Il est crucial de préserver la neutralité du Net !

« La neutralité du Net ». Ce concept obscur est l’essence même du Net tel que nous le connaissons. Dans l’environnement numérique, elle est la garantie de la libre concurrence, de l’innovation et des libertés fondamentales. Jusqu’à présent, la neutralité du Net s’est imposée comme règle, tant pour des raisons techniques qu’économiques. Cependant, elle est aujourd’hui menacée par les opérateurs de réseaux1 [1] qui voient des opportunités commerciales dans le contrôle des flux d’informations qu’ils véhiculent. Il est crucial de saisir l’occasion qu’offre la troisième lecture de la révision des directives du « paquet télécom » pour prendre des mesures fortes destinées à protéger un Internet libre, ouvert et innovant au sein de l’Union Européenne.

Qu’est ce que la neutralité du net ?

Lorsque vous envoyez un courrier postal, le service postal ne l’ouvre pas pour décider comment l’acheminer en fonction de son contenu ou de l’identité de son émetteur. Son rôle se borne à acheminer votre correspondance. Le service est alors considéré comme neutre2 [2]. C’est la même chose avec Internet : si aucune forme de discrimination n’est appliquée en fonction de l’émetteur, du récepteur, ou de la nature même des informations qui y circulent, on peut alors parler de neutralité du Net. Les opérateurs ne décident pas si l’utilisation de tel service ou telle application ou si l’accès à un contenu donné doit avoir la priorité sur le reste du flux d’informations. Grâce à ce principe, chacun dans le monde, quel que soit son opérateur, a accès au même Internet3 [3].

Pourquoi a-t-on besoin de la « neutralité du Net » ?

Ce principe de neutralité du Net tel qu’on le connaît aujourd’hui est fondamental pour la protection de valeurs essentielles de nos sociétés :

  • La libre concurrence.

    Si un fournisseur d’accès porte atteinte à la neutralité du Net, il peut très facilement favoriser ses services par rapport à ceux de ses concurrents. Par exemple, en France, les trois opérateurs interdisent aux clients de leur « internet mobile » d’utiliser des logiciels de voix sur IP4 [4] (tels que Skype), les forçant ainsi à payer leurs communications nationales et internationales aux tarifs (élevés) de leurs réseaux. Le client ne peut même pas passer à la concurrence, car les trois opérateurs5 [5] appliquent la même politique6 [6]. Ces pratiques, fondamentalement anti-concurrentielles, sont nuisibles pour le consommateur, la croissance économique et l’innovation.

  • L’innovation

    Depuis sa création, Internet a été construit par ses utilisateurs. « Deux gus dans un garage » (ou dans une chambre d’étudiant) ont développé des myriades de projets et de start-ups microscopiques qui se se révèlent aujourd’hui incontournables. Il en va ainsi de Google, Wikipedia, Skype, eBay, BitTorrent, Twitter et de bien d’autres éléments essentiels d’Internet, utilisés dans le monde entier quelques mois après leur création. Cette « innovation sans permission » est saine et stimulante. Elle est bénéfique à toute l’économie. Que se passerait-il alors si le prochain acteur innovant devait demander à tous les opérateurs la permission d’utiliser leurs réseaux, ou payer pour obtenir une priorité normale7 [7] afin d’éviter des lenteurs fatales à l’utilité de sa création ? Cette perspective n’est pas sans déplaire aux différents opérateurs qui y voient l’opportunité de recentraliser et contrôler du Net.

  • Les libertés et droits fondamentaux

    Aux termes de l’article 11 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 : « La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme : tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi » ; [...] en l’état actuel des moyens de communication et eu égard au développement généralisé des services de communication au public en ligne ainsi qu’à l’importance prise par ces services pour la participation à la vie démocratique et l’expression des idées et des opinions, ce droit implique la liberté d’accéder à ces services.

    C’est le Conseil constitutionnel qui a fait cette déclaration retentissante8 [8], confirmant ce que le Parlement européen a déjà exprimé à maintes reprises.

    Aujourd’hui, Internet un outil d’exercice de la liberté d’expression et de communication, elle-même essentielle pour le bon fonctionnement de nos démocraties. Blogs, microblogs, réseaux sociaux et messageries instantanées sont autant de nouvelles méthodes de participation au débat public. Dans une démocratie, seul un juge peut statuer sur les restrictions aux libertés fondamentales aussi importantes que la liberté d’expression. Que se passerait-il si le contrôle de ces nouveaux outils était laissé à quelques entreprises au nom de leurs profits ?

Pourquoi la neutralité du Net est-elle en danger ?

