En mai dernier, Gene Koo et Scott Seider donnait une conférence à Harvard sur l’impact des jeux vidéo sur le comportement humain.
Les jeux vidéo, qu’ils soient ‘casuals’ ou ‘hardcore’, mono ou multi joueur, sont devenu une dimension importante de la culture contemporaine. Les deux chercheurs ont mené des recherches intensives afin de déterminer sur les jeux vidéo ‘génèrent’ des attitudes aggressives ainsi que d’autres attitudes ou comportements negatifs. Ils ont également étudié si les jeux vidéo pouvaient avoir des impact positifs sur les joueur et la société.
Dans l’un des chapitre de leur livre à paraitre sur les jeux vidéo et l’éthique, Gene Koo et Scott Seider tentent de créer une passerelle entre le champ naissant de l’étude des jeux vidéo et les science de l’enseignement, ainsi qu’avec l’ “éducation morale”.
Leur présentation montre leurs principaux arguments et se focalise sur l’une des implication les plus intéressantes, en incluant les jeux qui vont au dela de l’écran et change directement le comportement du joueur. Mr Koo pense, par exemple, que My.BarackObama.com est le ‘jeu vidéo’ (en prenant une définition large du terme) qui a eu le plus d’influence dans l’histoire, au coté de celui consacré à la Toyota Prius.
A lire également :











14 août 2009 à 9:24
C’est moi ou.… ils sont tous entrain de manger ?? O.o”
C’est peut-être une différence de culture, mais qu’est-ce que je trouve ça irrespectueux… »’
(Bon je continue la vidéo :-°)
14 août 2009 à 10:11
Oui, différence de culture ;-)
L’autre différence de culture, c’est que tu as à faire à des gens qui bossent 16h par jours, qui prennent 5 minutes chrono pour déjeuner, et qui filment malgré tout pour faire profiter le plus grand nombre de cette présentation… On est face à un immense cultural gap, qui a causé de gigantesques clash, comme quand Michael Arrington a provoqué un scnadale au LeWeb08 en traitant les Français de feignasse parce qu’ils faisaient des pause de une heure à midi…
14 août 2009 à 10:36
@Fabrice
Oui bien sûr, je ne critiquais pas, enfin je trouve ça étrange, il est juste communément admis par ici que quand quelqu’un parle on ne mange pas en même temps, je pensais surtout à celui qui présente son boulot, ça me dérange pour lui finalement, moi je m’en fout ^-^
Sinon, je ne trouve pas ça culturel, mais suicidaire… Manger est la base de la vie et du bien-être… et s’accorder quelques minutes de bonheur, à plus forte raison quand on travaille bcp, est la garantie d’un équilibre dans sa vie. =)
Aller toujurs plus vite semble être un maux de notre époque, prendre le temps parrait être une perte de temps, mais au final, années après années, on finit par le gagner, ce temps que l’on a perdu. Sans mettre en jeu sa santé ou autre et encore mieux, on finit par, justement, avoir été plus productif en aillant pris son temps qu’en aillant cherché désespérément à aller plus vite que lui. ^^
Bref, en espérant ne jamais finir comme ça =)
14 août 2009 à 15:59
Vous avez dû rater le début car à huit secondes de la vidéo, il est indiqué “The Berkman Luncheon Series” avec un logo (un portable avec des couverts croisés affichés à l’écran) qui ne laisse aucun doute sur le fait que ces conférences se passent justement au moment du déjeuner.
Luncheon : “a formal lunch held in connection with a meeting or other special occasion” ou bien “an afternoon party at which a light meal is served”.*
Il s’agit probablement des deux définitions en même temps ici.
Il n’y a donc pas lieu ici de s’insurger, le principe de la rencontre étant bien de ne pas perdre un instant, même en mangeant, pour continuer à étudier et à réfléchir.
Notons que pour cause de thèse à écrire je fais la même chose à cet instant, devant l’ordinateur avec un café et des tartines de pain malgré le beau temps.
Pour autant je ne suis pas sûr que ce soit extrêmement efficace : l’attention est quand même largement diminuée. Quant à vos remarques concernant le fossé culturel ou la nécessité de bien manger, elles n’en restent pas moins valables et pertinentes. Enfin, si j’étais un stakhanoviste américain borné, je n’accuserais pas seulement les Français, car nos voisins méridionaux et orientaux travaillent peu ou prou de la même façon. Tant mieux d’ailleurs, vive la sieste et les déjeuners en terrasse ! Mais Anglais et Américains aiment autant taper sur la tête des Français que visiter notre pays. J’ai même l’impression que c’est lié.
