Friendfeed is dead

friendfeed-is-dead C’est la conclusion à laquelle arrive Robert Scoble, suite à l’annonce hier de l’acquisition par Facebook de Friendfeed, conclusion à laquelle il s’empresse d’ajouter qu’il continuera d’utiliser le service jusqu’au dernier moment. Une question d’honneur pour celui qui fût l’un des bloggeurs les plus influents de la Silicon Valley, et qui était devenu le plus grand fan de Friendfeed, sans réussir à convaincre grand monde de le suivre, le service n’ayant jamais décollé aux Etats-Unis.

Car s’il est une chose que tous les commentateurs de la Silicon Valley s’accordent à dire, c’est que c’est l’équipe de Friendfeed que Facebook a acheté, pas le produit, ce dernier est condamné à une mort lente mais certaine.

Depuis plus d’un an déjà, Facebook intégrait, les unes après les autres, les fonctionnalités mise au point chez Friendfeed : avec un prix d’acquisition que beaucoup estiment à 50 millions de dollars en actions [UPDATE: 15M en cash et le reste en actions], c’est tout simplement à l’une des embauches les plus coûteuses de l’histoire de Facebook à laquelle nous venons d’assister.

Il faut dire que Friendfeed compte parmi les plus grands talents de la Silicon Valley, et même si leur produit  n’avait jamais rencontré le succès espéré (il est même en sévère perte de vitesse ces derniers temps avec pas moins de 10% de perte en audience ces derniers mois), les fonctionnalités développées par Friendfeed n’en étaient pas moins fantastiques, notamment en ce qui concerne la gestion du lifestream et la recherche, certainement l’une des plus performantes dans le domaine du temps réel.

Intégration

C’est le mot que l’on retrouve un peu partout. En pratique, on parle ici de deux intégrations, la première, immédiate, est celle de l’équipe de Friendfeed à celle de Facebook, bon nombre des 12 ingénieurs de Friendfeed seront directement sous les ordres de Mike Schroepfer, le Vice Président Ingénierie de Facebook, les développements de Friendfeed sont – du coup – clairement arrêtés, ce qui est confirmé par les déclarations de Taylor qui annonçait dans un billet suite à l’acquisition : “maintenant, nous avons l’occasion d’amener beaucoup des innovations que nous avons développé chez Friendfeed aux 250 millions d’utilisateurs de Facebook, et la chance de travailler avec une équipe d’ingénieurs passionnés pour créer de nouvelle façon de partager avec vos amis en ligne”. Plus question de travailler sur Friendfeed, donc.

L’autre intégration, bien moins rapide et pour le moins pas évidente, est celle de Friendfeed dans Facebook. Taylor, l’un des fondateurs de Friendfeed déclarait à CNET : “nous réfléchissons encore au long terme pour le produit [Friendfeed] ce que nous ferons sera plus de l’ordre de la transition”.

La ‘transition’ annoncée sera d’autant plus délicate que certaines fonctionnalités sont suffisamment différentes d’un site à l’autre pour qu’elle s’avère… impossible. Au point de susciter le cynisme de certains comme Businessinsider, qui écrit : “Le service de Friendfeed continuera pour le moment, mais je ne serais pas surpris si Facebook récupérait toutes les meilleures fonctionnalités de Friendfeed, les implantait dans Facebook et fermait Friendfeed”. Une analyse que beaucoup partagent, comme le gourou du web social Stowe Boyd.

Le plus septique est sans conteste Webmonkey, qui souligne les multiples obstacles tant conceptuels que techniques pour mener à bien une telle intégration “Les différences [entre Friendfeed et Facebook] vont faire obstacle. Bucheit [de Friendfeed] et Mike Schoepfer, le vice président de l’ingénierie de Facebook, admettent qu’ils auront à relever des challenges particulièrement importants, comme le fait que beaucoup de fonctionnalités de Friendfeed, comme les groupes, ne marchent pas de la même manière que celles de Facebook. Même si certaines fonctionnalités sont proches, les autres représentent des casse têtes que la société va devoir résoudre en cours de route”

Siliconbeat résume bien la situation : “pour les utilisateurs de Friendfeed qui y ont investit beaucoup de temps, ils devront attendre et voir si leurs comptes seront fusionnés avec leur compte Facebook, ou si tout va partir à l’égout”.

