Peut-on encore parler de vie privée sur Facebook ?

Kaliya-HamlinKaliya Hamlin qui a écrit ce billet est connue sous le nom de Identity Woman, elle plaide depuis longtemps pour des standards ouverts et une identité centrée sur d’utilisateur. Elle a cofondé et anime les “Internet Identity Workshop”, un groupe de travail sur les standards portant sur l’identité, rassemblant de grands portails, des acteurs majeurs du secteur NTIC et des innovateurs.

Votre nom, votre image de profil, votre sexe, votre ville, la liste de vos amis et les pages dont vous êtes fan sont désormais publiquement visibles sur Facebook. Tout le monde peut les voir, à commencer par le moteur de recherche de Facebook.

Ceci représente la dernière évolution dans la violation du contrat entre Facebook et ses utilisateurs, et ce n’est pas une mince affaire [ndt: juridiquement, le contrat a évolué, le problème n’est pas d’ordre juridique]. De nombreuses personnes auront de très bonnes  raisons de s’opposer à ce changement qui touche à la distinction entre ce qui est public et ce qui est privé sur Facebook.

Personnellement, j’ai dès le début fait en sorte que ma liste d’amis ne soit pas publique. Pourquoi ? Tout simplement parce que je ne voulais pas que tout le monde puisse voir avec qui j’étais ami. Ce changement est pour moi une violation du contrat social que j’avais passé avec Facebook. Le minimum aurait été de me prévenir à temps et de me laisser la possibilité d’ôter certains ‘amis’ de ma liste.

Les dangers de rendre votre liste d’ami publique

Pourquoi une liste d’ami a-t-elle autant d’importance ? Parce qu’elle peut révéler des informations importantes sur vous, comme votre orientation sexuelle, une information que vous n’avez pas nécessairement envie de partager sur le web.

Le Boston Globe avait écrit, au sujet du projet du MIT appelé “Gaydar” :

“en utilisant les données issues de Facebook, ils ont fait une découverte surprenante : en regardant simplement la liste d’amis d’une personne, ils pouvaient prédire si elle était ou non homosexuelle. Ils ont réalisé cela à l’aide d’un programme informatique qui analysait le sexe et l’orientation sexuelle des amis d’une personne, et utilisaient un algorithme statistique pour faire une prédiction. Les deux étudiants n’avaient aucun moyen de vérifier leurs prédictions, mais en se basant sur leurs connaissances dans le monde réel, leur programme semblait donner de très bon résultats en ce qui concerne les hommes. Les utilisateurs pouvaient donc se ‘outer’ eux même uniquement à travers leurs listes d’amis.”

Les pages dont vous êtes fan sont désormais également une information publique. Imaginez le cas où vous êtes atteint du Sida et fan d’une page en rapport avec l’infection. Que se passerait-il si vous n’aviez pas mis au courant votre employeur et vos collègues de bureau ?

Peut-être appartenez-vous à un groupe religieux, une organisation syndicale, un parti politique qui a une page fan que vous suivez. Ces informations sont désormais publiques. Vos amis, votre famille, vos amis et votre employeurs : tout le monde est désormais au courant.

Chaque site a un contrat spécifique avec ses utilisateurs

Ces informations sont publiques, de toutes façons, alors pourquoi s’en soucier ? N’est ce pas comme sur Twitter ? Tout le monde peut voir ce que vous y postez, et vous pouvez voir ce que postent tous les utilisateurs.

Le contrat social que vous passez avec Twitter est clair. Ce que vous y publiez est public et peut être référencé. Cela ne s’appelle pas du mircoblogging pour rien. Quand vous bloggez, tout ce que vous écrivez est public. en publiant, vous faites explicitement le choix d’être vu aux yeux de tous.

Le contrat social passé avec Facebook, lui, n’a pas cessé d’évoluer depuis les débuts du service. Au départ, en janvier 2004, Facebook était réservé aux étudiants de Harvard. La viralité a été telle qu’ils ont décidé d’étendre le service à d’autres écoles en mars de la même année. A l’époque, vous ne pouviez voir que les élèves de votre université. Les étudiants qui utilisaient Facebook avaient une idée très claire de qui pouvaient les voir : leurs camarades d’école. Ils utilisaient le service avec ce contexte social en tête.

Facebook a ensuite étendu son service aux lycées en septembre 2005, puis aux sociétés comme Apple et Microsoft. Enfin, en septembre 2006, le service a été ouvert au public.

