gens pensent que Twitter est un flux de pensées futiles, symptomatiques d’une culture qui se perd, irresponsable et egocentrée, à la recherche d’une micro célébrité et surfant sur le buzz. Ils pensent que c’est stupide.

En pratique, la plupart des gens pensent que c’est stupide jusqu’au moment où ils s’y mettent sérieusement. Moi même, j’ai trouvé cela idiot jusqu’au jour où je m’y suis mis. Sérieusement. C’est depuis devenu un compagnon indispensable pour ma veille, ainsi que pour une multitude d’autres interactions, devenues quasi quotidiennes.

Certaines personnes s’essayent à Twitter parce que les média en parlent (beaucoup trop), d’autres parce que leurs amis l’utilisent, et d’autres encore parce que c’est à la mode et qu’ils ne peuvent envisager de ne pas l’être, de ne pas y être.

Quand vous arrivez sur Twitter, ceci dit, et une fois que vous y avez fait suffisamment de connections (une sérieuse barrière à l’entrée que peu de gens franchissent), Twitter prend toute sa signification. Une fois que suffisamment de personnes se sont connectées à vous, que vous avez, comme ces ‘power users’ que les média interrogent, votre propre caisse de résonance, Twitter révèle toute sa puissance.

Une barrière à l’entrée conséquente

C’est l’un des premier paradoxes de Twitter, malgré une prise en main à la portée d’un enfant de 7 ans, ou plutôt à la portée d’un vieillard de 77 ans, la barrière à l’entrée est énorme.

Sans personne à écouter, Twitter est vide, et la sélection des bonnes personnes à écouter (‘following’ dans le langage Twitter) est une tâche difficile. Cela peut prendre des semaines, voir des mois, avant d’avoir constitué un groupe duquel sortira un signal chaotique, qu’il faudra ensuite traiter. Là les outils présents sur le site de Twitter s’avérerons vite limités, on se retournera vers des outils dédiés, tels Tweetdeck ou Seesmic, qui permettrons de filtrer, de rechercher, de classer, bref, de traiter un signal brut. Pas évident, et surtout, très long. En pratique, la mise au point n’est jamais réellement terminée et impose de constant ajustements.

Ensuite, il s’agira d’être écouté. Pour les chanceux – c’est mon cas – qui disposent déjà d’une audience, il sera relativement facile de se constituer un groupe de personnes désireuses d’écouter ce que vous voudrez bien balancer dans le système, mais pour les primo arrivants, cela peut être long, très long, d’autant qu’il n’est pas question de faire des requêtes, comme sur Facebook, il s’agit de dire des choses intéressantes, qui feront que d’autres, pour peu qu’ils vous entendent, vous jugeront digne d’être écouté. C’est long, très très long, et souvent décourageant.

Alors que l’une des clé de la réussite dans la conception d’un système social consiste habituellement a offrir une gratification immédiate à l’utilisateur, Twitter fait exactement le contraire. Et pourtant, ça marche.

Cette double barrière à l’entrée explique le nombre très conséquent d’abandons. De personnes qui ont essayé, et qui ont baissé les bras, pensant souvent avoir compris, cachant parfois leur renoncement derrière un jugement hâtif.

Ils sont faciles à identifier, quelques dizaines, voire centaines, d’utilisateurs écoutés (following), moins de dix personnes qui les écoutent, quelques semaines d’activité tout au plus, puis plus rien. Ceux là ont souvent les jugements les plus sévères vis à vis de Twitter : Ils sont trop verts, et bons pour des goujats.

Pas si simple

Twitter est d’une extrême complexité, avant tout, parce qu’il est d’une simplicité déconcertante. Son interface est aussi basique que celle de Google : une boite de saisie, précédée d’une question simple, “que faites vous ?”, et suivie d’un bouton pour valider un message limité à 140 caractères.

La complexité est ailleurs, dans la nature du réseau social qui structure Twitter, et dans les usages que ses utilisateurs en font.

Le réseau social que chaque utilisateur est appelé à se constituer sur Twitter, et qui est particulièrement long à mettre en place, est particulier. Contrairement à ce à quoi nous avait habitué les systèmes sociaux tels que Facebook, Linkedin, Viadeo ou MSN Messenger, il est dissymétrique. Ceux auxquels vous vous connectez – que vous écoutez – ne sont pas nécessairement connectés à vous – ne vous écoutent pas en retour, ou pas toujours. Ce simple artefact dans la géométrie des réseau sociaux a des conséquences incroyables.


(visualisation d’un réseau Twitter par Nimages DR)

Alors qu’un statut – ce court message de 140 caractères – sera partagé au sein un réseau fermé – fait de personnes cooptées – sur Facebook, il sera lu par tout ceux que cela intéresse sur Twitter, que cela vous plaise ou non. Inversement, vous serez libre de suivre les Twitts de qui vous voulez, sans accord préalable de ceux que vous écoutez.

Ajoutez à cela un usage d’une pratique courante sur Twitter, le ‘retweet’, qui consiste à relancer, à l’attention de ceux qui vous écoutent, un Tweet que vous avez entendu, et vous observerez un phénomène de propagation d’un signal comme aucun système social n’avait réussi à obtenir jusqu’ici. Un message émis par un parfait inconnu peut, par l’intermédiaire des retweets, vous arriver en quelques minutes, pour peu qu’entre vous et cet inconnu se trouvent un ou plusieurs intermédiaires qui l’ai jugé suffisamment intéressant pour le retweeter.

tw1(visualisation du réseau de Robert Scoble par Ross Mayfield)

Pour qui maîtrise cet usage et sait l’inciter, et pour peu que l’on dispose d’un auditoire d’une taille suffisante et qui juge vos propos suffisamment intéressants pour être retweetés, vos petits messages peuvent avoir un impact (on dit ‘reach’) colossal.

C’est ce phénomène, mal compris de la plupart des média qui s’épanchent sur le phénomène Twitter, qui explique l’emballement du système autour de phénomènes aussi graves que les révoltes en Iran ou aussi superficiels que la mort de Michael Jackson. C’est grâce à cela que la couverture des événements en Iran fut plus efficace avec Twitter qu’avec tout autre média, même si un bruit considérable s’est mélé au signal et que peu de gens étaient en mesure de le traiter pour en extraire de l’information (car oui, c’est d’une couverture média à laquelle on a assisté, pas une révolution soutenue par Twitter).

retweet2

(Tweet et retweets mesurés via le CTR d’un lien Bit.ly lors des débats #hadopi à l’Assemblée)

Une information en 140 caractères ? Sérieusement ?

L’autre écueil dans lequel tombent beaucoup d’analyses du phénomène Twitter est celui qui consiste à voir dans 140 caractères de l’information. Quand l’erreur est faite par un journaliste généraliste, passe encore, mais quand elle est faite par un expert de la communication comme Paul Virilio, c’est le signe, au mieux, d’un article bâclé, au pire, d’une sénilité qui s’annonce. Après tout, en 1837, Arago avait prédit au Roi une mort certaine s’il utilisait le chemin de fer, ce qui n’a pas empêché Rothchild de le financer, et la révolution industrielle de commencer. Alors Virilio qui voit dans Twitter la fin de la démocratie

En 140 caractères, vous avez, au mieux, un signal.

Tout étudiant en communication vous confirmera qu’il y a un monde entre un signal et une information. Quand les power users de Twitter veulent transmettre une information dans 140 caractères, ils y placent un lien, redirigeant ceux qui lisent leurs Tweets vers une page qui, elle, contient de l’information.

Une plateforme de (link) journalisme

Twitter est ainsi devenu le lieu privilégié d’une certaine forme de journalisme, chère à Jeff Jarvis, le link journalism, celui qui consiste à sélectionner l’information et à y apporter sa caution (de journaliste, ou d’expert). Il existe bien sûr d’autres formes de link journalism, bien plus élaborées, mais celle-ci a l’avantage de la rapidité et profite de la caisse de résonance que l’utilisateur de Twitter aura su se constituer.

Cette pratique est d’ailleurs courante, c’est elle qui fait de Twitter un outil de veille que de plus en plus de journalistes – américains pour la plupart – utilisent de façon frénétique. Une information intéressante fera ainsi, sous la forme d’un lien, le tour du monde en peu de temps, ou plutôt le tour des milieux informés, qui ont su se constituer les bon réseaux sur Twitter, en fonction de leurs centres d’intérêts. Evidement, certaines informations, elles, peuvent tenir en 140 caractères. Michael Jackson est mort, par exemple, mais pour qu’elles soit crédibles, il faudra qu’elles soit accompagnées d’un lien, ou émises par une personne disposant d’une réputation à tout épreuve.

En dehors d’événements emblématiques, attentats en Inde, révoltes en Iran, et j’en passe, la pluparts des informations qui circulent ainsi sur Twitter ne sortent pas de zones où se maillent les réseaux d’utilisateurs dont les centres d’intérêts sont proches.

Le temps réel

Google est aujourd’hui capable d’indexer le web en quelques heures, quelques jours, une semaine au pire si votre site n’est pas à ses yeux important. Un article posté sur ReadWriteWeb, par exemple, se retrouve dans l’index de Google dans l’heure qui suit, en moyenne, parfois en moins d’une demi heure : on est loin du temps réel.

Twitter est le royaume de l’instantané. Il aura fallu moins de cinq minutes entre le moment ou un internaute a lu sur un obscur site web américain l’annonce de la mort de Michael Jackson et le moment où tous ceux connectés sur Twitter ont été mis au courant via un nombre incalculable de retweets.

C’est ce temps réel du web qui est le champ de pétrole de Twitter, un champ de pétrole hors de la portée de Google, et que Facebook n’a pas la moindre chance d’atteindre, sa structure de réseau, symétrique par définition, ne lui offrant pas la possibilité de profiter de l’effet de caisse de résonance qu’offre la nature dissymétrique des réseaux de Twitter.

Un réseau de réseau ouvert sur le monde

Twitter est ouvert, très ouvert. On peu en extraire des conversations, regrouper les Tweets par auteurs, par mot clés, par tags (sur Twitter, on dit hashtag), par réseau, par localisation… On peu interagir avec Twitter à partir d’autres sites web ou avec une multitude d’outils dont la liste grandi chaque jour.

Un véritable écosystème d’applications et d’usages, ainsi qu’une multitude de startups se sont lancés aux coté de Twitter dans l’aventure, enchaînant leur destin à celui de la startup la plus hype du moment. Certains fonds d’investissement ne jurent plus que par Twitter, certaines startups, comme Seesmic, de Loic Lemeur, ont tout misé sur lui.

Twitter peut s’utiliser sur un téléphone mobile, avec un logiciel, votre blog peut l’utiliser pour vous (c’est le cas de celui ci, qui déclenche des tweets sur plusieurs comptes dès qu’un billet y est publié), Tweeter est ouvert, des signaux peuvent y entrer et en sortir facilement, c’est – le terme est souvent galvaudé – une plateforme.

