Les jeux vidéo et l’apprentissage de la socialité

En mai dernier, Gene Koo et Scott Seider donnait une conférence à Harvard sur l’impact des jeux vidéo sur le comportement humain.

Les jeux vidéo, qu’ils soient ‘casuals’ ou ‘hardcore’, mono ou multi joueur, sont devenu une dimension importante de la culture contemporaine. Les deux chercheurs ont mené des recherches intensives afin de déterminer sur les jeux vidéo ‘génèrent’ des attitudes aggressives ainsi que d’autres attitudes ou comportements negatifs. Ils ont également étudié si les jeux vidéo pouvaient avoir des impact positifs sur les joueur et la société.

Dans l’un des chapitre de leur livre à paraitre sur les jeux vidéo et l’éthique, Gene Koo et Scott Seider tentent de créer une passerelle entre le champ naissant de l’étude des jeux vidéo et les science de l’enseignement, ainsi qu’avec l’ “éducation morale”.

Leur présentation montre leurs principaux arguments et se focalise sur l’une des implication les plus intéressantes, en incluant les jeux qui vont au dela de l’écran et change directement le comportement du joueur. Mr Koo pense, par exemple, que My.BarackObama.com est le ‘jeu vidéo’ (en prenant une définition large du terme) qui a eu le plus d’influence dans l’histoire, au coté de celui consacré à la Toyota Prius.

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7 commentaires pour cet article

  1. Dum

    C’est moi ou.… ils sont tous entrain de man­ger ?? O.o”
    C’est peut-être une dif­fé­rence de culture, mais qu’est-ce que je trouve ça irrespectueux… »’

    (Bon je conti­nue la vidéo :-°)

  2. Fabrice Epelboin

    Oui, dif­fé­rence de culture ;-)

    L’autre dif­fé­rence de culture, c’est que tu as à faire à des gens qui bossent 16h par jours, qui prennent 5 minutes chrono pour déjeu­ner, et qui filment mal­gré tout pour faire pro­fi­ter le plus grand nombre de cette pré­sen­ta­tion… On est face à un immense cultu­ral gap, qui a causé de gigan­tesques clash, comme quand Michael Arrington a pro­voqué un scna­dale au LeWeb08 en trai­tant les Français de fei­gnasse parce qu’ils fai­saient des pause de une heure à midi…

  3. Dum

    @Fabrice

    Oui bien sûr, je ne cri­tiquais pas, enfin je trouve ça étrange, il est juste com­mu­né­ment admis par ici que quand quelqu’un parle on ne mange pas en même temps, je pen­sais sur­tout à celui qui pré­sente son bou­lot, ça me dérange pour lui fina­le­ment, moi je m’en fout ^-^

    Sinon, je ne trouve pas ça cultu­rel, mais sui­ci­daire… Manger est la base de la vie et du bien-être… et s’accorder quelques minutes de bon­heur, à plus forte rai­son quand on tra­vaille bcp, est la garan­tie d’un équi­libre dans sa vie. =)

    Aller toujurs plus vite semble être un maux de notre époque, prendre le temps par­rait être une perte de temps, mais au final, années après années, on finit par le gagner, ce temps que l’on a perdu. Sans mettre en jeu sa santé ou autre et encore mieux, on finit par, jus­te­ment, avoir été plus pro­duc­tif en aillant pris son temps qu’en aillant cher­ché déses­pé­ré­ment à aller plus vite que lui. ^^

    Bref, en espé­rant ne jamais finir comme ça =)

  4. Kineas Frogg

    Vous avez dû rater le début car à huit secondes de la vidéo, il est indiqué “The Berkman Luncheon Series” avec un logo (un por­table avec des cou­verts croi­sés affi­chés à l’écran) qui ne laisse aucun doute sur le fait que ces confé­rences se passent jus­te­ment au moment du déjeu­ner.
    Luncheon : “a for­mal lunch held in connec­tion with a mee­ting or other spe­cial occa­sion” ou bien “an after­noon party at which a light meal is ser­ved”.*
    Il s’agit pro­ba­ble­ment des deux défi­ni­tions en même temps ici.
    Il n’y a donc pas lieu ici de s’insurger, le prin­cipe de la ren­contre étant bien de ne pas perdre un ins­tant, même en man­geant, pour conti­nuer à étudier et à réflé­chir.
    Notons que pour cause de thèse à écrire je fais la même chose à cet ins­tant, devant l’ordinateur avec un café et des tar­tines de pain mal­gré le beau temps.
    Pour autant je ne suis pas sûr que ce soit extrê­me­ment effi­cace : l’attention est quand même lar­ge­ment dimi­nuée. Quant à vos remarques concer­nant le fossé cultu­rel ou la néces­sité de bien man­ger, elles n’en res­tent pas moins valables et per­ti­nentes. Enfin, si j’étais un sta­kha­no­viste amé­ri­cain borné, je n’accuserais pas seule­ment les Français, car nos voi­sins méri­dio­naux et orien­taux tra­vaillent peu ou prou de la même façon. Tant mieux d’ailleurs, vive la sieste et les déjeu­ners en ter­rasse ! Mais Anglais et Américains aiment autant taper sur la tête des Français que visi­ter notre pays. J’ai même l’impression que c’est lié.
    Ce qu’il faut sur­tout gar­der de cet exemple de Harvard, c’est l’importance de la vidéo : toute pré­sen­ta­tion est enre­gis­trée et mise à dis­po­si­tion libre­ment. Si tous les sémi­naires, réunion for­melles ou infor­melles, sym­po­sia ou col­loques qui se passent dans les labos de recherche et dans les uni­ver­si­tés françaises pou­vaient être enre­gis­trés et mis en ligne, nous dis­po­se­rions d’un outil de tra­vail, de com­mu­ni­ca­tion et d’émulation entre les groupes de recherche for­mi­dable. Mais on en est encore loin (mon uni­ver­sité s’est pour­tant équi­pée de camé­ras pour per­mettre l’enregistrement régu­lier des inter­ven­tions et des cours à par­tir de septembre).

