Une nouvelle étude commandée par la Commission Européenne confirme ce que beaucoup concéderaient comme une évidence : les utilisateurs d’internet ne veulent pas payer pour les contenus. Point. Rien ne leur fera changer d’avis.
Le rapport trouve, en contradiction totale avec ce que l’industrie des contenus tente de faire croire depuis des années, que ce nouveau comportement de la part des consommateurs n’a aucun rapport avec le peer to peer et l’arrivée de systèmes permettant de télécharger toutes sortes de contenus copyrightés. En pratique, beaucoup de participants à l’étude affirment qu’ils ne paieraient pas pour du contenu en ligne, même s’il n’y avait plus aucun moyen de se procurer ce contenu gratuitement.
Cela a des implications radicales pour le futur de l’industrie des contenus, et pas seulement pour le secteur du divertissement. Si les consommateurs ne paient pas pour du contenus, comment cette industrie va-t-elle survivre ?
La réponse est simple, mais les solutions sont difficiles. Il est évident que de nouveaux modèles économiques sont indispensables pour l’industrie des contenus, mais à quoi ceux-ci devraient-ils ressembler ? Comment pourraient-ils fonctionner ? Personne ne le sait encore.
Qui paie, qui ne paie pas ?
Le rapport de la commission Européenne sur la compétitivité digitale (PDF) est publié annuellement. C’est une mine d’information qui parcours une multitude de sujet, du taux de pénétration du haut débit dans les foyers à l’usage des réseaux sociaux. L’un des chapitres du rapport, publié au début de ce mois, est consacré au secteur du divertissement en ligne.
Dans ce chapitre, le rapport révèle des chiffres intéressants, comme le fait que “moins de 5% des Européens ont payé pour des contenus en ligne ces trois derniers mois”, et que si l’on regarde du coté des plus jeunes, ce chiffre est trois fois plus faible. En d’autres termes, le fait de payer pour des contenus en ligne est d’autant plus rare que l’on est jeune. Il faut donc changer quelque chose, et vite (sachant qu’il est difficile de changer les jeunes, c’est plutôt du coté de l’industrie qu’il faut changer).
Le résultat le plus intéressant de l’étude n’est cependant pas de savoir qui paie, mais plutôt qui ne paie pas. Parmi ces derniers, les facteurs de décision comme les bas prix ne convaincraient que 30% d’entre eux de payer, alors que des éléments comme une meilleure qualité, un choix plus vaste, ou une disponibilité plus grande, n’en convaincrait que 15 à 20%. Un chiffre sort particulièrement du lot : seul 20% des internautes paieraient pour du contenu en ligne si toutes les options offrant la gratuité disparaissaient.
Le P2P n’est pas en cause selon la commission Européenne
L’impact de ces résultats n’a pas échappé aux chercheurs qui sont derrière cette étude, qui pointent du doigt le fait que de toutes évidences, le téléchargement illégal n’est pas en cause dans la déconvenue économique à laquelle fait face l’industrie des contenus.
“…le faible pourcentage des individus qui considèrent que l’absence possible d’alternative gratuite est une raison pour payer amène à se demander si l’argument mis en avant par l’industrie des contenus, qui consiste à dire que les consommateurs Européens, à long terme, souffriront d’un manque de contenus de bonne qualité disponible commercialement si la distribution de contenus illégalement téléchargé n’est pas stoppé, est biaisé”.
Ce qu’il semble se produire, au contraire, ce sont des consommateurs qui paient pour leur connexion internet et qui se gavent de contenus gratuits. Ceux-ci sont disponibles en abondance : information, vidéo en stream, logiciels, du coup, les internautes rechignent à l’idée de sortir leur portefeuille pour du contenu. C’est l’internet lui même qui est responsable de cet état de fait et qui à mené à ce mode de consommation où les modèles de monétisation d’antan ne fonctionnent plus du tout.
Quelle réponse ?
Le rapport de la commission Européenne passe également en revue les modèles économiques d’une multitude de sites de contenus, du site d’information aux sites proposant des vidéos, de la musique ou des jeux. Alors que la façon d’accéder au contenus sur ces sites varie (RSS, streaming, téléchargement…), les résultats de l’étude montrent qu’à quelques exceptions près (iTunes Store, Guitar Heroes, etc), la plupart des modèles économiques en place actuellement ne sont pas viables à long terme.
