La génération Y va tout changer

generation-y Même si elle n’est pas prête de prendre le pouvoir, la génération Y va prendre sous peu une importance considérable. Ce groupe arrive désormais en masse dans le monde du travail, de la consommation et de la vie citoyenne, et ne peu que redéfinir, par ses pratiques et sa culture, un univers qui pour l’instant semble tout faire pour ne pas avoir à évoluer en profondeur.

Il y a quelques controverses sur la définition précise de cette génération, à commencer par la définition de qui en fait parti et qui n’en est pas. Certains posent les années 1983 et 1997 comme limites, d’autres 1982 et 1997, récemment, Entertainment Weekly la définissait comme étant âgée de 13 à 31 ans alors que BusinessWeek affirmait qu’il pouvaient n’avoir que 5 ans. Quoi qu’il en soit, nous savons tous instinctivement qui ils sont, du moins en terme d’âge, ce sont les enfants et les jeunes adultes d’aujourd’hui, la population la plus immergée dans le digital à ce jour, beaucoup d’entre eux étant nés avec un ordinateur à portée de main.

En quoi sont ils différents ?

Ils sont branchés

Pas au sens où l’entendait la génération X, ils sont littéralement branchés, connectés, cablés, voir même sans fil. La génération Y a grandi avec des ordinateurs, l’internet, les téléphones mobiles, les jeux vidéos et les lecteurs mp3. Ils sont des habitués du web qui fait parti de leur quotidien, au même titre que la télévision pour leurs ainés. Ils sont capables, du fait de leurs usages de la technologie, de fonctionner de façon multitâche, en regardant la télévision et en surfant sur internet en même temps, par exemple, à moins que cela ne soit en parlant au téléphone, en envoyant des SMS ou en écoutant de la musique. Le multitâche est assurément une de leurs caractéristiques distinctives.

La télévision n’est plus le média roi

Bien sûr, vous en trouverez de nombreux totalement obsédés par une série télé, mais cette génération regarde bien moins la télévision que leurs ainés. A la place, la génération Y passe du temps à surfer sur le net et à utiliser une multitude d’autres objets technologiques, comme un iPod ou une Xbox, pire encore (pour la télévision tout du moins), quand celle-ci est allumée, elle n’est souvent qu’un bruit de fond.

Ils se foutent de la publicité et s’intéressent à ce que pensent leurs amis

Parce qu’il sont en immersion constante dans les média, que ce soit en ligne ou hors ligne, la génération Y est cernée par le marketing, mais quand ils ont une décision à prendre, ils se retournent vers leurs amis. La génération Y a tendance a se reposer sur son réseau social et ses recommandations bien plus que sur le marketing et la publicité.

“La publicité qui pousse son slogan, une image et une atmosphère, cela n’attirera pas la génération Y” affirme James Palczynski, analyste chez Ladenburg Thalmann & Co. Ils sont plutôt réactifs à “l’humour, l’ironie, et la vérité nue”. Par ailleurs, ils ne font pas du tout confiance à la pub, ce qui a entraîné beaucoup d’annonceurs à chercher autre chose pour les atteindre, mais le pire, c’est qu’ils n’ont aucune fidélité vis à vis d’une marque, détruisant par là même des concepts marketing comme le cycle acquisition et fidélisation d’un client.

Le travail n’est pas leur vie

Ce n’est pas tant qu’ils ne veulent pas travailler, mais leur vie n’est pas là. Après avoir vu leurs ainés se tuer à la tâche sans nécessairement en voir les fruits, il n’y a rien de bien surprenant à cela.  En France probablement plus qu’ailleurs, ce phénomène est très marqué, si 75% d’entre eux voudraient devenir fonctionnaires, c’est avant tout pour réduire au minimum les tracas liés au travail au cours de leur vie. [edit: autant pour moi, ce sondage est une grosse manipulation, en réalité « plus de trois Français sur quatre (77%) encourageraient leur enfant à devenir fonctionnaire si celui-ci le souhaitait et la moitié des actifs (50%) opterait pour le secteur public si leur choix de carrière était à refaire ».]

Le travail n’est pas leur identité, c’est juste un espace et un temps délimité dans leur existence. La génération Y ne voit pas pourquoi une entreprise ne pourrait pas faire des concessions comme de leur permettre de travailler d’où ils veulent, de s’adapter à leurs horaires, de permettre des communications plus souples et moins hiérarchisées au sein de l’entreprise, ainsi que de leur offrir un environnement de travail plus fun.

Bien sûr, peu d’entreprises sont en mesure d’offrir cela, et les mutations qui leur sont demandés pour en arriver là sont bien souvent irréalistes, ce qui ne fera guère que générer de la frustration et fera basculer bon nombre d’entre elles vers un vieillissement inéluctable et à terme funeste.

Pour ceux – car il y en a – qui s’investissent dans leur travail, et particulièrement pour les plus doués, il se retrouvent souvent à remettre en question de façon tellement profonde l’organisation de leur entreprise qu’ils posent des problèmes insurmontables à leur hiérarchie, au point que celle-ci préfère souvent se passer d’une telle disruption et rester dans le passé que de changer pour faire la place à une forme de modernité trop perturbatrice.

Leur sens de la hiérarchie est différent

Ils ne suivront pas aveuglément vos ordres parce que vous êtes le patron. Aux Etats-Unis, les managers de la génération X la surnomment souvent la ‘generation “Why”’ (Y et ‘Why’ se prononcent de la même façon en anglais), pour souligner le fait qu’ils ont systématiquement besoin d’être convaincu de quelque chose pour l’exécuter, et qu’ils ne cessent de questionner leur hiérarchie sur le bien fondé de chaque décision.

Ce n’est pas de l’insubordination, c’est juste une mutation dans la perception de la hiérarchie, et c’est également un challenge pour le management, qui doit s’adapter sous peine de voir la sacro sainte productivité chuter du fait d’une absolue démotivation de ses troupes.

La hiérarchie, au sein des système sociaux qui font leur quotidien, est déterminée, en grande partie, par la reconnaissance qu’a le groupe de la compétence d’un leader, et non par le simple fait de son positionnement sur un organigramme. Le modèle managérial de Google, qui que l’on en pense, est un reflet fidèle de ce constat.

En France, la pression du chômage permet d’imposer des méthodes managériales d’une autre âge, mais dans d’autres pays moins touchés, le management à l’ancienne a provoqué des catastrophes en terme de RH, au point de faire exploser les chiffres de turnover comme jamais auparavant.

Ils ont une conscience sociale

La bonne nouvelle, c’est que cette génération connait beaucoup moins les frontières que les précédentes. Le réseau internet, leur réseau social, la connexion permanente et les communautés pour tout et n’importe quoi ont transcendé la notion de frontières. Il reste bien dans certains pays des frontières linguistiques, mais même là, on trouve des intermédiaires qui se chargent d’assurer un rôle de passerelle pour leur donner accès à une culture globale de conscience sociale.

L’actualité et la politique n’est plus la même

La génération Y, contrairement à ce que leurs ainés aiment à croire, est sensible à la politique (pas celle de leurs ainées, ceci dit), aux problèmes sociaux et écologiques (qu’ils auront, eux, à affronter de leur vivant), et leur implication militante à travers internet est en pleine croissance, donnant, par là même, naissance à une nouvelle forme de militantisme.

Ils lisent beaucoup l’actualité, mais pas dans les journaux, ce qui explique en grande partie la déconfiture de la presse, habituée à un monopole dans la diffusion d’information. Dans de nombreux pays (pour ne pas dire la plupart), leur confiance dans les média est très faible, ce qui les a poussé à s’informer autrement, et pour les plus aguerris d’entre eux, à prendre en charge – seuls ou collectivement – ce qui était naguère le travail du journaliste : la vérification des sources et des conflit d’intérêts potentiels du média qui leur parle.

En France, Hadopi et sa couverture par les média a détruit en grande partie ce qu’il restait de relation de confiance entre la génération Y, très avide d’informations sur le sujet, et les média traditionnels, qui ont fait un blackout complet sur le sujet jusqu’au dernier moment.

La génération Y et la technologie

Parce qu’elle a grandi avec internet, la génération Y est le moteur principal de l’évolution du web et façonne son avenir. Ce que la génération Y attend du web sera le web de demain.

Quand un service est utilisé en masse par cette génération, on estime en général qu’il connaitra un succès globale massif, en grande parti parce que les frontière culturelles ne sont plus les mêmes au sein de cette classe d’âge, mais aussi parce qu’elle représente une part sans cesse croissante des utilisateurs d’internet en âge d’être ‘monétisés’.

Les rares exception à cette règles (comme Twitter) suscitent des abimes de perplexité de la part des plus grands spécialistes, mais la règle de tout service qui rêve à un succès global est de s’attaquer au plus vite à la génération Y pour faire la preuve de son potentiel.

