Guillaume Main est passionné par les chiffres et par le Web, il a créé Statosphère début 2009 et tente petit à petit d’en faire un lieu incontournable pour qui recherche des statistiques fiables. Guillaume a une formation de chargé de traitement statistique et a travaillé pendant 8 ans dans plusieurs instituts de sondage.
Le 23 septembre dernier, l’institut IPSOS jetait littéralement un pavé dans la mare avec la publication sur leur site des résultats d’une enquête traitant entre autre, du téléchargement illégal. La dépêche AFP relatant cette étude ne fut vraisemblablement qu’assez peu relayé par les médias de masse, tant les conclusions de ce sondage allaient à contre courant de l’argumentaire asséné par les pro-HADOPI et par nos deux derniers ministres de la culture depuis près d’un an.
Pour commencer, voici un premier point rarement précisé mais qui a son importance : le terrain de cette étude a en fait été mené entre janvier et février 2009, c’est à dire bien avant les débats parlementaires portant sur les différents volets successifs du projet de loi HADOPI. Il est donc très improbable que ces débats (durant lesquels furent évoquées une éventuelle portée pédagogique du projet et la peur de l’internaute pour son caractère répressif) aient eu une quelconque incidence sur les réponses des internautes sondés.
À l’instar de toute enquête réalisée dans les règles de l’art, il est bon de rappeler les méthodes utilisées :
- Connections est une enquête internationale réalisée dans 12 pays par Ipsos MediaCT, la filiale d’Ipsos dédiée aux marchés des médias et des nouvelles technologies.
- Le terrain s’est déroulé sur Internet entre janvier et février 2009
- 6521 individus ont été interrogés (environ 1000 individus aux USA et 500 dans tous les autres pays)
- Pour chaque pays, l’échantillon est construit en respectant la méthode des quotas (âge, sexe, critère géographique). Chaque échantillon est donc représentatif de la population des internautes du pays considéré.
Les sujets abordés par l’étude sont :
- la consommation de musique
- la consommation de vidéo (au sens large : TV, sport, films…)
- la consommation de jeux vidéo
- la consommation de support physique : achat ou location, en ligne ou en magasin
- le téléchargement et le streaming : sur des plates-formes gratuites ou payantes, officielles ou non officielles
Nous pouvons désormais joyeusement entrer dans le vif du sujet.
1/ Les français NE SONT PAS les champions du monde du piratage
Le 10 mars 2009, Christine Albanel (alors Ministre de la Culture), pratiquant l’emphase avec une verve inouïe, affirmait par voie radiophonique, sur RMC : « Nous sommes les champions du monde du piratage ». Ne cherchez surtout pas une quelconque justification ou ne serait-ce qu’une source sérieuse et fiable qui aurait permis d’illustrer la crédibilité de l’affirmation. Car, en l’occurrence, l’enquête d’IPSOS est loin de confirmer cela. Pire : elle établit pratiquement l’exact contraire. Sur les 12 pays concernés par l’étude (France, UK, Espagne, Allemagne, Italie, USA, Japon, Chine, Brésil, Emirats Arables Unis, Russie et Inde), la France se place en 9ème position sur le secteur musical et en 8ème position sur le secteur de la vidéo. Je ne résiste pas à la tentation de vous montrer cet histogramme, assez éloquent :

Pourcentage d’internautes déclarant se rendre au moins une fois par mois sur des sites non officiels pour télécharger ou écouter de la musique ou des vidéos (source)
La SACEM espagnole y est également allée de son affirmation faite maison en accusant son pays d’être la championne du piratage. Le Canada a également eut son heure de gloire dans ce qu’il adviendrait d’appeler la grotesque valse des affirmations non vérifiées, en étant à son tour désigné comme LE champion du monde.
Par ailleurs, et pour être tout à fait complet, il est bon de rappeler qu’Albanel avait finalement pris soin de préciser que son affirmation ne prévalait que pour les pays « comparables », admettant probablement par ce biais que la Chine est bel et bien la championne toute catégorie. Sauf que même dans cette optique, les français se montrent moins adeptes du piratage que les italiens, les américains ou les espagnols.