Quelles solutions pour l’avenir ? Pour l’instant, il n’y a pas de réponse. Beaucoup se penchent vers le modèle freemium, et tentent de convertir les utilisateurs les plus frénétiques en acheteurs, d’autres vers la publicité en ligne, mais les meilleures idées pour de nouveaux modèles économiques sont probablement à venir. La seule véritable question, en réalité, est de savoir si ces idées arriveront avant la disparition de l’industrie des contenus.
Dans l’année à venir, nous allons longuement explorer l’avenir de l’industrie des contenus, et du business des contenus en général, car il ne fait aucun doute que des solutions se feront jour. Encore convient-il de les mettre en valeur, de les financer, de les expérimenter, et d’éviter que les plus conservateurs parmi l’industrie des contenus ne les tuent dans l’œuf, à la manière dont Ford et Général Motors avaient tué, il y a bien longtemps, la voiture électrique.
Rendez-vous donc d’ici peu pour une série de rencontre, de barcamps et de conférences autour de la problématique des contenus en ligne.
(photo CC de Stuart Chalmers, adaptation d’un article de Sarah Perez)
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13 août 2009 à 19:14
Cela fait longtemps et plusieurs études sérieuses que l’on sait que les internautes ne veulent pas payer pour du contenu, surtout s’il est disponible gratuitement par ailleurs.
On sait aussi que le P2P n’est responsable que de très loin de la chute des ventes des disquaires.
Ils n’ont pas su, ou pas voulu, évoluer avec internet et aujourd’hui courent après un modèle économique ancien qui disparaitra pourtant à long terme. Un peu comme le pétrole, qui finira, un jour même lointain, par disparaître.
Les contenus, eux, ne disparaitront pas. Ils seront faits autrement, par d’autres. Il y en a même de plus en plus de contenus. Les traditionnels industriels des contenus sont dépassés, ils se ruent dans les couloirs des assemblées nationales, font du lobbying en mentant comme à leur habitude, pour sauver leurs dernières cacahouètes.
Mais plus on tape fort, plus le mur devient dur. Et ceux qui tapent se retrouvent toujours perdants au bout du compte.
L’histoire évoluera sans eux, tant pis ou tant mieux pour le monde.
13 août 2009 à 19:29
Cool. Un vrai sujet à explorer et des articles très intéressants en perspective.
On va dire que c’est un article d’introduction, qui ouvre aux discussions et aux débats. Pour la suite je pense qu’il ne faut pas tomber dans les généralités de “l’industrie des contenus” mais plutôt de regarder comment chaque segment évolue et se monétise. Là on trouvera des choses intéressantes et des innovations sur la monétisations des données (que je préfère à contenu).
Je crois personnellement beaucoup dans le freemium (BtoC et BtoB).
13 août 2009 à 19:57
J’ai eu une très interessante discussion il n’y a pas longtemps sur la possibilité de modèles hybrique URL/IRL pour le cinéma… Le fremium est une voie a explorer, mais il faut en trouver d’autres, le fait que l’internet soit chez quasi tout le monde (dans pas mal de pays développés, dans le nord de l’Europe ar exemple), ouvre de nouvelles perspectives…
13 août 2009 à 20:00
Et pourtant il s’agit bien de “l’industrie de contenu” presse, cinéma, musique…
Même en voulant ouvrir un débat ou une discussion sans généraliser on en reviendra toujours au contenu. Et le fait est que les “internautes” ne veulent plus payer. Surtout comme on les a obligé à faire pendant longtemps, c’est à dire comme acheter un album de 13 titres alors qu’une seule est valable. Ces comportements, on le retrouve partout.
Après on peut blablater à longueur de temps sur ce contenu, mais la question est quelle est valeur de l’information “contenu” aujourd’hui.
13 août 2009 à 20:03
On peut élargir la question, comme par exemple de voir quels mix marketing pourraient être imaginés dans lesquels le contenu serait une part du mix (ce que Orange tente de faire depuis quelques temps), il reste plein de chose à explorer. C’est clair qu’en passant d’une économie de la rareté à une économie de l’abondance, le temps d’un album avec deux bon tracks à 15€ est révolu. Qui s’en plaindra (en dehors des maisons de disque) ?