La télévision sur internet

Même si regarder la télévision sur le net est une activité invraisemblable pour la génération des baby boomers, la génération Y est tout à fait confortable avec cette idée. La course que font YouTube, Hulu, Dailymotion et d’autres pour obtenir les droits de diffusion des séries télé devrait, à elle seule, être un puissant indicateur.

Leur façon de contrôler le déroulement du temps sur des programmes audiovisuels est aussi très particulière : ils ne cessent de naviguer – en avant ou en arrière – au sein d’un programme audiovisuel, la même chose est d’ailleurs valable pour la musique.

Une étude récente a mis en avant le rôle proéminent de la génération Y dans l’arrivée de la télévision sur le web, où ils représentent un tiers de ses utilisateurs à eux seuls. 62% d’entre eux ont regardé un programme télévisé sur le web en entier, contre 41% pour la génération X et 32% pour les baby boomers.

La socialisation est au dessus de tout, mais sous contrôle

La génération Y pense que la vie privé est un problème de vieux cons (c’est une citation), 54% ont utilisé MySpace, Facebook ou un autre réseau social, et la plupart ont appris à la dure que publier n’importe quoi en ligne peut vous revenir à la figure violemment.

Avec l’âge, ils ont réalisé que blogger le moindre évènement de leur vie ou publier des photos quelque peu embarrassantes pourrait leur poser problème le jour où ils chercheront un emploi, et ils s’intéressent de plus en plus à la gestion de la vie privée sur les réseaux sociaux. Ils gèrent de plus en plus finement leur réseau social, en prenant soin de ne pas y inclure leurs parents ou leur patron, par exemple, même si, ça et là, des anecdotes croustillantes sur les quiproquo lié à une mauvaise gestion de leur vie privée en ligne continuent (et continueront) de fleurir. Ceci dit, on dénombre au mieux une anecdote de cet ordre tous les mois, sur 250 millions d’utilisateurs de Facebook, force est de constater que cela ne représente pas grand chose.

Ils sont ravi de partager à outrance, c’est même là l’une de leur caractéristiques majeures qui pourrait bien de se transformer sous peu en conflit générationel comme on n’en a pas connu depuis longtemps, tant cette pratique est aussi mal vu par la génération au pouvoir que pouvait l’être les mini jupes par Yvonne De Gaulle.

Le partage est synonyme de pouvoir au sein de cette génération, quel que soit ce que l’on partage : connaissance, liens, compétences ou musique, au sein d’un cadre privé ou professionnel, le pouvoir s’acquière par le partage là où le fait de posséder sans partager était lié au pouvoir des anciennes générations, qui ont vécu dans une économie de la rareté et ne comprennent rien à l’économie de l’abondance propre au numérique.

Le marketing doit changer

La génération Y connait bien les média et leur fonctionnement, elle est parfaitement consciente d’être la cible du marketing et sait décrypter ses messages. Les marques qui arriveront à les toucher à l’avenir seront celles qui sauront établir un dialogue, admettre leurs erreurs, et devenir plus transparentes (il existe des exceptions notables ceci dit).

Les sites web des entreprises qui attireront cette génération ressembleront demain aux sites communautaires d’aujourd’hui, et la mutation est infiniment plus complexe que d’ajouter de simples commentaires et un blog.

Le réseau social deviendra quelque chose de courant dans de tells entreprises, les blog un moyen courant d’interagir avec leur clientèle, les call center une chose du passé, réservée aux anciens. Les moyens pour rester en contact avec cette génération devront sans cesse évoluer, afin d’être en phase avec des usages qui, eux, évoluent sans arrêt. Dans certaines entreprise, comme Microsoft, c’est une large partie des employés qui bloggue, assurant ainsi le rapport entre la société et ses clients, et permettant à ces dernier de trouver un interlocuteur bien plus apte à répondre à leurs attentes qu’un téléopérateur perdu dans un call center à l’autre bout du monde.

Bien sûr, cela implique un certaine perte de contrôle, un confiance au sein de l’entreprise, une autre façon de fonctionner, et s’arrêter à ce constat serait n’apercevoir que la partie émergée de l’iceberg.

Dernière chose, le marketing viral est un marketing comme un autre, mais il est essentiellement destiné aux annonceurs, et permet aux agences de leur vendre quelque chose pour pallier à leur angoisse d’avoir perdu tout contact avec la génération Y, aucune formule magique, aucun cataplasme sur la jambe de bois qu’est devenu le marketing des années 80 ne viendra pallier au fait que c’est l’ensemble du marketing qui devra être repensé pour s’adresser à cette génération.

Les outils professionnels doivent s’inspirer des outils web

La génération Y sera le moteur de l’entreprise 2.0, de ses produits et de ses services. La génération Y s’attend à ce que le monde de l’entreprise leur offre des outils aussi puissants et efficaces que ceux qu’ils utilisent sur le web (pas Lotus Notes, et encore moins des méthodologies de partage de fichiers gravées dans le marbre – ou sur une fiche bristol – depuis vingt ans).

Si la socialisation sur Facebook leur permet de trouver de nouveaux prospects pour une soirée qu’ils organisent ou le scooter qu’ils cherchent à vendre, ils auront le plus grand mal à comprendre pourquoi on les empêche d’en faire autant au travail.

Dans beaucoup de sociétés dont le département informatique se cramponne à une technologie hors d’âge (en terme d’usages, entendons nous), les plus jeunes n’hésiteront pas à contourner les outils qu’on leur impose pour mettre en place les leurs, au risque de générer des gains de productivité que l’entreprise sera bien incapable d’expliquer et plus encore de généraliser.

Certaines rares sociétés ont instinctivement compris cela, c’est le cas, par exemple, de Publicis Conseil, dont les outils de Knowledge Management ont fait place à l’utilisation d’un wiki, à l’initiative de manager issus de la génération Y, où Skype a pris une place importante dans des méthodes de travail directement inspirées de pratiques issues de la vie privée, le tout avec la bénédiction d’une direction qui, même si elle ne comprenait pas forcément ce qui était en train de se passer, savait instinctivement qu’elle avait tout intérêt à ce que la génération Y (et les plus visionnaires de la génération X) réinvente une société devenu poussiéreuse.

Pour les autres entreprises, qui voudraient comprendre comment la génération Y voudrait voir son environnement de travail évoluer, le guide de Sacha Chaun est une excellente introduction (destiné à IBM jusqu’ici, mais bien évidement partagé).

Les sites web devront faire avec une attention plus réduite

Fini les longs texte (ce qui n’est pas pour nous arranger ici chez RWW). Du fait d’un harcèlement constant de la part des média, l’attention que la génération Y vous accordera sera bien plus réduite que celle que vous accordait leurs ainés.

Ils passent d’un sujet à l’autre avec une facilité déconcertante, et non, ce n’est pas un drame ou la fin de l’intelligence, c’est juste différent. Il faudra s’adapter, au même titre que les média et le monde du travail s’est adapté à des mutations tout aussi radicale lors de changement générationels antérieurs.

Le mobile sera roi

La génération Y est collée à son mobile, beaucoup estiment d’ailleurs que le prix des forfaits mobiles en France, l’un des plus élevés au monde, est en large parti responsable de la chute des ventes de CDs.

Cette génération utilise le mobile pour socialiser, et d’une façon très différente de ses usages sociaux sur PC. Steve Ives, le PDG de Taptu, dans un livre blanc intitulé “Rendre la recherche sociale : libérer la recherche pour la génération mobile”, écrivait en conclusion que “…la génération Y, qui voit le mobile comme un outil de socialisation avant tout et d’information de façon accessoire, n’utilise pas la recherche sur mobile comme nous nous y attendions, mais elle l’utilisera pour accéder aux réseau sociaux”.

Facebook ne s’y est pas trompé et investi beaucoup d’effort dans ses applications mobiles. Beaucoup – j’en fais parti – pensent que Facebook, à travers l’acquisition de Friendfeed, part en guerre non pas contre Twitter mais contre Google, l’arme de cette bataille sera sans conteste le téléphone mobile, et les soldats seront issus de la génération Y.

Au final…

Ignorer la voix de la génération Y est quelque chose qui n’est pas sans risques. Que ce soit pour un gouvernement ou une entreprise, c’est tourner le dos à son avenir et risquer une confrontation dont on ne peut sortir vainqueur.

Que vous cherchiez à vendre un produit, à recruter ou à recueillir leur vote, il faudra se faire à leurs usages et à leur culture, et ceux-ci sont radicalement différents. Tenter de les forcer à adopter la culture de leurs ancêtres n’a pas plus de chances de réussir que de forcer les enfants des années 70 a adopter l’uniforme à l’école, ceux qui s’y sont essayé se sont cassé les dents. Il est encore temps de les accueillir plutôt que de les affronter, car quoi que vous fassiez, le monde leur appartient.

