Sans plus attendre, et devant l’insistance de Flipo et Nico qui anticipent une telle réaction, voici pourquoi Friendfeed, derrière son aspect cool et puissant, est une catastrophe en puissance, à relativiser ceci dit, dans la mesure où le service n’ayant pas décollé aux US à la suite d’un buzz similaire, l’an dernier, à celui qu’il connaît en ce moment en France, il n’y a, au final, pas grand danger.
Le pot de miel
Quand on écrit un article sur Twitter, on est Twitté, celui-ci a totalisé plus de 90 retwitt et plus d’un quart de son trafic est en provenance de Twitter.
Avec Friendfeed, c’est la même chose. Tout système émergeant commence par se regarder le nombril, c’est humain. Il y a trois ou quatre ans, les blogs parlaient des blogs, il a fallu un peu de temps pour qu’ils se mettent à parler d’autre chose.
L’article de ce matin sur Friendfeed a généré plus de quarantes entrées, par le biais d’utilisateurs ayant relayés leurs Twitts, leurs bookmarks Delicious, ayant ‘liké’ l’article bookmarké par d’autres, etc.
De ce flot est né trois conversations, l’une suite au flux d’information sur mon profil, l’autre via le bookmark fait par Nicolas Voisin, et une troisième bien plus réduite. Pas de mystère, plusieurs centaines de followers chacun, ce sont les poids lourds des réseaux qui génèrent le buzz, comme sur n’importe quel système. O’Reilly, qui a aussi bookmarké l’article, n’a lui pas généré de conversation, ce qui est curieux, mais en même temps, son public est anglophone.
Des conversations fragmentées, voir schizophrènes
Mais le plus curieux c’est que ce sont les même personnes qui ont participé aux deux principales conversations (celle qui a eu lieu sur le profil de Nico et celle sur le mien), et que leur ton est radicalement différent, mettant en valeur un phénomène d’hypocrisie assez classique dans la nature humaine, mais qui a du mal à faire avec la transparence des outils sociaux de partage.
En réalité, les conversations sont différentes (avec les même participants) car elle sont contextualisées sur un profil et non sur un contenu.
Ajoutez à cela la conversation ‘classique’ qui a eu lieu ici chez R/W, vous avez donc quatre conversations en parallèle.
Phénomène intéressant, Désirade, qui est partout (Twitter, Delicious, Friendfeed et bien sûr dans les blogs), a tout de même fait la remarque la plus pertinente de toutes ces conversations, celle qui apporte réellement de l’eau au moulin… sur ReadWriteWeb.
La conversation comme retour sur investissement
Petit retour en arrière. Loic Lemeur – le concept n’est pas de lui mais il a eu l’immense mérite de l’importer – martelait il y a cinq ans que la valeur (du blogging) était dans la conversation. Ce concept a été mis a mal mais malgré tout perdure. Un créateur publie un contenu sur son blog, celui-ci donne lieu (ou pas) à une conversation, qui enrichit (ou pas) l’information initiale, est commentée (ou pas) sur d’autres blogs et donne lieu à un trackback sur la conversation, etc.
Ce petit écosystème fonctionne plutôt bien, et même si la conversation jusqu’ici pouvait ‘fuir’ sur des système comme Facebook, la nature fermée (réseaux symétriques) de ces systèmes parasites ne portaient pas particulièrement atteinte à l’écosystème informationnelle du web social.
Avec Twitter, on a même un cercle vertueux : le créateur de contenu est linké puis Twitté par un ‘veilleur’, qui valorise ainsi auprès de son public (followers) sa capacité à faire de la veille, tout en créant du trafic pour le créateur de contenu, puis le veilleur est éventuellement re-twitté, ce qui valorise le veilleur et le créateur de contenu, tout le monde y gagne, tout le monde est content. On peut (ou pas) regretter les effets de bords dus à l’accélération du phénomène de buzz ainsi mis en œuvre, mais une chose est sûre, il est vertueux pour l’écosystème et bénéficie à la conversation (celle-ci n’ayant pas vraiment lieu sur Twitter, 140 caractères, ça limite, forcément).
Friendfeed, lui, déporte la conversation. La capacité à créer de la conversation n’est plus dans les mains du créateur de contenu mais dans celui qui l’inscrit dans Friendfeed. On est dans un schéma classique de réappropriation de la valeur par ceux qui possèdent le circuit de distribution de l’information. Souvenez vous, les maisons de disque… C’est la même chose.
Si vous êtes à la fois un gros producteur de contenus et que vous ‘possédez’ un bon circuit de distribution (des followers), vous vous en sortez aussi bien que Radiohead (ouf, je suis sauf), mais si vous êtes un petit qui, malgré tout, produit de la qualité, tant pis pour vous.
Hier, émerger de la sphère informationnelle avec de la qualité était – relativement – facile. Demain, si des systèmes tels que Friendfeed s’imposent, ce sera beaucoup plus difficile, il faudra passer par des intermédiaires (comme moi ou Nico). Après demain, comme le trafic en provenance des systèmes de partages (par rapport à celui en provenance de Google) est en croissance exponentielle, ce sera impossible sans faire de lourdes concessions.
Un grand classique du capitalisme appliqué à la valeur informationnelle, somme toute. Là où cela cloche, c’est quand on voit ceux qui semblaient s’être battus contre ce système appliqué aux créateur dans la musique retourner leur veste quand ils s’aperçoivent qu’ils ont un réseau de distribution pour d’autres types de contenus.
Les vaches Australiennes
Le parallèle avec l’écologie est quelque chose dont le web 2.0 a beaucoup à apprendre. Lors des premiers temps de la conquête du territoire Australien, la déportation massive de forçats a fait naitre des besoins en terme d’alimentation que le kangourou grillé ne pouvait satisfaire. Les colons de l’époque ont trouvé une solution de bon sens sur laquelle ils se sont longtemps enthousiasmé : la vache.