C’est à ce moment que le contrat social passé avec les premiers étudiants d’université a été rompu.

Tout le monde, et en particulier des employeurs potentiels, se retrouvaient dans un espace où les étudiants ne s’attendaient pas du tout à les voir arriver. Pour ces premiers arrivants, il était difficile de leur faire la leçon sur la légèreté qu’il y a à publier des photos compromettantes de soirée étudiantes : ils étaient, à l’origine, entre eux, à l’abri de tout employeur ou de leur parents. Facebook n’aurait pas dû, déjà, à l’époque, laisser les employeurs et les parents entrer sur Facebook.

La façon dont, à l’époque, les utilisateurs du service se renseignaient sur les activités de leurs amis consistait à cliquer sur leur profil et à consulter leur mur. L’introduction du Newsfeed a, une fois de plus, changé le contrat social entre Facebook et ses utilisateurs. Désormais, toute action d’un utilisateur était portée à la connaissance de ses amis. Facebook prévenait tous vos amis de ce que vous écriviez sur la page de quelqu’un (auparavant, il vous fallait vous rendre sur la page en question pour en prendre connaissance).

Les changements opérés la semaine dernière dans le fonctionnement de Facebook changent à nouveau le contrat social passé entre Facebook et ses utilisateurs. Cette fois-ci, vous vous retrouvez, pour ainsi dire, “en slip”.

Ces changements ont fait tellement de bruit que Facebook s’est fendu d’une réponse :

“En réponse à vos feedbacks, nous avons amélioré l’option de visibilité de la liste d’ami. Désormais, quand vous décochez “Afficher ma liste d’amis sur mon profil” sur la boite affichant les amis de votre profil, vos amis n’appraitront pas, que la personne qui regarde votre profil soit logguée ou pas. Cette information est toutefois accessible publiquement, et peut être accessible via des applications tierces.

Facebook prépare l’API de son social graph

Ce changement repose avant tout sur la volonté de préparer l’arrivée de l’API Social Graph de Facebook (voir ci dessous), grâce à laquelle des applications pourront à l’avenir demander à Facebook la liste de vos amis et l’utiliser à des fins diverses.

Le changement majeur dans tout cela consiste à vous suggérer que tout ce que vous publiez – statuts, liens, photos, vidéo, annotation – sera partagé publiquement et ouvertement, y compris en dehors de Facebook.

Or la plupart des utilisateurs de Facebook on adopté et mis en place des usages qui sont en adéquation avec le précédent contrat social de Facebook, à savoir que seuls vos amis peuvent voir ce que vous faites sur la plateforme (contrairement à Twitter). Interrogez des utilisateurs autour de vous, la plupart sont parfaitement inconscients des récents changements opérés par Facebook.

Zuckenberg, le fondateur de Facebook, a décidé de rendre public son profil et de partager les 290 photos qu’il y stocke, ainsi qu’une mine d’informations le concernant, lançant en quelque sorte le message : “si je peut me mettre en slip, vous pouvez également le faire, c’est fun !”.

Pourquoi Facebook fait-il cela ?

Les listes d’amis doivent devenir publiques parce que Facebook travaille au lancement de l’API Social Graph, au second semestre 2010.  Or c’est dans le social graph que se trouve le pétrole que cherche depuis longtemps Facebook. Facebook et les autres acteurs des réseaux sociaux veulent analyser ces données pour y trouver vos connaissances et vos intérêts afin de mieux vous cibler. Peut être arriveront-ils même un jour à juger de votre capacité à rembourser un crédit en se basant sur vos connaissances.

Il est désormais évident que d’autres ruptures de contrat social se profilent à l’horizon entre Facebook et ses utilisateurs. La roadmap censé amener la société à faire des profits colossaux ne se souciant guère de respecter la vie privée de ses utilisateurs.

Google travaille également à une API pour son Social Graph, mais celle-ci sera basée sur des relations sociales déclarées publiquement sur des blogs ou des sites tels que Flickr et Friendfeed. Tout cela soulève de nombreuses questions. Ben Laurie, Monica Chew et Dirk Balfanz de chez google on publié un article intitulé “(under)mining Privacy in Social Network” [ndt: jeu de mot entre ‘sous estimer/analyser la vie privé dans les réseaux sociaux, assez intraduisible].

Facebook, lui, est pour l’instant en position de force, il pense pouvoir faire évoluer à sa guise les règles qui régissent son univers car ses utilisateurs y retrouvent tous leurs amis, mais cette conduite est dangereuse pour l’internet tout entier.