(photo d’ouverture CC par Erin MC hammer)

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68 commentaires pour cet article

  1. [Enikao]

    Etonnant comme j’y retrouve beau­coup de ce que j’avais vague­ment pres­senti, sans for­cé­ment avoir les sources qui vont autour : http://owni.fr/2009/05/10/la-generation-y-en-a-assez-des-pourquoi ;-)

  2. y!onel

    76 c’est classé géné­ra­tion X c’est ça ? :/ Mais j’espère bien faire par­tie de ce chan­ge­ment aussi ;)
    Bon par contre, Fabrice, l’article c’est une tra­duc­tion de celui là non ?
    http://www.readwriteweb.com/archives/why_gen_y_is_going_to_change_the_web.php
    (je me sou­viens de cet article parce qu’il m’avait marqué, sem­blé per­ti­nent et je pense en effet que c’est une excel­lente chose que de l’avoir tra­duit).
    Je pense que ce serait bien qu’on fasse bien le dis­tin­guo entre les tra­duc­tions et les articles ori­gi­naux (là je ne la vois pas ou alors j’ai loupé un truc)

  3. Fabrice Epelboin

    @Y!kone Oui, moi­tié tra­duc­tion, moi­tié adap­ta­tion, on fait rare­ment des tra­duc­tion brut de fon­de­rie (pas le temps, mais on y tra­vaille). Techniquement, il y a un plu­gin qui déconne encore et qui va (quand on l’aura domes­tiqué) mon­trera des coau­teurs… Bon, d’ici une semaine ou deux, ca devrait marcher…

    @Enikao Je vois pas bien le rap­port avec ton article ?

  4. Jean-Philippe

    Hello, un poil angé­lique cette des­crip­tion. De ce que je vois, la tranche 11/15 est beau­coup plus indi­vi­dua­liste, égocen­trique et jmen­fou­tiste que ce que l’on veut bien dire (ou croire).

  5. NAC

    Voilà un article truffé de fautes d’orthographe, c’est vrai­ment lamen­table ; avant d’essayer d’analyser, appre­nez à écrire.

  6. Nicolas Cynober

    D’un point de vu seg­ment. Je pense que par­ler de gen Y a plus de sens chez les jeunes qui ont passé leur ado­les­cence dans un web déjà trans­formé par le web 2.0. Les plus de 25 ans ont tous regardé la TV quand ils étaient ado, pour moi ils ne sont pas vrai­ment dans cette fameuse gené­ra­tion why :)

  7. Philipp

    très bon article! Faisant parti des “vieux ” de la géné­ra­tion Y j’ai tout de même l’impression que cela n’est pas encore tout a fait vrai autour de moi. Pour pas mal des per­sonnes de mon age il est dif­fi­cile d’appréhender cer­tains des outils web les plus basiques. Le web est encore vécu comme une source de loi­sirs prin­ci­pa­le­ment et beau­coup moins comme un outil, et les ques­tion de vie pri­vée et d’identité numé­rique ne sont pas encore posées.

    @Jean-Philippe “… la tranche 11/15 est beau coup plus indi­vi­dua­liste, égocen­trique et jmen­fou­tiste …” Ça c’est plus un pro­blème d’adolescence que de géné­ra­tion Y ras­sure toi! des qu’ils seront sor­tis de cette phase “ingrate” cela ira mieux ;)

  8. Bertrand

    Pour faire quelques inter­ven­tions en Fac et donc à cette fameuse Génération Y, je suis marqué par si grande mai­trise que ça des outils inter­net. Beaucoup de Facebook, peu de blog, de wiki, Flickr ou YouTube. Je parle là bien entendu de la par­tie la plus agée des Y, et j’aie bien peur qu’elle aie manqué un coche. Peut être est-elle arri­vée à un moment où l’ordinateur n’était pas tant que ça par­tout en France. 

    Je suis aussi for­te­ment marqué par leur manque de curio­sité. Comme toujours il y a des excep­tions, mais glo­ba­le­ment je la trouve moins curieuse que la par­tie de la X qui a eu la chance de connaître la mon­tée en puis­sance d’internet et de la vague 2.0

    Les plus jeune de la Y cor­res­pondent par contre sûre­ment beau­coup plus. Et bien entendu nous connais­sons des Génération X qui res­semblent à la des­crip­tion au des­sus. N’est-ce pas le cas de beau­coup d’entre nous ?

  9. [Enikao]

    @Fabrice Petit comparatif :-)

    Ils sont bran­chés :
    On ne veut plus des “pourquoi tu as besoin de Facebook, Twitter, Skype, ton blog, LinkedIn et MSN au bureau : tu ne bosses jamais ?” parce que nous sommes une géné­ra­tion connectée.

    Ils ont une conscience sociale :
    On ne veut plus des “pourquoi vous n’engagez pas la lutte sociale ?” 

    Le tra­vail n’est pas leur vie :
    On ne veut plus des “pourquoi vous ne vous enga­gez pas dans l’entreprise ?” 

    Après je n’ai pas vrai­ment poussé l’analyse aussi loin, mais sur le constat nous sommes tout à fait d’accord.

  10. Stan

    Fabrice, la pro­chaine fois que tu fais mon por­trait, pré­viens moi avant :D

  11. nicolas

    Par rap­port au mana­ge­ment et à la remise en question :

    je pense que pour cer­tains métiers, la peur du chô­mage n’existe pas et qu’il serait bon pour ces grands groupes de com­prendre que pas­ser les 12 der­niers de mois de notre vie sur un projet qui fina­le­ment ne verra pas le jours est tout sim­ple­ment inacceptable.

    Si nous devons faire quelque chose, nous devons en connaitre la fina­lité et la voir abou­tir. Il est hors de ques­tion que nous soyons pas­sifs dans l’entreprise de demain.

    Nous avons vu nos parents tri­mer et se faire jeter après 20 ans d’ancienneté. Le débat n’est pas de savoir si ce licen­cie­ment est jus­ti­fié ou non. Un grand groupe a les moyens de ‘recy­cler’ son per­son­nel en le for­mant à un nou­veau métier. 

    Par ailleurs, avec l’informatique, on a vu arri­ver dans les entre­prise des gamins tech­nique­ment plus com­pé­tents que tout leur supé­rieurs… Et état d’esprit Français oblige, ces der­niers ont répondu avec toute l’arrogance de leur posi­tion hiérarchique. 

    Enfin, les RH, les “mana­gers” etc etc les diri­geants d’entreprise ont le plus sou­vent un pro­fil très com­mer­cial : aucune com­pé­tence tech­nique liée à l’activité de l’entreprise, leur seule volonté est de géné­rer du pro­fit sur le très court terme (et je ne parle pas d’activité bour­sière mais bien de mana­ge­ment intra entre­prise) ce qui est viable ni pour les Hommes ni pour l’entreprise…

    Nous pou­vons tout à fait nous impliquer dans le projet d’une entre­prise comme nos parents l’ont fait mais cela signi­fie d’une part que nous devons vrai­ment faire par­tie du projet, du début, au moment où les déci­sions sont prises jusqu’à la fin, y com­pris au moment de la redis­tri­bu­tion des bénéfices…et sur­tout que notre marge de tolé­rance est très mince voire nulle.

    Dernière chose, j’ai la légère impres­sion que nous allons refu­ser de nous ennuyer…en fai­sant le même job trop long­temps et que nous allons en per­ma­nence vou­loir décou­vrir de nou­velles choses.

  12. Cyroul

    Superbe article.
    j’aime par­ti­cu­liè­re­ment le pas­sage sur l’évolution du mar­ke­ting (et la poudre aux yeux du Buzz comme pana­cée universelle).

    “…le mar­ke­ting viral est un mar­ke­ting comme un autre, mais il est essen­tiel­le­ment des­tiné aux annon­ceurs, et per­met aux agences de leur vendre quelque chose pour pal­lier à leur angoisse d’avoir perdu tout contact avec la géné­ra­tion Y..”

    Tellement vrai.
    Il fal­lait le dire, bravo.

  13. Thomas

    Excellent article, c’est dingue comme je m’y retrouve presque à 100%. Bravo.

  14. K-feine

    Merci Fabrice.
    Intéressant article mais il y a aussi une ten­dance qui se dégage sur­vo­lée dans la par­tie de la conscience sociale”. 

    “Cette géné­ra­tion connait beau­coup moins les fron­tières que les pré­cé­dentes” au delà même du concept com­mu­nau­taire en ligne, au sens plus lit­té­ral du terme.
    Je le vois avec ma géné­ra­tion, les vieux Y, les 82 à 86 tra­vaillant dans les médias en ligne.
    Nous sommes de plus en plus nom­breux (nb : je n’ai pas de chiffres offi­ciels, c’est un constat per­son­nel) à dépas­ser les fron­tières pour aller trou­ver ce qu’on ne nous a pas pro­posé sur place, parce que le domaine du web nous donne cette liberté de tra­vail et parce qu’aujourd’hui par­tir à l’autre bout du monde ne semble plus un obs­tacle insur­mon­table (car d’ailleurs il ne l’est pas).
    Poussé en voyant d’autres le faire, le pas est plus faci­le­ment envi­sagé puis franchis.