13 août 2009 à 21:24
Du coup je me suis relu l’article de Kevin Kelly: “better than free” et ce que j’en avais pensé à l’époque. Rien à rajouter pour le moment.
13 août 2009 à 21:26
un petit billet ? ;-)
14 août 2009 à 0:13
En fait j’ai un truc sur le feu avec de la visualisation de données dedans. Je parts dans un délire prospective en plusieurs parties :) La première partie donne ça. Commentaires welcome!
14 août 2009 à 6:17
“Le temps d’un album avec deux bon tracks à 15€ est révolu”
C’est dommage ce stéréotype, c’est dommage aussi que tu l’insère dans ton texte au lieu de l’ignorer mais on va dire qu’on est au café.
Des artistes comme britney spears propose et proposait des discs avec bien plus que deux titre valables pour malheureusement plus de 15 euro, et elle fait partie avec ses producteurs des personnages qui ont révolutionné la musique.
De la musique moderne de la vraie musique pop.
De la musique enregistré qui existe grâce au mastering né de la contrainte technique du disque et du compact disque.
On pourrait disserter très longuement sur le postmodernisme par exemple et s’intéresser au rap, musique postmoderne s’il en est.
Pour autant je n’aurais jamais envie d’aller voir britney en concert et les rappeurs je me sens un peu vieux pour y aller sans compter tout les problèmes communautaires lié à cette musique qui peuvent subsister ici.
Britney spears pour résumer fait de la dance music technologique, elle et les rappeurs qui n’en font pas moins n’ont strictement rien a voir avec les artistes à guitare de merde et leur piano morbides, ca na rien avoir avec ces slammeurs suicidaire qui tente de lancer leurs mots dans des bal de villages consanguins.
ca na rien a voir avec les ahuris qui pensent que l’on peut pas faire de la musique quand on a 15 ans, que l’on est obligé d’avoir des années de solfèges derrière soi.
Ca n’a rien à voir avec les journalistes qui en 2009 parle encore de chanson à texte ou d’album de la maturité.
Si vous êtes amené à devoir “sauvé” l’industrie des contenus et de la “musique” tenter d’abord de sauver la pop music parce c’est elle qu’on assassine impunément.
La plus grosse blague c’est répondre qu’on peut être content!!
Que les concerts n’ont jamais autant marché.
Pour aller voir des intervenant de la société du spectacle la vrai celle des idéologies de masse ou ethnique alors que le libéralisme et la popmusic nous avait sauvé.
C’est depuis la new wave et même avant, c’est toute la décennie 90 et 2000 qui s’écroule, si vous devez parler de musique je dirais parlez en au mieux ou alors il vaut mieux ne parler que du contenant.
J’espère que désormais (ici ou ailleurs), on n’entendra plus les batailles de clocher, que c’est enfin des solutions d’acteurs ou de spectateur privilégié qui primeront. Et surtout surtout quand quelqu’un parlera, il aura tj au bout de son raisonnement comment est-ce qu’on peut récolter de l’argent avec.
En finir aussi avec les phrases du type:
« bien fait pour ces maisons de disques elle faisait de la merde elle faisait partie des skulls and bones et des illuminati, elle n’existait que pour nous contraindre au labeur a ce qu’on ne se révolte pas. »
parce que quand on réfléchit bien l’antinomie qui existe envers les maisons de disques n’est rien d’autre que ça.
C’est tout autant l’industrie de la radio qui est à blâmer cela ne fait pas si longtemps que les maison de disque à l’heure ou le disque s’écroulait déjà ont tenté la convergence a l’instar de newscorp, les radio jusque fin 90 était « indépendante » elle ne
passait pas de meilleurs trucs que maintenant
Je crois aussi que dans le monde néolibéral tel qui existe avec quelque entreprise qui contrôlent tout, la puissance d’acteurs comme newscorp sur la musique est peut être plus déterminant que le téléchargement illégal, et c’est une entreprise qui se portent bien.
Myspace s’il ne leur rapporte pas bcp d’argent de la publicité doit bien leur servir comme moteur de tendance et dans ce sens ce serait bien qu’il le twitterise un peu.
c’est d’ailleurs a eux “seul”(clearchanell) que j’attribue le succès du concert et de l’engouement que connait aujourd’hui la scène, clearchannel qui s’est occupé de ce bizness comme on vend du coca cola. Ou plutôt comme quand Danone vend du produit « glocal ».