Internet se développe sans cesse. Jusqu’à présent, lorsque les réseaux des opérateurs étaient saturés, ils investissaient dans plus de bande passante et augmentaient la puissance de l’infrastructure globale que nous appelons Internet. Avec ces nouvelles possibilités de pratiques anti-concurrentielles lucratives, les opérateurs pourraient se tourner vers un nouveau business model : investir dans le contrôle de ce qui circule sur leurs réseaux, plutôt que d’investir dans de meilleurs réseaux. Ce modèle créerait des conditions d’autojustification de ces politiques : « Internet est devenu trop lent, nous sommes par conséquent obligés de contrôler et d’attribuer des priorités sur le contenu, les services et applications dont les propriétaires sont prêt à payer plus d’argent. » De tels arguments, accompagnés du mirage de la « fin d’Internet », ont été avancés devant le Parlement européen pour justifier l’abandon de la neutralité du Net, mais ne tiennent pas devant les réalités techniques. Une bande passante toujours moins onéreuse et une gestion raisonnable9 [9] du réseau permettent au réseau de grandir sur la base d’investissements structurels10 [10].

Comment nous sauverons la neutralité du Net

Dans le cadre de la révision du « paquet télécom » (les directives européennes qui réglementent le marché des télécommunications), l’opérateur américain AT&T mène une vaste campagne contre la neutralité du Net. Cette campagne est jusqu’ici couronnée de succès : la plupart de leurs requêtes ont été intégrées au texte voté en seconde lecture. Cependant, un amendement qui protège les libertés et droits fondamentaux de l’utilisateur – l’amendement 138 – a bloqué l’adoption du paquet télécom. Une troisième lecture cet automne est désormais engagée. Au cours de cette « procédure de conciliation », le Parlement Européen et le Conseil de l’Union européenne vont négocier de nouvelles modifications au texte. Les citoyens européens seront alors face à une opportunité décisive pour faire poids dans le débat s’il veulent protéger leurs droits et Internet :

  • Contactez par téléphone vos eurodéputés et informez-les de l’importance de la préservation de la neutralité du Net. Demandez-leur d’en informer les membres de leur groupe politique et de leur délégation.
  • Dès que le comité de conciliation du Paquet Télécom sera nommé, il est important de vérifier que chaque membre est bien informé des enjeux et est prêt à agir en faveur de la préservation de la neutralité du Net.
  • Parlez-en, bloguez, twittez, et informez la presse de ces enjeux.
  • Si votre fournisseur d’accès porte atteinte à la neutralité du Net dénoncez publiquement ses pratiques avant d’en changer.
  • Suivez nos campagnes pour vous tenir au courant des actions à venir.

Si nous n’agissons pas maintenant, une poignée d’opérateurs pourrait obtenir le contrôle du Net tel que nous le connaissons et transformer la plus belle invention pour le partage de la connaissance humaine depuis l’imprimerie en la vache à lait dont ils rêvent. S’ils réussissent à imposer une « télévision 2.0 », la libre concurrence, l’innovation et les libertés fondamentales pourraient alors tomber sous leur contrôle et devenir des vestiges du passé.

  1. 1. [11] L’exemple le plus récent est le fournisseur d’accès néerlandais USP, qui a décidé de manière unilatérale que certaines parties d’Internet deviendraient plus lentes pour ses utilisateurs.
  2. 2. [12] Il existe évidemment des exceptions justifiant le blocage de paquets par les fournisseurs d’accès, par exemple des raisons de sécurité.
  3. 3. [13] Quelques pays « sympathiques » ont délibérément supprimé ce principe de neutralité du réseau : c’est le cas de la République Populaire de Chine, de la République Islamique d’Iran, de la Corée du Nord, etc.
  4. 4. [14] Leur politique interdit tout autant le partage de fichier de pair à pair, la diffusion de flux vidéo ou audio, les newsgroups etc, afin de favoriser la distribution de leurs propres offres de contenus.
  5. 5. [15] Orange, SFR et Bouygues Télécom
  6. 6. [16] Les lois sur la concurrence se sont avérées inutiles pour réduire les ententes sur les tarifs de téléphonie mobile en 10 ans, invalidant de fait l’argument principal du rapporteur Malcom Harbour selon lequel les lois sur la consommation et la concurrence suffisaient à préserver la neutralité du net.
  7. 7. [17] Les fournisseurs d’accès qui plaident contre la neutralité du net affirment qu’il est nécessaire de donner priorité à certains types de services et applications plus que d’autres, ce qui en réalité leur permettrait d’investir dans des priorisations lucratives et anti-concurrentielles plutôt que dans leurs infrastructures.
  8. 8. [18] Dans sa décision du 10 juillet 2009 [19] (point 12) invalidant la loi HADOPI sur la « riposte graduée » qui permettait que la connexion à internet d’un abonné français puisse être coupée sur simple décision administrative.
  9. 9. [20] Une gestion raisonnable des pratiques sur le réseau permet à un fournisseur d’accès de se prémunir des problèmes liés à la sécurité tout en partageant sa bande passante disponible sans aucune discrimination entre ses utilisateurs.
  10. 10. [21] Un tel modèle d’investissement pour la croissance de l’Internet est d’autant plus justifié que, dans de nombreux pays, ces investissements structurels sont partiellement financés par les impôts des contribuables.

Texte initialement publié chez La Quadrature du Net, écrit par neurone227, sous licence CC-by-sa)

A lire également :

  1. LOPPSI: naissance d’une cybersécurité ou mort de la neutralité du Net? ...
  2. Table ronde Neutralité du Net : les enjeux du contrôle de l’Internet ...