    Je pense que nous allons avoir de jeunes tra­vailleurs, qui sont aujourd’hui encore ado­les­cents, ayant cette conscience d’un mar­ché et d’un panel très large de pos­si­bi­li­tés qui s’ouvrent à eux.

  15. Manuel Diaz

    Bonne syn­thèse en effet sur tout ce que l’on peut lire autour de la gen Y depuis des mois. Pour ma part je retiens deux points majeurs :

    - Le niveau d’attention plus réduit qui consti­tue un enjeu impor­tant pour les marques dans leur capa­cité à entrer en rela­tion avec leurs audiences. Au delà du temps d’attention, je pense qu’il y a bien d’autre fac­teurs clefs à prendre en consi­dé­ra­tion. C’est en cela que je parle d’Attention Marketing comme la nou­velle valeur des marques. Je vous invite à lire mon pro­pos plus déve­loppé dans le livre blanc que j’ai écrit et qui est dis­po­nible ici :
    http://www.groupereflect.net/presse/livre_blanc/attention-marketing.html

    - Je regrette per­son­nel­le­ment que vous poin­tiez du doigt un outil (le wiki) comme une best prac­tice en par­lant de l’exemple de Publicis conseil. La pro­blé­ma­tique est beau­coup plus vaste et relève non pas d’un outil favo­ri­sant la co-rédaction mais bien du sujet large des réseaux sociaux d’entreprise. C’est la mou­vance du social soft­ware et sur ce seg­ment, il se trouve que nous avons un cham­pion en France avec des tas d’entreprises dans ses clients qui ont mis en oeuvre des démarches bien plus abou­tis que le wiki seul, simple ins­tru­ment d’une caisse à outil et d’une métho­do­lo­gie de conduite du chan­ge­ment vastes.
    http://www.bluekiwi-software.com/

    That was my 2 cents contri­bu­tion to the discussion :)

  16. benjamin

    Très bon article qui défi­nit la géné­ra­tion Y au delà de l’âge mais comme une culture à part entière.

  17. WaM

    Wow! Née en 88, je me recon­nais vrai­ment dans ton article. A à peine 21 ans, j’ai enfin la sen­sa­tion d’avoir un peu de pou­voir face aux ainés, et ca s’appelle la “tech­no­lo­gie”. Oui, le monde nous appartient =)

  18. Tux-planet

    Né en 83, je me retrouve beau­coup dans cet article.

  19. Benoît Granger

    Fabrice : je vous rap­pelle que ce “75% des jeunes veulent deve­nir fonc­tion­naires” et une grosse grosse bêtise. Il ya un seul son­dage disant ça, avec une mani­pu­la­tion des ques­tions qui induit les réponses, alors qu’il y en a des wagons mon­trant que 40% des jeunes, par ex, aime­raient créer leur entre­prise, etc…

    (j’avais fait une recherche sur cette idio­tie : en fait on eut en conclure que ce sont LEURS PARENTS qui aime­raient bien que leurs petits deviennent fonctionnaires ! !)

    de plus, je rejoins l’un des com­men­ta­teurs, je suis plu­tôt sur­pris par l’ignorance de mes étudiants de 20 — 25 ans : j’ai l’impression par­fois d’être plus Web 2.0 qu’eux ! :-)

  20. Cab

    Excellent ! Et je suis fier d’en être /-)

    Légère pré­ci­sion : les bourdes dues à une mau­vaise ges­tion de son pro­fil sont légion (bien plus qu’une fois par mois), cf. http://www.lamebook.com/

  21. rukin

    J’ai été très inté­ressé par cet article. Ça colle assez bien avec ce que j’observe de l’extérieur. Ceci dit, l’avenir n’est pas écrit et si je me sou­viens bien de ce qu’on écri­vait sur ma géné­ra­tion, il y a 40 ans, il y aurait un gros tri à faire entre ce qu’on nous annonçait et ce qui est réel­le­ment arrivé.

  22. Manuel Diaz

    Je me per­met égale­ment de signa­ler que le MEDEF orga­nise une confé­rence qui a pour volonté de créer le débat sur le fait d’entreprendre à 20 ans.
    Pour ceux que cela inté­resse, l’événement est ouvert à tous :
    http://www.facebook.com/event.php?eid=128373017120&ref=share

    Disclosure : je ferai l’ouverture de cette dis­cus­sion que j’espère passionnante.

  23. Tchek

    Article génial. Je suis né en 1984 et il n’y a pas une seule ligne dans cet article dans laquelle je ne me recon­nais pas. Au sein de mon entre­prise, je sens très bien que l’on est encore au mana­ge­ment de grand papa et qu’on fait tout “pour nous la faire fer­mer”. Mais notre tour vien­dra, avec d’énormes défis à rele­ver, envi­ron­ne­men­taux et sociaux.

  24. Gilles Misrahi

    La Gen Y est très loin d’être à l’ordre du jour. L’académisme et le conser­va­tisme sont en super forme. Ils empruntent de nou­veaux dégui­se­ments. Si ça sent le gros clash, ça n’en a que l’odeur. Le paral­lèle avec les années 70 ne fonc­tionne pas. La rési­gna­tion est grande. Les super-inclus et petits zizis comptent là-dessus. 

    Sur un forum :

    Différence entre “explo­sion” et “implosion”

    Bonjour !

    Si je vois bien ce qu’est une explo­sion (bien que c’est pas très facile à décrire), je me demande ce qu’on appele “implo­sion”. L’implosion c’est quand un objet se contracte sur lui même de manière “catastrophique” ? 

    Re : Différence entre “explo­sion” et “implosion”

    C’est exac­te­ment ça !

  25. Fabrice Epelboin

    @Jean-Philippe

    En tant que vieux moi même, je vois à quoi tu fais allu­sion, mais en même temps, trai­ter d’individualiste des jeunes, quand on fait parti d’une géné­ra­tion qui n’a pas fait grand chose pour l’écologie et qui a saboté le sys­tème de retraite, c’est pous­ser le bou­chon un peu loin, non ?

    @Enikao

    J’avoue que je n’avais pas lu ton article, en effet, on est sur la même lon­gueur d’onde…

  26. fred

    Article inté­res­sant à bien des niveaux, même si par­fois un peu caricatural. 

    Là ou sur­tout il est inté­res­sant, c’est qu’il annonce clai­re­ment la fin d’un modèle glo­bal devenu com­plè­te­ment inadapté. A force de trop pres­ser le citron, l’ancienne garde se fait prendre à son propre piège, mais à vitesse “grand V”, une vitesse à laquelle ils sont inaptes à répondre.

    ce pas­sage :
    “En France, Hadopi et sa cou­ver­ture par les média a détruit en grande par­tie ce qu’il res­tait de rela­tion de confiance entre la géné­ra­tion Y, très avide d’informations sur le sujet, et les média tra­di­tion­nels, qui ont fait un bla­ckout com­plet sur le sujet jusqu’au der­nier moment.

    sym­bo­lise quant à lui très bien les chan­ge­ments que vont subir les che­mins de l’information. Plus de choix, plus de liberté, et assu­ré­ment autant d’incertitudes quant à la qua­lité de celles-ci.

    Comme toutes les “1ères géné­ra­tions”, la gen Y va elle aussi devoir essuyer des plâtres.

    d’ailleurs si on y regarde bien, n’y a t il pas depuis des cen­taines d’année qu’une suc­ces­sion de nou­velles géné­ra­tions, que les anciennes regardent fondre sur elles avec la peur qu’elle change ses habitudes ?

  27. Fabrice Epelboin

    @rukin

    très bon http://www.lamebook.com/ mais c’est plus des trucs rigo­los que de grosses catas­trophes ayant mené à des licen­cie­ment, le même genre de chose arrive régu­liè­re­ment IRL, et c’est typique­ment le genre de bourdes avec lesquelles on apprend a faire gaffe…

  28. AnXesT

    Si Ca peut ras­su­rer RWW, la géné­ra­tion Y est aussi capable de lire un article long quand il est bien fait.

    Merci de nous faire sor­tir de la soli­tude dans laquelle les géné­ra­tions pré­cé­dentes peuvent par­fois nous pousser…

  29. X-Blaster

    Une nou­velle géné­ra­tion a for­cé­ment envie de reven­diquer son identité. 

    Vous pen­sez que vous êtes réel­le­ment dif­fé­rent des autres générations ? 