Vie privée, vie publique

Twitter aboli définitivement les barrières entre vie privée et vie publique, avec les immanquables couacs liés à cette redéfinition des frontières qui font immanquablement dire aux générations antérieures que le diable, si ce n’est la fin du monde, se cache derrière le Rock n’ Roll, pardon, twitter, enfin, internet. Un phénomène qui se répète d’une génération à l’autre, depuis des temps immémoriaux. Pas de quoi s’inquiéter, juste un façon de délimiter une autre frontière, celle qui sépare les anciens des modernes – du grand classique.

Twitter peut s’utiliser pour des conversations entre deux personnes, entre plusieurs personnes, ou simplement pour lancer une message, comme une bouteille à la mer, le tout avec le même outil : un champ où l’on saisi un message, et un bouton pour le valider. Ces usages se mèlent dans un style propre à chaque utilisateurs, on trouve autant de façon de Twitter qu’il y a de Twitter.

La simplicité apparente cache une complexité qui échappe la plupart du temps à ceux qui croient, après quelques heures d’utilisation, avoir compris. Il faut en réalité plusieurs semaines avant de s’approcher, petit à petit, de la réalité qui se cache derrière twitter : une petite révolution, au même titre que le télégraphe ou le téléphone en son temps.

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91 commentaires pour cet article

  1. jcfrog

    bravo, on va RT ça :)

  2. French Blast

    Excellent article!
    Effectivement ca prend du temps avant d’apprivoiser la bete et c’est tres bien exprime dans cet article!
    Je me suis dit un article de plus sur twit­ter. J’ai hesite a le lire et je n’ai pas reussi a m’arreter avant la fin…

  3. Julien

    Excellent article.

    C’est clair et pré­cis tout comme j’aime. Et ca per­met­tra peut être aux jour­na­leux de com­prendre enfin cette nou­velle façon de com­mu­niquer sans racon­ter n’importe quoi. 

    Car Twitter, c’est à la mode mais ca reste dif­fi­cile d’accès au début comme tu le racontes si bien!

  4. Olyvyer

    Yep, pour une fois un très bon article sur Twitter !
    Je retiens:
    - la caisse de réson­nance pour l’usage;
    - la nature asy­mé­trique des rela­tions qui carac­té­rise le réseau;
    - la dif­fu­sion d’un signal & non d’une information.

    …pour la bar­rière à l’entrée: je rajou­te­rais que lorsque l’on se connecte à Twitter pour la pre­mière fois on doit res­sen­tir ce que les pre­miers à être équi­pés d’un télé­phone ont dû res­sen­tir à l’époque…

  5. Xanatos

    effec­ti­ve­ment, très bon article
    à RT ;)

  6. Marie

    Article très péda­go­gique. Même sen­ti­ment au départ que French Blast … 

    En lisant votre des­crip­tion des pre­mières pas sur twit­ter, c’était comme quand j’ai créé mon compte … votre article me donne envie de m’y remettre .… mon cas vous aurait-il inspiré ? :)

  7. Lionel

    Bonjour,

    Merci pour cette excel­lente ana­lyse. En toute sin­cè­rité, c’est vrai­ment un super article.

    Que je vais de ce pas retweeter. :)

    Lionel

  8. y!onel

    Très bon article sur twit­ter, le paral­lèle avec signal brut, affi­nage etc etc me parait très per­ti­nent. On se “sculpte” son propre twit­ter sui­vant les per­sonnes qu’on suit , c vrai.
    PAR CONTRE, mettre rapi­de­ment de coté la pen­sée de Paul Virilio est une erreur. Utilisateur de twit­ter, je n’en pense pas moins que Virilio a rai­son. Cette tyra­nie de l’instant ne rem­place pas la pen­sée et la reflexion sur l’ENCHAINEMENT des eve­ne­ments et pas juste les évène­ments eux mêmes. Avec twit­ter, j’ai sur­tout l’impression qu’on est passé à la vitesse supé­rieure sur le même tra­vers qui frappe l’info tra­di­tio­nelle : on enchaine les scoops à une vitesse phé­no­mé­nale, sans jamais regar­der en arrière, sans jamais pen­ser les liens entre les évène­ments ni faire d’étude à pos­té­riori.
    Le vol air france (Paris -> Rio vous vous sou­ve­nez ? on a l’impression que ça fait des mois que c’est arrivé !) est rem­placé par l’Iran, puis rem­placé par M Jackson, puis rem­placé par un le vol Commorien, puis rem­placé par le Tupolef, puis c’est le 14 juillet etc etc.
    Mais qui reprend le fil de la révo­lu­tion en Iran, pour le redis­séquer ? L’approfondir ? le mettre en rela­tion avec ce qui s’est passé avant et ce qui peut arri­ver ensuite ? Pas twit­ter, mais en même temps, je ne lui demande pas cela et lui deman­der cela serait se four­voyer.
    Virilio ne cri­tique pas twit­ter en lui même mais il dit juste que croire que c’est de l’info , c’est se trom­per. C’est la même chose que de croire qu’on est informé si l’on connait toutes les dépéches AFP, là n’est pas l’essentiel, c’est juste le début de l’info, mais n’est pas suf­fi­sant pour se dire “informé”.
    La vérité se cache sou­vent dans les détails, et en 140
    00 cha­rac­tères, on en reste sou­vent loin tout de même.….

  9. Fabrice Epelboin

    Sérieusement, qui va uti­li­ser Twitter comme seule source d’information ? On pour­rait faire ce même reproche aux télé d’info conti­nue, désolé, mais Virilio est tota­le­ment à coté de la plaque, limite démago.

  10. Spider Jerusalem

    TMZ.com un obs­cur site web amé­ri­cain ? alors que c’est le lea­der de l’info people onligne, filiale d’AOL. Décidément vos ana­lyses se ridi­cu­lisent de + en +.

    Réveillez vous, Facebook concerne un inter­naute sur 2 en France pen­dant que Twitter ne dépasse la niche des geeks.

    Comparer twit­ter et l’invention du télé­phone, comme tout bon comique, vous savez ter­mi­ner vos sketchs.

  11. Thommy

    Never mind the troll, article brillant, ça donne envie de s’y mettre, mais c’est clai­re­ment moins évident qu’il n’y parait.

    Au pas­sage, TMZ.com avait enterré pas mal de gens avant Michael Jackson, le site est connu pour dif­fu­ser des rumeurs loufoques.

    http://blogs.accesshollywood.com/archives/2007/05/anatomy-of-a-rumor-jayzs-plane.html

  12. Spider Jerusalem

    c’est vrai qu’aucune rumeur ne pro­li­fère sur Twitter

  13. Xanadu

    Superbe ana­lyse ! Les effets du réseau disy­mé­trique de twit­ter m’avait échappé, je com­prends mieux pourquoi Facebook ne peut pas y arri­ver maintenant…

  14. Dany

    Bon article! je recom­mande égale­ment celui-ci pour en savoir plus! (notam­ment pour les débutants)

    http://dyvantity.com/reseaux-sociaux-internet/guide-pour-twitter-trousse-de-secours-pour-les-debutants/

    A bien­tôt,

    Dany (@dyvantity)

  15. Pakito

    Un étudiant en com­mu­ni­ca­tion pour confir­mer : twit­ter est bien un signal et de l’information.

    Là où le bat pour­rait (je dis bien pour­rais) bles­ser, c’est le bruit énorme de la time­line publique.

    Mais ceci se rat­trape très faci­le­ment avec les hash­tags et les tren­dings topics.

    Parlant par expé­rience per­son­nelle, j’ai décou­vert il y a deux jours un album photo public sur Facebook d’une amie de Michael Jackson. Des pho­tos évidem­ment très pri­vées et confi­den­tielles que je me suis hâté de relayer dans un article.
    J’ai dif­fusé évidem­ment l’info via twit­ter, j’ai dou­blé mon nombre de fol­lo­wers, je ne compte plus les ret­weets et twit­ter est devenu ma pre­mière source de traf­fic, place habi­tuel­le­ment réser­vée à Facebook qui lui tombe 4ème, Digg et Scoopeo com­plé­tant le podium.

    Je n’avais pour­tant pas vrai­ment énor­mé­ment de fol­lo­wers, mais j’ai trouvé la recette (qui visi­ble­ment est excel­lente puisque mon ser­veur a sauté 2 fois depuis et que je n’ai jamais eu autant de visites sur 48h) :
    Un signal oui, mais per­cu­tant et uni­ver­sel. Donc phrase d’accroche (“55 exclu­sive Michael Jackson pri­vate pho­tos” dans mon cas”), une url rac­cour­cie, et une dif­fu­sion tout d’abord à mes fol­lo­wers, puis aux lea­ders d’opinion du sujet concerné.

    J’ai donc mené une petite quête des blogs de réfé­rence sur Michael Jackson, et ceci pour plu­sieurs langues, etc … Ils m’ont qua­si­ment tous ret­weeté, leurs fol­lo­wers à leur tour etc …

    Et en fai­sant ça, j’ai dou­blé mon nombre de followers.

    Ca n’est donc pas com­pliqué twit­ter : il suf­fit d’avoir une infor­ma­tion de qua­lité (ou du moins qui inté­resse), de savoir mani­pu­ler un signal court et de savoir repé­rer les gens à qui adres­ser le mes­sage.
    C’est du mar­ke­ting, ni plus, ni moins.

  16. Fabrice Epelboin

    Oui, enfin, de là à dire que ce n’est pas com­pliqué… Facebook ne néces­site pas de com­pé­tence en mar­ke­ting digi­tal pour s’y mettre ;-)
    Si le prix pour y entrer de façon fra­cas­sante comme tu l’as fait c’est de sor­tir un scoop, ce n’est pas vrai­ment à la por­tée de tous…

  17. Pakito

    Même sans par­ler de scoop. Une info per­cu­tente, qui vise un public pré­cis, un mar­ché por­teur, et qui, sur­tout, est dans les tren­ding topics, c’est quand même net­te­ment faisable.

    Exemple tout bête. En ce moment, dans les TP, le film Harry Potter, marqué HP6. Il suf­fit de trou­ver une vidéo mar­rante, un making of, une cri­tique super­be­ment construite, une itw des acteurs ou autre, de la twee­ter en public puis de l’envoyer à des lea­ders d’opinion du sec­teur, et les retom­bées peuvent être fracassante.

    Si on cherche à aug­men­ter son nombre de fol­lo­wers, ça marche très bien.
    Si on cherche à conver­tir en audience, il faut aussi avoir un média inté­res­sant, et qui montre qu’avec l’information qu’on vient de dif­fu­ser il y a une valeur ajoutée.