21 commentaires pour cet article

  1. Martin

    On ne peut qu’être d’accord avec cet article, mais com­ment réagir ? L’auteur pro­pose de dénon­cer de tels abus et de chan­ger de four­nis­seur d’accès, mais com­ment faire dans le cas de l’offre mobile ou les trois opé­ra­teurs sont de mèche ?

    La seule solu­tion parait poli­tique, mais quand on voit la mécon­nais­sance du sujet par nos diri­geants (hadopi), com­ment espé­rer que la situa­tion s’améliore ?

    Soutenons les ini­tia­tives qui dénoncent, les inter­nautes doivent aussi avoir un groupe de pres­sion le plus fort pos­sible pour sau­ve­gar­der la neu­tra­lité du net !

  2. Fabrice Epelboin

    Courage, avec un peu de chance, il y aura Free comme qua­trième opé­ra­teur. Ceci dit, il ‘y a rien qui res­semble de près ou de loin à la Net Neutrality sur les réseau mobiles, donc en ce qui concerne ce sec­teur, c’est foutu depuis longtemps.

    Avec les smart­phone et leur accès web, ça com­mence a chan­ger, mais hier, si vous aviez une super appli java pour mobile, il vous fal­lait pas­ser des accords avec les opé­ra­teurs pour le dis­tri­buer, c’est tout l’inverse de la net neu­tra­lity (et please, pas de bashing sur Apple et l’iPhone, même si c’est une pla­te­forme fermé et que c’est mal, Apple n’est pas un opé­ra­teur, inutile d’embrouiller le débat déjà com­plexe de la Net Neutrality)

  3. sir.chamallow

    Préservons la Neutralité du net, le seul moyen comme tout le monde le rap­pelle et mal­heu­reu­se­ment poli­tique, et donc il va fal­loir tout mettre en oeuvres pour qu’ils com­prennent tout les enjeux de ce paquet télécom.

    Les Vivendi, Orange (dans une moindre mesure, car l’état est action­naire) n’ont qu’une seul idée en tête, nous vendre du pâtée et nous refaire le coup de la grande distribution.

    En somme, ils essayent de se faire pas­ser pour ceux qu’ils ne sont pas; Gendarmes du Net. Ses opé­ra­teurs ne sont que tuyaux et devront res­ter tuyaux impé­ra­ti­ve­ment. La course au pro­fit que se livrent les opé­ra­teurs est sans pitié.

    Agissons contre eux, il est encore temps & possible.

  4. Thierry Lhote

    Sur l’histoire de Skype en France, je ne dis pas que c’est nor­mal, mais c’est com­pré­hen­sible, de toute façon, on va arri­ver à un télé­phone mobile qui va cou­ter presque rien. On a déjà baissé les tarifs du SMS et à un moment, dans un futur proche, ces opé­ra­teurs télé­pho­niques ne vont plus pos­sé­der de reve­nus suf­fi­sants de leur ancien busi­ness, la télé­pho­nie, pour jus­ti­fier soit les inves­tis­se­ments en cours, soit, dans le cas de France Telecom, la sur­charge au niveau du per­son­nel. Donc, au lieu de pro­cé­der par négo­cia­tion et palier, on peut faire appliquer de suite le prin­cipe de neu­tra­lité, mais fau­dra assu­mer la casse sociale sur des dizaines de mil­liers de familles françaises.

    Sur le cha­pître inno­va­tion, ce qui la per­met ce n’est pas le prin­cipe de neu­tra­lité, c’est le end to end prin­ciple. Certes les opé­ra­teurs ont la pos­si­bi­lité d’y por­ter atteinte.
    Mes deux cen­times : je ne vois pas en quoi les opé­ra­teurs iraient tou­cher à l’innovation, Microsoft a eu les moyens avec son navi­ga­teur à une époque de faus­ser la concur­rence entre ls sites, Google a aussi les moyens avec son mom­teur de recherche de faus­ser la concur­rence, ils en n’ont rien fait. Donc ce peut être un argu­ment lubie.
    On peut même prendre des exemples dans d’autres indus­tries, avec la liberté des prix dans les années 80, les com­pa­gnies pétro­lières avaient 100 fois les moyens de cas­ser les reins aux grandes sur­faces qui ven­daient le car­bu­rant sans béné­fice. Il n’ont rien fait non plus. Les dom­mages pour l’image de marque font sou­vent recu­ler.
    Dans une optique poli­tique libé­rale, je ne vois pas pourquoi il faut sta­tuer a priori sur des com­por­te­ments qui seraient clai­re­ment contre-productifs pour ceux qui s’y adon­ne­raient. C’est une forme de dirigisme.

    Maintenant, il faut voir un conflit entre les droits qui n’est pas adressé par les défen­seurs du prin­cipe de neu­tra­lité, et sou­vent pour cause. La plus grande menace pour la liberté à l’heure actuelle sur les réseaux est la liberté d’entreprendre et de tenir bou­tique sur le Web si on est une petite et moyenne entre­prise. 1 ordi­na­teur sur 5 en ligne est zom­bi­fié, les réseaux de bot­net sont bien implan­tés, et une cri­mi­na­lité basé sur le racket avec des menaces d’interdiction de ser­vices par dDoS attack fait les beaux jours d’organisations mafieuses et des pirates.
    Maintenant, on sait pourquoi ces der­niers militent pour que l’innovation ne vienne pas de l’intérieur du réseau, la pour­suite de leur busi­ness illi­cite “unche­cked” est à ce prix.