Le véritable danger, comme le souligne Jason Calacanis,  est que cela affectera l’ensemble des sociétés sur internet, et aiguisera les appétits d’Etats souhaitant prendre le contrôle du social sur le web, au prétexte que certaines sociétés ont un comportement discutable : “le comportement irresponsable de Facebook provoque une perte de confiance des utilisateurs vis à vis d’internet et attire inutilement l’attention du législateur [...] Ce changement affectera tous ceux qui travaillent à construire une nouvelle architecture sociale pour nos sociétés à travers le web”.

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31 commentaires pour cet article

  1. brunjaa

    J’ai pas encore tout lu, mais Facebook est un petit peu revenu sur ses pas et on peut de nou­veau pas­ser sa liste d’amis en privé (Friends only)

  2. brunjaa

    Arf… J’aurais mieux fait de lire jusqu’au bout. Mais cette “nou­velle poli­tique” ne me choque pas. Quasiment tout mon pro­file est public ou au moins visible a tous mes amis. Je n’ai rien à cacher, et si j’avais quelque chose à cacher, pourquoi je le met­trais sur Facebook ???

  3. Fabrice Epelboin

    Cet article ne manque pour­tant pas d’exemples où cela pose pro­blème, y comp­tis des exemples comme Gaydar où les uti­li­sa­teurs n’ont rien mis de particulier.

  4. brunjaa

    Gaydar a dépassé les limites mais ce n’est pas sur (Je peux être hétéro et avoir plus d’amis homos.).

    Pour les exemples mala­die et reli­gion, je ne suis pas d’accord. Soit j’assume, tout le monde est au cou­rant, et je peut en par­ler sur FB; soit je le cache à cer­tains et dans ce cas là pourquoi j’en par­le­rai ici ??

    On n’est plus aux débuts du web, on sait très bien que TOUT se sait et que RIEN n’est privé.

    C’est pas Facebook le pro­blème, le pro­blème c’est les gens qui n’assument pas ce qu’ils y font dessus.

  5. CUT HERE

    Pour moi le pas­sage impor­tant et qui résume le pro­blème avec FB par rap­port à Twitter, c’est

    “Le contrat social que vous pas­sez avec Twitter est clair. Ce que vous y publiez est public et peut être réfé­rencé. Cela ne s’appelle pas du mir­co­blog­ging pour rien. Quand vous blog­gez, tout ce que vous écri­vez est public. en publiant, vous faites expli­ci­te­ment le choix d’être vu aux yeux de tous.
    Le contrat social passé avec Facebook, lui, n’a pas cessé d’évoluer depuis les débuts du service. ”

    Et demain on aura droit à quoi ? FB garde tout de vous depuis votre ins­crip­tion, j’ai sou­ve­nir que je sup­pri­mais des sta­tuts et par­fois ils reve­naient… Bref je me suis dés­ins­cris et je ne m’en porte pas plus mal j’avoue depuis quelques jours :)

  6. Fabrice Epelboin

    @brunjaa

    Parce que vous pou­vez avoir un can­cer, assu­mer, appar­te­nir à un groupe de sou­tien sur Facebook, et ne pas sou­hai­ter pour autant que votre employeur ou votre banquier soit au cou­rant. Ca s’appelle la vie privée.

  7. adile

    superbe article qui reflete exac­te­ment la situa­tion actuelle sur face­book !!
    je me suis fait avoir en beau­tée par ces nou­veaux reglages
    ma liste d’amis fut visible par tout mes amis et je vous dis sin­ce­re­ment ca ma apporté des souci j’ai du desac­ti­ver mon compte en vitesse !
    face­book nous a tous decu
    la vie pri­vée n’est plus res­pecté
    a quand un nou­veau resau social qui lui saura res­pec­ter la confi­den­tia­lité de nos données !

  8. Bergheaud

    Je vais me faire l’avocat du diable !

    1. “contrat social” com­porte une ambi­guïté sur laquelle l’auteur de cet article surfe avec aisance. Qualifier de contrat les condi­tions d’utilisation est abu­sif et sous-entend que les uti­li­sa­teurs et FB ont signé un accord qui ne pour­rait être modi­fié que par consen­te­ment mutuel. Or il n’en ait rien ! “contrat social” nous fait égale­ment pen­ser à Rousseau, mais la notion de Rousseau n’a rien à voir avec celle de l’auteur. 

