Ayesha Saldanha est écrivain et traductrice, née en Inde, élevée en Grande Bretagne, mais qui se sent chez elle dans le monde arabe où elle a passé l’essentiel de sa vie entre l’Egypte, le Liban et la Palestine. Elle vit aujourd’hui au Bahrain et bloggue sur Battuta Bahrain.
Ce billet a été traduit par Claire Ulrich, journaliste et éditrice de Global Voices en Français.
Bekhsoos [en anglais et en arabe] est un magazine en ligne “qui aborde les sujets relatifs à l’(homo)sexualité dans le monde arabe”. Fondé par le groupe libanais Meem, un groupe de soutien auxfemmes homosexuelles, bisexuelles, queers, transexuelles ou qui s’interrogent [sur leur sexualité ], la publication Bekhsoos a récemment été relancée et paraîtra toutes les semaines dorénavant.
“Bekhsoos” signifie “concernant…”, et fait référence au thème différent de chaque numéro. Au-delà des articles et des éditoriaux, Bekhsoos publie de la poésie, de la fiction, et des témoignages personnels sur l’identité homosexuelle et transsexuelle dans le monde arabe. Le magazine a aussi l’intention [en anglais, comme tous les liens suivants] de publier des enquêtes d’investigation.
Nadz, l’une des responsables, explique la réapparition du magazine en ligne :
Voici le nouveau Bekhsoos. Nous sommes de retour après presque une année d’absence (le dernier numéro a été publié en décembre 2008). Qu’est-ce qui a changé ? D’abord,nous avons décidé d’être hebdomadaire. […] Bekhsoos.com a été lancé comme alternative à un “vrai” journal. Nous savions que selon toutes vraisemblances, nous ne pourrions pas assumer l’impression d’un magazine car nous aurions eu besoin de beaucoup d’argent pour obtenir une autorisation de publier, pour imprimer, et cela ne correspondait pas à la nature underground de Meem. A l’époque,(il y a exactement 2 ans ) Bekhsoos online était une alternative. Aujourd’hui, avec l’évolution du partage des informations, il est clair à mes yeux que la place de Bekhsoos est vraiment sur le Net. C’est là que les jeune GLBT (gays, lesbiennes, bisexuels, transsexuels) au Liban recherchent des informations, des contacts et de l’aide. C’est donc à nous de les leur donner l’information rapidement, avec exactitude et sérieux.
Nadz continue :
L’époque du “Whaou, un mouvement gay au Liban, c’est déjà impressionnant en soi-même” est révolue. Ce n’est plus impressionnant. Maintenant arrive le moment pour nous de nous engager au sein de notre propre société, de penser de façon analytique, d’avancer politiquement, de comprendre la vérité sur l’oppression, de créer, de rechercher, d’être pro-actives, d’écrire, d’écrire, d’écrire ! La communauté GLBT a toujours eu une présence forte en ligne, bien avant que les gens n’appelle ce [phénomène] “NTIC [Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication] pour le changement social ” et “réseaux sociaux en ligne”. C’est parce que nous n’avions pas d’autre choix. Alors, nous avons ouvert des sites et des forums de discussions sur mIRC. Ensuite, nous avons blogué. Ensuite, nous nous sommes révélées sur MySpace et avons lancé des groupes et des pages pour soutenir notre cause sur Facebook. Ensuite, nous avons ouvert un canal YouTube. Maintenant, nous sommes sur Twitter. Et vous savez quoi ? Le monde bouge maintenant de notre côté du terrain de jeux. Et quand les médias passent en ligne, ils viennent du côté où nous nous tenons, fortes, nombreuses, et sans peur. Ils viennent là où les jeunes générations sont. Et non, bien sûr, ce n’est pas le meilleur côté, parce que les générations plus vieilles en sont exclues, comme ceux qui ne peuvent se permettre la connexion à l’internet ou un ordinateur ; ma mère en est exclue. Mais ils sont en train d’y venir. L’Internet devient plus accessible, plus arabisant, plus diffus. Au Moyen-Orient, on recense 500 000 nouveaux utilisateurs d’Internet par mois. Cela fait 6 millions par an. Si la communauté queer est partout en ligne, alors, les utilisateurs d’Internet nous croiserons par hasard quelque part. Ils sont susceptibles d’écouter ce que nous avons à dire.
Un article récent sur Bekhsoos était titré : “5 raisons pour lesquelles la santé des homosexuel(le)s est compromise au Liban”[en anglais] :
Les femmes lesbiennes ou bisexuelles sont privées du système de santé au Liban. Les barrières entre elles et les soins médicaux peuvent entrainer une moins bonne santé physique et mentale. […] L’hétéro-sexisme et l’homophobie sont endémiques au Liban. Faire son “coming out” chez votre médecin, même si c’est très important, est un challenge. […] Manque de formation des professionnels de santé sur les problèmes de santé spécifiques aux lesbiennes. L’absence de formation universitaire sur l’homosexualité dans les facs de médecine et durant l’internat conduit à un manque de compréhension alarmant des problèmes de santé spécifiques des homosexuel(le)s. Les idées fausses et les dogmes sur l’homosexualité sont légions au Liban. […] Certains médecins croient toujours que l’homosexualité est une maladie mentale, quinze ans après que l’Organisation Mondiale de la Santé l’ait retirée de sa liste des maladies mentales.
Cet article a été publié sur GlobalVoices.
Il est sous licence CC-by-3.0
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02 octobre 2009 à 15:05
Est-il légal de plus partout ..?? Je ne le crois pas … Pourquoi ils ont peur de leur donner la liberté?
04 janvier 2010 à 11:20
Le livre de l association Meem sera presente a Naples samedi 30 janvier a 16 heure
dans la Librairie et Bibliotheque 7 mers. Le livre sera presente par une dirigente
de l association lgbt national Arcilesbica, par une dirigente du Parti pour l
Alternative Communiste, et par le directeur de la Librairie et fondateur de la
maison editoriale Edizioni 7 mari, qui a publie des traductions de essays et nouvelles
par des ecrivaines lesbiennes de la nation Mohawq et de l Argentine.
Il s agit pour tant pas d une choix strategique visant a donner voi aux femmes
des differents continents et surtout des pays colonises.
En lisant Bareed Mista3jil on voi que beaucoup de discriminations ne sont pas
seulement libanaise ou musulmans mais qu il se verifient aussi dans des pays
d europe, a voir en Italie, soit contre les personnes lgbt que contre les femmes
en general. La societe patriarcale avec sa violence etant encore le model
pour le milieu catholique imperant.