Importée massivement, la vache produisait du lait et des veaux, et pendant pas mal de temps, les colons se sont réjouis de leur intelligence à trouver une solution radicale à une problème critique, jusqu’au jour où les bouses on recouvert les prairies et que l’herbe s’est arrêtée de pousser (il manquait dans l’écosystème Australien les bousiers, ces scarabés qui gèrent le problème sur les autres continents). S’en est suivit une longue série de catastrophes écologiques, initiées au XIXe siècle et que les Australiens n’ont toujours pas résolu à ce jour.
Friendfeed, c’est la même chose. Non seulement c’est une réappropriation de la valeur créée par les producteurs de contenus (les ‘forçat de l’info’ ou les forçats du blog) par les infocapitalistes qui ne produisent rien mais savent trouver la valeur et en tirer profit (en terme d’auto valorisation sociale), mais c’est, en cas de succès de ce système (ce dont je doute), une catastrophe pour l’écosystème des contenus, quelque chose qui le modifiera de façon radicale, au profit des distributeurs.
On sait tous comment cela se termine : la StarAc.
Friendfeed est une mauvaise projection de l’objet social
Retour, une fois de plus, aux bases. En 2004, Alex de Carvalho, avant de fuir pour les Etats-Unis, évangélisait en France l’un des concepts qui lui tient à cœur et sur lequel il a développé un discours brillant : l’objet dans les systèmes sociaux en ligne. Son point, en gros, est que chaque système social sur internet est déterminé dans son fonctionnement par un objet social qui sous tend le lien : la photo sur Flickr, le statut sur Twitter, le billet d’information dans la blogosphère, le bookmark sur Delicious, le profil (l’amitié au sens large) sur Facebook, etc.
Friendfeed, par l’utilisation qu’il fait du bookmark, fait une translation d’un objet informationnel vers un objet profil, et c’est cette nature même qui est la cause du problème écologique que pose Friendfeed. La production de contenus est au cœur de cet écosystème, se réapproprier les conversations dans le seul but de se valoriser socialement dans un système émergeant comme Friendfeed est un usage malsain, et qui plus est, cet usage est encouragé : il suffit de synchroniser ses bookmarks Delicious, ce que je fais moi même, et 80% de mes bookmarks Delicious sont depuis peu en mode privé. :-(
D’un point de vue parfaitement autocentré, et si on se fout totalement de l’écosystème dans lequel on vit, alors oui, Friendfeed est un outil d’une puissance remarquable, très complexe, certes, mais ca le rend d’autant plus élitiste et qualitatif en terme de public. Le Hummer est également un véhicule fabuleux, 40 litres aux cents, certes, mais il n’est pas né le crétin qui vous refusera une priorité à son volant. Fantastique.
Une note pour Narvic au passage : dans Publish2, qui procède à une réappropriation de la conversation similaire, celle-ci à lieu en circuit fermé, au sein d’un club privé, c’est tout autre chose. Friendfeed est un système ouvert et qui plus est dissymétrique, à la Twitter. Aaaliens, à cet égard, était d’une éthique parfaite, surtout si, comme c’était annoncé, il fini par être open source.
Au final, Friendfeed propose bel et bien un transfert de valeur des contenus vers la distribution. C’est précisément ce contre quoi beaucoup de ceux qui s’enthousiasment sur Friendfeed aujourd’hui on lutté hier. Alors, hypocrisie ou incompréhension ?
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27 juillet 2009 à 21:54
Les arguments que tu avance sont assez légitimes, mais de grâce pourquoi assassiner de suite un service qui ne fait qu’émerger ? Dont la communauté est toute jeune et n’a pas encore la maturité pour éviter justement ces petits désagréments ?
Quelques remarques en vrac :
- je ne synchronise plus FF avec mes services de bookmarkings (sinon on ne s’en sort plus, effectivement)
- Si je partage un truc, je like systématiquement la personne à la source du truc (si je la trouve).
- si mon commentaire est assez consistant et intéressant, je commente également sur le blog. (si c’est juste pour dire “bon billet, merci” je m’abstiens ;-) )
Dommage d’être aussi impitoyable sans avoir testé plus que ça le service.
27 juillet 2009 à 21:57
Deux remarques :
1. À mon sens, l’objet social sur Friendfeed n’est ni l’information, ni le profil, mais plutôt la conversation elle-même.
2. Tu sembles partir du principe selon lequel l’auteur du contenu bookmarké sur Friendfeed n’a rien à gagner dans l’opération. Il a certes à y perdre un certain nombre de commentaires qui auraient été hébergés sur son blog plutôt que sur FF, mais n’y a-t-il aucun avantage à devenir le centre d’une conversation ?
27 juillet 2009 à 22:00
Mouais, c’est un peu vague. Déplacer un écosystème en aggrégeant tout sur FriendFeed ? Je fais la même chose tout seul en suivant sur mon aggrégateur des blogs, des delicious, des recherches twitter. Mon aggrégateur n’a rien supprimé autour et je ne suis pas la Star Ac’.
27 juillet 2009 à 22:07
Je suis en respectueux désaccord.
C’est la qualité du contenu qui crée l’élitisme, pas sa distribution qui la fourvoie.
Apostrophes sur TF1 ne fera pas plus d’audience que sur Antenne 2. Dorothée marchait bien avant aussi.
Mettez la Star’ac sur Arte, vous aurez autant de vote.
Je peux partager, parler et produire ici et ailleurs, être schizophrène sans avoir besoin d’une pensée unique sur un seul blog. Ce n’est pas l’outil qui en fait une mauvaise projection sociale, mais son utilisation. Friendfeed n’est pas un Hummer, c’est un meccano.
Il est bien dommage qu’un si brillant auteur cache ses delicious, tu connais ctrl D ?