    2. Je vais être très polé­mique mais je pense que lorsque l’on publie des info perso sur FB on renonce à la pro­tec­tion de la vie pri­vée ! Chacun est libre de déter­mi­ner sa sphère pri­vée ou plus exac­te­ment de gar­der le secret sur ses info per­son­nelles. Ma vie pri­vée est cachée et non pas sur FB.

    3. Il ne faut pas mélan­ger les abus qui peuvent être fait avec cer­tains trai­te­ments de don­nées perso (Gaydar) et le sta­tut des don­nées perso. Concrètement si je mets sur la place publique des info perso, tout le mode peut les voir et je perds la pro­tec­tion de la vie pri­vée (sta­tut des don­nées) en revanche l’on doit avoir mon accord pour les réutiliser.

    Bonne jour­née

  9. Fabrice Epelboin

    C’est vrai, le terme contrat social est flou, ce que Kaliya dénonce, c’est la constante évolu­tion de la notion de sphère pri­vée sur Facebook. Il fut un temps (pas si loin­tain), où l’on pou­vait tout a fait avoir un espace semi privé sur Facebook et beau­coup ont adopté des usages en rap­port avec cela. Tout ça s’est ter­miné de façon assez abrupte, et ces dis­rup­tion sur la fron­tière privé/public sont régu­lière sur FB.

    Pour ce qui est du trai­te­ment des sta­tuts (ou d’autres don­nées sur FB) et de leur sta­tut, il ne faut pas non plus perdre de vue que c’est FB qui le pre­mier effec­tue ces trai­te­ment ;-) Gaydar était une démons­tra­tion de ce que l’on peut déduire sur une per­sonne sans qu’elle ait à révé­ler quoi que ce soit, juste à tra­vers son social graph. L’autre exemple cité dans cet article que per­sonne n’a relevé est à mon sens bien plus flip­pant dans le sens qu’il sera sans aucun doute uti­lisé rapi­de­ment : on peut déduire de votre pro­fil FB votre risque de cré­dit. Pensez vous un ins­tant que votre banquier va se pri­ver de la faire ?
    http://www.fastcompany.com/blog/lucas-conley/advertising-branding-and-marketing/company-we-keep

  10. teddy

    Il fut un temps que de gens était dis­cret , mais de nos jours je pense que des gens s’en foutent.
    Regardez, il suf­fit de se rendre dans un moyen de trans­port en com­mun , et la vous allez écou­ter ces gens parler,crier avec leurs télé­phones. Et quand ils ont fini vous connais­sez leurs nom,adresse,numéro télé­phone et emploi de temps. Ca leur gênent pas de tout que tout le monde peut écou­ter leurs conver­sa­tions qui révèlent sou­vent des ren­sei­gne­ments que moi per­son­nel­le­ment je don­ne­rai jamais , même pas sur Facebook ou autre

  11. Stephane

    Je suis uti­li­sa­teur de FB et sou­haite conser­ver mes infor­ma­tions visibles unique­ment par mes amis. Quand je lis dans votre article “Désormais, quand vous déco­chez “Afficher ma liste d’amis sur mon pro­fil” […] vos amis n’appraitront pas […] Cette infor­ma­tion est tou­te­fois acces­sible publique­ment”, je ne com­prends pas, ces deux phrases me sem­blant contra­dic­toires: y-a-t-il une sub­ti­lité que je ne sai­sis pas? merci de votre réponse.

  12. Biblioroots

    assez d’accord avec brunjaa et bergeaud,

    Le terme contrat social est clai­re­ment uti­lisé abu­si­ve­ment ici (même si c’est une traduction).

    Il me paraît clair qu’on ne passe pas un pacte avec face­book mais qu’on uti­lise un ser­vice sou­mis à des condi­tions d’utilisation qui peuvent évoluer du jour au len­de­main, je ne crois pas que face­book s’en cache.

    On peut dis­cu­ter sur la mora­lité ou l’aspect éthique de ces chan­ge­ments sou­dains qui s’imposent aux utilisateurs.

    Mais je vou­drais rap­pe­ler quand même qu’on est pas obligé d’utiliser face­book, pre­mière chose, quand les termes d’usages ne me plaisent pas je ne signe pas !!! 

    Ensuite je suis un peu d’accord aussi pour dire que les gens, un peu comme IRL, n’assument pas vrai­ment ce qu’ils font quand ils sont pris par sur­prise… Sur face­book comme ailleurs.

    Je ne veux pas que quelque chose soit su ou vu, je ne le met pas sur face­book, point barre, le reste est assumé.

