Il fut un temps ou l’internet était le royaume des geeks, et les geeks, pour leur plus grand malheur, sont majoritairement masculin (mais ça évolue dans le bon sens).
Ces temps sont derrière nous. Royal Pingdom vient de rendre public les résultats d’une étude réalisée sur une sélection des sites sociaux les plus fréquentés de la planète et révèle la nette prédominance des femmes dans le web social. L’étude se limite au territoire américain, mais elle n’en est pas moins intéressante, et la voie est libre pour en réaliser de similaires sur le territoire Européen ou sur la France : l’outil utilisé n’est autre que Google Ad Planner, l’outil de media planning de Google.
Ce que l’étude a mis à jour
- 84% des sites étudiés sont fréquentés en majorité par des femmes.
- Les sites de vote sur des news (Digg, Reddit, Slashdot, les équivalents US de sites comme Wikio), sont eux utilisés en majorité par des hommes. Ce sont d’ailleurs les seuls où la population masculine est majoritaire.
- Twitter et Facebook présentent quasiment la même répartition homme/femme : 59% de femmes sur Twitter, 57% sur Facebook.
- Certains site sont très majoritairement féminins : Bebo (66% de femmes), suivit de près par MySpace et Classmates.com (64% chacun)
- Au total, la répartition est de 47% d’hommes et 53% de femmes (ce dernier chiffre est à prendre avec des pincettes)

Je ne me risquerai pas à faire la moindre interprétation, mais si vous en avez une, n’hésitez pas.













02 décembre 2009 à 10:57
Ma psy en avait une un tantinet impertinente sur ce genre de situation.
« Les filles ont la langue bien pendue pour compenser le fait que rien d’autre ne pend. »
Je pense néanmoins que la situation va évoluer : les pleurs, le bavardage et les dissertations sur leur situation sentimentale ne sont plus du tout l’apanage des filles chez les plus jeunes.
02 décembre 2009 à 11:23
Dans l’étude sur les pratiques culturelles des Français, quelques infos en plus concernant la France sur cette page de résultats sur les principaux usages d’internet :
http://www.pratiquesculturelles.culture.gouv.fr/doc/tableau/chap2/II-3-1-Q24.pdf
Dans la colonne « Créer, mettre à jour votre profil sur site comme My Space, Facebook, etc. » on a 9 % des internautes hommes et 8 % des internautes femmes.
—
De manière générale, je trouve dommage que cette étude du ministère de la Culture, une mine pourtant sérieuse (basée sur un échantillon représentatif des français, pas sur des sondés recrutés au hasard ou sur des échantillons d’utilisateurs) et indépendante soit si régulièrement laissée de côté au profit des études « à buzz », privées, voire sponsorisées.
02 décembre 2009 à 13:01
La question est comptent-ils les fake profiles des nanas super canons qui me demandent en amis sur Facebook alors que je ne les ai jamais vu (je m’en souviendrais quand même ;)). Bref, à mon avis, les résultats sont erronés par les spammeurs de tout poil qui polluent les réseaux sociaux.
@Marie Hélène : c’est dommage, j’aimais bien ton explication pourtant :p
02 décembre 2009 à 14:59
Interprétation ?
Moi je crois que ce qui intéresse les femmes, dans les réseaux sociaux, ce n’est pas le côté « réseau », c’est le côté « exhibition ». Ça doit être dans les gènes. Elles doivent avoir l’instinct de se montrer, de se faire désirer, de s’exhiber… La reproduction, la sélection naturelle, etc. quoi.
Je sais, c’est complètement macho comme interprétation. Mais je crois qu’il y a du vrai.
Il faudrait voir aussi avec la situation (mariée, célibataire, etc.) car je suis sûr qu’il une part plus importante de célibataire.
02 décembre 2009 à 15:17
Marie-Hélène, je vous conseille de changer de psy !
02 décembre 2009 à 15:35
@Christophe D. «je trouve dommage que cette étude du ministère de la Culture, une mine pour tant sérieuse (…) soit si régulièrement laissée de côté»
Il faudrait peut-être avant tout que le ministère en diffuse l’intégralité non pas chez un éditeur privé au format papier, mais en format électronique et sous licence libre !!
http://www.pratiquesculturelles.culture.gouv.fr/08ouvrage.php
Vu qu’elle est écrite par un fonctionnaire, sur fond public, cela serait le minimum… mais silence radio du côté du ministère : on ne répond pas à ces questions là…
02 décembre 2009 à 18:31
À Julien :
Bien d’accord ! Cependant, les résultats chiffrés sont tout de même intégralement disponibles (http://www.pratiquesculturelles.culture.gouv.fr/08resultat.php). Personnellement je n’ai pas acheté l’ouvrage qui, si j’ai bien compris, reprend et surtout commente — sociologiquement parlant — tous les résultats un à un avec comparaison sur les précédents chiffres. Ce doit être encore plus intéressant mais je suis bien d’accord avec vous : ça aurait été chouette si cela aussi avait été en libre distribution, puisqu’au frais du contribuable (enfin, à priori — à moins qu’il y ait une finesse dans le financement de l’étude).
02 décembre 2009 à 22:03
« ça aurait été chouette si cela aussi avait été en libre distribution, puisqu’au frais du contribuable »
Si mon souvenir est bon, le gouvernement Barre (je sais, ça fait vieux … avant internet) avait pris, par décret ou arrêté, la disposition suivante : si l’information produite sur financement publics est mise à disposition du public, ce doit être au coût marginal de cette mise à disposition. Autrement dit, l’Etat n’a pas le droit de se faire de la marge sur la diffusion de l’information qu’il publie.
Ce qui impliquerait en pratique que tout rapport public soit mis en téléchargement gratuit.
03 décembre 2009 à 15:43
@FrédéricLN les données brutes sont en téléchargement libre. Faut juste aimer lire des tableaux Excel au format PSD.