27 juillet 2009 à 22:07
Et parce que j’ai oublié de parler des discussions. Peut-être le plus important mais peut-être finalement pas. Qu’une discussion se disperse, elle nourrit toujours ses lecteurs et ses participants. Et si on n’en a pas l’intégralité, elle se disperse et s’immisce dans les articles suivants, dans d’autres conversations. La discussion en tant que sanctuaire des réactions est peut-être à oublier. Dans la vie, quand on manque un dîner, on peut quand même savoir ce qui s’est dit ou les autres nous en redonneront l’essence plus tard.
27 juillet 2009 à 22:09
Quant à l’aspect star’ac que tu décris, je ne vois pas en quoi il en est différent sur twitter, ou même avec un blog et dans la vraie vie. Si le succès nous attendais tous au coin de la rue, ça se saurait.
27 juillet 2009 à 22:11
J’ai rien compris.
Par contre, y’a une super conversation autour de l’article sur FriendFeed : http://friendfeed.com/fabrice/b9404a9a/friendfeed-cest-mal
27 juillet 2009 à 22:18
Alors c’est là qu’on cause ? Donc, is FF evil (mais bon le proprio a déjà répondu).
Moi ce qui m’inquiète c’est (au-delà de la réappropriation de la valeur, qui est déjà bien enclenchée de-ci de-là), c’est l’éparpillement et la duplication des contenus. C’est déjà impossible de suivre, ça va devenir encore plus impossible, si c’est possible ;-)
Pour autant, nous avons clairement besoin d’endroits ou rassembler nos contributions, fédérer et filtrer (voire promouvoir et mettre en valeur) les contenus qui nous plaisent, conserver (aussi, si, si) ce qui nous fait sens. Et comme nous ne voulons pas qu’un seul acteur économique se réapproprie cette valeur que nous allons (forcément) créer, nous avons besoin de mettre en place un processus dé-localisé. My 10 cents.
27 juillet 2009 à 22:25
En tout cas réflexion très intéressante… Cela m’a également un peu dérangé le mode de fonctionnement de FriendFeed (même si cela peut être très utile), ce fait de déporter le débat d’un blog sur une autre plateforme…
Mais en y regardant de plus prêt n’est ce pas le propre des plateformes sociales de s’approprier le contenu des autres pour le faire “fructifier” ??? Un blogueur s’inspire souvent d’un autre article pour faire un post (et donc inviter le dialogue sur son blog), son profil Facebook agrège l’info de ces amis, et on peut réagir…
27 juillet 2009 à 22:31
Oon reproche bien souvent aux grand médias de refuser de s’exporter, d’aller vers leur lecteurs, mais quand il s’agit de blogueur, cela ne s’applique pas ?
27 juillet 2009 à 22:43
j’ai envie d’être d’accord avec toi, Fabrice, car sur le fond comme la forme, ton argumentation est sans faille (pas sans sourire, j’attendais les lapins et la myxomatose après les vaches ;) mais c’est la conclusion que je souhaiterais remettre en cause, 140 petits signes à peine — je sais, c’est bas, c’est mal : “hypocrisie ou incompréhension ?” … ba… troisième solution (ce serait trop simple)… désaccord ! Cordial, comme Génaro, ou presque ;)
—
C’est triste, je ne pèse pas un seul instant à quel point cela aura des conséquences, mais dans le web2 et 3 et ses prochains, la conversation, comme au coin d’un bar, se perd, parfois, influence, de temps à autre, est reprise, détournée, les débats s’entremellent, s’empilent. C’est imparfait. Interdépendant. “en béta permanent” disait Pisani aujourd’hui… de la vie. Et parfois l’innovation est telle que l’on prête peu d’attention au CGU — la vie par exemple ;)
La conversation, les mails, les photos, les vidéos, tout ça, hop ! “dans les nuages”…
C’est ce que je fais aussi… Et puis j’ai mon blog. Et mon Twitter pour la mobilité et la caisse de raisonance. Et Délicious, repris, sur aaaliens, pour la “crême du meilleur de ce que je croise” (chiche ;-)… Avec Twitter mes fulgurance (arg) comme les feuilles mortes, en quelques jours, s’envolent. Chez FriendFeed jusque là, je crois avoir gagné en espérance de vie. numérique. C’est béta. Oui. Mais la conversation sur les blogs, face à “l’usine” à conversation qu’est FF, ça m’incite plutôt à faire le deuil de quelques commentaires.
Après tout, pour moi c’est plus facile. je suis un veilleur addict et FF est une table de mixage géniale (on en parlait tout à l’heure ici même http://fr.readwriteweb.com/2009/07/27/nouveautes/friendfeed-se-lance-dans-partage-de-fichiers/#comment-5342 ). Quand à mes post de blog, ils n’ont jamais été conçus pour générer beaucoup de discussion. Trop de Troll, tout ça, tout ça… Sur FF, le débat se fait en temps réel. C’est stimulant. que veux tu, je n’ai fais ni woodstock ni les forums sur minitel, j’ai un regard… Candide /-)
27 juillet 2009 à 22:47
@StanJ
Pourquoi assassiner un tel service ? Because il est intrinsèquement nuisible à un écosystème naissant.
Que ton comportement sur ce service soit vertueux, cool, bravo, mais ce service n’incite en rien à le faire, les comportements vertueux n’y sont pas récompensés, le jour où il deviendra mainstream, si cela arrive, c’est la cata.
@Rubin
Nop, sorry, c’est le profil. Où as-tu vu un URI pour les éléments de conversation (ce qui existe sur les blogs)
@alphoenix
Ca ne fait pas qu’aggréger, ça converse, le problème vient de là.