    Vous par­lez du cas du can­cer mais n’y a t il pas para­doxe à ne pas vou­loir “qu’on sache” et rejoindre en paral­lèle un tas de groupes qui tra­hissent votre mala­die, ou encore à en par­ler sur le mur de ses “amis” ???!!!

    Je ne nie pas du tout les pro­blèmes éthiques, et je suis dérangé de ces chan­ge­ments, mais je en suis ni naïf ni sur­pris, face­book est une boite com­mer­ciale tout comme google et devra géné­rer des béné­fices d’une façon ou d’une autre.

    Autre chose, peut être pour­rait on abor­der le pro­blème d’une autre manière : n’est ce pas plu­tôt l’indexation par les moteurs de recherche qui est le nœud des choses ????? La pos­si­bi­lité de retrou­ver les données …

    Concernant le banquier et la sol­va­bi­lité, per­son­nel­le­ment qu’il regarde sur face­book pour espé­rer savoir si je suis sol­vable ou pas .…. je me doute que celà soit fort pro­duc­tif et devienne une pra­tique géné­ra­li­sée dans le milieu du cré­dit, ca me paraît peu réa­liste (genre sur 100 cré­dits dans com­bien face­book serait “utile” ??? c’est une perte de temps et de pro­duc­ti­vité au final), prendre une anec­dote (cette pra­tique) pour mon­ter le truc et en faire une “voyance” sur les pra­tiques futures… Ça c’est plu­tôt les diseurs de bona­ven­ture qui le font. Mais c’est très cou­rant sur le net de tirer des plans sur la comète en croyant ana­ly­ser des signaux faibles sans avoir la com­pé­tence d’analyste… Beaucoup de blo­gueurs le font pro­met­tant monts et mer­veilles ou aler­tant sur des choses qui au final ne se pro­duisent pas … Qui n’a pas entendu par­ler de Joost qui allait révo­lu­tion­ner le vision­nage de vidéos (c’est un exemple mais il y en a d’autres) ou qui n’avait pas dit que le CD tue­rait le vinyle et le mp3 le cd.… c’est loin d’être une réalité…

    Le vrai scan­dale la aussi c’est plu­tôt les condi­tions à réunir pour obte­nir des cré­dits.… pas de pb de santé etc… Mais c’est un autre sujet.

    Il ne faut pas tout mélan­ger et prendre les choses pour ce qu’elles sont…

    Quand la télé m’insupporte.….. j’appuie juste sur le bou­ton off.
    On contrôle si on veut …

  13. Fabrice Epelboin

    @stephane

    Vous pou­vez choi­sir de ne pas affi­cher votre liste d’amis sur votre pro­fil, mais une appli­ca­tion qui se connec­tera à l’API Social Graph pourra, elle, y avoir accès…

  14. Fabrice Epelboin

    @biblioroots

    Pas vrai­ment, vous pas­sez à coté du suet : jusqu’ici, il était pos­sible de par­ta­ger avec un entou­rage que vous contro­liez sur FB (vos amis, ou un sous groupe que vous contrô­lez) cer­taines infor­ma­tion, et de les gar­der confi­den­tielles pour les autres. Beaucoup d’usages se sont ins­tal­lés sur ce ‘contrat social’ (le terme est abu­sif, j’en conviens), comme le fait de rejoindre des groupe de sou­tiens, des groupes syn­di­caux, etc, en pre­nant garde que cela ne soit par­tagé que par un groupe d’individus contrôlé par vous. Cela va être visible de tous du jour au len­de­main, d’où le problème.

    FB a com­mencé, comme c’est décrit dans ce billet, sur un concept de mai­trise par l’utilisateur de la façon dont il par­ta­geait ses don­nées pri­vés, chan­ger cela en cours de route, c’est mul­ti­plier les appa­ri­tions de pro­blèmes divers et variés.
    Gadar est une autre dimen­sion du pro­blème. Là l’utilisateur n’a par­tagé aucune don­nées, mais on peut sta­tis­tique­ment faire des hypo­thèses sur vous en se basant sur votre social graph (homo­sexua­lité, appar­te­nance à une orga­ni­sa­tion politique/syndicale, etc). Après, que vous trou­viez inutile que l’on alerte l’opinion publique sur cette dimen­sion du pro­blème sou­levé par l’ouverture d’une API, cela vous regarde ;-)