Une mue à venir pour Facebook

L’absorption de Friendfeed par Facebook annonce pour Facebook un changement radical, que le site tente en réalité d’opérer depuis presque un an, celui de passer d’un site de destination à un service en ligne. Cox confiait à Techcrunch que Facebook se concentrait désormais sur cette mutation : “les valeurs de friendfeed, la portabilité et l’aggrégation de contenus créés ailleurs, arriveront chez Facebook à un rythme accéléré”.

Il n’en reste pas moins un obstacle de taille, non seulement pour l’intégration – au final assez peu probable – des deux services, mais également pour la mutation de Facebook en service, celui de la gestion de la vie privée, qui là encore fonctionne de façon radicalement différente entre Friendfeed – où tout est ouvert – et Facebook, où l’on partage ses informations au sein d’un cercle restreint d’amis. Un sujet sur lequel Facebook s’est cassé les dents plus d’une fois, et qu’il lui faudra affronter pour mener à bien sa mutation.

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35 commentaires pour cet article

  1. Pierre

    Flickr ne s’est pas trop mal sorti de son rachat ?

  2. Fabrice Epelboin

    Rien a voir, là, il s’agit d’intégrer FF à FB, Yahoo n’a jamais eu l’intention d’intégrer Flickr à quoi que ce soit et a toujours dit vou­loir en faire un ser­vice autonome.

    FF est mort, mais FB va évoluer, et à priori, plu­tôt en mieux. Au final, c’est une très bonne affaire pour FB, s’ils arrivent à faire évoluer le concept de vie pri­vée, ce qui est le véri­table chal­lenge de l’affaire.

  3. Pierre

    ça reste à voir tout de même, il ne s’agit jamais que de conjectures…

  4. Fabrice Epelboin

    Clique sur les liens Pierre, il s’agit de décla­ra­tions faites par les fon­da­teurs de FF et par le patron de la tech­no­lo­gie de FB.

  5. Fabrice Epelboin

    Plus la moindre res­source allouée a FF, une inté­gra­tion à laquelle per­sonne ne croit (y com­pris les fon­da­teurs de FF et FB, encore une fois, clique sur les liens), que te faut il de plus ?

  6. Pierre

    nope pas convaincu, on prend les paris pour dans + 12 mois ?(bon là c’est moins sûr qu’avec le coup P2 de Auttomatic : )

  7. Fabrice Epelboin

    FF en perte totale de vitesse (c’est déja entamé) et FB qui mute en pro­fon­deur sa poli­tique de confidentialité/vie pri­vée (parce que pour la fer­me­ture en bonne et due forme de FF, ca va prendre un peu plus de temps).

    On parie un resto ?

  8. Pierre

    je n’ai pas dit que FF allait en sor­tir ren­forcé non plus hein

  9. Fabrice Epelboin

    C’est sûr, sans per­sonne pour ne serait ce que sur­veiller les ser­veurs, il va avoir du mal ;-)

  10. Pierre

    hmm je conti­nue de pen­ser qu’il n’est pas dans l’intérêt de FB de ne pas pour­suivre un pro­duit / ser­vice com­plé­men­taire et non direc­te­ment inté­grable, au risque de prendre des remarques jus­ti­fiées assez rapi­de­ment, tant pis : )

  11. Delphine Dumont

    Je ne vois pas bien l’intérêt pour FB de faire de l’acharnement thé­ra­peu­tique sur FF. Le ser­vice n’a jamais vrai­ment séduit, il a “juste” béné­fi­cié de la loco­mo­tive Scoble.

    FB était à la base un bête trom­bi­no­scope et il est devenu une usine à gaz qui ato­mise les lifes­treams. Avec le concours des ingé­nieurs ex-FF, il devrait pou­voir remettre de l’ordre et adap­ter vrai­ment les pages indi­vi­duelles aux besoins et désirs des membres (affi­chage, vie pri­vée, etc.).