    A ce que je sache les hip­pies ne reven­diquaient pas “de vivre pour son tra­vail” de pro­ner la hie­rar­chie ou encore d’accepter le “mar­ke­ting” de l’époque.

    Et oui ! Vous ne res­sor­tez que des idées qui datent d’il y a plus de 30 ans.

  30. Fabrice Epelboin

    @Bertrand

    Mon père, qui est un vieux prof de fac geek de 65 ans, me raconte la même chose depuis 20 ans, chaque année, j’ai ten­dance à croire qu’il passe à coté de quelque chose (moi aussi d’ailleurs). Ce que nous pre­nons pour un manque de curio­sité ne tient pas la route. Il suf­fit de regar­der la consom­ma­tion cultu­relle, notam­ment en terme de musique et de cinéma (merci le P2P) pour se rendre à l’évidence. Ils n’ont pro­ba­ble­ment pas la curio­sité que leurs profs aime­rait voir, mais il y a une indé­niable curio­sité. Wikipedia est l’un des sites les plus consul­tés au monde, et la géné­ra­tion Y fréquente et par­ti­cipe à cela comme les autre, quand j’étais gamin, l’encyclopédia Universalis pre­nait la pous­sière dans le salon… Les choses bougent, si on ne change pas la façon de les regar­der, elles deviennent hors cadre.

  31. Fabrice Epelboin

    @ X-Blaster

    Calme toi, cou­ra­geux ano­nyme, per­son­nel­le­ment, j’ai 39 ans, je ne suis pas de cette géné­ra­tion. Je com­prends qu’elle te fasse peur, tu réa­lise que tu est vieux, et dif­fé­rent, mais ne t’en prend pas à moi, je n’y suis pour rien.

    Va donc buter un gosse dans la rue, ça va te détendre.

    Sinon, pour ta culture per­son­nelle, sache que ce sont les hipies qui ont inventé le mar­ke­ting et la publicité.

  32. Thierry

    inté­res­sant, mes filles sont plus jeunes encore, on va voir ce que ça donne, cela dit moi j’ai presque 50 piges et je suis de la géné­ra­tion Y. Cela dit j’ai sou­vent posé la ques­tion Why à mes patrons, ça m’a valu d’être viré deux fois!

  33. Lou

    Sans les fautes vous seriez plus crédible !

  34. fargoneo

    Perso, né en 75, je me recon­nait dans cette des­crip­tion plus que dans la géné­ra­tion pré­cé­dente, même si cultu­rel­le­ment (film-musique-livre) je m’y recon­nais.
    La console est arri­vée chez moi en 82, et je pas­sais des heures sur des réseaux sociaux mini­tel dès l’âge de 10 ans.
    Je ne crois pas que l’on puisse mettre de classe d’âge mais plu­tot d’un accès tech­no­lo­gique, ayant égale­ment uti­lisé les gps depuis 1990.
    D’autre part, beau­coup de gens nés en 82 – 85 res­tent accro­chés à une vision vétuste de la com­mu­ni­ca­tion où à un rejet absolu de la tech­no­lo­gie, ce qui res­semble à ce que moi j’ai connu à l’époque des pre­miers geek (la géné­ra­tion 68000 pour ceux qui connaissent) où nous révions tous de pou­voir avoir un mini­tel uti­li­sant les capa­ci­tés de ce que l’on appe­lait alors les ‘microo­rid­na­teurs’.
    Le virage techno exis­tait dès les années 80, peu l’ont pris, nous étions nous même des ovnis au sein des cours de récré, il en va de même pour la musique techno, exi­satnt depuis kraft­werk ou JMJarre dès les 70 et pas encore impo­sée­par la per­sis­tance d’un mar­ché obso­lete (starac-par ex) pri­vi­lé­giant l’image au son (un comble en musique) et qui dis­pa­rai­tra contraint d’ici quelques années.
    Les socio­logues résu­mant en terme d’âge sont, à mon sens encore englués dans une vision pas­séiste des choses, j’en prends pour exemple jus­te­ment les entre­pre­neurs web (google-facebook) qui bien que plus âgés ont tota­le­ment assimilé-compris-utilisé inter­net quand pas mal de jeunes de20 ans aujourd’hui sont encore inca­pables d’utiliser un ordinateur.

  35. master-blerow

    Les preuves. Je veux des preuves. Où sont les preuves ? 

    Je trouve votre site super… mais fran­che­ment, sur cet article, peut mieux faire : ce n’est qu’une vague resu­cée de rap­ports eMar­ke­ter (en pro­ve­nance des Etats-Unis), et dont les argu­ments sont reco­piés sans la moindre dis­tance critique. 

    Un inté­rêt, cepen­dant : mettre à la por­tée des masses non-anglophones le buzz­word “Gen Y”. Du coup on va l’entendre à toutes les sauces dans les pré­sen­ta­tions C-Level de France et de Navarre. 

    (Yawn)

    (Deep sigh)

  36. Fabrice Epelboin

    @master-blerow A défaut de preuves, tu as tout de même une flop­pée de témoi­gnages de lec­teurs issus de la géné­ra­tion Y qui semblent se recon­naitre, non ? Sur près de 40.000 visites sur cet article, deux-trois per­sonnes qui non seule­ment ne font pas parti de cette géné­ra­tion et qui doutent de l’analyse… Franchement… Ce n’est pas une preuve au sens scien­ti­fique du terme, mais tout de même…

    On va en écrire d’autres, et rédi­gés par du scien­ti­fique (socio­logue), donc… wait and see ;-)

  37. Julien

    Un superbe article qui ana­lyse en pro­fon­deur la géné­ra­tion Y et qui per­met donc d’appréhender serei­ne­ment les évolu­tions à venir :)

  38. Emmanuel de Saint-Bon

    @ Sarah :
    Merci pour cet excellent article, réflé­chi et bien rédigé.
    Les constats dres­sés sur la connec­ti­vité, les médias, le mar­ke­ting ou encore l’équilibre tra­vail — loi­sir sont justes.

    @ Tous mes jeunes amis de la Génération Y :
    Oui, le chan­ge­ment qui s’annonce, qui est déjà à l’oeuvre est impor­tant et remet en cause des pra­tiques et des sys­tèmes d’information ancrées dans les entre­prises depuis par­fois plu­sieurs décen­nies.
    Oui, les entre­prises doivent com­prendre et inté­grer ces évolu­tions, sous peine de fric­tions internes frei­nant la pro­duc­ti­vité, voire d’incompréhension géné­ra­trice de conflits.
    Oui, nous obser­vons une remise en cause du modèle ances­tral de trans­mis­sion du savoir, le “sachant” n’est plus for­cé­ment le plus vieux et c’est sou­vent des plus jeunes que nous appre­nons désor­mais le plus.
    Oui, dans de nom­breux métiers, la pyra­mide des âges vous donne une situa­tion favo­rable, laquelle vous met en situa­tion d’obtenir des mis­sions, des rétri­bu­tions et des cadres de tra­vail qui répondent à vos attentes.
    Oui, cette situa­tion est enthou­sias­mante (et me passionne).

    Pour autant, il serait hasar­deux d’imaginer que les règles sont désor­mais impo­sées par vous, “les jeunes”, et non plus par les entre­prises elles-mêmes (par leurs mana­gers en fait). Nombre d’entreprises dans lesquelles vous tra­vaille­rez ou tra­vaillez déjà ont une his­toire, une culture, des méthodes. Votre arri­vée dans leurs équipes ne sau­rait signi­fier de remettre en cause les fon­de­ments de ces édifices. Mieux : nom­breuses sont les entre­prises qui ont prouvé par le passé leurs capa­ci­tés à s’adapter et à adop­ter de nou­veaux modèles. Dassault ou Virgin me semblent de bons exemples.
    Sans entrer dans le détail, citons quelques domaines où, oui, les jeunes devront s’adaper (j’ose l’écrire !) ou en tout cas prendre en consi­dé­ra­tion une réa­lité dif­fé­rente de celle de leur ado­les­cence :
    - la culture de l’instantanéité (très en vogue actuel­le­ment, mais hélas sou­vent syno­nyme d’imprévoyance) vs les plans d’action à long terme des entre­prises ;
    - le par­tage à tout va vs la dis­cré­tion, ingré­dient néces­saire à la confiance et à la prise de res­pon­sa­bi­li­tés ;
    - le sou­hait d’importer dans l’entreprise les outils “qu’on toujours uti­li­sés” vs la néces­sité de dis­po­ser d’outils homo­gènes aux coûts d’achat opti­mi­sés ;
    - l’acceptation que d’autres dans l’entreprises (des col­lèges, mêmes des jeunes pour­tant !) ne sont pas à l’aise avec la tech­no­lo­gie et ne sont pas des canards pour autant ;
    - Etc.
    Ne dit-on pas d’ailleurs que le sens de l’adaptation est syno­nyme d’intelligence ?

