Bienvenue à Palomar5

axelleAxelle Tessandier participe à l’expérience Palomar5 à Berlin, une initiative inspirée aussi bien des Barcamps, des Thinktanks que des incubateurs de startups qu’elle qualifie de ‘do-tank’. Pour ReadWriteWeb, elle nous raconte cette aventure unique chaque semaine.

« Palomar5 recherche 30 jeunes esprits créatifs du monde entier pour imaginer  et réinventer pendant 6 semaines à Berlin le monde du travail du futur pour la nouvelle génération digitale»…

Je ne connaissais pas Berlin, ni qui était Palomar5, mais 5 minutes après avoir lu ces lignes via Twitter (Je vais finir par faire un t-shirt « Twitter has changed my life »…), Comme plus de 680 personnes, j’envoyais ma candidature. La visite du site finissait de me convaincre. Le projet Palomar5 avait été imagine par une équipe jeune, Dominik Wind, en charge du choix des candidats étant le plus agé du haut de ses 30 ans. Hans Raffauf, 24 ans, Mathias Holzmann, 23 ans, Simon Wind, 27 ans et Jonathan Himme, 25 ans  complétaient l’équipe de départ. En France, cela aurait été impossible, j’en suis absolument convaincue.

Ensemble ils ont réussi à convaincre des investisseurs tels que Deutsche Telekom du bien fondé d’un tel projet : Réunir 30 personnes représentatives de la génération Y, venant de background et cultures différentes, avec des parcours éclectiques, pour penser un monde correspondant à l état d esprit d’une génération qui a intégrer les nouvelles technologies comme une seconde nature.

Leur point commun ? L’ouverture d’esprit, un esprit passionné et créatif et une envie de changer le monde…

Changer le monde.. rien que cela ? Oui, si cela signifie bousculer le système, transformer ses règles, et dessiner les contours d’un monde du travail bien loin de celui qu’ont connu les générations précédentes : Tout est à faire. Nous allions passer 6 semaines ensemble, semaines qui se termineraient par une conférence de deux jours pour présenter non pas nos idées, mais leur prototype. En effet, Palomar5 n’est pas un think tank de plus, mais un véritable  « do -tank », inventé pour proposer des solutions immédiatement applicables.

J’avais l’impression que le projet avait été crée pour moi tant ma vie professionnelle depuis trois ans avait été source de frustration et d’insatisfaction.  Après des études d’audiovisuel et de droits de médias à la Sorbonne et à University College London, j’avais embrassé un monde du travail qui ne m’avait jamais rendu heureuse. Travailler dans un même espace de 9h à 19h dans le respect d’une hiérarchie établie et hermétique au changement ; même dans un environnement comme celui des médias avait fini par détruire totalement mon enthousiasme pour un domaine pour lequel j’avais fait cinq ans d’études…

Je décidais donc au début de l’année 2009 de prendre mon courage à deux mains et de sortir du tunnel, j’avais 27 ans et déjà l’angoisse d’aller au bureau le lundi. Je quittais mon emploi chez un distributeur de VoD, et m’ouvrais à des domaines auxquels je n’avais jamais eu le temps de m’intéresser et que mon environnement professionnel ne m’avait pas donné l’opportunité d’explorer. Car un job c’est, paraît-il,  avant tout, des études supérieures qui valident des « connaissances » pour un domaine donné pour une mission particulière… Quel non-sens.

Je commençais donc mon exploration du Web et devenais une vraie geekette accro aux informations multiples, à l’infini possibilité d’un outil dont l’aspect « multitask » est la grande qualité. Je m’investissais dans des projets qui avaient un sens pour moi, au sein de WWF, World Wild life Fund, et au fur et à mesure des mois m’organisait une vie qui finalement me ressemblait. Travailler sur différents projets, ayant pour seul point commun de me passionner, que ce soit pour l’association Internews qui s’atèle à développer un journalisme local dans des pays en quête d’une information digne de ce nom ou pour des projets « green » ; tout cela en utilisant ma nouvelle « expertise » web ou sur le contenu. Juste par passion, envie et pratique.

