La règle des 1% s’applique aussi au politique !

Souvenez-vous, autour de 2006 tombait un des plus forts imaginaires d’Internet : nous apprenions de manière statistique que « non, tout le monde n’est pas devenu créateur de contenus, artiste, auteur, ou encore cinéaste » avec les nouvelles technologies.

Nous découvrions, notamment via le Guardian Unlimited Technology et son article pédagogique intitulé « What is the 1% rule ?», que la plupart des plateformes communautaires en ligne tournent grâce à un cœur de communauté composé d’environ 1% de membres actifs par rapport à l’ensemble des membres ou des visiteurs, 10% de commentateurs ou remixeurs, et 89% de simples spectateurs passifs. Ainsi Myspace comptent-ils moins de 2% de comptes « d’artistes », les réseaux peer to peer fonctionnent de manière optimale avec un ratio de 5% d’uploaders uniquement, ou encore moins de 2% des utilisateurs de wikipedia ont écrit plus de 70% des articles etc.

On trouve depuis peu une analogie troublante avec la participation au fonctionnement des instances publiques. En effet, Pierre Rosanvallon, professeur au collège de France et auteur de  La légitimité démocratique paru en 2008, nous explique que « si l’on considère la fréquence de l’engagement régulier dans de telles instances organisées (comités de quartiers, jurys citoyens, commissions d’enquête etc) on a estimé dans le cas britannique qu’environ 1% des adultes étaient concernés. » C’est à dire qu’un seul pour-cent des citoyens anglais contribue de manière active à la vie publique, au « bénéfice » de 100% de la population. Cette estimation se fonde sur l’étude de Tom Bentley détaillée dans  Everyday Democracy paru en 2005. Ce dernier relève également qu’on retrouve à peu près ce même niveau de membres actifs quelque soit les pays où il a mené son étude, exception faite du Brésil qui atteint les 2%.

Peut-on voir aussi un lien avec les 1% de français environ qui sont membres d’un parti politique (pour info les adhérents PS + UMP font déjà un total de 450 000 adhérents), ces derniers définissant le choix des représentants imposé à 99% de la population avant le vote au suffrage « universel »?

Par conséquent, il est troublant de noter que les chantres de la démocratie représentative, reposant par ailleurs sur les partis politiques et la règle des 1%, sont bien souvent les opposants les plus virulents à tout saupoudrage de « collaboration citoyenne » dans les différents processus de décision gouvernementale, au prétexte « d’équité » non respectée : inégalité d’accès à l’information si celle ci transite par les nouvelles technologies, caractère non exhaustif d’une consultation citoyenne ponctuelle, pas de majorité numérique absolue atteignable via ces dispositifs etc.

Conscient que ni la démocratie représentative, ni les plateformes de participation sur internet ne sont capables de dépasser l’engouement d’une minorité proche de 1% du total des citoyens concernés, n’aurait-on pas intérêt à accorder les deux méthodes, plutôt qu’à les opposer sans cesse ? en effet, leurs limites respectives ont la chance d’être complémentaires : imaginez un représentant qui peut compter sur une intelligence collective représentée par 1% de citoyens bénévoles prêt à contribuer à un sujet de société. Ces 1% de citoyens ne seraient bien sûr pas représentatifs (et ce n’est pas ce qui est attendu d’eux, ce rôle étant joué par l’élu qui encadre les échanges et tranche en dernier ressort). Par contre, ils seraient créateurs d’une masse de données et de remontées terrains capables d’éclairer la prise de décision.

En outre, la temporalité différente du représentatif (efficace pour planifier à moyen terme) et du participatif (apportant une mobilisation ad’hoc et une flexibilité très utile à court terme) serait là encore vecteur d’enrichissement plus que d’appauvrissement.