    En ouver­ture, je vous laisse médi­ter sur un sujet connexe, tout aussi impor­tant : la déten­tion et la trans­mis­sion du savoir au sein de l’entreprise. Comme vous le savez, on apprend toute sa vie pro­fes­sion­nelle durant. Ainsi la route de l’apprentissage qui s’ouvre devant vous est longue. Comme le dit un pro­verbe thaï : “Le savoir-faire ne vaut pas l’expérience, dix gendres ne valent pas un beau-père”.

    Plus d’info sur le sujet : http://tinyurl.com/nyr5ql

  39. youyouk

    quel article! excellent qui plus est :)

  40. le bateleur

    Oui, plai­sant cet article qui dis­tille le fait tout en gar­dant la dis­tance de l’humour.

    Après cette géné­ra­tion il y en a une autre qui est tout aussi intéressante.

    C’est celle de ceux qui sont né avec toutes ces “mer­veilles tech­no­lo­giques actuelles”
    au point que pour eux elles n’en sont pas (des mer­veilles) mais tout sim­ple­ment des éléments com­pa­rables à un trot­toir, une ampoule, une main, un regard, un chat, … une sieste.

    Eux sau­ront nous dire ce que tout cela vaut réel­le­ment, en dehors de tout effet cadeau. Pour eux ce ne sont plus des cadeaux.
    Eux sau­ront aussi élimi­ner ce qui n’a aucune épais­seur
    cela leur regard le verra … pas le notre.

    Après eux, plus rien ne sera comme avant.

    Beaucoup d’empereurs nus pren­dront froids.

  41. Dominique Rabeuf

    La géné­ra­tion Y ne dif­fère pas de celles qui ont pré­cédé l’apparition du télé­phone.
    Les réseaux sociaux ont toujours existé.
    La dif­fé­rence est au niveaux des moyens.
    Les réseaux sont de même nature, des regrou­pe­ments autour d’intérêts com­muns. Ces regrou­pe­ments peuvent per­du­rer comme des asso­cia­tions qui existent depuis des dizaines d’années, d’autres sont ponc­tuelles comme des gens se lient pour un événe­ment et ne se revoient jamais. Ces réseaux sont publics, ouverts ou non, cer­tains sont opaques comme des socié­tés secrètes. Ce qui change est l’absence de ren­contre de visu qui peut poser pro­blème en cas de rela­tion qui demande un niveau de confiance impor­tant. Beaucoup de voca­tion de com­mu­ni­cants naissent, mais la plu­part des sites, blogs sont rapi­de­ment délais­sés. Les sta­tis­tiques mettent en évidence que beau­coup de connec­tés se contentent de regar­der. Beaucoup de sites exigent un abon­ne­ment rien que pour par­cou­rir les pages, c’est idiot, cela me casse les pied de devoir don­ner mon adresse de mes­sa­ge­rie de ren­trer un mot de passe pour voir si le site de trucs et astuces et peu­plé de gens qui ont répondu de façon per­ti­nentes à des ques­tions.
    Les jeunes que je connais (16 — 30 ans) sont plus tourné vers le ter­mi­nal mobile. Ils ont sur eux un bouquet de musique, vidéos, jeux. Maintenant ils télé­charge direc­te­ment sur le ter­mi­nal mobile; avant ils uti­li­saient le PC pour télé­char­ger puis fai­saient une copie sur le bala­deur. Maintenant c’est le contraire; ils glanent avec le mobile et copient sur PC après tri sélec­tif. Certains sont des vir­tuoses: ils ont recons­truit un PC sur leur mobile.
    Moi j’attends un peu plus de robus­tesse et sur­tout le ebook
    http://www.youtube.com/watch?v=aK75RSQBZYs&eurl=http://www.web21th.com/institut-francophone-internet-web-21-siecle.htm&feature=player_embedded

  42. Augustin van Rijckevorsel

    je signe!!! un de plus dans cette fameuse Y generation

  43. y!onel

    Correctif :
    En fait c’est pas la Y qui change tout, c la X !
    you­hou, j’en suis ;)
    http://www.readwriteweb.com/enterprise/2009/09/forget-gen-y-gen-x-is-making-r.php

  44. Fabrice Epelboin

    Je suis des­sus, on le tra­duit asap :-)

  45. als215

    Tellement vrai… que dire de plus une ana­lyse parfaite.

  46. Mathieu

    Je suis né en 87 et je me retrouve égale­ment dans cet article, et quand je vois ma soeur de 14ans, je peux dire qu’elle est encore plus ancrée que moi dans cette géné­ra­tion Y…
    Par contre, je vou­drais ajou­ter quelque chose qui me parait impor­tant: j’ai l’impression que la géné­ra­tion Y est beau­coup moins réfrac­taire que les anciennes à par­ler anglais, et on l’apprend bien mieux en regar­dant des séries en VOST sur le net qu’en étudiant en cours. De plus, beau­coup de jeunes partent à l’étranger pour deve­nir bilingue, ce qui était moins le cas, il me semble, il y a 20ans. Les jeunes parlent anglais pour pou­voir échan­ger plus faci­le­ment avec BEAUCOUP plus de monde, et ce plus faci­le­ment, mais aussi pour trou­ver des infor­ma­tions sur le net qui ne sont pas dis­po­nibles en français!
    Donc sans par­ler de la tech­no­lo­gie et de l’utilisation qu’on en fait, la muta­tion des entre­prises, mar­ke­ting etc. va, je pense, de plus en plus pas­ser par l’anglais qui fait part entière de notre géné­ra­tion (du moins, pour la majo­rité d’entre nous)
    A vos commentaires!

  47. Fabrice Epelboin

    Intéressant… Internet et le pira­tage lut­tant contre l’illettrisme anglo­phone des français… Je n’a pas sou­ve­nir d’avoir vu des chiffres mon­trant que le niveau d’anglais mon­tait, si quelqu’un a vu ça quelque part, je suis preneur ;-)

  48. Sehkba

    C’est fou comme je me retrouve dans ces pro­pos !!! Merci, très bonne analyse !

  49. Stéphane Simard

    Intéressant de voir que des deux côtés de l’Atlantique, les Y se res­semblent. Cependant, je pense que du côté du Québec, les mana­gers sont plus ouverts. Écou­tez ici deux entre­vues pour en juger par vous-mêmes : http://www.conneXionY.com

  50. MojoJojo

    Alors…pour avoir 30 ans… être direc­teur artis­tique, desi­gner, avoir connu et par­ti­cipé aux débuts de l’internet old­school, un peu otaku sur les bord, je me recon­nais trop dans ce “résumé” du life­style de la Soit disant gen Y.
    Ce n’est pas une ques­tion d’âge je dirais, mais d’accessibilité à cer­taines faci­li­tés d’échanges, de dia­logues, de com­mu­ni­ca­tion… Je pense même que le terme com­mu­ni­ca­tion ou com­mu­nauté perd de son sens tel­le­ment l’ampleur du phé­no­mène a cassé les codes.
    Bon nombres de socié­tés, de marques ont du sou­cis a se faire. Même en met­tant leur atti­rail bling bling pour séduire. Cette géné­ra­tion n’est pas dupe et s’en amuse.
    Alors pourquoi s’emm… à bos­ser comme papa maman alors que l’on peut écrire notre vie et écrire nos règles ? Pourquoi ne pas pro­fi­ter de la vie en étant tous inter­con­necté pour se réa­li­ser à plu­sieurs ?
    Ca a presque un reland hyp­pie non ? FInalement c’est peut-être un éter­nel recom­men­ce­ment, avec tech­no­lo­gie et évolu­tion.
    On remarque cepen­dant que les mar­ke­teux comme les sociétés/ entre­prises et poli­tiques, eux n’ont jamais réele­ment su aller au delà de ces ten­dances, mais ont plu­tôt été à la traine.
    Et je rigole d’avoir vu les mana­gers bling-bling, les marketeux-péteux se cas­ser les dents à maintes reprises, alors que c’est fina­le­ment si simple de faire simple…

    Bel article. :)

  51. W de Sao Paulo

    Article inté­res­sant mais por­trait angé­lique d’une géné­ra­tion qui (sou­vent) ne regarde le bout de son nez, s’occupe davan­tage de l’update des sta­tus face­book que du monde qui l’entoure…

  52. Fabrice Epelboin

    Sauf que ça c’est propre à l’adolescence, pas à cette génération ;-)

  53. Akal

    @Enikao
    @Fabrice
    Très sim­pas cet article / tra­duc­tion / adap­ta­tion / para­phrase peu importe, cha­cun donne sa vision des choses. Étant donné qu’on regarde la même mai­son heu­reu­se­ment que ces visions se res­semblent ! Mais cette remarque de pseudo-paternité m’amuse et me fait pen­ser à cer­tains sur face­book “hey c’est ma vidéo” dès que vous par­ta­gez leur lien… Remarque qui sonne mal de la part de gens qui se disent connaître cette géné­ra­tion. J’ai écrit moi aussi quelques lignes sur ce sujet, dans un cadre plus ciblé (par­tage de musique). Page 34 – 35 http://www.slideshare.net/guestb0f9d9c5/musique-numerique
    A + et merci !