    Après, cha­cun à son objec­tif, mais cer­tains de mes amis qui n’y connais­saient rien se contente de twee­ter ou ret­wee­ter ce qu’ils lisent sur le web et gagne un fol­lo­wer quo­ti­dien.
    C’est pas grand chose, mais c’est déjà ça.

    Et je n’y suis pas entré de façon fra­cas­sante, loin de là.
    J’y suis depuis un bout de temps, et c’est ma pre­mière ini­tia­tive du genre sur twitter.

  18. Fabrice Epelboin

    Ca reste du mar­ke­ting digi­tal (je ne doutes pas que tu sois doué, ceci dit, mais ce n’est pas à la por­tée de n’importe qui)

  19. PYAARCARO

    Petite petite…Je n’y com­prends pas grand-chose à tout çà.… Pourtant… pourquoi donc ce sys­tème de fol­lo­wers me rappelle-t-il tant le sys­tème pyra­mi­dal cher à nom­breuses orga­ni­sa­tions que je ne cite­rai pas ici… ?? oh et puis si tiens : alors il y le bon vieux sys­tème clien­té­liste des francs-maçons, l’église de scien­to­lo­gie… mais aussi cer­taines socié­tés tra­di­tion­nelles telles les Papous de Nouvelle-Guinée (celui qui cap­tive le plus son audi­toire devient le chef) Prestige ? Notoriété ? ces prin­cipes vieux comme l’humanité, vieux comme l’instinct gré­gaire… perso, je ne com­prends pas pourquoi il est neces­saire d’en pas­ser par là pour deve­nir TWITTER “OFFICEL”… ^^et voilà pourquoi, méfiante, (mais pas parano je m’amuse comme une folle sur Facebook) j’en ai même oublié mon mot de passe pour mon compte TWITTER
    Car être suivi (fol­lo­wed) et écouté, ne fait pas for­cé­ment vous un expert :-)

  20. Fabrice Epelboin

    Réseau dis­sy­mé­trique et pyra­mi­dal, ça n’a rien à voir, tu t’égares j’en ai peur… Regarde la pre­mière illus­tra­tion de l’article, elle sché­ma­tise très bien la typo­lo­gie des réseaux twit­ter, abso­lu­ment aucun rap­port avec un réseau pyra­mi­dal (qu’il soit Franc Maçon, Scientologue, ou autre). C’est radi­ca­le­ment nou­veau comme forme de réseau, et c’est là toute l’innovation du truc, en terme de réseau social.

  21. Pakito

    Et puis c’est cool d’être franc-mac’.
    Je dis ça, je dis rien.

    Et comme le dit Fabrice, je ne vois pas Twitter comme ça, mais pas du tout !

    Tu ne gagnes (sauf dans le cas d’un éditeur web, et c’est de l’audience) pas grand chose à être très fol­lo­wed.
    C’est comme le nombre d’amis sur Facebook ou le nombre de vote sur Digg.
    Ce sont des indices de popularité.

    Il y a ceux qui ont des audiences qui s’y connaissent dans le domaine : je pense à Presse-Citron : s’il les articles sont autant votés sur Wikio, ret­wee­tés, etc … ça n’est pas for­cé­ment parce que son blog est “le meilleur” (je ne cri­tique pas, j’adore ce qu’Eric écrit), mais c’est parce que son audience est prin­ci­pa­le­ment com­po­sée de “geeks” et ceux ci se servent de tous les réseaux sociaux et diggs like sur lesquels ils ont une vrai influence.

    Quand je ponds un article constat, sur n’importe quel sujet, il plait : j’ai de nom­breux com­men­taires, des pro­fes­seurs (d’université majo­ri­tai­re­ment) viennent com­men­ter et débattre etc … Mais tout ce petit monde “phi­lo­so­phique” (entre guille­mets hein) n’est pas habi­tué aux réso­tage et aux diggs like. J’ai donc très peu de votes sur Wikio et consors.
    Par contre, quand je sors un article geek, celui ci passe toujours en Une sur Fuzz, Scoopeo etc … Et il est beau­coup plus retweeté.

    Question de public, d’audience, d’habitudes.

    Twitter est majo­ri­tai­re­ment com­posé de tech­no­philes et d’earlyuser (en france, j’entends bien). Partant de là, l’info doit être dif­fu­sée soit en anglais et à des twit­tos inter­na­tio­naux, soit à des geeks.

  22. Fabrice Epelboin

    Pour l’instant, oui, il y a une majo­rité de geeks sur Twitter, mais on y trouve de plus en plus de jour­na­listes, pas spé­cia­le­ment geek, voir pas du tout (les cou­sins US y sont tous, ils s’y mettent), et comme aux States, la popu­la­tion va finir par deve­nir de plus en plus repré­sen­ta­tive de la popu­la­tion ‘normale’.

    Regarde Facebook, aujourd’hui, on y trouve autant de ‘vieux’ que de ‘jeunes’, et ce n’est plus du tout un truc pour geeks (ça l’a été en son temps).

  23. Pakito

    Je n’ai jamais remis en cause tout ça.
    Je dis juste que ça doit faire son che­min et que ceux qui sont rebu­tés pour l’instant pensent que c’est un simple réseau social et son donc déçus de ne pas avoir plus “d’amis”.
    Mais c’est avant tout du microblogging.

  24. Fabrice Epelboin

    …et le terme d’ami est vrai­ment gal­vaudé dans le cas de twit­ter ;-) Autant sur Facebook, ça a encore du sens, autant là…

    Bon, je vais le faire puis que tu n’ose pas : ton compte Twitter : http://twitter.com/PakitoDotEu

  25. Pakito

    Et bien merci pour ce lien, c’est gen­til, mais c’est pas que je n’osais pas, c’est que je n’y pen­sais pas à vrai dire.

    Mais c’est très aimable.

    Et oui, le terme “ami” ne cor­res­pond pas du tout à twit­ter.
    Et Facebook, peut être dans cer­tains cas mais encore une fois, c’est une mino­rité … Des per­sonnes avec qui j’étais en mater­nelle sont elles mes amis ?

  26. julie adore

    je fais par­tie de la popu­la­tion nor­male sur Twitter.
    Vite appri­voisé, Twitter est devenu mon réseau social pré­féré, simple et effi­cace!
    j’adore!

  27. Laurent

    Bon, ben c’est que mon avis mais je le donne qd même : je com­prends toujours pas.

    Je l’utilise depuis 1 an et je com­prends toujours pas… Oui je fol­low et oui j’ai des fol­lo­wers mais je com­prends pas.

    J’ai essayé de suivre le brou­haha au début (je n’ai pas d’autre terme pour décrire ce flot continu de paroles cen­sées dans cet océan de réflexions stu­pides et inutiles.).

    J’ai essayé des méthodes : flux rss par tags, unfol­lo­wing de ceux qui me gonflent, etc… mais rien n’y fait. Parfois, et c’est clai­re­ment pas tous les jours, un lien me parait inté­res­sant et ça s’arrête là.

    Bref, je trouve Digg plus per­ti­nent dans la recherche du Web to Be, Facebook plus socia­li­sant et je suis les artistes que j’aime via les flux RSS de leurs blogs. Je pense pas que Twitter s’adresse à tous, il reste un media pour celles et ceux qui veulent être vus et pour les chat­teurs invé­té­rés, pour les autres j’y crois pas… On verra bien ce que l’avenir nous en dira (et l’avenir m’avait déjà donné rai­son pour 2nd Life).

  28. jcfrog

    @laurent: “et l’avenir m’avait déjà donné rai­son pour 2nd Life”
    et bien comme ça tu n’auras pas tout faux ;)
    Plus sérieu­se­ment, je ne pense pas qu’on puisse com­pa­rer avec 2ndLife qui mal­heu­reu­se­ment n’a pas connu d’explosion du type de celle que connait twit­ter aujourd’hui.
    Mais effec­ti­ve­ment, à l’inverse de Facebook, twit­ter n’est pas pour tout le monde.
    Si je peux me per­mettre, j’ai déve­loppé cet aspect des choses ici:
    http://jeromechoain.wordpress.com/2009/06/24/twitter-ce-nest-pas-pour-tout-le-monde/

  29. SabineWe

    Merci Fabrice pour cet article. On dit sou­vent qu’il faut faire court pour être lu par les inter­nautes, mais la qua­lité est là et j’ai lu jusqu’au bout, com­men­taires inclus.
    J’aprivoise Twitter depuis 2 semaines et j’ai bien du mal à prendre du recul et à appré­hen­der le phé­no­mène. Je vous rejoins quand vous dites “Il faut en réa­lité plu­sieurs semaines avant de s’approcher, petit à petit, de la réa­lité qui se cache der­rière twit­ter…”
    Autant chez Facebook je me sens chez moi dans une sphère IRL semi-publique qui reste assez pri­vée quand même, alors que le côté grand ouvert et cou­rant d’air de Twitter me sur­prend chaque jour.
    J’ai d’ailleurs trouvé votre article en buti­nant de lien en lien par le hasard des mots-clés sur des comptes que je ne fol­low pas et qui ne me fol­low pas non plus (et l’ai ret­weeté bien sûr).
    Cependant, ma matière de spé­cia­lité étant l’Histoire de l’art, j’ai bien des dif­fi­cul­tés à trou­ver des per­sonnes à fol­lo­wer autour de ce centre d’intérêt, sur­tout si je les espère fran­co­phones. Après deux semaines d’utilisation, À part les grands musées, j’ai plu­tôt trouvé à fol­lo­wer des geeks, des gens qui tra­vaillent dans la comm, des as de la tech­no­lo­gie du web 2.0 et des pho­to­graphes.
    Certes, j’ai beau­coup à apprendre sur ce monde plu­tôt nou­veau pour moi — ça bouillonne en ce moment — mais je rêve de pou­voir me créer comme sur Facebook, une com­mu­nauté d’historiens d’art ou de per­sonnes sen­sibles au patri­moine artis­tique de nos régions qui veulent par­ta­ger des liens autour de l’art.
    Ne croyez-vous pas que cer­taines pro­fes­sions, moins atti­rées que d’autres par ces nou­veaux médias sociaux, vont prendre un retard consi­dé­rable en déni­grant cet outil et vont perdre des ouver­tures et des connais­sances qui pour­raient leur être tel­le­ment utiles ?
    Une twitta qui n’a pas encore tout compris…

  30. jean-lou bourgeon

    Ouvert,

    c’est exac­te­ment le mot que j’utilise pour expliquer Twitter aux nou­veaux arri­vants.
    Fabrice a rai­son, c’est très com­pliqué, parce que simple et ça prend du temps.
    Il est vrai aussi que les fol­lo­wers sont une jauge de “popu­la­rité”. Donc à moins si vous cher­chez à flat­ter votre ego, mieux vaut pas­ser votre chemin…

    Très longue alchi­mie… mais très bel outil (= micro-blogging et NON réseau social !)