  5. Fabrice Epelboin

    Thierry, le end to end fait parti des prin­cipes de la net neu­tra­lity, j’ai bien com­pris ton axe d’attaque contre la Net Neutrality comme parade aux virus et autres salo­pe­ries du net, outre le fait que cela ne résou­drait rien du tout, ça ne tient pas la route un instant. 

    Renseigne toi, le Deep packet est invrai­sem­blable en France, trop de data à ana­ly­ser, pas assez de puis­sance machine a dispo, et quadn bien même, cela ne per­met­trait pas de faire ces­ser les attaque de botnet. 

    Si tu insiste, on peut faire inter­ve­nir des gens qui savent de quoi ils parlent en la matière, crois moi, tu va être sur­pris. Même les cir­cuits de dis­tri­bu­tion d’images pédo­philes sont à l’abri de gens qui comme toi prônent la fin de la net neu­tra­lity, cela n’a qu’un seul inté­rêt, cen­su­rer la liberté d’expression, sur­veiller les popu­la­tion et assu­rer la conti­nuité des domi­na­tions com­mer­ciales du XXe siècle.

  6. Thierry Lhote

    Oui, cela me ferait plai­sir que des gens viennent faire des articles là-dessus.
    Pas sur la pédo­phi­lie, mais vrai­ment sur les acti­vi­tés illé­gales qui touchent direc­te­ment reliées au business,et évaluées pour l’instant à minima à un “chiffres d’affaires” de 100 mil­liards de dol­lars d’après un article en 2008 du NYT.

    Mais tu réponds pas, sur l’exemple de Skype et le choix entre tolé­rer une entorse à la net neu­tra­lity le temps de recon­ver­tir son indus­trie avec la casse sociale immé­diate que cou­te­rait le res­pect immé­diat ce prin­cipe.
    Et deuxiè­me­ment, de qui il faut se pro­té­ger ? des Etats ou des entre­prises clas­siques ou du busi­ness glo­ba­lisé et illé­gal qui pros­père sur l’affaiblissement de la sou­ve­rai­neté des Etats.

  7. Thierry Lhote

    Sur la connexion entre le “end to end” prin­ciple et la “net­work neu­tra­lity” je n’ai pas lu la même chose sur Wikipedia (en). Le pre­mier prin­cipe est un prin­cipe d’architecture objec­tif de réseau, le second appa­raît comme un prin­cipe poli­tique “a priori”.

  8. Yoha

    Quelque chose d’autre est à noter: l’innovation pour­rait per­mettre aux uti­li­sa­teur d’obtenir un pou­voir de plus en plus impor­tant. Il est déjà pos­sible, pour quelqu’un qui se débrouille, de créer sa propre antenne télé­pho­nique (confé­rence Black Hat je crois). Alors pourquoi le sys­tème d’accès ne pourrait-il pas conti­nuer à se développer ?

    Il n’est pas impos­sible que, dans un futur à long terme, les uti­li­sa­teurs se mettent à câbler davan­tage autour d’eux, avec leurs voi­sins, et ainsi de suite. Internet n’a pas été concep­tua­lisé pour être orga­nisé autour de sys­tème aussi cen­tra­li­sés que les FAI. D’ailleurs, les sys­tèmes de réseaux Wifi ouverts pro­posent déjà des solu­tions qui peuvent faire pen­ser à ce type de solution.

  9. Nashb.

    @ Thierry Lhote

    Skype se jus­ti­fie sur­tout pour appe­ler un fixe. Pour les mobiles, ce n’est géné­ra­le­ment pas très compétitifs

    “On a déjà baissé les tarifs du SMS”
    Un sms est vir­tuel­le­ment gra­tuit.
    Payé 10 à 15c pour quelques octets, c’est du délire aigu.

    “ces opé­ra­teurs télé­pho­niques ne vont plus pos­sé­der de reve­nus suf­fi­sants de leur ancien busi­ness, la télé­pho­nie”
    Y’a pas mal de marge; à 15€ pour 1h de com­mu­ni­ca­tion avec contrat asso­cié.
    Et casi aucune évolu­tion tari­faire en 5 ans.
    La France est un des pays les plus cher d’Europe pour la télé­pho­nie mobile.
    Les reve­nus des opé­ra­teurs sont COLLOSAUX

    “fau­dra assu­mer la casse sociale sur des dizaines de mil­liers de familles françaises.”
    C’est tel­le­ment men­son­ger, déli­rant et mani­pu­la­teur que je ne sais pas quoi répondre …
    C’est l’argumentaire typique des patrons du car­tel des opérateurs.