Si la conversation se disperse, on modifie en profondeur l’écosystème, c’est tout le point de mon argumentation. Les conséquences seront une très grande barrière a l’entrée pour les nouveaux arrivants, et l’arrivée d’intermédiaires/diffuseurs, pas sûr que cela profite au contenus (c’est un euphémisme, dans toute l’histoire de l’industrie des contenus, cela ne leur a jamais profité)
@Genaro
Sorry, la aussi, je suis en désaccord (respectueusement, of course ;-)
@Archi_bald
Disqus abordait le problème dans l’autre sens… sans plus de succès en terme d’adoption que Friendfeed :-)
@Soueb
Sur le plan purement individualiste, on est d’accord, c’est un superbe outil. Maintenant, si on pense aux conséquence qu’aurait son adoption en masse sur l’écosystème, c’est moins cool.
@Stan J
??? On reproche aux grand média de s’exporter ??? C’est à dire ? On leur reproche de ne pas discuter, oui, mais s’exporter, je ne vois pas… Ce blog, tout comme Libération, s’exporte en RSS…
@Nicolas
Le coté temps réel est fascinant, j’en conviens… Reste que si l’on parlais de musique, tu serais outré, non ?
27 juillet 2009 à 22:49
+1 Nicolas
J’ai toujours apprécié tes billets, Fabrice, mais ce soir je suisdéçu même si en même temps je comprends tes arguments et tes craintes.
J’espère très sérieusement que cela n’aura pas trop de conséquences (cf arrington).
“Bonne” nuit…
(ps : flipo a un prénom)
27 juillet 2009 à 22:53
oui mais jérome ca rime pas avec Nico ;-)
Tu es décu mais tu comprends mes arguments… hum… au moins je t’aurais fait réfléchir autrement ;-)
Encore une fois, sur un plan individualiste, FF est tip top, sur le plan collectif, c’est dangeureux…
Alors, energie éolienne ou charbon ?
27 juillet 2009 à 22:53
Sinon, c’est quoi les conséquences pour Arrington ?
27 juillet 2009 à 23:15
@Fabrice Ben c’est des prises de bec pas très constructives. (On en est pas encorelà hein — et je ne dis pas qu’on y arrivera :-)
Pour l’argument de tout à l’heure “On reproche aux grand média de s’exporter…” en fait l’idée derrière rejoint celle de Genaro (grosso modo : “Les bistrots nous on pas attendus pour créer des conversations”)
Je reconnais que l’enjeu des commentaires est important, mais je vois aussi 3 choses :
- avec l’augmentation croissante du nombre d’internautes actifs, toute discussion sur internet sera forcément dispersée.
- nous pouvons trouver des solutions (plugins par exemple, Thierry Crouzet l’a très bien fait)
–Au risque de me répéter, je crois qu’il faut que nous apprenions à utiliser FF à bon escient. Et je ne pense pas que ce soit impossible car FF est basé sur un esprit très communautaire caractérisé par des normes implicites qui restent à construire dans la très jeune communauté francophone.
Enfin, FriendFeed ne fait que d’être copié, ce qui laisse présager que même si tu as raison sur le fond, et que FF meurt demain grâce à toi (mais ca n’arrivera pas :p ), d’autres prendront sa place (seesmic par exemple). Je préfère donc voir les incroyables possibilités que nous offrent cet outil dans la gestion d’une veille collective et les discussions en temps réel qui peuvent être des leviers pour bien des choses. Je te laisse imaginer auxquelles je pense ;-)
Oui tu me fais bien réflechir… Comme la plupart de tes billets d’ailleurs. Finalement celui-ci non plus ne me déçois pas, au moins pour ça ;-)
27 juillet 2009 à 23:29
:-)
27 juillet 2009 à 23:35
Quelque part la solution c’est celle proposée par google wave: la décentralisation et l’unification des commentaires/discussions en ligne.
Si tous les blogs offraient de commenter via wave, on pourrait integrer ces discussions dans un tas de clients différents (dont friendfeed).
27 juillet 2009 à 23:37
reste à voir si l’aggrégation de conversations différentes ferait sens, il faudrait synchroniser toutes les conversations… infaisable. Si un billet bookmarké sur FF donnait lieu à une conversation unique, ce serait faisable, mais ce n’est pas du tout le cas. Mon précédent billet a donné trois conversations différentes sur FF.
27 juillet 2009 à 23:46
La personne souhaitant la mise en place de l’unification (dans ce cas rww fr) lancerait la wave, les clients FF se rattacheraient.
C’est un des problèmes des systèmes de commentaire actuels, il n’y a pas d’API commune qui permettrait de lire/écrire des commentaires sans faire pointer son navigateur sur le site, et sans re-visiter le lien (au mieux il y a un système de màj par email ou par flux rss, généralement read-only).
Wave apporte une solution grâce à son protocole distribué.
27 juillet 2009 à 23:54
“Mon précédent billet a donné trois conversations différentes sur FF.”
> elles pointaient toutes vers la même url ;)
Foobar n’a pas tort…
27 juillet 2009 à 23:59
Mais n’a t on pas toujours vécu cela ? N’a t on pas toujours oscillé entre la découverte de nouveaux territoires et la nécessité de d’avoir un “chez soi” ? Ne courons nous pas depuis toujours après un “home” qui enfin nous permettrait de gérer nos petites affaires d’un même point ?
Depuis toujours ? Oui, depuis toujours. Depuis qu’il est possible de communiquer sur un réseau via des ordinateurs, il y a toujours eu cette valse hésitation entre diffuser au plus grand nombre et se concentrer. La possibilité de faire des CC sur les proto-mails donnait déjà lieu à de chauds débats. Puis sur Usenet, le Follow-up bien ou mal positionné a joué ce rôle. Avec les blogues, il fallait trouver un équilibre entre le temps donné à son propre blogue et celui donné à commenter les billets des autres. La multiplication des service nous confronte aux même tensions. Personne ne peut être sur autant de services a la fois, et c’est pour ça que tout le monde est tenté de croire qu’Un Service Les Reunira Tous.