Un autre aspect est en parfaite contradiction avec les fumeuses théories de l’industrie culturelle et de certains de nos politiques : selon eux, plus la connection Internet est rapide, plus elle constitue une incitation au téléchargement illégal. Mais deux contre-exemples sont connus et reconnus : le Japon, profitant d’une des meilleures infrastructures de réseau Internet au monde grâce notamment à la fibre optique, n’est pas un mauvais élève, tandis que la Russie, subissant un réseau très hétérogène et dépassant péniblement le premier mégabit, caracole à la seconde place juste derrière la Chine.
2/ Les pirates français consomment illégalement MAIS AUSSI légalement
L’enquête contredit une fois encore l’argumentaire pro-HADOPIste et confirme ce que bon nombre de blogueurs rabâchent depuis des mois et des mois : les jeunes pirates achètent davantage de musique que la moyenne des internautes, qu’il s’agisse de consommation en ligne ou en magasin. Selon IPSOS, si les pirates sont effectivement en partie responsables de la baisse des ventes de disques ou de vidéos, ils sont aussi les principaux consommateurs de musique et de films.

Extrait du communiqué de presse « Téléchargement légal et illégal sur Internet » (format PDF)
Kirsten Bartels, directrice du département Industrie/Services (Ipsos Marketing Allemagne), est d’ailleurs habitée d’une candeur touchante puisqu’elle rappelle à l’industrie du disque et du cinéma que ce profil de consommateurs devrait constituer leur cible marketing de prédilection. Manque de bol, ces consommateurs sont justement ceux dans la ligne de mire du projet de loi HADOPI, et des diverses ripostes graduées à l’étranger.
3/ Si les pirates ne téléchargent pas, alors ils n’achètent pas NON PLUS
Si les pirates n’avaient pas la possibilité de télécharger illégalement des morceaux de musique, les achèteraient-ils pour compenser ? La réponse est clairement non. Les pirates français estiment à 32% qu’ils ne les auraient pas écoutés, ou qu’ils auraient emprunté le CD (42%). Sur le marché du contenu vidéo, la tendance est moins marquée, les pirates étant relativement disposés à investir les salles de cinéma (30%). Pour autant, ils préfèrent encore majoritairement emprunter le DVD (33%) ou faire l’impasse sur le film (25%).


Extrait du communiqué de presse « Téléchargement légal et illégal sur Internet » (format PDF)
En définitive, les résultats de l’enquête Connections réalisés par IPSOS corroborent une autre étude, réalisée par TNO aux Pays-Bas et à l’issue de laquelle il était donc possible, en substance, d’en tirer les mêmes conclusions : l’étude montre que le partage de fichiers est bénéfique et fortement positif à court et à long terme économiquement parlant. Le partage de fichiers fournit aux consommateurs l’accès à un éventail de produits culturels très large, ce qui est également largement bénéfique.
Ce qu’on retiendra, c’est que la France se situe bien en dessous de la moyenne du taux de piratage mondial. Par ailleurs, l’étude confirme que ceux qui téléchargent illégalement ne consomment pas moins de produits culturels payant que ceux qui ne téléchargent pas, mais pire, ils en consomment plus (cinéma, concert…) ! Naturellement, ces enquêtes sont perçues comme autant d’effroyables démons venant défaire l’insidieux argumentaire gouvernemental, qui est lui-même soufflé par une industrie culturelle méprisante.
Quelques sources :
- Le communiqué de presse de IPSOS (format PDF)
- L’article du 17 avril 2009 sur le site de IPSOS
- L’article du 23 septembre 2009 sur le site de IPSOS
- La dépêche AFP du 18 septembre 2009 (archivée par Google)
- La dépêche relayée par le Nouvel Obs et Ouest France
- Les résultats de l’enquête TNS Sofres parus le 8 mars 2009 sur le site de Metro
- Le rapport de l’étude réalisée par TNO (format PDF)
- L’extrait de l’interview de Christine Albanel sur RMC

Guillaume Main est passionné par les chiffres et par le Web, il a créé 











02 octobre 2009 à 13:34
Si cet article vous a plus, vous pouvez voter pour lui sur Fuzz et Scoopeo.