    «Celui qui est prêt à sacri­fier un peu de sa liberté pour plus de sécu­rité ne mérite ni l’une ni l’autre, et finit par perdre les deux. »
    Benjamin Franklin

  10. deadalnix

    En ce qui concerne le pro­blème des PC zom­bi­fié (car c’est un pro­blème très sérieux !), je ne crois pas une seconde en la DPI.

    Au contraire, la DPI avec la puis­sance de cal­cul qu’elle demande offri­rait un nou­vel angle d’attaque pour faire tom­ber des réseaux (via satu­ra­tion de la puis­sance de cal­cul, ce qu’il est facile de faire avec des botnets).

    C’est un pro­blème appli­ca­tif. Pour luter contre les zom­bies, il convient de sécu­ri­ser les sys­tème d’exploitation et les pro­grammes tour­nant des­sus, mais sur­tout sen­si­bi­li­ser les utilisateurs.

  11. Desirade

    De belles gué­rillas en pers­pec­tives. Un peu d’imagination comme les Chinois là => http://u.nu/82273 On devrait y arri­ver. Merci encore Fabrice. Beau combat.

  12. Fabrice Epelboin

    @deadalnix

    Si tu peux déve­lop­per afin de mettre au pilori cet argu­ment de façon défi­ni­tive, ça m’arrangerai, Thierry le res­sort à la moindre occa­sion, et comme on est aux avant gardes de l’info, cela veut dire qu’il va finir par res­sor­tir ailleurs…

  13. Dominique Rabeuf

    Les PC zom­bies, ce n’est pas une légende.
    J’en ai un à coté de moi.
    L’origine de l’intrusion vient sans doute d’un télé­char­ge­ment insou­ciant.
    Cette machine a été arrê­tée et est res­tée dans un coin pen­dant cinq mois.
    Surprise au redé­mar­rage.
    Plusieurs heures à pleine vitesse et près de 500 000 000 paquets sur le réseau !
    Celle-ci ser­vait de relais à des connexions et mes­sa­ge­ries sou­ter­raines
    Un nom de domaine, appe­lons le ddd.com était dotée d’une mes­sa­ge­rie qui a été usur­pée suite à des mal­adresses de mon ancien héber­geur (je ne le cite pas).
    Des mes­sages de xxx@ddd.com tran­si­taient fur­ti­ve­ment.
    Le pro­blème est qu’il y avait un cer­tain retard de cour­rier (5 mois).
    Ceci m’a per­mis de tom­ber sur un petit nid de pirates dans une uni­ver­sité, pas vrai­ment méchants pour la plu­part, mais cer­tains ont l’âme de petits escrocs.
    Vous ne ver­rez pas la plu­part du temps votre PC tra­vailler pour d’autres.
    La détec­tion n’est pas facile, sur­tout avec des machines puissantes.

    L’usurpation est cou­rante. Sur un ser­veur je vais de temps en temps consul­ter les jour­naux d’anomalies, les ten­ta­tives d’intrusion sont cou­rantes, les Ips des attaquants sont bidons ou viennent de machines squat­tées.
    Le pire que j’ai vu est l’usurpation de domaine cor­res­pon­dant à une boîte de logi­ciel de réseaux. Ceux qui se seront mépris et auront télé­chargé une mise à jour doivent dans de drôles de draps. Le pro­blème est que sur le zom­bie com­met une attaque digne d’un enquête d’interpol, l’heureux pro­prié­taire pas­sera un mau­cais quart d’heure (ou plus longtemps)

  14. Dominique Rabeuf

    La seule méthode de pro­tec­tion totale consiste à n’ouvrir les ser­vices Internet qui besoin est. D’utiliser sys­té­ma­tique­ment le mode https, mais la plu­part des domaines ne le sup­portent pas. Lors de la pre­mière connexion à un domaine véri­fier s’il n’y pas pas usur­pa­tion, noter l’adresse et véri­fier à toute nou­velle connexion que l’adresse est la même en mode http. Ce qui est très fas­ti­dieux. La plu­part des sites sont des pas­soires. Il n’y a pas de solu­tion c’est une erreur de concep­tion dans l’adressage DNS (Google DNS bug), il fau­dra atteindre IPv6 pour plus de sécu­rité. Ce n’est pas grave de visi­ter un site usurpé sauf si vous télé­char­ger ou si le code contient des scripts mali­cieux. Eviter les mises à jour auto­ma­tiques.
    Il n’y a pas de com­por­te­ment hyper-sécurisé sauf à ne qua­si­ment rien faire.