Je fais un peu comme tout le monde : je vois les choses du bout de ma petite lorgnette. Il me semble que la technologie reflète ici des éléments de la psychologie individuelle. Nous avons tous cette tendance et ce besoin de synthèse. Elle participe à notre sentiment de continuité d’exister. Elle permet de garder le fil de ce que nous faisons. Mais nous sommes aussi très sensibles aux sirènes de la dissémination : elles nous promettent d’être entendu au-delà de nos pages, de nos réseaux, de nos horizons. Mais cette puissance a un cout : celui d’un malaise de plus en plus grand au fur et a mesure que nous nous éparpillons.
De façon amusante, retrouve là quelque chose que disait McLuhan a propos du centre et de la périphérie. Toute périphérie aspire a devenir un centre, et en ligne aussi nos colonies lontaines demandent leur indépendance.
Petite précision pour finir : le fait que les conversations puissent être une richesse n’a pas été inventé par quelques digiborigènes mais il y a presque siècles de cela par Gabriel Tarde :
“Les cafés, les salons, les boutiques, les lieux quelconques où l’on cause, sont les vraies fabriques du pouvoir. Ne pas oublier cependant que ces fabriques-là ne pourraient fonctionner si la matière première qu’elles mettent en oeuvre, les habitudes de docilité et de crédulité crées par la vie de famille, par l’éducation
domestique, n’existaient pas. Le pouvoir sort de là comme la richesse sort des manufactures et des usines, comme la science sort des laboratoires, des musées et des bibliothèques, comme la foi sort des écoles de catéchisme et des enseignements maternels, comme la force militaire sort des fonderies de canon et des exercices de caserne.” Gabriel Tarde, L’opinion et la foule, 1901
28 juillet 2009 à 0:00
et en aggrégeant trois conversations, on a quoi ? Un brouhaha, rien de plus…
28 juillet 2009 à 0:02
@yann Sur un plan individualiste, tu as raison, mais on peut espérer une prise de conscience de la dimension collective du problème, non ? On arrive bien à convaincre les gens de trier leur déchets ?
28 juillet 2009 à 0:09
je place ici un lien qui est dans la même optique,
que j’avais trouvé hier en cherchant des infos sur FF…
http://blog.tcrouzet.com/2009/07/23/facebook-et-friendfeed-la-strategie-de-l%E2%80%99enfermement/
d’ailleurs Narvic l’avait déjà commenté vu les commentaires …
je me permet de compléter ces propos entre contenu et diffuseurs avec un petit lien sur la vision du directeur de FDN french data network vision “pro internet décentralisé” !
http://www.ecrans.fr/Tout-le-monde-a-interet-a,5762.html
on doit facilement trouver une vidéo sur DM d’une conférence sur ce sujet. (d’ailleurs il a pt être été déjà traité dans un article précédent sur RWW)
28 juillet 2009 à 0:10
> et en aggrégeant trois conversations, on a quoi ? Un brouhaha, rien de plus…
Non, on a une unique conversation, qui est chez rww-fr principalement mais également répliquée ailleurs (dans des clients lourds, des clients web, ou via des services à valeur ajoutée, comme FF). De cette conversation des sous-conversations peuvent s’échapper, avec par exemple un sous-ensemble des acteurs de la première.
Ce sont aux utilisateurs (et au maître des lieux, peut être à l’aide de bots de modération/mise en forme) de formatter la wave pour éviter ce brouhaha.
Chaque utilisateur décide lui-même comment afficher la discussion, le type d’interface, et peut à tout moment arrêter de la suivre.
28 juillet 2009 à 0:13
Tu parles de google Wave là ?
28 juillet 2009 à 0:13
J’arrive un peu tardivement sur la discussion que j’ai lue, que dis-je dévoré tant elle est pointue et instructive. Mais, est-ce que je loupe quelque chose ou le simple fait qu’un nouvel outil génère un tel débat n’est pas en soi un indice assez classique de son institutionnalisation imminente ?
Fabrice, je suis assez d’accord avec toi quant à la nécessité et à l’absolue légitimité qu’il y a à mener une réflexion sur le transfert de valeur (dans le mauvais sens du terme “transfert” : on peut légitimement se sentir pillé comme dans ton cas) mais pas pour condamner le produit en lui-même.
Je ne crois néanmoins pas non plus comme Stanislas qu’on prônant un usage vertueux une quelconque solution en sortirait : l’usage est immanent, connexe à l’outil — il ne se décrète pas : pas même les leaders d’opinion ne l’imposent, tout au plus peuvent-ils temporairement l’infléchir.
Par conséquent, ta réflexion est en effet cruciale pour les acteurs de ce que tu appelles à juste titre l’écosystème : mais pas pour les déstabiliser dans leur choix (de toute façon non seulement ton sens critique ne les freinera pas, mais il éveillera la curiosité intellectuelle de ceux qui n’attendaient qu’une bonne occasion de le tester en profondeur pour se faire une opinion — donc tu favorises son évangélisation — quelle ironie sur ce point) : Non, en fait par essence même de ce que qu’est un écosystème une sélection naturelle aura lieu. Sio tant est que ton inquiétude soit justifiée, alors un plugin sera “possibilisé”. Sur la Toile, un Deus Ex Maquina est possible là où, en Australie, les bousiers ne pouvaient certes pas êtres facilement introduit d’un coup de baguette magique. C’est toute la subtile limite de ton exemple — néanmoins choisi avec brio je te le concède : un écosystème est système auto-adaptatif complexe. On peut le niquer totalement au XIXème siècle en Australie, mais à l’ère du web 2.0 je te rassure : si tant que cela soit une condition de sa survie, l’écosystème sera inventif, diligent et toujours aussi puissant à trouver une parade organique face à cette éventuelle menace.