Ce qu’il faut surtout garder de cet exemple de Harvard, c’est l’importance de la vidéo : toute présentation est enregistrée et mise à disposition librement. Si tous les séminaires, réunion formelles ou informelles, symposia ou colloques qui se passent dans les labos de recherche et dans les universités françaises pouvaient être enregistrés et mis en ligne, nous disposerions d’un outil de travail, de communication et d’émulation entre les groupes de recherche formidable. Mais on en est encore loin (mon université s’est pourtant équipée de caméras pour permettre l’enregistrement régulier des interventions et des cours à partir de septembre).
*source : http://dictionary.reference.com/browse/luncheon
14 août 2009 à 16:03
Les fac françaises avancent, il ne faut pas désespérer… A la rentrée, il y a du lourd à venir… C’est laquelle ta fac ?
19 août 2009 à 0:07
Je suis à la fac de Tours. Depuis deux ou trois ans ils ont développé un ENT (Environnement Numérique de Travail) qui permet de gérer une boîte mail, les inscriptions aux cours, les emplois du temps et de faire des recherches sur le catalogue de la bibliothèque. Il y a aussi un service de marque-pages qui peut être utile (mais pas trop). Rien de plus. Une structure hyper hiérarchisée : seuls les profs et les administratifs sont autorisés à y mettre du contenu, et encore, en passant par le labo info, et seul le mail permet de faire passer des infos à peu près en direct. Alors qu’il y aurait tellement de choses à faire pour faire vivre un peu plus ces grosses limaces que sont les universités.
Du lourd à venir, effectivement. Pendant les dernières réunions de notre département (je fais partie à la fois du corps des étudiants et des enseignants) il a fallu réfléchir à ce que l’on allait faire de ce matériel disponible. J’ai proposé “radicalement” de mettre en vidéo et d’ouvrir la consultation en ligne des cours archivés pour tout le monde, mais la peur que les étudiants ne viennent plus en cours et se contentent de visionner les vidéos des cours l’a largement emportée (étant en archéologie/histoire, le problème des droits à payer pour présenter des oeuvres conservées dans des musées a aussi joué). Il a été finalement convenu de nous laisser la possibilité de nous enregistrer (en audio uniquement) pendant nos cours et de laisser l’accès aux pistes pendant quelques semaines sur cet espace virtuel. Et c’est tout.
Ca vient, mais doucement. Nous commençons à avoir du bel équipement, des amphis neufs avec du matos de projection et d’enregistrement (jusque dans les couloirs !), des labos avec des techniciens plus ou moins compétents mais en fait personne ne sait trop qu’en faire. Sans mettre les moyens intellectuels pour repenser pédagogie et rapports étudiants/professeurs/université, on ne fait que suivre la mode du technicisme ambiant sans rien réaliser d’intéressant.
Pourtant mettre en ligne une vidéo coûte moins cher que de publier un bouquin ou un article dans une revue, et c’est tout aussi didactique.
Ah, si, une avancée : à peu près tout le monde ici s’est mis à utiliser powerpoint pour remplacer les présentations par diapositives qui servaient aux profs depuis trente ans. Mais comme les postes (mal entretenus et blindés de virus) dédiés à la projection sont tous équipés d’open office, chacun finit par apporter son ordinateur portable pour éviter les problèmes (simplissimes au demeurant) de compatibilité.
19 août 2009 à 0:29
Bon… si ça peut vous rassurer, je suis de près ce qu’il se passe en matière de elearning à Paris VI, et c’est radicalement différent de ce que vous décrivez à Tours.
Donc, il y a de l’espoir.
Là bas, une large partie des cours de médecine (mais pas que), sont disponibles, de nombreux cours et slides sont mis en ligne, des systèmes bien plus puissants sont mis en place, testé, affinés, ils disposent carrément de leur propre YouTube, de leurs tables de montage vidéo, de tableaux noir numériques… Ca avance, et il va y avoir du lourd, du très lourd, à la rentrée.
Le seul gros problème contre lequel ils peste est la non publication du décret d’application de la DAVSI qui prévoyait pour 2009 la possibilité d’utiliser du matériel copyrighté dans les documents pédagogiques…
Au final, après une période d’expérimentation, il y a de bonnes chances que quelques facs en France imposent leur façon de faire en matière d’elearning et de services en ligne offert aux étudiants, et toutes ne sont pas à la traine ;-)