Les limites des deux systèmes sont connues depuis bien longtemps : d’un côté, Tocqueville expliquait dans le premier volume De la Démocratie en Amérique en 1835 que « persuader aux hommes qu’ils doivent s’occuper de leurs affaires, est, je ne l’ignore pas, une entreprise ardue. Il serait souvent moins malaisé de les intéresser aux détails de l’étiquette d’une cour qu’à la réparation de leur maison commune. ». Et de l’autre, il confessait, en homme politique de son époque, qu’ « Un pouvoir central, quelque éclairé, quelque savant qu’on l’imagine, ne peut embrasser à lui seul tous les détails de la vie d’un grand peuple. Il ne le peut, parce qu’un travail excède les forces humaines. Lorsqu’il veut, par ses seuls soins, créer et faire fonctionner tant de ressorts divers, il se contente d’un résultat fort incomplet, ou s’épuise en inutiles efforts. »

Reconnaissons au moins que le contexte social et technologique actuel rouvre ce débat, et dessine des solutions possibles qui n’étaient pas imaginables auparavant…

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18 commentaires pour cet article

  1. Marie

    Les évolu­tions tech­no­lo­giques et leurs nou­veaux usages ouvrent effec­ti­ve­ment le débat “poli­tique” de la démo­cra­tie (si tant est qu’il n’ait été fermé aupa­ra­vant, à mon avis il a revêtu à d’autres époques d’autres formes … avec des inten­si­tés et des échos variables) 

    Je suis pas­sion­née par la réflexion sur l’intelligence col­lec­tive et je serais plu­tôt du style à être convain­cue de ses apports sur de nom­breux plans (éduca­tion: infor­ma­tion et déve­lop­pe­ment de l’esprit cri­tique, etc, … , démo­cra­tie, …)
    Mais les limites de l’exercice ne restent-ils pas la majo­rité silen­cieuse qui ne s’exprime pas (par com­plexe ou par manque d’intérêt, d’engagement) et le risque de voir les plus fortes voix domi­ner le débat ou les infor­ma­tions tra­fiquées pour influen­cer l’opinion ?
    Le mixte entre experts qui éclairent et l’expression dite “popu­laire” serait peut-être à recher­cher ??? En tout cas, un appren­tis­sage de tous au manie­ment éthique de telles pra­tiques me sem­ble­rait néces­saire, une uto­pie peut-être.…
    Dans tous les cas, des appren­tis­sages et/ou des expé­ri­men­ta­tions fon­dés sur ces nou­velles tech­no­lo­gies ont été faits dans dif­fé­rents domaines et sur dif­fé­rents ter­ri­toires et il est per­ti­nent d’y réflé­chir sur dif­fé­rents angles : poli­tique cer­tai­ne­ment mais aussi au niveau des entre­prises ou d’autres formes d’organisations.

  2. Olivier Auber

    S’occuper au jour le jour de ses enfants, leur apprendre à se concen­trer sur leur leçon de piano, les devoirs, leur des­sin, peut être vu un acte poli­tique, voir même un acte de résis­tance à la patho­lo­gie géné­rale de l’attention. En un sens, heu­reu­se­ment que seule­ment 1% “par­ti­cipent”, cela laisse aux 99% autres le loi­sir de se concen­trer sur quelque chose sur lequel ils peuvent agir effec­ti­ve­ment. Dans un monde poli­tique qui fabrique et ins­tru­men­ta­lise des “bulles d’attention” vouées tôt ou tard à l’explosion (H1N1, réchauf­fe­ment cli­ma­tique, crise finan­cière, scan­dales divers, pipo­li­sa­tion, etc.), il est très bon de trou­ver des îlots de résilience.

  3. leafar

    Tres beau paral­lele… il y a sur­ement beau­coup de bonnes idées à en tirer.