    Toutes mes condo­léances à ceux qui ont investi dans FF en temps et en espoirs.

  12. Nicolas Cynober

    C’est clai­re­ment un rachat d’équipe. La R&D de friend­feed déboite… vraiment.

    @Pierre
    Microsoft a fait la même chose avec l’équipe de Powerset (main­te­nant inté­gré à Bing).

  13. Louis

    @Fabrice : ce que tu n’a pas lon­gue­ment abordé dans ton article, c’est l’image qu’ont les uti­li­sa­teurs de ces deux services.

    Si cer­tains n’avaient contre FF, car la société n’avait pas encore de cas­se­roles, beau­coup savent les pro­blèmes qu’a eu FB sur la déten­tion des don­nées et leur exploi­ta­tion. J’en connais plu­sieurs qui, pour cette rai­son jus­te­ment, vont ces­ser d’utiliser FF et retour­ner à Twitter (s’ils l’avaient par­tiel­le­ment quitté).

  14. y!onel

    Humpf, com­ment inté­grer 2 ser­vices qui n’ont rien à voir ? FF est comme twit­ter sur le modèle fol­lo­wer (optio­nel de suivre à son tour) alors que FB demande à ce que les 2 par­ties acceptent la connexion. On a donc pas la même vie “sociale” sur les 2 donc impos­sible à mer­ger à mon sens.
    Je ne com­prends pas cette envie de FB de cour­rir ces 2 lièvres à la fois, et de vou­loir jouer sur les 2 types de réseaux, clai­re­ment on ne par­tage pas la même chose sur le 2 ? Peut être veulent ils avoir les 2 types de rela­tion au sein du même site ?
    Il reste toujours l’acquisition d’employés calés et d’une techno de pointe mais pour le reste c’est loin d’être gagné.…

  15. Pierre

    si tous les ser­vices qui “séduisent” aussi peu devaient fermer…

  16. Fabrice Epelboin

    @y!kone

    FB manque de stra­té­gie claire, c’est évident. La fonc­tion ‘fol­low’ peut tou­te­fois être inté­grée en paral­lèle sans trop de sou­cis IHMO, il suf­fit de spé­ci­fier que c’est limité aux lifes­tream, une sorte d’antichambre de la notion de Friends. Faisable. Il faut aupa­ra­vant sérieu­se­ment modi­fier ce qui est privé de ce qui est public sur FB, car à l’heure actuelle, la plu­part des uti­li­sa­teurs se replient sur de plus en plus de pri­vauté sur FB (ça se dit ?).

    @Pierre

    C’est la dure loi de la jungle, non (aussi connue sous le nom de Darwin) ? ;-)

    @Louis

    Certes, certes, mais là on est dans le micro phé­no­mène, mon pro­blème avec FF est lié au sys­tème, pas aux zin­fluents qui ont cru y voir un moyen de pro­mo­tion et qui sont effec­ti­ve­ment dans une posi­tion déli­cate (en même temps, on est en plein été, c’est pas comme si les jour­naux en avait fait leurs gros titres pour être obligé de reve­nir en arrière et les rayer de la liste des zinfluents)

  17. Fabrice Epelboin

    MG Siegler de Techcrunch fait la même ana­lyse ce matin ;-)

    Eventually, one way or ano­ther, it’s hard to see FriendFeed as it stands now, conti­nuing on. Facebook will begin to take up too much of the FriendFeeders’ time, and it will lan­guish. It’s sad, but that’s the web. Not every ser­vice can flou­rish. There sim­ply aren’t enough users with enough time to use all of them.

    http://www.techcrunch.com/2009/08/10/pics-the-facebookfriendfeed-deal-signed-under-the-cover-of-night/

  18. Antoine Dupin

    Le truc, c’est que FaceBook vient juste d’améliorer son moteur de recherche. Il vient d’acquérir les fon­da­teurs de Gmail par l’acquisition de FriendFeed (donc rien à foutre de FF). Donc … FaceBook s’apprète à deve­nir un enorme OS WEB, avec ses amis, ses jeux, sa boite mail (cer­tai­ne­ment à venir adresse@facebook.com), son moteur de recherche. 

