Ramy Raoof, en charge des média pour l’Institut des Droits de l’Homme du Caire, est également un blogueur qui rend compte des atteintes aux droits de l’homme en Egypte. Ce billet a été traduit en Français par Abdoulaye Bah, ancien fonctionnaire des Nations Unis qui anime un forum en ligne pour l’Association des victimes du Camp Boiro et de tous les camps de concentration en Guinée, où 50 000 victimes innocentes ont péri sous le régime dictatorial de Sékou Touré.
Plusieurs raisons et facteurs ont contribué à l’émergence des médias électroniques en Égypte. Par exemple, la suppression de différents médias, tels que les journaux, les chaines de TV et les stations de radio, les procédures compliquées pour fonder de nouveaux médias, la censure des contenus avant leur publication, les différentes formes de répression visant les journalistes, les marges très étroites de liberté parmi d’autres nombreuses raisons.
Tout en continuant de tenter de contrôler les médias traditionnels, le gouvernement égyptien n’a pas pris en considération la naissance des médias électroniques et n’a pas réalisé qu’ils allaient être utilisés par les citoyens égyptiens. Et certainement, le gouvernement n’était pas prêt à faire face à ces outils, jusqu’à ce que les jeunes activistes, spécialement les blogueurs, aient commencé à débattre de toute sorte d’abus, de détentions, de répressions et de tortures sur leurs blogs personnels et comptes twitter, contribuant à la prise de conscience des violations des droits humains par le gouvernement égyptien, soulevant un large débat et attirant l’attention de la communauté internationale.
C’est alors que le gouvernement a commencé et généralisé la répression non seulement contre les activistes de la société civile, mais aussi contre les cyberactivistes, en visant les blogueurs.
Le gouvernement égyptien est aussi en train d’affiner sa bataille contre les activistes en ligne en les arrêtant à l’Aéroport international du Caire comme les blogueurs Abdel Rahman Ayyash et Magdy Saad, qui y ont été détenus pendant six jours. Parfois, les forces de sécurité confisquent les outils personnels des blogueurs, comme dans le cas du blogueur Wael Abbas (30 juin 2009) quand son ordinateur portable a été confisqué.
Il faut remarquer qu’un rapport publié par l’ONG Hisham Mubarak Center for Law (HMCL) [Centre Hisham Mubarak pour le droit] a fourni des preuves de la détention et de la persécution de 43 utilisateurs d’internet en 2008.
Il est évident que le gouvernement égyptien s’efforce sérieusement désormais de contrôler tant les médias en ligne que traditionnels.
Ce billet est publié sur Global Voices Advocacy , le site d’un projet de Global Voices destiné à défendre la liberté d’expression en ligne et à combattre la censure sur Internet.

Ramy Raoof, en charge des média pour l’
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