Réforme du droit d’auteur, collaboration au parlement Européen entre le groupe parlementaire et les élus du Parti Pirate, travaux passé et surtout en cours au sein du parlement Européen sur les libertés numériques, mais également explosion du piratage ‘commercial’ en France provoqué par Hadopi et parfaitement indécelable : durant plus d’une heure et demi, Sandrine Belier, députée Européenne, partage avec nous ses analyses et ses combats.
Plusieurs révélations au cours de cet entretien, comme la préparation au sein du groupe Europe Ecologie, d’une lettre ouverte à Nicolas Sarkozy au sujet des libertés numériques, ou encore les discussions en cours avec la branche Française du Parti Pirate.
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11 décembre 2009 à 12:08
Voilà un débat intelligent entre des personnes qui cherchent, et non pas des intellectuels redondants qui ont un avis sur tout. *****
12 décembre 2009 à 23:17
41:32… à la recherche d’un autre exemple.
* Qui a donné à Wikipedia ?
par rapport au service rendu, à ce que ça coûterait sinon… Visiblement ils arrivent à lever des fonds… Pour toujours ? Jusqu’à quand ?
* Qui paye une contribution pour des logiciels libres (type une distribution linux, firefox, open-office…)
C’est pas du tout évident cette histoire de pédagogie pour dire aux gens de payer…
13 décembre 2009 à 12:15
Wikipedia est une fondation, et par rapport au service rendu, ca n’a pas couté grand chose. Jusqu’à quand ? A priori, toujours, ils ne lèvent pas des fonds (ce terme est lié aux VC, qui ‘investissent’ dans l’idée d’un retour sur investissement), mais il se font financer par de riches sociétés US. Un process extrêmement courant aux US, où il est normal de financer des services pour le public (comme un musée) quand on est riche.
Le logiciel libre n’est pas payant, vous devez confondre avec le shareware. Linux est gratuit, certaines distributions sont commercialisés, mais c’est le service qui va autour qui est payant, mas le logiciel.
14 décembre 2009 à 14:27
Après avoir visionné ce débat fort intéressant, je reste perplexe : Fabrice Pozzoli Montenay laisserait-il entendre qu’une grand-mère qui télécharge gratuitement sur Internet un album de Tino Tossi parce qu’elle ne le trouve pas dans le commerce, cela la transforme de fait en « pirate » et donc en personne non respectable ?… Cette notion est très représentative du discours populiste ambiant : télécharger un titre gratuitement et illégalement c’est comme voler une baguette de pain… L’amalgame entre économie physique et dématérialisée est choquante.
Par ailleurs, je ne suis pas très convaincue par le parallèle avec les paniers des AMAP… Même si l’on voit des systèmes de production participative, à l’instar des logiciels libres par exemple, cela ne peut pas être, à mon sens, un modèle alternatif pour les majors, ces grosses machines de production culturelle.
Ensuite, pour moi, le système de don est essentiel pour l’avenir de la culture sur Internet et peut être mis en place avec les évolutions du web sémantique notamment, où l’on aura une mise en page de l’information qui permettra plus facilement ce type d’action sur Internet. Je suis d’accord avec Sandrine Belier, car expliquer aux consommateurs peut permettre de les responsabiliser, comme pour l’écologie…
13 mai 2010 à 13:40
Concernant la grand-mère, je pense a contrario qu’elle ne devient pas une délinquante en téléchargeant Tino Rossi. J’aime prendre le rôle des « vilains » pro-hadopi, pour mieux faire ressortir les faiblesses du discours. Dans ce débat, les pro-hadopi n’étant pas représentés, je me suis fais assez souvent l’avocat du diable ;-)