J’étais passée du statut de travailleur à être humain à multiples dimensions et j’adorais ça. M’inviter à réfléchir à cette évolution au sein du monde de travail conventionnel pendant 6 semaines m’apparaissait comme une chance inouïe et à une superbe coïncidence dans un process que j’avais engagé quelques mois auparavant.

Je recevais courant septembre la réponse… « Welcome to Palomar5 »…j’avais été sélectionné pour faire partie des 30 résidents. Ma curiosité ne faisait qu’augmenter mon excitation pour le projet. Je recevais mes billets et  décollais donc pour Berlin le 9 Octobre. Très vite, j’allais découvrir qu’effectivement, être un membre de ce projet était une véritable chance. Une dizaine de nationalités, indienne, allemande, américaine, mexicaine, australienne.. Tous entre 20 et 30 ans… des designers, des créateurs de starts-up de 22 ans, un écrivain, une « performeuse », des inventeurs, des innovateurs. Cinq minutes après mon arrivée à la « Malzfabrik », ancienne usine de 2000m2 au design totalement réinventé par l’équipe de Palomar dans lequel nous allions vivre, travailler, rire, apprendre sans véritable frontière entre chacune des ses activités, j’étais déjà fascinée par l ‘énergie, le talent des gens autour de moi.

palomar5

Ces 6 semaines allaient être passionnantes. Je portais pendant 2 jours, comme chacun de mes colocataires un bleu de travail Palomar pour nous plonger directement loin de notre univers habituel, nous immerger dans la bulle, réinventer notre propre façon de penser.

La première semaine, la semaine « inspiration » vient de s’achever. Elle a été intense. Nous avons eu la chance de rencontrer des artistes, des agences d’innovation, des designers, des responsables des ressources humaines de gros groupes tels que BMW ou Deutsche Telekom pour comprendre le fonctionnement d’un environnement corporate qui sait qu’il doit se réinventer. Nous avons aussi expérimenté des nouvelles méthodes de création telles que celle de FrogDesign, lecture et atelier qui m’ont particulièrement plu.

Ce week-end a été le premier moment de temps libre après une semaine où nous avons « travaillé » quasiment 24h sur 24h .. et j’ai hâte de recommencer dès lundi…C’est un peu le motto ici « Work could be so fun. »

En route pour la deuxième semaine.. « Prototyping ».

A lire également :

  1. Vivre à Palomar5 : Je t’aime moi non plus. ...
  2. Trois semaines à Palomar5 ou le danger du mi-parcours ...
  3. Quatre semaines à Palomar5 : Aller plus loin et Expérimenter la destruction créative ...
  4. Cinq semaines à Palomar5 : En route pour le Sommet « The future of work for the digital generation » ...

1 commentaires pour cet article

  1. Stan

    Dommage de faire la mise en page APRES publi­ca­tion. Dans un lec­teur RSS c’est tota­le­ment illi­sible sans para­graphes… J’ai failli ne rien lire du tout et ça aurait été fran­che­ment dommage ;-)

1 Trackbacks For This Post

  1. Tweets that mention Bienvenue à Palomar5 | ReadWriteWeb France -- Topsy.com :

    […] This post was men­tio­ned on Twitter by damien douani and Axelle TESSANDIER, palomar5. palomar5 said: Pour les fran­co­phones. RT @damiendouani: [ReadWriteWeb] Bienvenue à Palomar5 http://bit.ly/3UxbAW […]

Réagissez !

Ils nous soutiennent

feedback2.0

hébergement infogérance BearstechLa Cantine

 

  • A propos
  • Best of
  • Buzzing
  • Tags

ReadWriteWeb est un blog dédié aux technologies internet qui en couvre l’actualité et se distingue par ses notes d’analyse et de prospective ainsi que par l’accent mis sur les usages et leur impact sur les média, la société et la communication.

ReadWriteWeb est classé parmi les blogs les plus influents de la planète par Technorati et Wikio.

ReadWriteWeb est publié en anglais, en français, en coréen, en portugais et en chinois. Ses articles sont publiés dans la rubrique technologie du New York Times.


eBooks

Lawrence Lessig
Culture Libre



Pierre Bellanger
La Radio IP



Nous y serons