    On s’en fou de Twitter au final. Twitter ne tou­chera jamais une popu­la­tion comme celle de FaceBook (15 mil­lions contre 250 mil­lions avec une très faible pro­por­tion de gens qui twett réel­le­ment). Personnellement, je vois plus FaceBook comme le futur Google Killer. Il aura bien plus d’informations (surf, web­mail mais aussi les infos per­son­nelles) et pourra mieux cibler ses ads. 

    Enfin ce que j’en dit

  19. Fabrice Epelboin

    Tout a fait d’accord, c’est google que FB vise, pas Twitter.

  20. Louis

    @Fabrice : Google visé ? Humm, ils ne sont pas du tout sur le même cré­neau… Niveau moteur de recherche, FB est à zéro. Niveau appli­ca­tions en lignes, FB est aussi à zéro (ils ont juste un ser­vice d’affichage de pho­tos et de vidéos, youpi). Niveau mail, FB est à zéro (même Microsoft n’arrive pas à rat­tra­per Google).

    Et cerise sur le gateau : niveau rému­né­ra­tion, FB est glo­ba­le­ment à zéro, car la publi­cité ne semble pas réel­le­ment fonc­tion­ner sur FB.

    Décidément, si vrai­ment ils visent Google, il va fal­loir qu’ils se lèvent tôt et qu’ils tra­vaillent dûr…

  21. Antoine Dupin

    @Abricocotier :

    Niveau moteur de recherche, FB est à zéro. => Ils com­mencent à deve­nir de plus en plus “mieux”. Ne pas oublier que 250 mil­lions de per­sonnes uti­lisent FB, donc si le moteur de recherche est inté­gré, ils n’iront pas se cas­ser les nio­kis à ouvrir une nou­velle page. Article inter­es­sant de Mashable.com (http://mashable.com/2009/08/10/google-facebook-search/)

    Niveau appli­ca­tions en lignes, FB est aussi à zéro (ils ont juste un ser­vice d’affichage de pho­tos et de vidéos, youpi).
    => Tout à fait d’accord pour ce qui est des google docs et tout. Mais il n’empêche qu’ils ont énor­mé­ment d’applis tiers. Rien n’empechera un jour un truc genre Google Doc d’arriver ou même un google maps (voir la team de FriendFeed et leur CV :) )

    Niveau mail, FB est à zéro (même Microsoft n’arrive pas à rat­tra­per Google). => Ils viennent de rache­ter l’équipe de FirendFeed jus­te­ment pour com­bler leur retard. Idem que pour le moteur de recherche, les gens iront plus natu­rel­le­ment dans leur boite mail que ouvrir une page. Surtout si celle ci pré­sente les même fonc­tion­na­li­tés avec un cou­plage réseau­tage social comme le pro­po­sera Google Wave et un peu Gmail (avec le tchat)

    Et cerise sur le gateau : niveau rému­né­ra­tion, FB est glo­ba­le­ment à zéro, car la publi­cité ne semble pas réel­le­ment fonc­tion­ner sur FB. => Je reviens des­sus. Si Facebook arrive à impo­ser sa boite mail, son moteur de recherche, il pourra cou­pler des cri­tères beau­coup plus per­ti­nent que Google par son réseau social et ce que cela engendre (reli­gion, sexua­lité, amis, mou­vance poli­tique)… Ce n’est qu’une ques­tion de temps

    Décidément, si vrai­ment ils visent Google, il va fal­loir qu’ils se lèvent tôt et qu’ils tra­vaillent dûr… => ils sont en train de le faire. Ils se muent vers un OS Web super per­for­mant met­tant en avant l’instantanité et le social. Google n’a jamais réussi à impo­ser Orkut (sauf au Brésil) là où FaceBook a réussi. L’histoire dira qui a rai­son, mais je suis sur que FaceBook, par toutes les inno­va­tions qu’il met en place, nous entraîne vers un SOcial Google beau­coup plus homo­gène, per­ti­nent, cen­tra­lisé et social. A voir donc mais bon.