  15. Dominique Rabeuf

    Les obli­ga­tion légales de traça­bi­lité coûtent cher aux four­nis­seurs d’accès. Internet n’a pas été conçu pour que les don­nées soient espion­nées. L’utilisateur averti s’installera un VPN (réseau vir­tuel privé) et pas­sera par le réseau TOR, s’il ne veut être ni loca­lisé ni qu’on puisse lire ses don­nées.
    Pour l’hébergement c’est dif­fé­rent.
    Les sites, blogs sont sou­vent mutua­li­sés, on par­tage alors une adresse IP avec d’autres que l’on ne connait pas. On peut se trou­ver confondu avec un voi­sin mal­hon­nête, ou dérangé par le tapage qu’il génère.
    Les héber­geurs sont plus ou moins com­pé­tents — j’ai sais quelque chose.
    La loca­tion d’un ser­veur dédié ne co^te pas cher (à par­tir de 35 Euros par mois) c’est suf­fi­sant pour abri­ter plu­sieurs sites. On choi­sit alors ses amis. Mais il faut admi­nis­trer l’ensemble, ce qui demande des com­pé­tences réseaux et sys­téme. Il faut comp­ter 100 à 200 Euros de temps en temps. Bon met­tons 300 Euros par mois ser­vice et confi­gu­ra­tion com­pris, à une dizaine d’amis cela fait 30 € cha­cun pour une machine avec 1000 Giga. Si vous avez besoin de plus c’est que votre site rap­porte de l’argent vous pou­vez pas­ser à la vitesse supé­rieure.
    Pour 70 Euros je loue une machine 2 CPU 3Ghz 2 Go Mémoire Windows 2008 5, IP fixes
    Windows 2008 est très beta (ftp très très ban­cal)
    Ma connexion depuis mon PC en en SSH (ser­vice non espion­nable)
    Quand je veut être tranquille mon navi­ga­teur s’exécute sur le ser­veur.
    Ce navi­ga­teur passe par des réseaux bien plus rapides que de Pamplemousee, ElleSaitFaire, FreeMaPoule
    A bon enten­deur.
    Un réseau de ser­veurs c’est bien pour des gens des réseaux sociaux humains

  16. Dominique Rabeuf

    DPI c’est ce que l’administration ira­nienne a uti­lisé en vain dès que les gens ont suivi les consignes (cf iranrevolution/whywheprotest)
    J’ai pré­co­nisé très tôt le VPN (les habi­tués d’Unix connaissent moins)
    La société XeroBank a fourni gra­tui­te­ment des licences https://twitter.com/xerobank
    Les chi­nois ont fait la même chose
    Le résul­tat est le blo­cage par étouf­fe­ment car cela ralenti les com­mu­ni­ca­tions
    Lors des événe­ments au Honduras, un cher­cheur du MIT a coor­donné les four­ni­tures d’urgences de patch de sécu­ri­sa­tion et une meilleure docu­men­ta­tion en espa­gnol (je n’ai pas bien suivi, je com­prends peu l’espagnol)
    Le pro­blème de la docu­men­ta­tion est majeur, celle_ci est des­ti­née à des non spé­cia­listes, une erreur de com­pré­hen­sion peu être fatale pour des gens en situa­tion de guerre civile.
    Des légendes ont cou­rus à pro­pos d’opérateurs et four­nis­seurs qui auraient fourni des fonc­tions spé­ciales pour déco­der les mes­sages.
    Les opé­ra­teurs et four­nis­seurs télé­coms savent qu’un régime poli­tique n’est pas éter­nel, il faut par­fois user de diplo­ma­tie dans les affaires.
    Mais pri­vi­lé­gier un client (un état) c’est se pri­ver d’une clien­tèle de mil­lions de per­sonnes. Ce n’est pas for­cé­ment de l’altruisme c’est tout sim­ple­ment du réalisme.

  17. OlivierSeres

    Je trouve que cet article est sim­pliste dans le sens où il réduit le débat de la NetNeutrality à la menace de main mise des FAI sur les conte­nus et bran­dit les sem­pi­ter­nels argu­ments de l’innovation, la libre-concurrence, les droits fon­da­men­taux etc… L’enjeu est avant tout écono­mique : qui doit payer pour l’agrandissement du tuyau entre les conte­nus et l’abonné final : le FAI ou le four­nis­seur de contenu (par exemple Google)?
    Google déploiera tous les argu­ments pos­sibles pour expliquer que rien ne doit empê­cher la dif­fu­sion de leurs conte­nus (sous entendu, le trans­port est gra­tuit) et les FAI amé­ri­cains de réponde qu’il n’y a aucune rai­son de finan­cer gra­tui­te­ment (la fac­ture client à $30 n’est pas exten­sible) l’agrandissement des tuyaux qui per­mettent à Google de dif­fu­ser des conte­nus notam­ment vidéos et de se rému­né­rer indi­rec­te­ment via la pub.

    Je repren­drai la com­pa­rai­son avec le sys­tème pos­tal ini­tiée par l’auteur, à la Poste, le trans­port n’est pas gra­tuit : plus le colis est lourd, plus cher est le timbre pour l’expéditeur. Il me paraît donc nor­mal que les four­nis­seurs de conte­nus par­ti­cipent aussi à l’effort d’agrandissement des tuyaux. Reste à en fixer les moda­li­tés. Faudrait se replon­ger dans les der­nieres conclu­sions du Sénat US qui, à ma connais­sance ne s’est pas pro­noncé clai­re­ment.
    Lire en tous cas l’excellent article de wiki­pe­dia (en anglais): http://en.wikipedia.org/wiki/Network_neutrality

  18. Fabrice Epelboin

    Que dire oli­vier… Les com­pa­rai­sons entre le vir­tuel et le réel sont en géné­ral les méthodes uti­li­sées par des abru­tis déma­gogues comme Nadine Morano pour démon­trer tout et n’importe quoi. Comparer le trans­port de Ko avec le poids des colis à la Poste, je ne l’avais pas encore vu, mais c’est un som­met. Ca frise le ridi­cule absolu.