    *source : http://dictionary.reference.com/browse/luncheon

  5. Fabrice Epelboin

    Les fac françaises avancent, il ne faut pas déses­pé­rer… A la ren­trée, il y a du lourd à venir… C’est laquelle ta fac ?

  6. Kineas Frogg

    Je suis à la fac de Tours. Depuis deux ou trois ans ils ont déve­loppé un ENT (Environnement Numérique de Travail) qui per­met de gérer une boîte mail, les ins­crip­tions aux cours, les emplois du temps et de faire des recherches sur le cata­logue de la biblio­thèque. Il y a aussi un ser­vice de marque-pages qui peut être utile (mais pas trop). Rien de plus. Une struc­ture hyper hié­rar­chi­sée : seuls les profs et les admi­nis­tra­tifs sont auto­ri­sés à y mettre du contenu, et encore, en pas­sant par le labo info, et seul le mail per­met de faire pas­ser des infos à peu près en direct. Alors qu’il y aurait tel­le­ment de choses à faire pour faire vivre un peu plus ces grosses limaces que sont les uni­ver­si­tés.
    Du lourd à venir, effec­ti­ve­ment. Pendant les der­nières réunions de notre dépar­te­ment (je fais par­tie à la fois du corps des étudiants et des ensei­gnants) il a fallu réflé­chir à ce que l’on allait faire de ce maté­riel dis­po­nible. J’ai pro­posé “radi­ca­le­ment” de mettre en vidéo et d’ouvrir la consul­ta­tion en ligne des cours archi­vés pour tout le monde, mais la peur que les étudiants ne viennent plus en cours et se contentent de vision­ner les vidéos des cours l’a lar­ge­ment empor­tée (étant en archéologie/histoire, le pro­blème des droits à payer pour pré­sen­ter des oeuvres conser­vées dans des musées a aussi joué). Il a été fina­le­ment convenu de nous lais­ser la pos­si­bi­lité de nous enre­gis­trer (en audio unique­ment) pen­dant nos cours et de lais­ser l’accès aux pistes pen­dant quelques semaines sur cet espace vir­tuel. Et c’est tout.
    Ca vient, mais dou­ce­ment. Nous com­mençons à avoir du bel équi­pe­ment, des amphis neufs avec du matos de projec­tion et d’enregistrement (jusque dans les cou­loirs !), des labos avec des tech­ni­ciens plus ou moins com­pé­tents mais en fait per­sonne ne sait trop qu’en faire. Sans mettre les moyens intel­lec­tuels pour repen­ser péda­go­gie et rap­ports étudiants/professeurs/université, on ne fait que suivre la mode du tech­ni­cisme ambiant sans rien réa­li­ser d’intéressant.
    Pourtant mettre en ligne une vidéo coûte moins cher que de publier un bouquin ou un article dans une revue, et c’est tout aussi didac­tique.
    Ah, si, une avan­cée : à peu près tout le monde ici s’est mis à uti­li­ser power­point pour rem­pla­cer les pré­sen­ta­tions par dia­po­si­tives qui ser­vaient aux profs depuis trente ans. Mais comme les postes (mal entre­te­nus et blin­dés de virus) dédiés à la projec­tion sont tous équi­pés d’open office, cha­cun finit par appor­ter son ordi­na­teur por­table pour éviter les pro­blèmes (sim­plis­simes au demeu­rant) de compatibilité.

  7. Fabrice Epelboin

    Bon… si ça peut vous ras­su­rer, je suis de près ce qu’il se passe en matière de elear­ning à Paris VI, et c’est radi­ca­le­ment dif­fé­rent de ce que vous décri­vez à Tours. 

    Donc, il y a de l’espoir.

    Là bas, une large par­tie des cours de méde­cine (mais pas que), sont dis­po­nibles, de nom­breux cours et slides sont mis en ligne, des sys­tèmes bien plus puis­sants sont mis en place, testé, affi­nés, ils dis­posent car­ré­ment de leur propre YouTube, de leurs tables de mon­tage vidéo, de tableaux noir numé­riques… Ca avance, et il va y avoir du lourd, du très lourd, à la rentrée.

    Le seul gros pro­blème contre lequel ils peste est la non publi­ca­tion du décret d’application de la DAVSI qui pré­voyait pour 2009 la pos­si­bi­lité d’utiliser du maté­riel copy­righté dans les docu­ments pédagogiques… 

    Au final, après une période d’expérimentation, il y a de bonnes chances que quelques facs en France imposent leur façon de faire en matière d’elearning et de ser­vices en ligne offert aux étudiants, et toutes ne sont pas à la traine ;-)

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