    Pour cer­tains, c’est un bloc notes per­son­nel (comme Google Bookmark)

    Je l’utilise égale­ment ainsi mais égale­ment :
    - pour RT ;
    - et sou­vent en “direct mes­sage” (plus souple que le mail) ; pour cela il faut que ton fol­lo­wers soit fol­lo­wing, sinon no way pour les direct mes­sages ;
    - pour dif­fu­ser une news cho­pée lors d’une veille (notam­ment sur les médias US : l’info est très per­ti­nente et peu nom­breux sont ceux qui lisent “fluently” les news de là-bas).

    Fabrice, il manque une expli­ca­tion sur le bit.ly ou le tinyurl (“ancêtre” du bit.ly).

    Je te laisse expliquer ???

  31. Fabrice Epelboin

    @SabineWe
    Oui, pas mal de gens vont prendre du retard, c’est un grand clas­sique en France… tant pis pour eux… En même temps, c’est vrai que Second Life a induit pas mal de gens en erreur, ceci dit, autant SL était du buzz, autant les uni­vers vir­tuels ont de l’avenir, mais pro­ba­ble­ment pas sous cette forme. Il y a cepen­dant eu des chose pas mal sur SL, mais rien de com­pa­rable avec Twitter.

    @jean-lou bour­geon
    Bit.ly et Twitter, c’est par là ;-)
    http://fr.readwriteweb.com/2009/05/08/a-la-une/bitly-et-twitter-dessinent-avenir-du-lien/

  32. hortensia

    Excellent article, décou­vert depuis vendredi.info.

    Je ne twitte pas. Et votre article vient de m’en don­ner des rai­sons encore plus pré­cises et évidentes.

    Maintenant, je vais aller y faire un tour, pour voir…

    (My name is Ming, Isabelle Ming)

  33. Grosse Fatigue

    Magnifique. J’ai une pro­fonde admi­ra­tion pour les gens qui peuvent beur­rer la tar­tine à par­tir d’une confi­ture d’erzatz. Twitter est un gad­get à la con, et tu en fais un excellent article. On en oublie­rait presque que ce n’est qu’un gad­get à la con, un truc pour pas­ser le temps, pour “être au cou­rant”. Car qu’est-ce que vivre aujourd’hui sinon “être au cou­rant” en per­ma­nence, piqué aux intra­vei­neuses de la petite nou­velle, aus­si­tôt appa­rue, aus­si­tôt com­men­tée, aus­si­tôt dis­pa­rue. Paul Virilio a rai­son. La démo­cra­tie n’a pas grand-chose à voir avec la pos­si­bi­lité d’un flux d’informations continu. Il suf­fit de regar­der les com­men­taires de cet article pour s’apercevoir qu’on saute allè­gre­ment de Michael Jackson à Harry Potter, et j’en passe. Tweeter, c’est perdre son temps.

  34. jean-lou bourgeon

    @ Grosse Fatigue

    J’aime beau­coup les don­neurs de leçons, les ceux qui, pion­niers de la pen­sée unique, beurrent leur tar­tine à l’abricot. Eh, la confi­ture de gro­seilles ça existe aussi.

    Pas for­cé­ment envie de ce que tu as envie.
    Droit d’être dif­fé­rents.
    Droit d’être tolé­rant, accep­ter l’autre…

    Droit de râler accepté aussi mais bon ceux qui par­tagent pas tes points de vu peuvent AUSSI s’exprimer sans être pour rau­tant tri­vial. Merci pour eux.

    Francis comme d’autres sur la toile ont l’immense mérite d’ouvrir des débat qui nous inté­ressent (je sais, nous sommes des trolls). Les émotions ça existe aussi dans la vie numérique.

    Rassure-toi, on sait aussi ouvrir un vrai livre au coin de l’âtre, on sait péda­ler pour s’oxigéner les bronches et évacuer le gou­dron que nous res­pi­rons. Nous aimons à par­ta­ger des points de vues et des infos qui te semblent futiles. Merci de nous res­pec­ter, comme nous, nous te res­pec­tons ; nous ne sau­rions pré­tendre à dri­ver ta vie. Laisse-nous AUSSI par­ta­ger des sujets de société qui engagent l’avenir de la démocratie…

    Nous sommes des hommes libres.

  35. Ulysses

    Bravo pour cet article !

  36. y!onel

    @laurent @sabineWe Oui il y a du bruit / cou­rant d’air sur Twitter, ca m’a pas mal “désta­bi­lisé” aussi. Surtout ce truc de voir les répliques des gens qu’on suit à des gens qu’on ne suit pas est un peu biz­zare au pre­mier abord mais c’est un peu le modèle du “les amis de mes amis sont mes amis” alors bon, pkoi ne pas mieux les connaitre après tout …
    Twitter reste bizarre quand même: on échange, des liens, des petites infos, mais impos­sible de vrai­ment dis­cu­ter sur twit­ter. Dès que le debat démarre, on est pas sur twit­ter.
    D’ailleurs il n’y a qu’à voir là, Fabrice a twitté cet article, mais la dis­cus­sion s’engage sur RWW.
    Pour toutes ces rai­sons, et je ramène ça à ton ancien article sur “le reseau social du futur”, friend­feed reste bien meilleur à mon sens que twit­ter. A froid comme ça , je ne vois pas grand chose que pro­pose twit­ter que n’a pas friend­feed (a part les hash­tag, la geo­lo­ca­li­sa­tion de la per­sonne qui twit­ter peut etre), mais l’avantage de friend­feed, c’est qu’on peut dis­cu­ter après avoir par­tagé, car ça reste la l’essentiel non ?
    Pour le reste tout y est : on peut être suivi sans suivre (pas besoin que les 2 soient ok pour qu’il y ait rela­tion, même si bon, on peut bloquer), les updates sont en temps réel, la recherche aussi depuis pas long­temps.
    Et sur­tout, les fils de dis­cus­sions sont orga­ni­sés (c’est la que twit­ter peche je trouve, ça devient invi­vable dès qu’il y a plu­sieurs sujets qui s’entrechoquent).
    L’autre truc désta­bi­li­sant chez twit­ter c’est qu’on a l’impression que la meilleure façon de consul­ter twit­ter n’est pas le site twitter.com : grace à leur APIs , de bien meilleurs clients twit­ter sont appa­rus que le site lui même (et c’est tant mieux). On dirait donc que twit­ter se pense plus comme une infra­struc­ture de com­mu­ni­ca­tion que comme un site web clas­sique ou les gens se retrouvent (comme face­book par ex).
    La encore friend­feed est meilleur je trouve, on peut “friend­fee­der” très confor­ta­ble­ment avec le site lui même, pas besoin d’avoir un client dédié qui amé­liore l’ensemble.
    Pour moi friend­feed est le twit­ter grand public, et l’avènement cela pour­rait être google Waves.

    Bon on pour­rait y pas­ser des heures. Je vou­drais juste ter­mi­ner par le fait qu’on parle sou­vent des gens qui twittent mais pas trop des boites qui uti­lisent twit­ter juste comme canal de com­mu­ni­ca­tion (une “infra” comme dit plus haut). J’ai décou­vert Commuter récem­ment et ce RWW US en parle aussi :
    http://www.readwriteweb.com/archives/commuter_feed_twitter_mashup.php
    twit­ter uti­lisé comme moyen de par­ta­ger des info traf­fic rou­tiers.…
    (ca m’a d’ailleurs amené à decou­vrir que sur twit­ter, les tweets n’était pas geo­tag­gués, seules les per­sonnes twit­tant, oh rage !)

    En résumé : je pense que l’utilisation de twit­ter va évoluer, l’outil est puis­sant, mais je vois mal son uti­li­sa­tion atteindre et per­du­rer pour le grand public. Par d’autres uti­li­sa­tions éton­nantes pour­raient appa­raitrent (cf traf­fic info) et per­mettre à twit­ter de trou­ver une place que per­sonne d’autre n’a eue jusqu’à présent.

  37. Grosse Fatigue

    A Jean Lou Bourgeon :
    Marrant ta réac­tion. Perso : j’adore. Le fait de cri­tiquer ver­te­ment est immé­dia­te­ment pris pour une attaque per­son­nelle, ce qui est au mieux de l’enfantillage, au pire de l’infantilisme. Demande de res­pect, de “droit à la dif­fé­rence”, etc. Mais dès que l’on pense dif­fé­rem­ment, que l’on estime que Twitter n’est qu’un machin parmi d’autres, que l’Ipod ne fait pas une phi­lo­so­phie, pas plus que le rap ne fait de la musique ou qu’un DJ n’est musi­cien, alors là, ça pleure, il faut “res­pec­ter” les autres, c’est-à-dire les lais­ser dire… C’est ce que l’on fait, de toutes façons, puisqu’aucun com­men­taire n’en efface un autre, et que l’on ne fait que super­po­ser des opi­nions (pas des avis), lus à la suite, et : rapi­de­ment. Tout est déjà oublié, sans consis­tance. C’est l’époque. Je suis contre.

  38. y!onel

    @grosse fatigue : dom­mage que tu n’aies pas de compte twit­ter, je t’aurai suivi ! :p
    Seulement un blog, je m’abonne du coup :)
    Je ne suis pas loin de pen­ser comme toi, twit­ter est pour moi la dis­cus­sion de comp­toir per­pé­tuelle (mais à l’opposé de toi c’est aussi pour ça que je l’aime bien ;) mais dans un bis­trot hyper bruyant et enfumé ! On échange des futi­li­tés sur des sujets qui par­fois ne le sont pas et méri­te­raient mieux.
    Par contre je suis per­suadé que l’outil reste puis­sant et qu’il trou­vera sa vraie place prochainement.

  39. jean-lou bourgeon

    @Grosse Fatigue :

    Non, pas vécu comme une attaque perso, mais juste un point essen­tiel : res­pect pour tous, le “con” est sans doute de trop ? Droit de s’opposer COURTOISEMENT aussi, ça ne t’arrachera pas la g***** de par­ler poli­ment (cou­cou les petits).

    Enfantillage : c’est signi­fi­ca­tif de ta recherche de prendre l’ascendant sur les autres : moi, le Maître, je décide que les autres sont infan­tiles.… J’adore aussi.

    Pas néces­saire de faire un com­plexe de supé­rio­rité, le ton/vocabulaire que tu emploies me déplaît, je le dis et après le débat avance.

    Mais je constate ta logique, tu es contre et tu n’as pas de compte twit­ter : cohé­rent (dom­mage pour y!lone…)

    Faut pas s’arrêter sur les médias ; hier le walk­man, aujourd’hui l’iPod, demain, ? Qu’importe. Ce sont des outils, pareil n’en fai­sant pas un **** ner­veux (auto-censure -:). Pas cer­tain comme tu l’affirmes que “Tout est déjà oublié, sans consis­tance” ; ce qui te paraît futile ne l’est peut-être pas pour tous ?