  4. alban

    @Marie : tout à fait d’accord, des expé­ri­men­ta­tions sont actuel­le­ment menées, notam­ment au Brésil (ex: le bud­get par­ti­ci­pa­tif de la ville de Porto Alegre), pas éton­nant dès lors qu’il s’agisse du pays où les citoyens s’impliquent le plus dans la vie publique

    @Olivier Auber : l’un n’empêche pas du tout l’autre, non? tu fais donc par­tie des indi­vi­dus clas­sés par Tocqueville dans la caté­go­rie: “Il serait sou­vent moins mal­aisé de les inté­res­ser aux détails de l’étiquette d’une cour qu’à la répa­ra­tion de leur mai­son commune”

  5. Olivier Zara

    Vraiment un excellent article, très éclai­rant et qui me redonne un peu d’espoir. Cependant, l’intelligence col­lec­tive est un non sens cultu­rel pour la majo­rité des élus qui fonc­tionnent encore en mode féo­dal tout comme beau­coup de dirigeants. 

    L’intelligence col­lec­tive est un outil du déve­lop­pe­ment durable qui fait sur­tout sens pour les “créa­tifs cultu­rels” et, à ma connais­sance, ils ne sont pas majo­ri­taires en France. Si on reste dans un cadre démo­cra­tique (la volonté majo­ri­taire du peuple), je vois mal les prin­cipes actuels de fonc­tion­ne­ment du poli­tique dis­pa­raîtrent à court terme avec ou sans 1%.

    Cela dit, peut-être que si on explique aux élus que fina­le­ment l’intelligence col­lec­tive consiste à mobi­li­ser l’intelligence de 1% du col­lec­tif, ça aidera à amor­cer le pro­ces­sus d’une par­ti­ci­pa­tion du 1% de citoyens actifs. Il fau­drait peut-être qu’on explique aussi cela aux diri­geants d’entreprise ?

  6. Bulles

    On devrait vous remer­cier infi­ni­ment pour la réflexion que vous tenait. L’abstention à la par­ti­ci­pa­tion civique est connue depuis l’origine de la démo­cra­tie. Aristote indique qu’elle est consub­stan­tielle à la démo­cra­tie. Il y a un pas­sage brillant d’Aristote qui nous explique qu’il faut faire avec cette idée qu’à tout moment le peuple peut inter­ve­nir. Alors même qu’il ne le fait pas. Le livre de Rosanvallon est une par­faite fumis­te­rie. On ne peut pas dans un simple billet tout revoir en détail. Mais dans un autre pas­sage de son livre il faut voir ce qu’il dit de la notion d’opinion publique et de démo­cra­tie par­ti­ci­pa­tive. Les cri­tiques du livres ont mani­fes­te­ment manqué de vigi­lance avant de cla­més que ce livre était bon. La conclu­sion de son livre on l’a trouve syn­thé­tisé dans un article au jour­nal Le Monde 26 mai 2009, dans lequel avec lyrique il demande de dépassé la démo­cra­tie actuelle en pas­sant à une démo­cra­tie post-électorale… La démo­cra­tie est com­plexe et pas­sion­nante. Son his­toire est pas­sion­nante. Rosanvallon donne effec­ti­ve­ment le la, mais celui d’un renou­veau idéo­lo­gique de l’aristocratie. Aristote l’appelait le parti des « meilleurs… »

  7. Desirade

    L’élu est ingérable.

  8. Bulles

    Désirade, faire des slo­gans c’est être déjà dans la diges­tion du gérable. Le slo­gan c’est l’équivalent du prêt-à-porter de la pen­sée : prêt-à-l’emploi et sans réflexion ; dites des slo­gans il en res­tera bien quelque chose ! « Gérer » c’est le vocable favori des mana­geurs. Souvenez-vous de Chirac alors pre­mier ministre, il disait « gou­ver­ner, c’est gérer ! ». Ce jour là la France n’a plus eu d’autre pers­pec­tive, plus de rêve, qu’une ges­tion du quo­ti­dien.
    Personnellement je déteste ce vocable de gérer. Il est mis à toutes les sauces ; dès cabi­nets minis­té­riels aux salons de psy. Lesquels entendent de plus en plus de gens leurs dirent qu’ils n’arrivent plus « à gérer leurs stresses, gérer leurs rela­tions amou­reuses, ect… ».
    D’ailleurs ce n’est pas éton­nant. c’est effet de notre époque qu’à défaut de réelles pen­sées, on est un ancien élève de HEC, doc­to­rat de ges­tion et mana­ge­ment : P. Rosanvallon, pour intellectuel.