28 juillet 2009 à 1:16
> Tu parles de google Wave là ?
Oui, mais bon c’est hypothétique tant que:
1) le service n’est pas en béta public (la béta privée commence à faire le plein, maintenant c’est facile de connaître des gens qui y ont accès).
2) il n’y a pas de possibilité de faire tourner son propre serveur wave chez soi simplement.
Mais ça pourrait arriver rapidement, la béta public étant prévue pour l’automne.
28 juillet 2009 à 1:27
Pour l’instant, ca à l’air d’une grosse usine a gaz, mais bon, soyons patients…
Pas le courage de tester ce truc, je crois que Marshall ou Cordiva s’est porté volontaire pour le faire chez R/W… Wait & see…
28 juillet 2009 à 1:37
Une grosse usine à gaz qui avance. Les drafts s’améliorent, et la semaine dernière Google a releasé du code pour des clients/serveurs: http://code.google.com/p/wave-protocol/
Sinon pour l’utilisation de Wave pour les discussions sur les blogs ou autre, il existe deja des plugins:
http://wave-samples-gallery.appspot.com/about_app?app_id=15002
28 juillet 2009 à 1:40
Je n’ai pas de doute sur le fait qu’ils y arrivent, de toutes évidences, ils mettent le paquet, mais tester un truc pareil en beta, c’est un travail de dingue… Je préfère attendre patiemment que Marshall nous ponde un article (après tout, il fait ca à plein temps, lui ;-)
28 juillet 2009 à 1:43
@Frédéric C’est pas faux, l’internet voit la centralisation comme un obstacle et le contourne, c’est ce que tous les adversaires de Loppsi et Hadopi disent…
Ceci dit, je ne me sent nullement lésé, ce n’est pas du tout à moi que ca porte préjudice dans la mesure ou je cumule producteur et diffuseur, pas de soucis de ce coté là… Le vrai problème, c’est la barrière a l’entrée qui augmente, et donc un système un peu moins démocratique, d’autant qu’il fait entrer dans le jeu de nouveaux intermédiaires…
28 juillet 2009 à 7:38
@Fabrice Epelboin : c’est la contrainte qui nous a obligé à trier nos déchets… De quels moyens de contrainte disposons nous sur le réseau tel qu’il est aujourd’hui ? Nous sommes comme le roi du Petit Prince : nous régnons superbement sur nos petites planetes blogues… et c’est tout.
Sur la prise de conscience collective, je suis donc plus que circonspect. Internet est un média de masse, et il y a toujours eu quelques personnes souhaitant prendre en main l’environnement et l’aménager, et une majorité souhaitant utiliser l’environnement. Mais ce n’est pas une histoire d’Internet : c’est une histoire de groupe. Pensez aux sorties que vous organisez entre amis. Et puisqu’il a été questions écosystème, il n’est pas possible de fonctionner autrement : tout ne monde ne peut s’occuper de l’organisation de la sortie ou des dispositifs d’écriture sur Internet.
Il en suit que si nous sommes dans des groupes/communautés, nous devons nécessairement être gênés par les autres.
Je n’ai pas ton optimisme sur la capacité du web a trouver des solutions. Aucune régulation n’est infaillible. On a vu sur l’Internet des communautés entières s’effondrer avec leurs dispositifs. Dans certains cas, elles ont été remplacées par d’autres dispositifs — c’est le cas de Gopher ou de Plato — mais dans d’autres elles ne sont plus que des objets de recherche pour les historiens (Communitree). Enfin, les régulations des systèmes ne vont pas toujours dans un sens “vertueux”. Lorsque l’on regarde ce que l’homme a produit jusqu’a présent, il n’y a pas de quoi être rassuré ! En ligne comme hors ligne, nous nous sommes plaints des “déchets” et nous n’avons fait que changer de temps à autres de bain…
28 juillet 2009 à 7:38
J’ai trouvé ça extrêmement pertinent comme argumentaire. Alors je me suis dit “je vais en parler autour de moi parce que, courge que je suis, j’ai déjà dit à deux/trois personnes que Friendfeed était bien, il faut que je les prévienne… hou la la…”. Et puis je me suis dit “comment retranscrire cette démonstration ? Ben, je vais commencer par le début, d’abord dire que les commentaires et avis sont différents selon le vecteur (FF, FB, Twitt etc…)…” Et là, mes neurones ont fait schlurps (ça arrive quelquefois :-)).
Pourquoi donc et par quel mystère mes commentaires et avis seraient-ils différents sur tel ou tel support ? Si j’aime le chocolat sur mon blog, vais-je le trouver moyen/bof sur Twitt et écœurant/dégueu sur FF ? Le point de départ de cette réflexion — même s’il s’avère testé et approuvé par de nombreuses marques d’utilisateurs — me cause problème. I am not that guy. Je ne change pas ce que je suis selon le support.
C’est comme cette idée lue ici ou là qui dit que les blogs meurent parce que les commentaires se retrouvent ailleurs que sur eux. Et alors ? Je vois les blogs comme un tableau d’affichage sur lequel chacun peut poser une affiche/petite annonce/idée/photo/expérience pour la faire partager aux autres. C’est l’intention qui compte. Si mon affiche (billet de blog) génère des réactions, c’est bien, qu’elles se trouvent sur le blog lui-même, sur FF, sur Twitt, sur le pont d’Arcole ou sur la chaise de ma sœur. Et le fait que mon affiche/billet soit plus ou moins référencé/répertorié/diffusé ne change pas l’intention que j’ai eu au départ. Je veux dire que je ne vais pas m’arrêter de dire ou de penser ce que je veux parce que je suis toute seule à le faire. Et le “succès” (tout relatif) de ce que je peux raconter ne se mesure pas à l’audience, sinon Musso et Flaubert font le même métier, et là je n’ai plus qu’à me pendre haut et court. Ou alors, mon intention serait de dominer le monde à plus ou moins long terme avec mes idées éclairées qui envahiraient les chaumières connectées au net ? Je suis perplexe devant la question de l’influence.