  40. Fabrice Epelboin

    Filtrez le signal les gars, si vous pre­nez le flux com­plet, c’est un gros bor­del, on est tous d’accord la dessus.

    1) écou­ter les bonnes per­sonnes
    2) apprendre les finesse de l’outil de recherche (link seule­ment, opé­ra­tions boléennes, etc)
    3) uti­li­ser un outil tiers pour fil­trer tout cela (sees­mic, par exemple)

    :-)

  41. Laurent

    Le pro­blème de Twitter ce sont ces types de mes­sages : “Le vote sur la loi Hadopi 2 reporté en sep­tembre!: http://bit.ly/1oLxDi (via @LePost)”
    C’est ce que j’appelle un twitt émotion, comme les cen­taines reçus à la mort de M. Jackson, comme les autres cen­taines lors de l’arrivée de la grippe A ou l’autre mil­lier au crash de l’airbus. Bref, La twit­ter com­mu­nity twitte en majo­rité avec les médias et n’est (pour le grand nombre, qu’un buzz­for­war­der). C’est ce que je trouve de très dom­mage. A l’exemption des manifs en Iran, je n’apprends pas grand chose, voir le sujet me gave à force de rece­voir les mêmes informations.

    Autres twittes stu­pides reçus depuis ce matin :
    “ça, c’est fait :)” => je m’en fous
    “Bonjour” => Je viens de sup­pri­mer ce fol­low
    “Le gou­ver­ne­ment espa­gnol lance son compte Twitter” => Sur Twitter pour par­ler twit­ter ?
    etc…

    Je pense que je suis sans doute les mau­vaises personnes.

  42. Grosse Fatigue

    A Jean-Lou Bourgeon encore : 

    Je ne suis pas très poli­tique­ment cor­rect. J’aime bien quand le ton monte. Respecter le point de vue de l’autre consiste essen­tiel­le­ment à accep­ter la dis­cus­sion. Les pires se taisent. Je n’en fais pas par­tie. La demande per­ma­nente du res­pect et du choix des mots, des mots doux, sen­sibles, sans iro­nie et sans saveur, ça m’emmerde. Je ne m’auto-censure pas. Essaye, c’est bon…

  43. jean-lou bourgeon

    @Grosse Fatigue

    Ah ben, j’savais pas. Maintenant j’comprends mieux ! 

    Merci pour le pré­cieux conseil. Quand j’serai grand, j’essaierai. Connais rien à la vie, j’suis un jeune qui débute.

  44. Grosse Fatigue

    Je déteste les jeunes.

  45. Christophe C

    Enfin un article com­plet (sans identi.ca : je rejoins Tristan :) ) sur Twitter. Nous sommes bien loin d’un expli­ca­tif télé­vi­suel de rac­co­lage. Merci Fabrice !

  46. Michael

    Excellent article !
    ça fait du bien de voir un peu de recul et d’analyse par rap­port à Twitter.

    Perso, j’aime bien l’outil et j’ai décou­vert des choses inté­res­santes grâce à lui mais il est clair qu’il faut s’imposer des règles pour ne pas y perdre son temps (comme désac­ti­ver toutes le notifications!)

  47. PaPhlip

    Excellent, la lon­gueur de l’article fait peur (on en aurait pas dit autant en 140 carac­tères…) mais content d’avoir lu cette ana­lyse dans son intégralité.

  48. Frédéric BASCUÑANA

    Waouh !
    Top d’arriver en retard sur un tel article… Comme ça j’ai tous les com­men­taires : vous m’avez tous passionné !

    J’ai joué au con avec Twitter au début : c’était un jeu, je le tiraillais dans tous les sens pour com­prendre, mais j’avoue n’y être entré au début que dans la logique peu gra­ti­fiante, pas tout à fait du “fashion victm”, mais de celui qui se dit : “bon allez, il faut bien que je m’y mette sinon je vais pas­ser pour un vieux con.”

    Maintenant j’ai com­pris qu’il s’agissait d’un phé­no­mène gigan­tesque, et que pour bien le com­prendre il faut comme Fabrice le rap­pelle bien gar­der à l’esprit sa com­plé­men­ta­rité avec Google : Google c’est The Machine, c’est froid, par­fait, aussi puis­sant qu’une for­mule mathé­ma­tique; Twitter, c’est un orga­nisme dont les convul­sions, reflux et remous sont le fruit d’un filtre darwinien.

    Pour moi c’est une réac­tion à la Machine. Le talent et la créa­ti­vité ont sou­vent besoin de désordre pour s’épanouir: Twitter prouve que l’information aussi.

  49. Caziflash

    Bravo pour cette ana­lyse très juste, simple et com­plète! Je retweet…!

  50. giresse zevounou

    Cet article est vrai­ment très intéressant. 

    C’est utile aussi bien pour les débu­tants que pour les expé­ri­men­tés de twitter

  51. le bateleur

    Les prin­ci­paux inté­rêts de twit­ter sont dû au fait que
    1) il n’y a que peu d’utilisateurs
    2) ces uti­li­sa­teurs sont en phase de recherche pas encore (trop) de cap­ture ou pire de dépas­se­ment de leurs capa­ci­tés d’être géné­reux et ouverts.

    Du second point vient un troi­sième
    3) les com­por­te­ments pré­da­teurs et anti­so­ciaux ne sont pas encore adap­tés (à l’outil).

    Il est bien plus facile de détruire que de construire
    pour exis­ter (dans un monde ou la frus­tra­tion fait par­tie des méca­nismes de base de la consom­ma­tion) à un moment ou à un autre, lorsqu’on a épuisé son poten­tiel d’expression non vio­lente, il ne reste plus que la destruction.

    Celle-ci pro­fite des habi­le­tés pro­duites par la fréquen­ta­tion, alors que cette fréquen­ta­tion est inca­pable, à la vitesse à laquelle on consomme, de pro­duire des com­pé­tences ou même des appé­tences en matière de créativité.

    C’est ainsi que tôt ou tard
    dans le blog hier twit­ter ou FF demain
    les ter­ri­toires des nou­veaux colons sont rat­tra­pés par
    les ges­tion­naires et les oisifs-paresseux-impulsifs.*

    Récemment l’émission Place De La Toile, sur France Culture était sui­vie sur #PDLT par un cer­tain nombre de gazouilleurs qui ont par­ti­cipé (une sta­giaire lisait leurs twitts et de temps à autre les gens de l’émission regar­daient vers elle) au débat.

    Cette rela­tion serait tout à fait impro­bable avec 1000 gazouilleurs qui pos­te­raient des ques­tions pertinentes

    Twitter d’aujourd’hui n’a donc rien à voir avec Twitter de demain
    de même pour FriendFeed (qui est un concept plus vivant mais (ou donc) moins abouti )

    Pour ma part
    un peu lassé d’être ainsi si “rempli-d-amis”
    je recher­che­rais plu­tôt un concept du type
    EnemyFeed
    où l’on four­ni­rait la tenue et les gants
    (sourire)²

    _________________________
    se gar­der des deux côtés :

    « Toute prise de contrôle par un petit groupe de ce qui pro­cède de tous, toute fixa­tion d’une vivante expres­sion col­lec­tive, toute évolu­tion vers la trans­cen­dance anni­hile immé­dia­te­ment le carac­tère angé­lique du monde vir­tuel, qui choit alors immé­dia­te­ment dans les régions obs­cures de la domi­na­tion, du pou­voir, de l’appartenance et de l’exclusion. » Pierre Levy

  52. Yann Leroux

    N’y a t il que moi pour consta­ter l’écart énorme entre ce que l’on peut lire sur les blogues et ce que la recherche uni­ver­si­taire produit ?

    Personnellement, ce billet ne me convainc pas du tout. Non pas que je ne sois pas cer­tains que Twitter puisse être un dis­po­si­tif inté­res­sant. Ce qui me désole, c’est de voir le coeur de son argu­men­ta­tion enta­ché d’une mécon­nais­sance qu’une simple requête google aurait pu lever. 

    140 carac­tères, c’est suf­fi­sant pour faire une information. 

    Lorsqu’a la demande rituelle : “vou­lez vous épou­sez”… la per­sonne répond “oui”, nous sommes d’accord pour dire qu’un mot suf­fit a pro­duire une infor­ma­tion valide. Une infor­ma­tion peut même être une absence : Sherlock Holmes avance dans son enquête lorsqu’il prend conscience que _cette nuit là le chien n’avait pas aboyé !_ Autre exemple tiré de la lit­té­ra­ture : la trace d’un pas lais­sée sur le sable est pour Robinson une infor­ma­tion de la pre­mière importance.

    140 carac­tères sont lar­ge­ment suf­fi­sants pour faire une infor­ma­tion. Un seul carac­tère suf­fit a faire une information.

    De la même manière, hié­rar­chi­ser l’information est ici une erreur. La transe qui a pris twit­ter lors de la mort de MJ est en soi une source d’information impor­tante. Elle dit ou sont les désirs et les inté­rets de la twit­to­sphère. La reje­ter sans autre forme de pro­cès, c’est sno­ber les masses

    Le billet aurait du com­men­cer par une recherche ici : http://fr.wikipedia.org/wiki/Signal

    Tout cela m’agace parce que cela donne du poids aux cri­tiques les plus cari­ca­tu­rales de l’Internet : http://www.amazon.fr/culte-lamateur-Comment-Internet-culture/dp/235012228X

  53. Archi_bald

    Attention, Grosse Fatigue, ton blog (et ptet même ses archives…) va deve­nir mainstream ;-)

  54. Grosse Fatigue

    Archi_bald : rien à foutre. Mon “blog” est déses­pé­rant, et le reste avec.…

  55. Fabrice Epelboin

    Yann, certes, on peut faire tenir une info à la place d’un signal, si tu sait lire, je cite le cas de l’annonce de la mort de Michael Jackson pour illus­trer pré­ci­sé­ment cela. Ta cri­tique tombe un peu a coté de la plaque (as-tu sim­ple­ment lu ce billet ? T’es tu arrêté au pre­mier point sus­cep­tible de don­ner lieu à une cri­tique sans réa­li­ser que la contre argu­men­ta­tion était 10 ligne plus bas et que le point que tu sou­lève est égale­ment sou­levé ? Effectivement, très aggacant.

