Nous avions à peine eu le temps de nous faire à l’idée de la réalité augmentée sur les iPhones 3GS que les perspectives sont repoussées vers ce qui était, hier encore, du ressort de la science fiction.
Barack Amir Parviz et ses étudiants de l’université de Washington travaillent en ce moment sur une interface homme-machine où des LEDs sont intégrés dans une lentille de contact afin d’afficher des informations dans le champs de vision de celui qui les porte.
Vous avez bien lu, d’ici quelques années, votre œil cyborg vous accompagnera partout.
Dans un article paru dans IEEE Spectrum, Parviz relate les défis qu’il affronte dans la construction d’un circuit semi transparent intégré dans une lentille en polymère d’un diamètre de 1,2 millimètres.
“Nous commençons avec un produit simple, une lentille de contact avec une source de lumière, et nous ambitionnons de mettre au point une lentille plus sophistiquée qui pourra superposer une image couleur haute définition générée par ordinateur dans le champs de vision de l’utilisateur.”
Pour l’instant, Parviz relate que des signaux visuels d’un pixel pour les joueurs ou pour les sourds et malentendants son déjà possibles avec le prototype mis au point. Le chercheur et ses étudiant a également expérimenté une sonde biomédicale non invasive à destination des diabétique qui surveille le niveau de glucose.
Parmi les défis à relever pour arriver à mettre au point une lentille de contact à réalité augmentée, on dénombre :
Le besoin en circuits électroniques spécifiques, les circuits classiques et les LEDs sont incompatibles avec les lentilles de contact. Chaque composant de ce projet doit être fabriqué sur mesure.
Les contraintes physiques : l’équipe doit faire tenir des transistors, un circuit radio, des antennes, des resistors, des LEDs et des photodétecteurs sur un minuscule disque de polymère. Qui plus est, il faut contrôler la position de la lentille et l’intensité de la lumière par rapport à la pupille. Au final, la lentille étant particulièrement proche de la surface cornée, l’image doit être projetée hors de la cornée en utilisant soit des micro lentille soit des lasers.
La sécurité : en plus de protéger l’œil contre des produits chimiques, la chaleur et des toxines, les composants de la lentille doivent être semi transparents afin de permettre à celui qui la porte de voir ce qui l’entoure.
“Nous arrivons vers un futur où de banales lentilles de contact deviendront une véritable plateforme, comme l’iPhone aujourd’hui, avec une multitude de developpeurs qui y apportent leurs idées et leurs développements. Pour autant que nous soyons concernés, les possibilités dépassent l’horizon”.
Et vous pensiez que la réalité augmentée sur iPhone étaient le nec plus ultra ?
Pour lire l’article de Parviz (7 pages en anglais), rendez-vous sur la rubrique biomédicale de IEEE Spectrum.













04 septembre 2009 à 9:54
Enorme :)
04 septembre 2009 à 10:03
Voilà une nouvelle qui devrait intéresser la psychosphere ! Elle croise en effet deux grands axes qui organisent nos pratiques en psychologie et en psychiatrie : l’axe réel imaginaire et l’axe perceptilon pensée. Cela signifie que la « réalité » sera particulière a chacun. Comment se fera le sensorum comune ?
04 septembre 2009 à 10:47
Mouai : c’est encore à un stade d’alpha (et donc, pas encore réalisé). Moi aussi je suis capable d’avoir de belles idées et d’en parler.
Le plus dûr reste malgré tout la réalisation.
Ce qui est formidable avec l’iPhone/Android et la réalité augmentée, c’est que c’est possible, ET c’est disponible tout de suite.
04 septembre 2009 à 11:14
ouch, ça augure de sacrées possibilités… Peut être que les nanos technologies permettront de faire sauter la problématique de la miniaturisation de tout ça sur les lentilles ?
04 septembre 2009 à 11:49
Dans 10, les lentilles de contacts connectés à des sites de streaming avec mini sono pour lancer des vidéos quand on s’ennuie?
04 septembre 2009 à 13:42
Flippant, j’ai envie de dire…
04 septembre 2009 à 13:52
J’ai hate de pouvoir tester.
04 septembre 2009 à 13:57
Y a déjà un point qu’on pourrait écarter, c’est l’aspect sécurité. Pas besoin de faire des trucs transparents sur la lentille.
On peut tout à fait clore les yeux avec un truc opaque, suffit de mettre une caméra de surveillance sur le truc ^^
04 septembre 2009 à 17:41
@Louis
Purée, t’es super pessimiste en ce moment !!! L’iPhone, lui aussi, a été au stade de prototype il y a cinq ans… remember, un tel objet relevait de la science fiction en 2000, aujourd’hui, tu as une interface de réalité augmentée dans ta poche…
@Yann
Yep, c’est vrai que ça soulève un énorme clivage potentiel le jour ou ce sera un équipement standard… et cela va arriver rapidement…
Du boulot pour les psy en perspective ;-)
04 septembre 2009 à 18:18
cela me fait un peu penser au développement de la neurobiologie
à lire le dernier livre de denis robert : Dunk
extrait vid :
http://www.wikio.fr/video/1607666
05 septembre 2009 à 10:31
Et après on pourra tricher comme on veut… brrrr!
07 septembre 2009 à 16:37
utopique, il y a beaucoup trop de contraintes techniques, sans parler que là on touche à la santé… les téléphones ont la réputation d’amener soit disant cancer et autres radiations nocives, ce genre de lentilles sera mal « perçu » au quotidien
08 septembre 2009 à 8:51
@rore
C’est clair que ce ne sera pas adapté en masse, cela fera peur à beaucoup, mais si d’ici là la réalité augmenté fait vraiment un boom…
Le téléphone a « la réputation » (jamais démontré, ceci dit) de donner le cancer, pourtant, 99% des gens l’utilisent alors qu’il y a 30 ans, la plupart auraient affirmé pouvoir se passer d’un tel gadget utopique…