  22. y!onel

    Oui je pense aussi que FB se pré­pare pour Google, pour la venue de Google Waves en par­ti­cu­lier et peut être même qu’ils en savent déjà assez sur le futur Chrome OS de Google pour savoir com­ment se posi­tion­ner. Ils font aussi d’une pierre 2 coups vu que la plu­part des gros twit­ters aggrègent aussi sur FF, ça leur donne une main sur les tweets de ces gens là. FB essayait déjà de se posi­tion­ner en aggré­ga­teur avec les actions fli­ckr etc etc mais là avec FF ils ont accès à une bonne pieuvre qui a infil­tré tous les autres réseaux.
    Le pro­blème est que je n’avais aucun souci à aggré­ger quand j’avais un mini­mum de confiance dans cette pieuvre, main­te­nant qu’elle est aux mains de FB c’est dif­fé­rents et si en plus on sent qu’ils veulent for­cer les gens à asso­cier leur compte FB à leur compte FF, là c’est la fin de tout.… (je pense ça peut être le début de l’intégration, avoir toute l’activité FF visible dans FB, FB devien­drait de facto l’agrégateur ultime, et ils pour­raient éven­tuel­le­ment refer­mer un peu leur API qu’ils avaient ouverte il y a qques temps.… )

  23. frab

    sur Facebook vs Google lire

    Facebook ver­sus Google dans le contexte de l’achat de Friendfeed — http://www.socialmediatoday.com/fra/115190

  24. Louis

    @Antoine Dupin : Oui, je suis assez d’accord avec ton ana­lyse, mais on parle là sur du moyen long-terme, avec ce que cela implique comme risque poten­tiel d’accrochage/crise/perte d’investisseur.

  25. Desirade

    Donc c’est la fin des gros nichons, on passe chez puri­tains & co. Well, well, well. 

    Tout ceci sent la pré­pa­ra­tion au gros bas­ton avec Google Wave.

    Facebook revient de chas­ser sur les terres bré­si­liennes d’Orkut et ça a marché.

    Mais les modèles sont tel­le­ment dif­fé­rents. Google c’est le vivier: Ev vient de blog­ger, les gars de FF viennent de Maps, etc.

    Passionnant. Je veux vivre pour voir la suite. Passionnant.

  26. y!onel

    @desirade : clair, tout ce petit monde vient de google ! Pas mal de Googlers sont par­tis chez Facebook aussi à un moment ou FB était “la petite boite” et google était déjà “la grosse struc­ture”.
    J’ai envie de dire, et l’europe dans tout ça ?
    :p
    ou plutot :’(

  27. anonyme

    “pri­vauté”, ça se dit, mais ça ne signi­fie pas tout à fait ça ! :-))) http://fr.wiktionary.org/wiki/privaut%C3%A9

  28. Fabrice Epelboin

    Effectivement, ceci dit, on tourne bien autour de ce concept ;)

  29. Thibault

    C’est une bouf­fée d’oxygène pour Twitter cette nou­velle non ? Ca arrê­tera peut-être l’hémorragie des fol­lo­wers vers FriendFeed?

  30. Fabrice Epelboin

    Hémorragie de followers ?

    Heu… où ca ?

    http://siteanalytics.compete.com/friendfeed.com/
    http://siteanalytics.compete.com/twitter.com/

  31. Thibault

    Quand je veux dire “hémor­ra­gie de fol­lo­wers”, je veux dire que chaque matin, hop ! 2/3 fol­lo­wers de moins sur Twitter… C’est des gens qui quittent Twitter pour FriendFeed non ? (sûre­ment non apparemment… :))

  32. Fabrice Epelboin

    Si tu constate que tu a une baisse de fol­lo­wers, c’est à priori les filtres anti spam­mers de Twitter plus qu’autre chose ;-)

    Il n’y a — en France tout du moins — qu’un mou­ve­ment très limité de per­sonne de Twitter vers FF (qui va s’arrêter net, du coup), et qui plus est, ces per­sonnes ne ferment pas leur compte Twitter pour autant (ils sont pas fous)