    Je vais te faire le cré­dit d’être un nou­veau venu sur la scène de la tech poli­tique et d’être naï­ve­ment et sin­cè­re­ment convaincu du bien fondé des imbé­ci­li­tés que tu raconte, si ce n’est pas le cas, c’est que tu est dans le camps adverse et que tu use de déma­go­gie, tu peux dès lors me consi­dé­rer comme un ennemi.

  19. Dominique Rabeuf

    A pro­pos de OlivierSeres
    Tiens encore un article fai­sandé sur Wikipédia. Je suis en train de suivre plu­sieurs pieds nicke­lés sur Wikipédia, cer­tains font de l’auto pro­mo­tion par inser­tion de réfé­rences insi­gni­fiantes, d’autres sont des plai­san­tins, d’autres véhi­culent des légendes urbaines tein­tées d’idéologies. J’ai même trouvé une page très drôle concer­nant un lieu bien réel, celui qui l’a créée l’a fait pour me taqui­ner. Je n’ai encore rien édité ex-nihilo sur Wikipédia, j’ai sou­vent émis des remarques, signalé des erreurs.
    A pro­pos de télé­pho­nie
    On peut pas­ser outre les limi­ta­tions impo­sées par les FAI, un ser­vice VoIP ne coûte plus cher.
    A pro­pos du réseau phy­sique
    C’est une obli­ga­tion pour l’Etat de four­nir direc­te­ment ou indi­rec­te­ment le médium de cir­cu­la­tion comme pour le trans­port des per­sonnes phy­sique et des pro­duits.
    Le péage sys­té­ma­tisé c’était au Moyen-Age. Le four­nis­seur de trans­port aérien par exemple n’a pas le mono­pole des hôtels, lieux tou­ris­tiques, salles de congrès.
    Le temps du Minitel est révolu.
    Le retard français en la matière est du à la résis­tance de la mou­vance France Télécoms.

  20. Olivier Auber

    @ Fabrice Epelboin : AMHA, tu devrais relire ce dit Olivier Serres ; ses argu­ments sont irri­tants mais rece­vables. L’animal connaît les modes de rai­son­ne­ment des FAI (il y bossé à un assez haut niveau je crois) et c’est non sans cou­rage qu’il vient les livrer ici. Il ne mérite pas la volée de bois vert que tu lui envoies à la figure.

    Bon Ok, tout le monde te par­don­nera car on ima­gine bien que ce débat te touche à fleur de peau ;-)

    Plus géné­ra­le­ment ; il me semble que cette ques­tion Net Neutrality pose la ques­tion fon­da­men­tale de la “valeur”, d’usage ou bien d’échange, bref de cette chose étrange qu’est l’argent. Le monde que nous avons construit avec le Net, où tout est à por­tée de clic, tend à le faire dis­pa­raître. Or la pla­nête ne sau­rait tour­ner sans étalon. Alors, il s’invente sous nos yeux une nou­velle forme de valeur: la “valeur d’otage” (terme du à Baudrillard). Chacun entre­prend de construire des fron­tières là où intrin­sèque­ment il n’y en a pas, pour rançon­ner ceux qui vou­draient les franchir. 

    Aussi devrions-nous nous poser cal­me­ment la ques­tion: com­ment aller au delà de ce réflexe qui nous trans­forme tous en ban­dits de grands chemins?

    Bon, j’ai quelques pistes, mais il est dif­fi­cile de les expri­mer dans une petite case de commentaire.

  21. Fabrice Epelboin

    tu n’as pas tord, je me suis quelque peu emporté…

12 Trackbacks For This Post

  1. gwenlune (gwenlune) 's status on Wednesday, 09-Sep-09 07:39:12 UTC - Identi.ca :

    […] http://fr.readwriteweb.com/2009/09/09/analyse/est-crucial-de-prserver-neutralit-du-net/ a few seconds ago from web […]

  2. Tweets that mention Il est crucial de préserver la neutralité du Net ! | ReadWriteWeb France -- Topsy.com :

    […] This post was men­tio­ned on Twitter by Stephane Langonnet, damien douani, JM Planche, jmgil­liot and others. Stephane Langonnet said: Il est cru­cial de pré­ser­ver la neu­tra­lité du Net ! http://is.gd/348U5 #fb […]

  3. Il est crucial de préserver la neutralité du Net ! | Stan et Dam, le blog :

    […] Lire l’article ori­gi­nal ici: Il est cru­cial de pré­ser­ver la neu­tra­lité du Net ! […]

  4. idoric's status on Wednesday, 09-Sep-09 16:24:14 UTC - Identi.ca :

    […] http://fr.readwriteweb.com/2009/09/09/analyse/est-crucial-de-prserver-neutralit-du-net/ a few seconds ago from IdentiFox […]