  56. Libra.el

    super article

    pour ma parts je reste jamais long­temps sur un article avec autant de com­men­taire je décroche sou­vent avant la fin mais là sur­pris par la per­ti­nence du sujet .

    je n’y connais rien a Facebook et Twitter je suis un novice avec genre 14 amis sur Facebook et pas de compte Twitter ‚j’ai eu un peux de mal sur cer­tain post par­lant RWW et tous les trucs com­pliqué du genre “lan­gage pc” mais je pense grace a vous avoir com­pris l’intéret de Twitter et son uti­lité merci a vous pour m’avoir éclai­rer sur se sujet d’actualité ‚cepen­dant je m’interroge sur deux points 1)le nombre limi­ter de carac­tère pour trai­ter une infor­ma­tion et en par­ler n’est elle pas trop contrai­gnant ? 2) ne risque pas t’on de retrou­ver des per­sonnes qui ont besoin de se défou­ler dans leurs ” réac­tions “risquant de masquer des vrais infor­ma­tions inter­es­santes ou de bon sujet a médi­ter ?
    enfin je vous remer­cie de m’avoir per­mis d’y voir plus clair sur Twitter qui a l’air d’etre inté­res­sant si on trouve les bonnes per­sonnes a qui par­ler ;p)

  57. Fabrice Epelboin

    Ben…

    1) le SMS est tout autant limité et a crée une véri­table culture, un lan­gage, des signes, etc, ca oblige par ailleurs à la brie­veté, ce qui n’est pas sans interet…

    2) vous posez le pro­blème du filtre, et là, la repose de Twitter est brillante, ce n’est pas son pro­blème, c’està des appli­ca­tins comme Seesmic de trou­ver des solu­tion, Twitter se contente de four­nir une API qui per­met de faire qua­si­ment n’importe quoi avec son contenu… Du coup, Twitter peut se concen­trer sur un pro­blème très pré­cis (mon­tée en charge et quelques autres pro­blèmes bien cir­cons­crits, l’écosystème de Twitter fait le reste… D’un point de vue indus­triel, c’est brillant, mais reste que l’outil de filtre idéal pour Twitter n’est pas encore là (il va arri­ver, aucun doute la dessus).

  58. christophe sims

    Bien vu
    je par­tage entiè­re­ment cette ana­lyse, même si je suis de très fraîche date sur Twitter. Mais qui ne l’est pas? Twitter ren­voie face­book à l’obsolescence de ses ori­gines : un trom­bi­no­scope pour ado­les­cents soli­taires, mas­tur­ba­teurs et inquiets ou pour anciens élèves nos­tal­giques. (Notez que je suis aussi sur Facebook).
    je vous aurais bien gazouillé ce com­men­taire, mais il fait plus de 140 carac­tères.
    Twitter moi en retour.

  59. Yann Leroux

    Fabrice j’ai bien lu l’article. plu­sieurs fois. Et je le reli­rais après ce com­men­taire. Je main­tiens ma cri­tique : tu fais usage de notions que tu mai­trises mal. Il ne s’agit pas “de faire tenir une info a la place d’un signal”. il s’agit du fait que les notions ont un sens pré­cis et que tant qu’a les uti­li­ser autant le faire en res­pec­tant leur sens. Un tweet n’est pas un signal. 140 cha­rac­teres sont lar­ge­ment suf­fi­sants pour faire passe une infor­ma­tion. N’importe quelle infor­ma­tion. Toutes les informations.

  60. Fabrice Epelboin

    relis, Yann, relis, je dis la même chose. Maintenant, si tu veux te lan­cer dans une ana­lyse d’un échan­tillon de Tweets et les clas­ser dans signal/bruit/information, à mon sens, l’info ferait moins de 10%… C’est tout :-)

  61. Fabrice Epelboin

    Tu veux pas plpu­tôt te concen­trer sur tes contre attaques sur Freindfeed plu­tôt que d’essayer de pas­ser de coté et de reve­nir à la charge sur Twitter Yann, c’est un peu gros comme tac­tique tu sais ;-)

  62. zobi8225

    PLus je vous lit, plus je trouve que vous êtes excellent.

  63. Yann Leroux

    Fabrice, fran­che­ment, ne le prend pas de façon per­son­nelle. J’essaie de faire avan­cer les choses en appor­tant mes contri­bu­tions a par­tir de mon domaine d’expertise. Je n’essaie pas de pas­ser a droite ou a gauche ou devant ou derrière …

    Mais cela m’amène une réflexion : Twitter est un média très ner­veux, il est excellent pour récu­pé­rer les réac­tion à chaud. Ensuite, les com­men­taire sont un autre espace d’élaboration, et il est pos­sible que FF offre un espace dis­tant, plus “froid” que le fil des com­men­taires. Enfin, autre espace d’élaboration, le blogue personnel.

    Alors, oui, sur Twitter j’étais effec­ti­ve­ment très énervé. Je l’ai été un peu moins en écri­vant le com. Et encore un peu moins en échan­geant avec toi sur d’autres sujets sur FF. Ce qui amène une autre réflexion sur FF : son coté kaléi­do­scope offre autant de pos­si­bi­li­tés de ren­contre et de créa­tion de liens

    Enfin (?), plus les liens créés en ligne sont impor­tants, plus la forme de la cri­tique varie. Est ce un bien ?

  64. Fabrice Epelboin

    Soyons clair, FF est un outils social très sophis­tiqué, mais très inté­res­sant. Il change l’équation du com­men­taire d’une façon simi­laire à Twitter, le temps réel et le réseau dis­sy­mé­trique per­met une toute autre forme d’interaction sociale entre com­men­ta­teurs (‘plus’ pour la rela­tion inter com­men­ta­teurs, ‘moins’ pour la rela­tion avec le créa­teur du contenu), et sur­tout, la dimen­sion pha­tique du lien social géné­rée par FF est clai­re­ment plus forte que celle géné­rée dans un fil de com­men­taire sur un blog. 

    Là des­sus, bien ou mal, c’est par­tagé, et ça se dis­cute, mais dif­fé­rent, cela ne fait aucun doute.

    Mon seul et unique point dans la charge que je fais sur FF (et que je conti­nue­rais de faire), c’est le pro­blème de dépla­ce­ment de valeur des blogs vers FF du ‘ROI’ que consti­tue la conver­sa­tion qui fait suite à un contenu créé.

    J’ajouterais qu’en four­nis­sant une API, FF rends de facto les conver­sa­tion dupli­cables à l’infini sur n’importe quel sys­tème, il les fait pas­ser d’un coup d’une écono­mie de la rareté à une écono­mie de l’abondance, dépla­cant ainsi la valeur des conte­nus vers la tech­no­lo­gie (fina­le­ment, une stra­té­gie simi­laire à celle de Google face à la presse, mais sur les conver­sa­tions, pas sur les conte­nus, ce n’est pas un hasard si FF a été créé par des anciens de Google).

    Enfin, pour faci­li­ter la tâche des cri­tiques, la grosse faille dans mon argu­men­ta­tion consis­te­rai à mettre en cause la légi­ti­mité pour un créa­teur de contenu d’un droit quel­conque sur la pro­priété des conver­sa­tion qu’il génère de par sa créa­tion (ce que Jérôme Flipo a fait d’ailleurs). Là, on peu en dis­cu­ter, je suis pro­ba­ble­ment de parti pris. Sauf que, par ana­lo­gie avec la pro­blé­ma­tique de la répar­ti­tion des reve­nus dans la musique, on trouve dans cette indus­trie à l’agonie, le même pro­blème. Les dis­tri­bu­teurs acca­parent l’essentiel de la valeur par rap­port aux créa­teurs de conte­nus (je ne parle pas des pro­duc­teur de musique mais bien de la distribution).

    Du coup, il est dif­fi­cile de pro­ner un point de vue pour les conte­nus musi­caux et un autre pour les conte­nus texte, il y a là un manque de cohé­rence fla­grante qui me fait dire que les prises de posi­si­tion pas­sées ne sont pas faites sur la base de valeurs (poli­tiques) mais sur autre chose. En même temps, en dehors des blogs qui on mené la lutte anti hadopi depuis le début (Ecrans — est-ce un blog ? — Numérama, PCimpact, Korben et R/W), tous les autres acteurs sont poli­tiques, et ima­gi­ner que la poli­tique repose sur des valeurs est d’une naï­veté incroyable, je m’en rends compte (un peu tard, certes).

    Pour reve­nir à FF, d’un point de vue usage, c’est très cool comme pro­duit, aucun doute, même si j’ai d’énormes doutes sur le poten­tiel mains­tream du pro­duit, qui est à mon sens réservé à une élite geek. J’en suis uti­li­sa­teur, et après une semaine de tests inten­sifs (et tu l’aura sans doute remarqué d’expérimentation sociale via R/W à grande échelle), j’aurais ten­dance non seule­ment à ren­for­cer ma convic­tion ini­tiale, mais j’ai égale­ment de gros doute sur le ROI du temps investi sur cette appli­ca­tion par­ti­cu­liè­re­ment chro­no­phage (bien plus que Twitter IMHO, ce que même Scoble ne nie pas, il est arrivé à la même analyse).

    Enfin, si vous n’avez pas com­pris le contexte de mes échange (virils au com­men­ce­ment puis apai­sés aujourd’hui) avec Yann, c’est que vous n’avez pas le contexte, c’est nor­mal, il faut lire ce billet ;-)
    http://fr.readwriteweb.com/2009/07/27/analyse/friendfeed-cest-mal/

  65. Fabrice Epelboin

    A par­tir de là, je crois que l’on a aujourd’hui, ne serait-ce qu’à tra­vers une demi dou­zaine de conver­sa­tion sur FF et de leur contre­par­tie sur les blogs (sur les mêmes conte­nus), de quoi faire une ana­lyse inter­es­sante sur ce qui change. Plus de lien pha­tique sur FF, moins de valeur ajou­tée par rap­port aux conte­nus ini­tiaux (bien que, j’ai animé des conver­sa­tions sur FF qui mon­tre­raient que ce n’est pas obli­ga­toi­re­ment le cas)… On a un cor­pus d’analyse suf­fi­sant, IMHO…

    Tu t’y colles et on fait un cross post­ing sur R/W ? ;-)

  66. marketing chine

    Article super inter­es­sant avec de très bon schémas.

  67. Frédéric BASCUÑANA

    Visionnaire (non ?) : 

    « Ici Rogers — je te reçois cinq sur cinq. » « Tu m’entends ? oui, je t’entends. » « On se reçoit, on se parle. » « Oui, on se parle. » Telle est la lita­nie des réseaux (de radio), y com­pris et sur­tout des réseaux pirates et alter­na­tifs. On y joue à se par­ler, à s’entendre, à com­mu­niquer, on y joue des méca­nismes les plus sub­tils de mise en scène de la com­mu­ni­ca­tion. Fonction pha­tique, fonc­tion de contact, la parole sou­te­nant la dimen­sion for­melle de la parole : cette fonc­tion iso­lée et décrite pour la pre­mière fois par Malinowski chez les Mélanésiens, reprise ensuite par Jakobson dans sa grille des fonc­tions du lan­gage, devient hyper­tro­phique dans la télé­di­men­sion des réseaux. Le contact pour le contact devient une sorte d’auto-séduction vide du lan­gage lorsqu’il n’a plus rien à dire.”
    J. Baudrillard, De la séduc­tion, p. 222.