  54. Akal

    @ Fabrice
    “Sauf que ça c’est propre à l’adolescence, pas à cette génération ;-)”

    Bien de ton avis, les ados se tri­potent le nom­bril pen­dant que leurs ainés le leur reprochent et les sché­mas se repro­duisent depuis… depuis… qu’est ce que j’en sais, ça fait pas 1000 ans que je suis là moi… J’entends encore ma mère me dire que de son temps à peine 40% des jeunes avaient leur bac, “nor­mal c’était bien plus dif­fi­cile à l’époque” moi je lui répond “ouai mman t’as rai­son mais à ton époque, les 60% de jeunes res­tant étaient des pay­sans !” (ok c’est exa­géré mais bon, marre d’entendre tjs les même ren­gaines ! ;-P) On peu pas trans­po­ser son époque à une autre sans adap­ta­tion, c’est comme faire la conver­sion euro/franc aujourd’hui !…

  55. Benoît Granger

    Fabrice : sur l’anglais, je me rap­pelle avoir vu pas­ser 2 ou 3 papiers de profs (genre secon­daire) disant qu’ils étaient esto­maqués par la bonne pro­non­cia­tion et les idio­tismes typique­ment NY de leurs éleves ! ! Oui les séries, oeuf corse ! !

  56. Galliryc

    Très bon article. Excellent article même.
    Je ne sau­rais que trop conseiller la lec­ture de “Grown up digi­tal”, de Don Tapscott. Je ne sais d’ailleurs pas s’il est dispo en fr, à voir.

    Sinon un autre article qui traite du même sujet :
    http://www.mysaas.fr/etudes/saas-global-sp-collaboratio/

  57. Fabrice Epelboin

    @Benoit

    oui, j’ai entendu la même chose, le pira­tage inten­sif de séries amé­ri­caines en VO aurait un impact assez signi­fi­ca­tif sur le niveau d’anglais, par contre, je n’ai jamais vu d’étude sur cela… Je suis pre­neur de liens :-)

  58. EmilyT

    Y avait-il de la pub dans la cours de l’école pen­dant que vous dis­cu­tiez avec vos potes? non
    Y a t’il de la pub lorsque vous dinez tranquille­ment avec vos potes? non
    Y at’il de la pub sur Facebook qui n’est rien d’autre qu’une dis­cus­sion entre potes ? oui
    C’est peut-être pour ça que ca ne passe pas.

    Ensuite, que voit-on à la télé­vi­sion, dans le métro, sur les maga­zines? danone, renault… etc. Ok on connait.
    Mais qu’y a t’il sur Facebook et sur les sites en géné­ral?
    des cen­taines de marques dif­fé­rentes, incon­nues, avec des adresses en .com, . net. biz à ral­longe. De nou­velles mini-marques ne se sont-elles pas engouf­frées sur le mar­ché de la pub?

    Du coup ça fait le même effet qu’un tas de pros­pec­tus, c’est insup­por­table et tout le monde zappe.

    Ce n’est peut-être pas le fait qu’il y ait de la pub qui dérange.
    Les jeunes sont les pre­miers à se mar­ke­ter et à faire de la réclame pour eux-même, la pub, ça leur va bien. Mais les marques devraient s’imposer vrai­ment, en 4×3 inter­net et mettre le prix… pas venir sour­noi­se­ment s’immiscer dans les conver­sa­tions et s’excuser d’être là auprès de gens dont Facebook a en plus gon­flé l’ego. 

    Pour moi c’est un rap­port de force, mais ce n’est que mon avis.

  59. Carole

    Je suis de la géné­ra­tion des Baby Boomers.…et je dis que la géné­ra­tion ”Y” n’est pas mieux que celle d’avant ni pire que celle qui sui­vra.. elle est juste dif­fé­rente.. comme toutes les autres géné­ra­tions pré­cé­dentes. C’est ce qu’on appelle l’évolution et le pro­grès. N’oublions pas que c’est grâce aux Baby Boomers qui ont jus­te­ment tra­vaillés 60 heures par semaine toute leur vie.. pour que vous autres les ”Y” et les ”X”.. puis­siez jouir de l’utilisation des ordi­na­teurs, des Ipods, X-Box, des électro-ménagers sup­po­sé­ment super-performants.…des voi­tures ultra modernes qui coûtent la peau des fesses (mais qui va quand même finir dans une cour à scrap dans 10 ans)…la grosse mai­son sur le bord du lac.…et tout le tra­lala qu’il y a sur le mar­ché.. et donc vous ne sau­riez vous passez…et la preuve est que lorsque vous êtes prêts à quit­ter le nid fami­lial (autour de 30 ans pour la plu­part) ça vous prend tout ça pour fonc­tion­ner.. ni plus.. ni moins… sauf que bien sou­vent … vous n’en avez pas les moyens…et pour la plu­part d’entre vous.. vous ne réus­si­rez jamais à avoir tout ça… à moins que vos parents ne vous aident finan­ciè­re­ment… (à 30 ans?????.. Houston.. on a un pro­blème là!” 

    Donc.. en résumé.… votre géné­ra­tion ne sera pas meilleure que la nôtre.. parce que entre vous et moi… y a pas mal moins de jeunes qui sont inté­res­sés à pour­suivre leur études et faire quelque chose de leur vie.. que les gens de notre géné­ra­tion… mais ce qui est plus alar­mant encore.. c’est que c’est votre géné­ra­tion qui veillera sur notre géné­ra­tion.. ouille.. j’ai vrai­ment pas hâte d’être rendu là!

  60. Fabrice Epelboin

    Merci Carole, merci.

    Merci égale­ment pour le réchauf­fe­ment cli­ma­tique qui fera du monde de demain le plus grand défi que l’humanité ait jamais relevé, merci pour la dette colos­sale dont les géné­ra­tion X et Y ont hérité et qui a payé le confort de votre géné­ra­tion, merci pour cet égoïsme des baby boo­mers, qui vous rend capable d’écrire, en 2009, un tel com­men­taire en étant, sur l’instant, aussi sin­cère qu’aveugle aux res­pon­sa­bi­li­tés de votre géné­ra­tion dans la catas­trophe qu’est le monde d’aujourd’hui.

    Les géné­ra­tions qui viennent seront néces­sai­re­ment meilleures que les pré­cé­dentes, car dans le cas contraire, elles ne seront pas du tout. Elles n’ont plus, comme la votre, la pos­si­bi­lité de repor­ter à demain des pro­blèmes qu’elles devraient gérer aujourd’hui.

  61. Carole

    Pauvre Fabrice… vous n’avez rien com­pris… les géné­ra­tions se suivent et se res­semblent… et ne sont pas mieux pour autant…pour ce qui est du chan­ge­ment cli­ma­tique… arrê­tez de paniquer avec ça.… la pla­nète fait tout sim­ple­ment son ménage.. ce n’est pas nou­veau… ça se fait depuis la nuit des temps.… la seule dif­fé­rence.. c’est que vous en êtes conscients parce que ça se passe durant votre ère.… et que dans l’espace temps.. vous en êtes conscients…qu’est-ce vous pen­sez qui est arrivé aux dino­saures.… ils sont dis­pa­rus de la sur­face de la terre parce qu’il y a eu des chan­ge­ments cli­ma­tiques à un moment donné … c’est un pro­ces­sus tout à fait nor­mal et cyclique… 

    N’oubliez jamais.. que l’espèce vivante la plus stu­pide qu’il puisse exis­ter sur la terre.. c’est l’être humain.. parce qu’il est le seul à être doté d’une intel­li­gence.. le seul à pos­sé­der le pou­voir de choi­sir.. et le seul à être capable de faire du mal inten­tio­nel­le­ment … et le seul à pou­voir détruire autour de lui… vous ne ver­rez jamais les ani­maux agirent comme ce que font cer­tains êtres humains… bonne réflextion …

  62. Fabrice Epelboin

    Facile de ne pas paniquer quand on n’aura pas à assu­mer, hein ;-)

    Bonne retraite :-)

    (au fait, les dino­saures, c’était une météo­rite, pas un chan­ge­ment climatique)

  63. Fabrice Epelboin

  64. Carole

    Non.. effec­ti­ve­ment je ne panique pas.. parce que les chan­ge­ments vont avoir lieu.. d’une manière ou une autre… et que ce soit un météo­rite ou un chan­ge­ment cli­ma­tique… au bout du compte.. ça ne fait aucune dif­fé­rence dans la balance.. parce que nous sommes infi­ni­ment petits face à cette grosse boule que l’on appelle la Terre… nous ne sommes que de pas­sage… et notre vie est bien éphé­mère si on la com­pare au sys­tème solaire et l’espace temps.. cha­cun a le droit de pen­ser ce qu’il veut… et quand vous aurez vécu aussi long­temps que moi… et que vous vous retour­nez pour regar­der ce que votre géné­ra­tion a accom­pli.… vous vous sou­vien­drez de cette conver­sa­tion qui vous semble bien banale…et vous vous aper­ce­vrez que fina­le­ment.. plus ça change.. plus c’est pareil! Et merci pour les voeux de bonne retraite… j’espère que le moment venu…la vôtre sera aussi intéressante!