Ma vraie question est : y’a-t-il possibilité d’échanges ? Si oui, j’adopte.
Et pour la difficulté à être diffusé qui serait plus grande pour le bloggueur lambda, peut-être, mais qu’est-ce qu’il cherche ce bloggeur lambda ? Le respect illusoire et unanime de ses compatriotes et un article sur lui dans Télérama ? Une idée n’est pas meilleure parce qu’elle diffusée largement, et c’est logique. Je peux trouver la StarAc aberrante, éprouvante, dégradante, beark en un mot et ne pas vouloir entrer en compétition avec elle pour la contrer. M’en éloigner suffit. En gros, si FF est l’Australie sous la bouse de vache, les Friendfeediens trouveront des bousiers qu’ils feront venir par bateaux ou se tourneront vers un autre mode d’échange. Si le système est pourri, il s’effondrera de lui-même, par désaffections. S’il est malsain, il sera utilisé par des gens malsains et les autres iront voir ailleurs. Je ne vois pas de danger là dedans. La StarAc n’est dangereuse que si on la trouve super sur FB, pas mal sur Twitt et horrible sur FF. Bref, je pense que l’homme est faillible mais que ses erreurs génèrent elles-mêmes leurs solutions (ici, à plus ou moins long terme l’utilisation ou non d’un vecteur qui prendra la couleur de ceux qui l’utilisent).
Oups, mes neurones font schlurps à nouveau. Je devrais peut-être reprendre un café :-).
28 juillet 2009 à 8:53
Bravo Fabrice pour cet article et pour ton argumentation impécable. Effectivement je suis persuadé que “dépouiller” un article de ces commentaires ne peut que démotiver l’auteur. Et je suis encore plus persuadé que l’audience de ces services (Twitter, FriendFeed…) est trsutée par des personnalités ayant déjà un public (acquis sur un blog ou autre).
Je suis également tout à fait d’accord avec toi : syndiquer 3 conversations revient à… avoir trois conversations différentes au même endroit. Une conversation est un fil, si vous en mélanger plusieurs, le fil se perd.
Bref, tout ça pour dire que le meilleur moyen est encore de “(re)domicilier” les discussion sur le page d’origine de l’article. Il me semble que des outils comme Echo autorise ceci avec en prime du temps réel.
FriendFeed n’en reste pas moins un très bon outil, à condition d’en avoir réellement besoin. Explication : je rédige sur 7 blogs différents (+Twitter) et de nombreux lecteurs m’ont réclamé un flux unique pour tout suivre à un seul endroit. Dans ce cas précis FF est très précieux. Par contre si vous ne rédige qu’un seul blog + un tweet, aucun intérêt. Il en va de même pour le Link Farming : pourquoi faire du Delicious avec FriendFeed, il suffit de bien le faire sur Delicious.
Conclusion : Tout ça ressemble à une querelle d’experts mais je rejoins l’avis de Fabrice : les diffuseurs ne doivent pas faire de l’ombre aux producteurs.
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ça me donne des idées de billet tout ça !
/Fred
28 juillet 2009 à 9:58
@ fred > backtype fait ça pas mal pour WP notamment. Et la nouvelle API n’a que quelques jours, je ne doute pas que les outils que tu évoques arrivent très vite (que ce soit des ex de Gmail qui ont fondé le service ou de presta tiers ;)
NB : t’a véritablement testé l’usage conversationnel de FF ?
28 juillet 2009 à 10:10
finalement journalistes et bloggueurs c’est kif kif : comment faire du bruit avec … rien.
il y a 2 ou 3 personnes qui parlent de friendfeed et on parle d’évènement !?!
friendfeed est un aggregateur. pourquoi allez chercher midi à quatorze heure ? des histoires de tranfert et de kangourous ?
c’est vrai qu’il faut se poser des questions sur tous ces outils pour secouer le cocotier, mais là, friendfeed ne méritait pas cet article. un peu comme si on faisait une thèse sur le RJ45
friendfeed pourrait tuer twitter ? so what ? twitter ne durera de toute façon pas longtemps. le grand public n’adhèrera pas à son illisibilité (qui n’est tolérable que par nous, les geeks)
en bref, il n’y a pas d’évènement friendfeed
28 juillet 2009 à 10:44
@ Nicolas > Oui j’ai bien vu la capacité de FriendFeed à aspirer les commentaires / conversations des billets et sources cités. C’est bien dommage car les utilisateurs de FF sont les plus mûrs d’un point de vue “usages” donc ceux qui sont le plus à même d’enrichir une discussion (point de trolls ou de touristes sur FF).
/Fred
28 juillet 2009 à 10:59
@ Fred : “les utilisateurs de FF sont les plus mûrs d’un point de vue “usages” donc ceux qui sont le plus à même d’enrichir une discussion (point de trolls ou de touristes sur FF)”
> donc tu seras sans doute convaincu après test que générer une conversation sur FF (250 commentaires sur ce même post, par exemple, cette nuit ;) et la récupérer automatiquement sur le billet source apporte une valeur ajoutée (une nouvelle fois : c’est ce que backtype propose).
Ils ne sont pas si nombreux les blogs qui “lancent des conversation” (© Loic).
28 juillet 2009 à 13:57
Je comprends les peurs, mais je pense que les discussions RWW , FF se complèrent car dans mon cas, je ne discute pas avec les mêmes sur les deux ! :) Pour certains ici ça pose problème visiblement vu qu’ils se connaissent et sur FF et sur RWW donc en effet il peut y avoir un effet de “concurrence de commentaires” mais c’est le choix de chacun de commenter ou sur FF ou sur RWW *là ou la discussion est plus pratique*.