  33. Fabrice Epelboin

    @louis

    Je suis assez d’accord avec Antoine Dupin, c’est plu­tôt Google qui est visé. Imagine : tes ‘friends’ font un pre­mier bou­lot de sélection/bookmarking d’info et les ramènent dans FB, puis les moteurs de recherche de FB te per­mettent de trou­ver tout cela avec un tri par ‘per­ti­nence sociale’. Ca reste à réa­li­ser, mais s’il existe une équipe sur Terre capable de pondre cela, c’est bien le team de FF.

  34. Thibault

    Merci pour l’info, je sais pas pourquoi j’étais convaincu qu’il y avait un début d’exode mas­sif vers FriendFeed… mais effec­ti­ve­ment, là du coup, ça va se tarir !

  35. Frédéric BASCUÑANA

    Première et petite incur­sion sur le web en quinze jours sur mon temps de vacances — bien sûr RWW est un de mes blogs de réfé­rence pour voir ce qui se passe dans le mer­veilleux monde des geeks… et merci à Fabrice pour cette excel­lente syn­thèse comme d’habitude…
    Par contre, là je vais vite retour­ner prendre une douche bien froide pour faire le deuil de FF dont je fais par­tie de ceux qui en atten­dait énor­mé­ment — je suis déçu mais en même temps très impa­tient de voir com­ment FB va en tirer le meilleur parti : je ne par­tage pas le rela­tif pes­si­misme de cer­tains des com­men­ta­teurs ici qui parlent d’incompatibilités phi­lo­so­phiques : les lignes de démar­ca­tions vont évidem­ment bou­ger et c’est cela l’indication qu’il faut en rete­nir.
    Aussi peut-être que si FF est mort, son essence n’en sera pas moins pré­sente à l’avenir dans l’organisme géné­tique­ment modi­fiable et en per­pé­tuelle muta­tion qu’est FB.

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  1. anachorete's status on Tuesday, 11-Aug-09 10:40:15 UTC - Identi.ca :

    […] http://fr.readwriteweb.com/2009/08/11/analyse/friendfeed-dead/ […]

  2. Friendfeed is dead | ReadWriteWeb France – The Facebook News :

    […] Fabrice Epelboin wrote an inter­es­ting post today onFriend­feed is dead | ReadWriteWeb <b>France</b>Here’s a quick excerpt […]

  3. Friendfeed is dead | ReadWriteWeb France : Du Brésil :

    […] Original post by Fabrice Epelboin […]

  4. Arrêt sur image web, épisode 13 | Maxime-Viry.com :

    […] Friendfeed is dead, […]

  5. Stanislas Jourdan: Friendfeed is dead [...] http://tinyurl.com/r3ojvr « Lelapin’s Weblog :

    […] Jourdan Friendfeed is dead – http://fr.readwriteweb.com/2009&#823000; 13 minutes ago from Google Reader – Comment — […]

  6. Compil de la semaine | Technofeliz :

    […] a annoncé le rachat de Friendfeed… adieu Friendfeed, on t’aimait […]

  7. “Comment Friendfeed va changer Facebook”, commentaire de l’article de Read Write Web « Nicolas Gosset :

    […] avoir écris deux articles à charge contre Friendfeed (Friendfeed c’est mal fin juillet et Friendfeed is dead, le len­de­main du rachat par Facebook). Fabrice Epelboin nous offre une sym­pa­thique pros­pec­tive sur […]

  8. » Petit journal du webMonBouquet | Le Blog des Fleurs et des Idées de Création d’Entprises :

    […] Facebook a racheté FriendFeed.  Facebook a beau­coup plus d’utilisateur que Twitter et le ser­vice FriendFeed est beau­coup plus com­plet, plus abouti que Twitter même s’il n’a pas ren­con­tré le suc­cès escompté (entre autre car des­tiné aux afi­cio­na­dos du web qui savent ce qu’ils font…). Plus d’info sur la nature exacte sur deal sur readwriteweb. […]

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