Scoopeo : http://www.scoopeo.com/politique/comment-un-recent-sondage-ipsos-donne-tort-a-la-hadopi
Fuzz : http://www.fuzz.fr/story/comment-un-recent-sondage-ipsos-donne-tort-a-la-hadopi-statosphere-les-statistiques-du-web-et-dailleurs
Merci ! :-)
02 octobre 2009 à 14:12
Bon article, juste un détail que je trouve un peu troublant : il me semble difficile de pouvoir prétendre à une réelle représentativité, sur l’ensemble des internautes. Si des statistiques nationales (recensement) existent bel et bien concernant l’ensemble de la population, et peuvent constituer des objectifs permettant de redresser l’échantillon initial, il me paraît problématique d’obtenir ces mêmes stats sur l’ensemble des internautes d’un pays de manière aussi exacte.
Cela dit, si quelqu’un sait où trouver ce type de données, fiables et récentes, pour la France, je suis preneuse, car c’est un problème récurrent dans le monde des études d’opinion et de marché.
02 octobre 2009 à 14:17
Des chiffres qui parlent :) La dépêche AFP, succinte, a connu un étrange destin. Peu (ou pas) reprise dans les médias, elle a fait un passage éclair sur le site du ministère avant d’en être retirée mais on la trouve encore en cache : http://donjipez.wordpress.com/2009/09/21/le-sondage-qui-acheve-la-credibilite-de-hadopi/
02 octobre 2009 à 14:26
Un petit florilège d’études indépendantes qui arrivent aux mêmes conclusions que le sondage IPSOS :
http://www.laquadrature.net/wiki/Documents
N’hésitez pas à venir l’enrichir (et à le traduire!)
02 octobre 2009 à 14:42
@donjipez: En fait la reponse se trouve sur le site du Ministere en question:
« Grâce à cette rubrique, vous pouvez consulter les 15 dernières dépêches de l’Agence France-Presse sur le thème des médias. Classées par ordre chronologique, ces dépêches ne sont pas archivées. »
Elle n’a donc pas ete retiree manuellement, elle a subi le sort de toutes les depeches AFP reprise sur ce site.
02 octobre 2009 à 15:05
Pour répondre à AN et éclairer les gens qui ne connaissent pas le mécanisme de création des échantillons :
Première chose :
Contrairement à la croyance populaire (et à bon nombre de trolleurs qui ont pour fond de commerce de casser les instituts de sondage), il n’est pas plus difficile d’avoir un échantillon représentatif sur Internet que par courrier ou téléphone. Chacun des trois modes de recueil de données présente des avantages et des inconvénients.
- Sur Internet, il est plus facile d’avoir des jeunes
- Par courrier, il est plus facile d’avoir des vieux
- Par téléphone, il est plus facile d’avoir des chômeurs et des vieux
- Sur Internet et par téléphone, il est plus facile d’avoir un échantillon final représentatif, car les quotas peuvent être adaptés en temps réel en fonction des sondés ayant répondu.
- Alors que par courrier, on est obligé de se contenter des retours car il est souvent très onéreux de réaliser de nouvelles vagues postales pour combler un déficit sur une cible.
C’est pourquoi, les poids de redressement sont généralement moins conséquents par Internet que par courrier.
Pour autant, aucun de ces trois types de recueil de données est meilleur qu’un des deux autres. Par contre, dans 99% de ces sondages, les redressements ne sont pas colossaux et n’induisent pas une déformation. Car les panels d’institut sont régulièrement réinjectés de populations déficitaires (il existe des services spécialisés dans la fourniture de panélistes correspondant à des cibles difficiles).
Deuxième chose :
Dans le cas qui nous intéresse, c’est encore plus facile puisqu’on cherche non pas à être représentatif de la population d’un pays mais représentatif des internautes d’un pays, ce qui n’a absolument rien à voir.
En conséquence, l’échantillon peut être construit pratiquement naturellement puisque les panels d’internautes d’instituts de sondage sont très conséquents et que piocher 500 internautes en respectant des quotas reviendrait PRESQUE à sélectionner 500 internautes aléatoirement. Bien sûr, ils ne le font pas : à toutes études représentatives sont appliquées des quotas afin de maximaliser la précision des résultats.