  68. Yann Leroux

    Oui, le réseau s’est construit et se construit encore aujourd’hui par jeu et zadi­ga­cité. Mais d’une part ce n’est qu’une des dyna­miques et d’autre part, le contact pour le contact n’est pas “une sorte d’auto-séduction vide du lan­gage lorsqu’il n’a plus rien à dire”. La fonc­tion pha­tique a laquelle Baudrillard fait réfé­rence est une fonc­tion qui per­met le contact. Ce sont les “Comment allez vous” et autres “il fait beau aujourd’hui”, phrases qui en soi ne veulent pas dire grand choses, mais qui pré­parent la pos­si­bi­lité d’un contact plus pro­fond ou au contraire la pos­si­bi­lité d’un non-contact sans que per­sonne ne soit blessé.

    Cette fonc­tion pha­tique on la voit par­fois sur le réseau avec les LOLcats et autres smi­leys. Elle est ici encore plus impor­tante parce qu’elle réin­tro­duit quelque chose qui n’est pas faci­le­ment repré­sen­table en ligne : le tactile

  69. Fabrice Epelboin

    Et cette même fonc­tion pha­tique est très faible sur des com­men­taire de blogs alors qu’elle est incroya­ble­ment puis­sante sur FF (et les chat en ligne)… C’est clair, FF est un truc d’invidualistes vs. un projet col­lec­tif pour l’écosystème infor­ma­tio­nel des blogs… Un gros Hummer qui pol­lue mais bien sympa a conduire… Non ? (mais on déborde com­plè­te­ment du cadre de ce billet pour le coup) — on pour­rait faire ca autour d’un verre ?

  70. Frédéric BASCUÑANA

    je suis d’accord pour faire ça autour d’un verre et à la ren­trée autour d’un pla­teau TV : les gars, c’est passionnant.

    @Yann : ma cita­tion de Baudrillard n’avait aucune autre fonc­tion que le clin d’oeil, puisque ce serait-ce que cette seule et unique page de blog est un fan­tas­tique contre-exemple ;-)

  71. Yann Leroux

    Suis en mode thèse, j’ai perdu tout humour pour les 28 jours res­tant, désolé ! j’avais pas com­pris le clin d’oeil. 

    + 1 pour le verre (-:

  72. Frédéric BASCUÑANA

    j’espère au pas­sage qu’il ne vous aura pas échappé que si nous pou­vions pour­suivre cet échange sous une autre forme, à savoir le verre en privé + le plateau-TV en public, il vous sera pos­sible d’en tirer d’autres hypo­thèses heuristiques.

    A savoir — parmi tant d’autres que vous for­mu­le­rez mieux — que :
    - ben oui, la dis­cus­sion se pour­suit encore sur un autre espace et la valeur est à nou­veau dépla­cée ;-)
    - la démarche prouve néan­moins que nous fran­chis­sons de nou­velles étapes dont les pré­cé­dentes se sont nour­ries et vice-versa ;
    - que le jeu de la séduc­tion va pou­voir se pour­suivre à tra­vers le prisme de la vidéo et –ouh­lala– voici un autre de sujet dont nous ver­rons bien s’il sera source d’échanges plus pro­fonds ou de simples rap­pels super­fi­ciels (ça reste encore à prou­ver je l’avoue);
    - que peut-être Twitter et des sujets de conver­sa­tion de ce genre n’étaient après tout que d’efficaces ali­bis sub­cons­cients pour qu’un contact plus amu­sant puisse être établi par la suite.

    Bref, je vous dirais avec mes modestes moyens que c’est pour ça que je milite pour le réseau social dont les pla­teaux TV pré­pa­rés ensemble sont une fina­lité : parce que même si cette fina­lité a quelque chose de faci­le­ment attaquable (c’est un peu super­fi­ciel, égocen­tré, etc.), au moins elle crée un incen­tive, un but com­mun et une ren­contre fil­mée autour des idées qui en sont le centre. La table ronde est tout un sym­bole, en remet­tant les invi­tés sur un pied d’égalité et dans un espace où ils peuvent enfin — ouf — gazouiller en même et se cou­per la parole !

    Bon… j’espère que Fabrice ne m’en vou­dra pas trop de cette manière non pré­mé­di­tée de tirer un peu la cou­ver­ture à mon truc ;-)

    En tout cas je peux à tous vous dire que cette page est la page de blog qui m’a le plus pas­sion­née depuis que je lis des blogs — d’où mon enthou­siasme naïf et l’envie d’aller plus loin avec vous.

  73. Fabrice Epelboin

    @Yann Reviens vers moi à la ren­trée pour un verre (et bon cou­rage d’ici là)

    @Frédéric Yes, voilà une expé­ri­men­ta­tion sympa, je suis partant :-)

  74. Yann Leroux

    @Frédéric : c’est vrai­ment quelque chose dont j’ai pris conscience dans cette dis­cus­sion : le fait que les dis­cus­sions soient nomades, qu’elles éclatent dans un lieu, se pour­suivent dans un autre, puis un autre etc. etc. Mon idée est que les dif­fé­rents dis­po­si­tifs d’écriture, par leur constraintes, per­mettent ou pas tel ou tel type de tra­vail de pen­sée. En disant cela, je me dis : il va fal­loir pré­ci­ser les types de pen­ser ! Quel bou­lot ! Mais, bon, on devrait pou­voir y arri­ver. Par exemple, un dis­po­si­tif qui per­met l’édition ne pro­duit pas les mêmes effets qu’un dis­po­sif dans lequel ce qui est écrit ne peut pas être repris

    Il y a mon has­tag #yle­roux­the­sis qui m’attend ! :-|

    (@Fabrice, bien noté :-))

  75. Frédéric BASCUÑANA

    ça n’a peut-être rien à voir direc­te­ment, mais je vous conseille de trou­ver “Le Plaisir du texte” de Roland Barthes, qui se serait pas­sionné du débat qui se déroule ici, et qu’il fau­dra qu’un futur écri­vain comme toi Yann, pour­suive un jour ;-)

  76. christophe sims

    Une par­ti­ci­pa­tion au débat sous forme d’un petit texte, qui reprend entre autres, une cita­tion de Roland Barthes:
    Thixotropies : à quoi sert Twitter ?

    Lisbonne, le 1er Août 2009

    Le Premier roman en français publié sur Twitter s’intitule Thixotropies. Sa dif­fu­sion a com­mencé aujourd’hui à 18h : http://twitter.com/christophesims

    Chaque Twunk (frag­ment) ne peut dépas­ser 140 carac­tères.
    Ce projet, étalé sur le mois d’Août dont le côté frag­men­taire peut sem­bler contra­dic­toire avec la nature même d’un livre-roman, objet clos et tan­gible, per­met d’explorer les nou­velles pistes tant lit­té­raires qu’éditoriales ouvertes par le microblogging.

    Si le media impose la frag­men­ta­tion du texte, celui-ci n’a pas pour autant été rédigé sous la contrainte des 140 carac­tères. il s’agit plus d’une adap­ta­tion au sup­port que d’une matrice d’écriture.

    L’aspect le plus inno­vant de cette démarche consiste à sor­tir le lec­teur du pari de l’achat. Par défi­ni­tion, un ache­teur de livre ne sait pas celui-ci contient, puisque, par défi­ni­tion, il ne pourra savoir ce qu’il contient qu’une fois qu’il l’aura lu. Acheter un livre, c’est ache­ter un chat dans un sac.

    Là est peut-être la révo­lu­tion qu’apporte Twitter : il n’est pas besoin d’acheter le livre pour le lire. L’auteur le gazouille sur le réseau et le lec­teur peut goû­ter, appré­cier, frag­ment par frag­ment, le texte. 

    Puis, si il le sou­haite, il pourra alors déci­der, en toute connais­sance de cause, d’acheter. Soit télé­char­ger à très pas prix une ver­sion élec­tro­nique, charge à lui de l’imprimer (sans pour autant au bout du compte avoir un vrai livre.)
    Il pourra aussi com­man­der le livre papier direc­te­ment à l’auteur ou par l’intermédiaire d’un éditeur et/ou d’un libraire, qui peuvent encore jouer un rôle s’ils s’adaptent à cette nou­velle donne.
    Depuis 15 ans, toutes les ten­ta­tives faites par les éditeurs pour créer un livre élec­tro­nique ont échoué. Pour une rai­son simple : don­ner à un livre élec­tro­nique l’aspect d’un livre papier cumule les incon­vé­nients des deux. C’est un peu comme don­ner la forme d’un che­val à une voi­ture : on s’arriérait des­sus.
    Non, le sup­port élec­tro­nique doit être uti­lisé pour ce qu’il est : un sup­port imma­té­riel, sans poids, sans pages, sans papier, encore plus nomade à sa manière que son ancêtre le livre. 

    Roland Barthes écri­vait de manière pré­mo­ni­toire : « Un texte est fait d’écritures mul­tiples, issues de plu­sieurs cultures et qui entrent les unes avec les autres en dia­logue… Mais il y a un lieu où cette mul­ti­pli­cité se ras­semble, et ce lieu, ce n’est pas l’auteur … c’est le lec­teur: le lec­teur est l’espace même où s’inscrivent… toutes les cita­tions dont est faite une écri­ture ; l’unité d’un texte n’est pas dans son ori­gine, mais dans sa des­ti­na­tion.» (in Le bruis­se­ment de la langue, Essais cri­tiques IV, 1984).

    Beaucoup se demandent à quoi sert Twitter. C’est bien dans ses des­ti­na­tions mul­tiples que le livre vit, c’est à dire ses lec­teurs. Ce qui fait qu’à tout le moins, Twitter devrait faire réflé­chir le monde de la lit­té­ra­ture: une nou­velle forme de rela­tion de l’écrivain avec ses lec­teurs est en train de naître.

    En appli­ca­tion, je vous invite à suivre sur Twitter l’aventure de Thixotropies sur @christophesims. Merci.

  77. See Mee

    J’ai reçu un tweet aujourd’hui seule­ment sur cet excellent article écrit il y a presque 15 jours ;-)
    … et me suis empres­sée d’en com­po­ser un nouveau :

    RT : Fabrice Epelboin à pro­pos de #Twitter : “Moi-même, j’ai trouvé cela idiot jusqu’au jour où je m’y suis mis.” http://fr.readwriteweb.com/

  78. farvardin

    bonjour,
    juste pour vous dire que l’on parle de vous, mais dans des sphères fort éloi­gnée du monde du Tweet. 