14 août 2009 à 6:23
On va dire que ces querelles de clocher était nécessaires puisqu’il faut maintenant reconstruire tout un byzness,
J’espere juste que ce ne sont pas les bobos, les post68ard, les politicien en manque de visibilité. les déçus inactifs de la contre culture, qui vont s’emparer du probleme.
Parceque dis comme comme ça, j’ai peut etre l’air d’un esprit chagrin mais c’est ceux la qui finissent par occuper le champ médiatique, et toute la querelle hadopi la prouver a merveilles.
14 août 2009 à 8:01
“Dans ce chapitre, le rapport révèle des chiffres intéressants, comme le fait que “moins de 5% des Européens ont payé pour des contenus en ligne ces trois derniers mois”, et que si l’on regarde du coté des plus jeunes, ce chiffre est trois fois plus faible.”
Ok c’est bien le meme rapport qui dit que:
“Bien que la «génération numérique» paraisse réticente à mettre la main au porte-monnaie pour télécharger ou consulter en ligne des contenus comme des vidéos ou de la musique (33 % affirment ne pas être disposés à payer quoi que ce soit, ce qui représente le double de la moyenne de l’UE), ils sont en réalité, au sein de cette génération, proportionnellement deux fois plus nombreux que le reste de la population à avoir déjà payé pour ce type de service (10 % des jeunes utilisateurs contre 5 % de l’ensemble de la population de l’Union européenne). Ils sont également plus disposés à payer pour obtenir un meilleur service de qualité supérieure.”
Voila donc en fait j’y comprend plus rien !
Je vais lire le rapport vite fait et je reviens…
14 août 2009 à 8:03
Haha non en fait le deuxieme texte est extrait de ce rapport: http://ec.europa.eu/information_society/eeurope/i2010/docs/annual_report/2009/com_2009_390_en.pdf
qui émane aussi du parlement européen.…
14 août 2009 à 8:28
“…le faible pourcentage des individus qui considèrent que l’absence possible d’alternative gratuite est une raison pour payer”
Ah oui? Il n’existe aucune alternative gratuite? Et Jamendo, l’AIMSA, DogMazik?
Sinon, on pourra se demander si les majors pourront encore jouer à l’autruche avec une conclusion si directe… Ce qui semble fort probable
14 août 2009 à 10:07
@BlackFox
Une alternative gratuite pour la même chose, Jamendo, c’est un autre catalogue de musique. Pas impossible que la musique Libre grignote des parts de marché sur la musique… pas libre… à cette occasion, d’ailleurs.
@Khalid
Je persiste et signe, la dernère fois que j’ai acheté un album (oui, ça m’arrive), 3 bon tracks sur 12… c’est très médiocre. Sinon, ce sont tout ceux qui réussirons à s’emparer du problème qui le feront. Les places sont ouvertes ;-)
14 août 2009 à 10:08
Internet et l’ère numérique a complétement révolutionné la manière de consommer la culture. Posséder la culture est devenu moins nécessaire que d’y avoir accès. Passer de l’analogique au numérique (“Bienvenue dans l’ère numérique nous disait-on à la toute fin du 20è siècle”) a forcement des conséquences. Internet n’est pas le seul responsable du changement de mentalité. Lorsque je passe chaque samedi à ma Médiathèque, je ne peux que constater la soif de consommation de culture par les familles : Livres, BD, DVD, et CD en pagaille. Autant qui ne seront pas vendus, ou si peu. La mutualisation des achats, plus confidentielle est également à prendre en compte. Le porte monnaie n’étant pas extensible, on peut se mettre d’accord et partager des achats avec des amis, la famille. Le P2P analogique en quelque sorte. Les maisons de disques ont certainement abusé pendant longtemps, avec des prix peu attrayants, puis par la nécessité de renouveler la discothèque de papa en vinyls vers le CD numérique. L’arroseur arrosé.
Qui pleure en fait ? Les artistes, ou les gens qui se servent au passage ? Le modèle maison de disques est révolu, et peut-être même l’idée que les choses virtuelles ont un prix réel. A votre bon coeur msieurdame, dit l’artiste chantant dans rue et qui espère une contribution des gens qui passent. Beaucoup passent, certains payent. C’est pas nouveau tout compte fait.