Troisième chose :
En ce qui concerne le profil des internautes d’un pays, il est effectivement assez difficile de connaître la véritable représentativité puisqu’il n’existe pas à proprement parler de recensement d’internautes (contrairement au recensement classique de la population réalisé par INSEE).
Pour autant, chaque institut de sondage dispose de son propre panel d’internautes dépassant parfois allégrement les 10000 individus. Or, si on compare les différentes structures de panel d’internautes d’un institut à un autre, on constate qu’elles sont relativement proches les unes des autres.
De fait, il n’est pas rare que les instituts comparent leur structure d’échantillon entre eux. Ils savent que ça leur permet d’affiner leur représentativité. Par ailleurs, le recensement de la population française est tout de même un bon indicateur, puisqu’en plus de leur âge, sexe, profession, on leur demande de déclarer s’ils sont internautes ou pas.
02 octobre 2009 à 15:10
C’est un détail, mais il manque un « r » dans le titre, à discrédite.
02 octobre 2009 à 15:12
corrigé :)
02 octobre 2009 à 15:20
@fransk26 Merci de l’info. Ils auront été désavoués par la machine un court moment quand même… :)
02 octobre 2009 à 18:34
Un autre détail : « Le Canada a également eut » > « eu ». :)
Et pour ce qui est de l’achat de DVD en Chine, je ne peux que sourire dans la mesure où les DVD vendus en magasins indépendants (donc hormis enseignes du type Carrefour etc.) sont la plupart du temps des copies sous-titrées à l’arrache et dont le son et l’image sont parfois bien pourries, voire pas synchro du tout.
Merci pour l’article !
03 octobre 2009 à 14:36
« … plus la connection Internet est rapide … »
RAAAAAAH ! En français, on écrit conneXion avec un X.
Voilà, désolé pour le commentaire non constructif, mais je ne peux pas m’empêcher de réagir à cette erreur bien trop commune.
Maintenant que c’est dit, je peux continuer ma lecture en toute sérénité ^^
05 octobre 2009 à 12:52
Je vais me faire l’avocat du diable…
Je me demande : où veut-on en venir en s’opposant ainsi à Hadopi ? Qu’y a-t-il comme alternative valable en l’état actuel des choses ? Je préfère déjà Hadopi à la perspective d’un procès comme aux US dernièrement !
Et puis que se passerait-il si on acceptait le téléchargement illégal ? Cela ne deviendrait-il alors pas réellement dangereux pour l’industrie du contenu si on ne surveillait plus du tout « le marché noir des copies » ?
NB: Je télécharge de temps en temps illégalement, mais je suis effectivement aussi consommateur légal (iTunes).
05 octobre 2009 à 13:05
Enfin des données précises et une étude un peu plus documentée que les affirmations péremptoires des uns et des autres.
Par contre, la conclusion (« l’étude montre que le partage de fichiers est bénéfique et fortement positif à court et à long terme économiquement parlant »)est très rapide : je n’ai pas vu d’éléments économiques présentés dans ce résumé.
le téléchargement « illégal » a un effet indéniable en termes d’exposition et d’offre musicale sur internet, par contre de la à dire qu’il n’a que des effets positifs sur le plan économique, c’est un pas que je n’ose pas encore franchir : allez poser la question aux petits labels, distributeurs et tourneurs
05 octobre 2009 à 17:22
@julien
Il existe des alternatives, comme la licence globale
http://fr.wikipedia.org/wiki/Licence_globale
Par ailleurs, en l’état, la loi Hadopi permet les deux, une sanction pénale (comme aux US) ET la coupure de ton abonnement.
@birgi
De nombreuses études montrent un apport positif du P2P sur l’économie globale de la musique et l’économie en général. Je te recommande la lecture (un peu longue) de ce billet qui les passe toutes en revue :
http://fr.readwriteweb.com/2008/11/18/a-la-une/rapport-hadopi/
05 octobre 2009 à 18:04
@Julien :
Sauf que la loi HADOPI ne va empêcher ni le téléchargement illégal, ni le marché noir des copies. Et puis depuis le temps, qui n’a pas encore compris que devant le profit, les majors élargissent leur marge sans jamais se montrer plus généreux avec les artistes ? Pris à la gorge, les majors mettent les consommateurs et les artistes en porte à faux alors que certains artistes commencent à comprendre qu’il est bien plus intéressant pour eux d’utiliser Internet et de s’autoproduire. C’est un vrai signe !