Et en effet la discussion sur FF est plus pratique : temps réelle, pas d’enregistrement par mail et les vieilles alertes emails de réponses (sérieux, on s’y habitue mais ça date en fait non?, je pense que wave va mettre un coup de vieux à tout cela encore plus.…).
Si on imagine que dans un futur proche, FF mette en place un système de notation des commentaires (je pense à un truc à la rue89) pour faire ressortir les commentaires jugés “pertinents” (ce qui pourrait être “normal” si leur business c’est justement le commentaire), là pour de bon, la discussion sera 10000 fois intéressante sur FF que sur le blog d’origine (si son moteur de commentaires reste pauvre et daté).…..
28 juillet 2009 à 16:14
@Fred: “Par contre si vous ne rédige qu’un seul blog + un tweet, aucun intérêt.” AUNCUN ? Participer à une communauté, découvrir de la musique, des photos, faire de la veille… Auncun intérêt ?
@Nico : RWW pourrait en effet aspirer les commentaires de FF, mais le devrait-il ?
La conversation sur FF est très différente de celle d’un blog. Elle est très rapide, réactionnelle, et parfois elle divague… Ca ne ferait pas trop d’un coup sur un blog ? (je pense notamment aux autres visiteurs qui ne proviennent pas de FF)
Dans cette optique le cloisonnement est peut etre un moindre mal, à condition que les friendfeeders commentent également sur le blog (mais différemment).
Je m’explique. Hier, j’ai pas mal commenté sur les 2 endroits, mais j’ai fini par réaliser que je pensait à voix haute sur FF, puis je revenais ici pour synthétiser un peu.
N’y a-t-il pas là un bon compromis ?
(reste le probleme de la “bonne pratique” difficile à généraliser)
28 juillet 2009 à 16:39
@ Stan : En tout cas la fluence se poursuit http://friendfeed.com/fredcavazza/f07c014e/message-de-service-en-train-tester-backtype /-)
28 juillet 2009 à 16:44
@Nicolas : Il faut bien tester avant d’approuver ou non ;-)
J’hésite moi même à retirer le plugin sur mon blog. En fait il décompose la discussion plus qu’autre chose. Et puis moi je m’en fous je suis sur FF et fier de l’être ;-)
28 juillet 2009 à 16:58
Question Hors Sujet : comment qu’on fait pour avoir sa bouille au dessus de ses commentaires sur RWW? Moi aussi je j’en veux une ! :)
28 juillet 2009 à 18:03
Dans ces cas là, qu’est-ce qui sera le plus efficace, FF ou Twitt u whatever …?… http://blogapages.wordpress.com/2009/07/28/famille-tatli/
28 juillet 2009 à 20:17
@Yann
Oui, c’est un peu optimiste de ma part, mais après avoir vu l’histoire Scoble/Arrington sur la bataille aux US de FF vs. Twitter, je ne vois pas trop ce qui ferait la différence en France…
@pagesapages
FF est dans une interaction proche du chat, on est très loin des commentaires de blog. Sur un blog, tu aura plutôt tendance à converser avec l’auteur, sur FF, ca partira rapidement dans une conversation entre les commentateurs, donc oui, les conversations y sont différentes, et en aucun cas agrégables avec celle d’un blog, sauf à avoir un blog où l’essentiel des commentaires sont de l’ordre du ‘cool’, ‘je plussoie’, où là, ça peut marcher.
Sinon, pour le reste de tes remarque, je crois que l’aventure FF aux US réponds bien a tes questions, et j’ai du mal à voir ce qui pourrait être différent en France… (je suis preneur de suggestions)
@Nicolas
Backtype, testé sur une copie de R/W, c’est une cata, les commentaire en deviennent incompréhensible, c’est comme si on mixait deux bandes sons de deux film différent pour le recoller sur un troisième. Aucune valeur ajoutée sur un blog dont les commentaires contiennent de l’info, des arguments, des réponses entre commentateurs (comme celui-ci).
Par contre, sur des blogs où l’essentiel des commentaires sont de l’ordre de l’encouragement (du genre Numérama ou Presse-Citron, il n’y a AUCUN jugement de valeur là dedans), alors oui, backtype peut apporter une solution… A voir…
@y!onel
Je n’ai vraiment aucune crainte concernant R/W, vraiment pas de soucis de ce coté là, au contraire, c’est plutôt une opportunité de diffusion complémentaire comme sur Twitter, mon soucis est l’augmentation de la barrière à l’entrée pour les nouveaux bloggeurs, quel que soit la qualité de leur contenu, et la réintermédiation de l’information.
@Stan J
Pour un blog comme R/W, le seul compromis me semble être d’avoir deux conversations côte à côte, les mélanger donne un gros bordel.
Sinon, si tu veux ta bouille sur R/W, crée un http://fr.gravatar.com/ :-)
31 juillet 2009 à 18:28
Fabrice au travers de son argumentation reprise dans le commentaire de Fred C. à tout dit sur FF : les diffuseurs ne doivent pas faire de l’ombre aux producteurs. FF, n’est qu’un diffuseur tentant de détourner la valeur qu’il n’a pas créé.
02 août 2009 à 10:53
S’imaginer que les utilisateurs vont éviter un service web parce qu’il est néfaste pour les créateurs relève de l’utopie, est-ce que vous avez arrêté d’utiliser Google le jour où vous avez réalisé les dégâts qu’il provoquait ? En dehors de cet aspect Candide, votre analyse est frappée de bon sens, mais je doute qu’elle ai le moindre impact.
15 août 2009 à 13:19
Après la lecture de deux de tes articles, je suis estomaché par tes talents de vulgarisation et de conceptualisation.
Etant néophite en réseau social, je ne peux pas juger la pertinence de l’analyse mais j’en apprécie les perspectives de réflexion qu’elles me font décourvrir.
Bravo