    J’avais peur que vous ne rece­viez l’information que dans un délai trop peu pro­pice au monde de l’instantané, aussi je me per­mets de vous en indiquer le lien :

    http://linuxfr.org/comments/1056659.html#1056659

  79. Fabrice Epelboin

    Rassurez-vous, j’ai de bon sys­temes de veille et j’avais lu votre com­men­taire sur linux.fr ;)
    Votre remarque sur la nature cen­tra­li­sée de twit­ter est fort juste, mais vous me faites un mau­vaix pro­cès en entre­te­nant une confu­sion entre Libre et ‘ouvert’. Twitter n’est en rien Libre mais n’en est pas moins ouvert, voilà qui méri­tait d’être pré­cisé.
    Maintenant, on peut regret­ter l’échec d’identi.ca, mais c’est une toute autre histoire :)

  80. w

    Intéressante en effet la remarque sur la nature cen­tra­li­sée de Twitter, mais je me demande si c’est réel­le­ment un problème.

    Dans la recherche, Google a l’air de bien se porter…

  81. poplive

    merci … je découvre twit­ter et d’ailleurs tout le monde qu’il y a autour, votre article dépeint à la fois ce que je découvre et m’éclaire …

  82. Dominique Beauchemin

    Un autre article bien fait sur l’incontournable Twitter : http://blogue.umen.ca/2009/08/incontournable-twitter/

  83. Dominique Rabeuf

    Twitter finit par me las­ser. J’y ai trouvé quelques per­sonnes que je n’aurait pas pu décou­vrir faci­le­ment sur d’autres sites. Je l’utilise main­te­nant, quand il est fluide pour ali­men­ter des farces (je ne vous dirai pas avec quel pseu­do­nyme) et gla­ner dans les nou­veaux amis de mes amis pour décou­vrir des sites suc­cu­lents de toutes natures. Au delà de quatre-cents sui­veurs c’est inte­nable. Je com­mence à avoir des dif­fi­cul­tés de ges­tion de mes mes­sa­ge­ries. Ce matin 307 mes­sages sur GoogleMail, plus la pou­belle qui ne contient pas for­cé­ment que des hor­reurs, res­tent mes propres ser­veurs mail dont mon nom en domaine rabeuf.fr. Et mon ancien héber­geur qui a pris soin d’écraser de nom­breux articles DNS depuis que la machine que je loue n’est plus chez lui.

  84. Fabrice Epelboin

    @Dominique

    Les chiffres de Twitter montrent au contraire une forte addic­tion pour ceux qui ont passé la bar­rière a l’entrée…
    Pour ce qui est de vos article DNS écra­sés, j’ai peur que vous confon­diez plu­sieurs tech­no­lo­gies, votre héber­geur n’a vrai­sem­bla­ble­ment rien a voir avec un quel­conque DNS, qui lui même est bien inca­pable d’écraser quoi que ce soit… Enfin, bref, c’est pas tout a fait ça…

  85. societo

    Can we use Twitter for edu­ca­tio­nal activities?

  86. Fabrice Epelboin

    @societo

    Yes we can : http://fr.readwriteweb.com/2009/07/28/usages/twitter-dans-les-amphis/

  87. xavier Essonne

    c’est la ren­trée et le phé­no­mène ne part pas étrange ce twit­ter, un peu incom­pris par l’utilisateur qui veut de l’information mais qui ne sait pas là faire et puis il faut écou­ter, toujours écou­ter, c’est un peu comme la radio mais sans la musique, a voir comme évolution ;-)

  88. EmmanuelGadenne

    Brillante ana­lyse de Twitter. J’ai vrai­ment beau­coup appris en la lisant.

  89. Dominique Rabeuf

    @Fabrice

    Pour ce qui est de vos article DNS écra sés, j’ai peur que vous confon­diez plu­sieurs tech­no­lo­gies, votre héber­geur n’a vrai­sem­bla­ble­ment rien à voir avec un quel­conque DNS, qui lui même est bien inca­pable d’écraser quoi que ce soit… Enfin, bref, c’est pas tout a fait ça…

    Il s’agit bien d’articles DNS (Domain Name System)
    L’hébergeur est amen. Son réseau est très mal super­visé. Des mes­sa­ge­ries ont été usur­pées. Des plaintes ont sans doute été dépo­sées. Ils ont tout sim­ple­ment écrasé les articles de mes­sa­ge­ries de domaines n’utilisant pas leurs ser­vices de fil­trage. Ils se sont conten­tés d’envoyer une cir­cu­laire laco­nique en email, indiquant que suite à des plaintes les mes­sa­ge­ries devaient être recon­fi­gu­rées. Le hia­tus est que pour les noms assez anciens l’interface de confi­gu­ra­tion pro­posé ne convient pas. Le trans­fert de noms de domaines sur­tout fr est assez com­pliqué admi­nis­tra­ti­ve­ment. Bon là nous sommes au ras des pâque­rettes d’Internet dont le Web n’est qu’un (deux) service(s) parmi tant d’autres.
    La pagaille de la migra­tion vers IPv6 ne fait que commencer.

  90. Fabrice Epelboin

    articles=mails ? J’avais pas com­pris ça ;-)

  91. asprilla

    au fait,c’est quoi twit­ter ‚quel est sont but ‚fran­che­ment je ne com­prnds rien

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    […] http://fr.readwriteweb.com/2009/07/20/analyse/twitter-twitter-twitter/ […]

  12. 5 usages possibles de Twitter pour promouvoir votre site e-commerce « Yoann NUSSBAUMER :

    […] 5 usages pos­sibles de Twitter pour pro­mou­voir votre site e-commerce Twitter est le réseau social qui monte; si vous sui­vez l’actualité du web vous en avez cer­tai­ne­ment entendu par­ler. Même si sa com­mu­nauté fran­co­phone est encore rela­ti­ve­ment res­treinte (envi­ron 200 000 uti­li­sa­teurs français), tout laisse à pen­ser que ce ser­vice est des­tiné à connaître un franc suc­cès. Pour vous en convaincre, et mieux com­prendre le fonc­tion­ne­ment de Twitter, je vous sug­gère la lec­ture de l’excellent article publié sur ReadWriteWeb. […]

  13. Hajen.fr – Tout se passe sur Twitter ! :

    […] article sur le sujet à lire : Twitter, Twitter, Twitter… écrit par Fabrice Epelboin pour […]

  14. Instant T, focus n°10 | Maxime-Viry.com :

    […] Twitter, Twitter, Twitter… […]

  15. Friendfeed, c’est mal | ReadWriteWeb France :

    […] on écrit un article sur Twitter, on est Twitté, celui-ci a tota­lisé plus de 90 ret­witt et plus d’un quart de son tra­fic est en pro­ve­nance de […]

  16. emaux's status on Friday, 31-Jul-09 12:48:07 UTC - Identi.ca :

    […] RD @nitot Bon papier sur Twitter (qui devrait par­ler d’identi.ca…). http://fr.readwriteweb.com/2009/07/20/analyse/twitter-twitter-twitter/ […]

  17. WTF, google bombing, friendfeed… Billets de la semaine #59 | Encher.net :

    […] write web – Twitter, Twitter, Twitter… : excellent article de fond à des­ti­na­tion des nou­veaux venus et des curieux (et pas […]

  18. Web Zapping # 27 | webjet :

    […] 2.0 Un excellent article sur Twitter RWW Enfin des don­nées sta­tis­tiques sur Twitter Medias sociaux Où sont les producteurs […]

  19. Ze vie étudiante » Revue de tweets #1 :

    […] guide de Twitter par ConseilsMarkétings via @cmonnet Twitter, Twitter, Twitter… | ReadWriteWeb France via @AddToAny 50 idées pour uti­li­ser Twitter dans le domaine de l’éducation de Mario […]

  20. Récit d’un projet de recherche… l’organisation hypertexte. « Idées perçues :

    […] je vous conseille la lec­ture de plu­sieurs articles qui cor­ro­borent mon approche empi­rique,  les poten­tiels de créa­tion de connais­sances de Twitter par Fabrice Epelboin, com­ment les médias sociaux sti­mulent ma mémoire par François Guité, […]

  21. L’internet et son potentiel démagogique | ReadWriteWeb France :

    […] en com­mu­ni­ca­tion de la pré­si­dence se laisse aller à un paral­lèle entre Obama, Twitter, l’Iran et Hadopi, trou­vant, par un pro­cédé ‘dia­lec­tique’ connu sous le nom […]

  22. Revue de presse | Simple Entrepreneur :

    […] Twitter, Twitter, Twitter… Pour faire suite à mon article de cette semaine, voici un billet qui traite spé­ci­fique­ment de Twitter et de ses par­ti­cu­la­ri­tés. Si vous ne deviez en lire qu’un seul à ce sujet, ce serait celui-ci. A ne pas rater, même si vous n’aimez pas Twitter. […]

  23. Twitter, Twitter, Twitter… | ReadWriteWeb France « Axel's Blog :

    […] viaT­wit­ter, Twitter, Twitter… | ReadWriteWeb France. […]

  24. » Twitter, Twitter, Twitter… | ReadWriteWeb France - Yee Torrents News 4 :

    […] Source:Twitter, Twitter, Twitter… | ReadWriteWeb France […]

  25. Tweets that mention Twitter, Twitter, Twitter… | ReadWriteWeb France -- Topsy.com :

    […] This post was men­tio­ned on Twitter by zach west. zach west said: Twitter, Twitter, Twitter… | ReadWriteWeb France http://is.gd/3HH9D […]

  26. Dev Blog AF83 » Blog Archive » Veille technologique : Lectures, Outils web, Bouts de code, Langages, Frameworks, NoSQL, Hébergement web :

    […] http://fr.readwriteweb.com/2009/07/20/analyse/twitter-twitter-twitter/ : un article de fond sur twitter […]

  27. Suivez-moi sur Twitter | Simple Entrepreneur :

    […] Twitter, Twitter, Twitter… […]

  28. Le billet des hybrides « Le Congrès de l’ABF 2009 :

    […] Twitter, Twitter, Twitter… […]

  29. Web temps réel et web social : redéfinir l’entreprise de demain | ReadWriteWeb France :

    […] aguer­ris de Twitter l’utilisent déjà à des fins pro­fes­sion­nelles, mais pour les néo­phytes, c’est à la limite de l’incompréhensible, et l’adoption est loin d’être évidente. La solu­tion, pour une entre­prise qui sent que le […]

  30. Le blog qui marche » Blog Archive » Twitter, phénomène de mode ou outil en cours d’évolution ? :

    […] par l’aisance de sa prise en main. L’optimisation de son uti­li­sa­tion repose néan­moins sur la double bar­rière de la sélec­tion des bonnes per­sonnes à écou­ter et l’existence d’une com­mu­nauté avec […]

  31. Redaction Web et SEO : guide de bonnes pratiques - Blog SEO SEA :

    […] La recherche sociale prend des part dou­ce­ment (18,7% des uti­li­sa­teur la trouve per­ti­nente) et Google, Bing ont annoncé récem­ment l’insertion des conte­nus chaud dans les résul­tats. Pour les retar­da­taires, un dos­sier Twitter de ReadWriteWeb. […]

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