  65. Fabrice Epelboin

    Chère Carole, tout d’abord, sachez que je ne suis pas vrai­ment un gamin, j’ai 40 ans, suf­fi­sam­ment pour savoir que l’on ne peut rien contre un météo­rite mais que l’on peut faire quelque chose contre les chan­ge­ments cli­ma­tiques, même si ceux-ci ne seront pro­blé­ma­tiques qu’au moment de ma retraite à moi, qui sera du coup sans nul doute inté­res­sante, mais pas finan­cée, elle ;-)

    Ce genre d’attitude désin­volte et désa­bu­sée qui ne fait guère que masquer une démis­sion face à des res­pon­sa­bi­li­tés est la rai­son même de la perte totale de cré­di­bi­lité de cette géné­ra­tion qui est la votre. La mienne est entre deux, rela­ti­ve­ment à l’abri de l’armagedon de demain, ce qui n’est pas une rai­son pour adop­ter un tel fata­lisme, la géné­ra­tion Y, elle, va devoir se battre pour sur­vivre dans le monde qu’elle a reçu en héritage.

    Je doute que je trouve un jour ce genre de consi­dé­ra­tions bien banales, et je regrette fort que vous la qua­li­fiez ainsi, mais en même temps, je ne peux pas grand chose pour vous, peut être vous conseiller quelques films comme celui cité plus haut, ou quelques lec­tures

  66. Clémentine

    Article très inté­res­sant. Je fais plei­ne­ment par­tit de cette géné­ra­tion.
    Quelqu’un a marqué “Hello, un poil angé­lique cette des­crip­tion. De ce que je vois, la tranche 11/15 est beau­coup plus indi­vi­dua­liste, égocen­trique et jmen­fou­tiste que ce que l’on veut bien dire (ou croire).”
    Et bien c’est faux. Nous sommes jeunes mais pas spé­cia­le­ment jemen­fou­tiste, il suf­fi­rait de nous pro­po­ser des choses inté­res­sante, tous mes amis s’informent de l’actualité poli­tique, écolo­gique, musi­cale, ciné­ma­to­gra­phique, et autres. Nos centre d’intérêt ne sont sim­ple­ment pas les mêmes.

  67. Telliac

    Et pen­dant ce temps, les chi­nois travaillent …

  68. trucs

    Très bonne article même si cela vient en parti d’une tra­duc­tion. J’aimerais pou­voir écrire que la géné­ra­tion Y par­tage de plus en plus d’informations inté­res­santes et per­ti­nentes. Malheureusement, mal­gré le fait que la géné­ra­tion Y soit mul­ti­tâches (pas comme l’iphone), les sujets trai­tés sont de plus en plus futiles et de moins en moins pro­fond… Certes ils par­tagent beau­coup plus que la géné­ra­tion X mais est-ce que cela en vaut vrai­ment la peine? On atteint j’espère le paroxysme du partage…

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    […] Un article très inté­res­sant sur le fonc­tion­ne­ment des 15 – 30 ans la géné­ra­tion Y http://fr.readwriteweb.com/2009/09/08/a-la-une/generation-y/ […]

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    […] il y a un billet à ne pas rater cette semaine, c’est celui de Read Write Web sur la géné­ra­tion Y, véri­ta­ble­ment ins­truc­tif ! Must read […]

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  11. Ignorer la génération Y n’est pas sans risques … | Business Commando :

    […] La géné­ra­tion Y va tout chan­ger | ReadWriteWeb France Que vous cher­chiez à vendre un pro­duit, à recru­ter ou à recueillir leur vote, il fau­dra se faire à leurs usages et à leur culture, et ceux-ci sont radi­ca­le­ment dif­fé­rents. Tenter de les for­cer à adop­ter la culture de leurs ancêtres n’a pas plus de chances de réus­sir que de for­cer les enfants des années 70 a adop­ter l’uniforme à l’école, ceux qui s’y sont essayé se sont cassé les dents. Il est encore temps de les accueillir plu­tôt que de les affron­ter, car quoi que vous fas­siez, le monde leur appartient. […]

  12. Geek After All » Ivy Bean : 104 ans et un compte Twitter! :

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    […] in zijn aan­we­zi­gheid vana­vond: http://www.alaincaviggia.be — dat we dit arti­kel over het gedrag van gene­ra­tie Y inter­es­sant vin­den en dat we  de veran­de­rin­gen van de way of life in acht moe­ten nemen in de […]

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    […] La géné­ra­tion Y va tout chan­ger http://fr.readwriteweb.com/2009/09/08/a-la-une/generation-y/ […]

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    […] Le chro­mo­some Y est déci­dé­ment le chro­mo­some du […]

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    […] La géné­ra­tion Y va tout chan­ger | ReadWriteWeb France – Le titre est assez explicite ! […]

  34. les « Y » or « Why » « Bagus – Webmarketing :

    […] Ils ont de 12 à 31 ans, sont des « native techno » pour com­prendre cette géné­ra­tion, le mar­ke­ting doit chan­ger, le mana­ge­ment aussi … Ils sont la géné­ra­tion du pourquoi « why » or Y. Un article publié sur http://www.readwriteweb.com par S Perrez & F Epelboin http://fr.readwriteweb.com/2009/09/08/analyse/generation-y/ […]

  35. Quel avenir pour la presse d’information ? « Blog-Entrenet :

    […] la presse d’information doit se remettre en ques­tion, c’est que pour notre géné­ra­tion –so cal­led Y-, la manière de consom­mer l’information à bien chan­gée en 10 ans : Proximité (Métro dans le […]

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    […] La géné­ra­tion Y va tout chan­ger Que vous cher­chiez à vendre un pro­duit, à recru­ter ou à recueillir leur vote, il fau­dra se faire à leurs usages et à leur culture, et ceux-ci sont radi­ca­le­ment dif­fé­rents. Le monde leur appartient. […]

  37. La génération Y est-elle si connectée ? — Chroniques du web :

    […] lec­ture du billet La géné­ra­tion Y va tout chan­ger, je m’étais demandé si les com­por­te­ments décrits cor­res­pondent réel­le­ment à la réalité […]

  38. (Génération(s))> Générations X, Y, Z… + multiformat :

    […] orienté mar­ke­ting géné­ra­tion­nel — http://www.generationy20.com/, idem, orienté mana­ge­ment — http://fr.readwriteweb.com/2009/09/08/analyse/generation-y/ sur les modi­fi­ca­tions orga­ni­sa­tion­nelles et mer­ca­tiques induites par la géné­ra­tion Y — […]

  39. ReadWriteWeb France un « must read » | Le Blog Kinoa :

    […] La géné­ra­tion Y va tout changer […]

  40. La generación Y va a cambiarlo todo « Connexion 2.0 :

    […] del artí­culo La géné­ra­tion Y va tout chan­ger, de Sarah Perez et Fabrice […]

  41. Qui est la génération Y? | Synchro Blogue | Sympatico / MSN :

    […] « La hié­rar­chie, au sein des sys­tème sociaux qui font leur quo­ti­dien, est déter­mi­née, en grande par­tie, par la recon­nais­sance qu’a le groupe de la com­pé­tence d’un lea­der, et non par le simple fait de son posi­tion­ne­ment sur un orga­ni­gramme. Le modèle mana­gé­rial de Google est un reflet fidèle de ce constat. » (source) […]

  42. Marketing Eficiente » Blog Archive » La generación Y va a cambiarlo todo :

    […] del artí­culo La géné­ra­tion Y va tout chan­ger, de Sarah Perez et Fabrice […]

  43. Mes 5 lectures de la semaine « isabelleprigent's Blog :

    […] La géné­ra­tion Y va tout chan­ger sur […]

  44. Le casual Weber | TiBo, etc. :

    […] casual Weber a entre 14 et 25 ans. Il est en plein dans la fameuse «Génération Y», né entre le début des années 80 et la fin des années 90, et a vécu la démocratisation […]

  45. xavierbernard.fr » Lotus Notes : la préhistoire du mail :

    […] (pour plus d’infos sur la « géné­ra­tion Y », je vous conseille vive­ment de lire cet article. C’est impres­sion­nant le nombre de points sur lesquels je me […]

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