Ma contribution aux idées numériques : Lorsque le morceau est téléchargé illégalement, sa durée de vie est brève, lorsqu’il est acheté, un petit verrou le perenise… On a bien inventé la carte à puce en dématérialisant l’argent, une petite puce pour dématérialiser la culture devrait pouvoir être possible non ?
14 août 2009 à 11:04
Finalement, ca n’est jamais que la confirmation (pour la Xième fois, même si c est la première “grosse institution” qui le dit) de ce que raconte C. Anderson dans son bouquin “Free”…
14 août 2009 à 11:14
Je vais être provocateur, mais je crois bien que dans cet article on est en plein dans le débat cause à effet sans en distinguer les tenants et la aboutissants.
Pour illustrer une analogie qui vaut ce qu’elle vaut : Demain j’invente Le cloneur instantané de voiture de poche (important la poche)… Je rentre chez le concessionnaire, je pointe cet appareil sur la voiture de mon choix, je ressors et dans la rue je reproduis la voiture… Et me voila à bord de mon nouveau véhicule gratuit… Croyez vous que demain je vais déclarer que je ”préfère” payer +20 000 € pour une nouvelle voiture ? Non, s’il est techniquement possible de satisfaire gratuitement mon désir de déplacement la réponse sera toujours non.. Et tant que des constructeurs de voitures pourront vendre quelles voitures pour continuer à alimenter le ”marché” (il devront bien-sur ”adapter leur modèle économique” à mon nouvel appareil) le système fonctionne. Ensuite je ne suis pas sur qu’ils survivent dans cet environnement, mais c’est un autre débat… Il restera toujours toutes les voitures produites que nous pourrons cloner.
On voit bien ici que l’effet Internet (la dématérialisation et la possibilité de cloner) entraine la cause (la gratuité) et non l’inverse… C’est une changement de paradigme sur lequel on ne peut pas revenir
Trouver un autre modèle économique ? Il y a du boulot …
14 août 2009 à 11:21
Non, aucune chance que tu te décide à payer 20Ke pour une voiture si une telle invention voyait le jour. Cette article (en fait, l’étude de la commission Européenne) souligne le fait que c’est internet qui a provoqué ce changement de comportement, pas le P2P.
Pour pousser la métaphore de la voiture, c’est comme si ton invention de duplication de voiture arrivait dix ans après la téléportation, sans que l’industrie automobile ai réagit à quoi que ce soit et se tourne vers l’état pour être subventionnée, après avoir trainé tous les anciens conducteurs en justice, ou plutôt, leur avoir fait retirer le permis de conduire ;-)
14 août 2009 à 15:58
Pas faux et on est presque d’accord, le seul point qu’il ne faut pas oublier dans l’équation c’est la gratuité…
Quid de la valeur au sens travail/temps/ressources et donc cout. Car si la gratuité, qui est consubstantielle à l’internet (Consubstantiel je viens de découvrir ce magnifique mot … qui traduit bien le couple inséparable internet/usages gratuits), est inévitable la question est suivante est donc : La téléportation est donc gratuite ?
Au final on est devant un dilemme : Ce qui est techniquement possible de satisfaire gratuitement n’a plus de valeur mais a un cout… D’où recherche d’un modèle économique qui n’existe pas.
Et la je m’arrête, je crois avoir épuisé ma réflexion.
14 août 2009 à 16:01
La gratuité… oui, certes… mais ne faudrait-il pas commencer par poser la question à TF1 (gratuit), RTL (gratuit), 20 minutes (etc) ?
On est bel est bien face à un problème en tout point semblable à la déroute de l’industrie du transport face à l’arrivée de la téléportation à bas prix ;-)
14 août 2009 à 17:06
TF1, 20 minutes, RTL mais ils sont en train de nourrir…
Il ne restera qu’1 ou 2 supports de masse par médias pouvant concentrer suffisamment d’audience (et donc de pub) pour couvrir leurs couts …
15 août 2009 à 13:47
Ouf ! :)
17 août 2009 à 15:34
le modèle freemium ne marche pas si mal pour les services, notamment techno, la référence aux opérateurs et à orange est bonne
je pense qu’il faut aussi développer des services (et les vendre) autour du contenu
des services qui participent à 150 % de la culture participative