@birgi :
Les petits distributeurs, labels et tourneurs de la sphère hard rock et heavy metal disent qu’ils appartiennent au secteur le moins touché par le téléchargement illégal. Pourquoi ? Exposition commerciale moins forte, style musical qui plait plus aux jeunes adultes qu’aux ados, production globale de meilleure qualité, artistes plus audacieux qui font passer leurs intérêts après leur passion, plus d’authenticité et j’en passe. Universal et Warner pourraient bien crever du téléchargement illégal, je serais présent pour leur enfoncer la tête sous l’eau. :-)
06 octobre 2009 à 13:06
Bravo pour votre article, mais vous ne dites mot sur le commanditaire qui a commandé l’enquête d’opinion.
06 octobre 2009 à 15:23
@rem
Exact, mais j’ai fourni tous les liens vers les sources des articles IPSOS et je n’ai pas trouvé de commanditaire explicite…
14 octobre 2009 à 20:30
A mon avis Hadopi ne fera que déplacer le probleme, par contre je m’étonne quand même malgré tout de ces chiffres avec de tels écarts, et le fait que le piratage ne change quasiment rien à la consommation me parait un peu surprenant également… à long terme c’est plutot la catastrophe annoncée partout dans le monde.
15 octobre 2009 à 1:31
pour l’impact du piratage sur les ventes, je vous renvoi au billet suivant : http://fr.readwriteweb.com/2008/11/18/a-la-une/rapport-hadopi/
30 octobre 2009 à 9:47
Bonjour
étonnant : au moment où cette loi entre au JO, un plug-in destiné à Firefox permet de ne pas être surveillé.
Plus de détails ici : http://securiteoff.blogspot.com/
09 novembre 2009 à 16:21
J’ai lu cet article en espérant qu’il réponde à une question que je me pose depuis quelques temps :
Quelle est l’importance en volume des échanges direct de contenu multimédia? Genre je vais chez un copain avec mon disque dur externe, et je reviens avec 200 films et 40 Go de musique.
En effet on ne parle que du P2P, mais j’ai l’impression qu’on ne traite ainsi qu’un bout du « problème » si c’en est un. Je connais pour ma part beaucoup de personnes qui ont des tonnes de fichiers acquis illégalement, mais qui n’ont jamais utilisé de système P2P.
J’aimerai voir la tête du ministre de la culture si il apprenait que les échanges directs sont plus importants en volume que le téléchargement illégal, ce que je soupçonne fortement.
En tous cas je n’ai pas trouvé la réponse à cette question. Peut être ais-je mal lu. En tous cas si quelqu’un a des éléments de réponse je suis preneur!
27 janvier 2010 à 11:32
Ce qui m’écœure, c’est qu’il y a de nombreuses études sérieuses sur le sujet, qui démontrent et convergent vers une même idées. Pourtant, nos élus vont en sens inverse. Quel est le but véritable ? Le contrôle de la culture ? Le maintien d’un modèle économique ? Finalement, comme à chaque, il faut d’abord se demander : à qui cela profite ?
La réponse est clair je pense.
08 avril 2011 à 21:31
Bizarrement moins les pays sont riches, plus les gens « piratent »… Les pauvres aussi ont le droit à l’accès illimité à la culture, foutez leur la paix.
De plus on risque quoi à arréter de défendre les intérets commerciaux des refourgeurs de contenu ? Le retour à un système où les gens jouent de la musique ou font des films pour le plaisir avec des petits budgets ? La fin des daubes commerciales et de la taxe sur l’argent de poche des ados écervelés ?
Les russes et les chinois ont toujours chié sur les copyrights, parce qu’il ne se soucient pas de lécher le séant des américains, et ils ont bien raison.
Mieux vaut une culture « artisanale » partagée librement par tous, qu’une industrie toute puissante qui impose ses règles aux états.
Aux chiottes Hadopi, vive le partage.
06 juillet 2011 à 13:03
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