  5. Mickael Brangeon (botchchikii) 's status on Wednesday, 09-Sep-09 17:14:12 UTC - Identi.ca :

    […] http://fr.readwriteweb.com/2009/09/09/analyse/est-crucial-de-prserver-neutralit-du-net/ a few seconds ago from IdentiFox […]

  6. Yoha (yoha) 's status on Wednesday, 09-Sep-09 17:52:15 UTC - Identi.ca :

    […] http://fr.readwriteweb.com/2009/09/09/analyse/est-crucial-de-prserver-neutralit-du-net/ a few seconds ago from web […]

  7. Yoha (yoha) 's status on Wednesday, 09-Sep-09 17:53:31 UTC - Identi.ca :

    […] s’est ins­crit ici après avoir vu les track­backs de: http://fr.readwriteweb.com/2009/09/09/analyse/est-crucial-de-prserver-neutralit-du-net/ […]

  8. Veille technologique du 2 septembre au 10 septembre « RTBF Labs :

    […] Il est cru­cial de pré­ser­ver la neu­tra­lité du Net ! | ReadWriteWeb France (vi… – Jusqu’à pré­sent, lorsque les réseaux des opé­ra­teurs étaient satu­rés, ils inves­tis­saient dans plus de bande pas­sante et aug­men­taient la puis­sance de l’infrastructure glo­bale que nous appe­lons Internet. Avec ces nou­velles pos­si­bi­li­tés de pra­tiques anti-concurrentielles lucra­tives, les opé­ra­teurs pour­raient se tour­ner vers un nou­veau busi­ness model : inves­tir dans le contrôle de ce qui cir­cule sur leurs réseaux, plu­tôt que d’investir dans de meilleurs réseaux. Ce modèle crée­rait des condi­tions d’autojustification de ces poli­tiques : « Internet est devenu trop lent, nous sommes par consé­quent obli­gés de contrô­ler et d’attribuer des prio­ri­tés sur le contenu, les ser­vices et appli­ca­tions dont les pro­prié­taires sont prêt à payer plus d’argent. » De tels argu­ments, accom­pa­gnés du mirage de la « fin d’Internet », ont été avan­cés devant le Parlement euro­péen pour jus­ti­fier l’abandon de la neu­tra­lité du Net, mais ne tiennent pas devant les réa­li­tés techniques. […]

  9. Les bons liens de la veille ( 1 septembre au 11 septembre ) :

    […] Il est cru­cial de pré­ser­ver la neu­tra­lité du Net ! | ReadWriteWeb France (vi… – Jusqu’à pré­sent, lorsque les réseaux des opé­ra­teurs étaient satu­rés, ils inves­tis­saient dans plus de bande pas­sante et aug­men­taient la puis­sance de l’infrastructure glo­bale que nous appe­lons Internet. Avec ces nou­velles pos­si­bi­li­tés de pra­tiques anti-concurrentielles lucra­tives, les opé­ra­teurs pour­raient se tour­ner vers un nou­veau busi­ness model : inves­tir dans le contrôle de ce qui cir­cule sur leurs réseaux, plu­tôt que d’investir dans de meilleurs réseaux. Ce modèle crée­rait des condi­tions d’autojustification de ces poli­tiques : « Internet est devenu trop lent, nous sommes par consé­quent obli­gés de contrô­ler et d’attribuer des prio­ri­tés sur le contenu, les ser­vices et appli­ca­tions dont les pro­prié­taires sont prêt à payer plus d’argent. » De tels argu­ments, accom­pa­gnés du mirage de la « fin d’Internet », ont été avan­cés devant le Parlement euro­péen pour jus­ti­fier l’abandon de la neu­tra­lité du Net, mais ne tiennent pas devant les réa­li­tés techniques. […]

  10. Instant T, focus n°16 | Maxime-Viry.com :

    […] Il est cru­cial de pré­ser­ver la neu­tra­lité du Net ! En com­plé­ment : Benjamin Bayart s’exprime sur la neu­tra­lité du Net, […]

  11. Olivier Auber (olivierauber) 's status on Saturday, 19-Sep-09 14:44:16 UTC - Identi.ca :

    […] http://fr.readwriteweb.com/2009/09/09/analyse/est-crucial-de-prserver-neutralit-du-net/ a few seconds ago from Twhirl […]

  12. ReadWriteWeb France un « must read » | Le Blog Kinoa :

    […] Il est cru­cial de pré­ser­ver la neu­tra­lité du Net ! […]

Réagissez !

  • A propos
  • Best of
  • Buzzing
  • Tags

ReadWriteWeb est un blog dédié aux technologies internet qui en couvre l’actualité et se distingue par ses notes d’analyse et de prospective ainsi que par l’accent mis sur les usages et leur impact sur les média, la communication et la société.

ReadWriteWeb est classé parmi les blogs les plus influents de la planète par Technorati et Wikio, il est publié en anglais, en français, en coréen, en espagnol, en portugais et en chinois. Ses articles sont publiés dans la rubrique technologie du New York Times.

Partenaires

hébergement infogérance Bearstech
af83



Publications

Lawrence Lessig
Culture Libre



Pierre Bellanger
La Radio IP