  9. alban

    @Olivier : ton approche est très sage: plu­tot que de “faire peur” face à l’immensité du tra­vail qui consis­te­rait à tout le temps deman­der tout à tout le monde, il est plus prag­ma­tique d’avancer main dans la main avec les 1% de moti­vés, cha­cun étant tour à tour pas­sif et actif en fonc­tion du sujet

    @Bulles : En fait, l’étude sur la par­ti­ci­pa­tion citoyenne est unique­ment citée par P. Rosanvallon dans son ouvrage, mais ce n’est pas lui qui a fait l’étude, comme indiqué, il s’agit de Tom Bentley qui détaille ce sujet.

  10. Hubert Guillaud

    D’autant que le 1% de par­ti­ci­pa­tion n’est qu’une limite parce qu’on ne s’intéresse que rare­ment à démul­ti­plier la par­ti­ci­pa­tion : http://fing.tumblr.com/post/252183865/e-gov-vs-we-gov-collaboration-ou-conflit ;-)

  11. alban

    Merci Hubert pour le lien, je cite “Jusqu’en 2004, le niveau de par­ti­ci­pa­tion dans les bud­gets par­ti­ci­pa­tifs à Belo Horizonte stag­nait aux alen­tours de 1,5 % des élec­teurs, néces­si­tant leur pré­sence à des réunions phy­siques. Après avoir en 2006 lancé des bud­gets par­ti­ci­pa­tifs élec­tro­niques dotés d’un mon­tant pour­tant plus faible, c’est quelque 10 % des élec­teurs qui ont pris part au processus”

  12. Fix

    Deux des­sins pour illus­trer ce débat :

    http://dessinsdefix.viabloga.com/texts/debat-participatif

  13. Mpok

    Excellent article (comme d’habitude).
    3 pré­ci­sions :
    - c’est GRACE à Internet que ce 1% de par­ti­ci­pa­tion EXISTE.. C’était peut-être sous-entendu, mais cela vaut le coup de le dire expli­ci­te­ment.
    - il ne faut pas cepen­dant don­ner plus de cré­dit à ce 1% que ce qu’il repré­sente : les exemples mutiples de “buzz” sur Internet qui deviennent des infos aux JT de 20h sont repré­sen­ta­tifs d’une dérive pos­sible. Ce n’est pas parce que la “blo­go­sphère” s’enflamme sur un sujet que ce sujet est une “info”, jus­te­ment parce qu’en fait seule une mino­rité en ait l’auteur.
    - sur le plan pure­ment poli­tique, il est déce­vant de voir la les hommes/femmes poli­tiques inves­tir le Web UNIQUEMENT sur le plan de la com­mu­ni­ca­tion, et non sur une idée de par­ti­ci­pa­tion.
    Quand on entend le secré­taire géné­ral de l’UMP (mais ce sen­ti­ment est sans nul doute par­tagé par la droite et la gauche) dire il y a 2 jours que les dépu­tés sont là pour “ser­vir leur parti, et dans la mesure où ils sont dans la majo­rité, pour ser­vir le pré­sident” (cf. La Matinale C+), on croît rêver.…
    Je croyais (naï­ve­ment) que les élus étaient là pour ser­vir les conci­toyens qui les avaient élus… Voire ser­vir le Pays…

  14. Bulles

    Il ne faut pas com­prendre une notion aussi nue que celle de ce “1% de par­ti­ci­pa­tion” effec­tive en moyenne dans les pays démo­cra­tiques. Car si l’on prend la par­ti­ci­pa­tion telle qu’elle se décline réel­le­ment, elle appa­rait selon les indi­vi­dus très variable aussi bien dans la fréquence et dans la forme que celle-ci peut prendre. L’exercice démo­cra­tique d’autre part, n’est pas lui-même for­cé­ment le fait d’un pays ayant des ins­ti­tu­tions démo­cra­tiques. Dans ce cas là on se rend compte que la popu­la­tion dans un tel pays n’est pas par­ti­cu­liè­re­ment moins démo­cra­tique dans le sens qu’elle aurait une vision altéré, non-démocratique, non-critique sur le fonc­tion­ne­ment des ins­tances déci­sion­nelles. Eh bien c’est exac­te­ment comme cela que ça marche égale­ment dans un pays ayant des ins­ti­tu­tions démo­cra­tiques. La part la plus impor­tante de la popu­la­tion, silen­cieuse, exerce une force iner­tielle. C’est celle que l’on qua­li­fie d’”opinion publique”. C’est somme toute cette notion qui est active. Elle fonde la culture même des agents qui appa­raissent dans ce “1% de par­ti­ci­pa­tion”. Alors même qu’elle n’exerce pas d’action effec­tive. Cette opi­nion publique existe même sans la démo­cra­tie ins­ti­tu­tion­nelle, même sans mobi­li­sa­tion de toute la popu­la­tion à l’exercice de la démocratie.

  15. alban

    @Mpok : bien d’accord avec tes 3 points. Le prin­cipe du bouche à oreille en tant que media est jus­te­ment que tout part d’une petite minorité.

    @Bulles: en fait, j’ai l’impression que fina­le­ment, tu n’es pas si oppo­sée aux thèses défen­dues par P. Rosanvallon, car en lisant ton com­men­taire, j’ai eu l’impression de relire “la contre-démocratie”:)

  16. Bulles

    Désolé Alban ! Mais c’est une impres­sion. La « Contre-démocratie » est une resu­cée de dif­fé­rentes thèses dont une relec­ture par­tielle d’un pas­sage des cours de M. Foucault, “Sécurité, ter­ri­toires, popu­la­tion”, p. 202. der­nier prg. en bas à droite.
    Rosanvallon est un com­mu­niquant, en plus d’être à mon sens un idéo­logue. Ce qui décrit le mieux sa vir­tuo­sité ce n’est pas sa sup­po­sée mai­trise des sujets qu’il traite, mais le lyrisme, les pro­cé­dés rhé­to­riques, la for­mu­la­tion. Dans le fait tout simple que celle-ci mani­feste le besoin d’adhésion au-delà de l’argumentions. Chez Rosanvallon on découvre bien une forme, mais le fond n’a pas voca­tion à infor­mer le lec­teur. Regardez l’index de son der­nier livre et faite une simple sta­tis­tique. Vous ver­rez qu’il ne cite que lui-même. C’est un index-miroir aux alouettes…

  17. Mathieu

    Excellent article et débat très intéressant.

    (Avec un com­men­taire aussi pauvre, je ne sais pas dans quelle caté­go­rie me pla­cer: peut être “spec­ta­teur pas­sif courtois”?)

  18. Marick Vaillant

    Article, débat… c’est vrai que tout est inté­res­sant. Pendant que je lis tout ça, une phrase me revient en mémoire (déso­lée celle-ci fla­geole) : “La démo­cra­tie est le pire des sys­tèmes poli­tiques, mais on n’a encore rien trouvé de mieux”
    @+

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    […] La règle des 1% s’applique aussi au poli­tique ! – ReadWriteWeb France – « un seul pour-cent des citoyens anglais contri­bue de manière active à la vie publique, au « béné­fice » de 100% de la population » […]

  4. PDF Europe : e-gov vs. we-gov, collaboration ou conflit ? | traffic-internet.net :

    […] que montre les exemples qu’a évoqué trop suc­cinc­te­ment Tiago Peixoto, c’est que la règle des 1% de par­ti­ci­pa­tion, sou­vent vécue comme une limite indé­pas­sable, peut être dépas­sée par des actions de […]

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  6. Elaboration des politiques publiques : processus complexes et outils numériques | Owni.fr :

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