  15. Biblioroots

    oui c sur ! ca me regarde… si je vous suis, ce dont vous par­lez n’est pas encore arrivé donc .……

    c’est bien ce que je dis

    Pour l’instant on peut encore gérer sa confi­den­tia­lité dans face­book de façon quasi opti­male pour peux qu’on s’y penche un peu ????

    en tout cas c’est l’impression que j’ai concer­nant mon compte, je ne me trouve ni sur google ni par le moteur face­book, j’ai des groupes d’amis, et , il me semble car, je suis connecté très sou­vent qu’on peut très bien contrô­ler tout ça…

    Que ca change pro­chai­ne­ment est une chose, si c’est vrai­ment catas­tro­phique je vous sui­vrais volon­tiers dans le raisonnement…

    concer­nant le “concept de base” ou “le contrat social” :

    moi il me semble que le concept affi­ché dès que face­book est devenu grand public , c’était d’atteindre un chiffre astro­no­mique d’utilisateurs pour pou­voir moné­ti­ser cette masse de don­nées et donc le site… 

    Mais j’avais mal com­pris, appa­rem­ment face­book est un truc de phi­lan­thropes huma­nistes et non pas une grosse boite de capi­ta­liste avec des gros action­naires et des méga valo­ri­sa­tion par levées de fonds, avant la ren­ta­bi­li­sa­tion pour entrer en bourse. et oui face­book a évolué … beaucoup …

    Maintenant une petite ques­tion de voca­bu­laire, et de remise des choses dans leur contexte. “Alerter l’opinion publique” pour moi ce n’est pas faire un article sur read write web (site de très bonne qua­lité)… mais qui à mon avis s’adresse plu­tôt à une niche de spé­cia­liste ou de technophiles.

    Je m’occupe au quo­ti­dien d’un espace public d’accès à inter­net et il me semble que 90 % des uti­li­sa­teurs ne sont pas au cou­rant de ces pro­blé­ma­tiques, car elles ne sont trai­tées que par les médias spé­cia­li­sés. CQFD

    ;-)

  16. Biblioroots

    lol je me trompe concer­nant les action­naires ;-) enfin vous aurez com­pris mon raisonnement

    mea culpa

  17. Fabrice Epelboin

    Pour l’instant on peut encore gérer sa confi­den­tia­lité dans face­book de façon quasi opti­male pour peux qu’on s’y penche un peu ???? en tout cas c’est l’impression que j’ai concer­nant mon compte

    Ce n’est qu’une impres­sion, reli­sez cet article, la réponse est non, vous ne pou­vez pas, ou plu­tot, vous ne pou­vez plus. 

    Maintenant une petite ques­tion de voca­bu­laire, et de remise des choses dans leur contexte. “Alerter l’opinion publique” pour moi ce n’est pas faire un article sur read write web (site de très bonne qua­lité)… mais qui à mon avis s’adresse plu­tôt à une niche de spé­cia­liste ou de technophiles.

    Détrompez vous, les techno geek ne repré­sentent qu’une par­tie des lec­teurs de r2w, nous avons énor­mé­ment de poli­tiques (assis­tants par­le­men­taires, per­son­nel poli­tiques en tout genre, quelques rares dépu­tés qui nous lisent en direct et deux ministres pour ce que j’ai pu voir de visu, rien que via le proxy de l’assemblée natio­nale, nous avons plus de 100 visi­teurs uniques par mois), et fai­sons parti de la ‘revue de presse’ de trois minis­tères. Nous sommes égale­ment très lu par des jour­na­listes (c’est par ce biais que l’on peut viser à tou­cher le grand public), ainsi que par le lan­ter­neau de la com’ (notam­ment via les news­let­ter de Stratégie et de CB News qui nous citent régu­liè­re­ment). C’est une stra­té­gie par rico­chet, mais ca reste efficace ;-)

  18. ralid

    face­book c pr les naap

  19. Fabrice Epelboin

    naap, ça veux dire quoi ?

  20. ToLe

    Ah Facebook, à chaque fois que je demande à une per­sonne de m’expliquer les avan­tages, j’ai le droit à des exemples très pré­cis, la plu­part du temps per­met­tant juste de ne pas télé­pho­ner à ses amis. C’est là que j’ai com­pris que pour beau­coup, il FAUT y être par effet de mode.
    Et après, je leur demande s’ils connaissent les condi­tions d’utilisation à ces per­sonnes “ben ouais comme sur tous les sites”… 

    Quel est le but de Facebook, infor­mer ces amis (les vrais, ceux avec qui j’aime bien faire des trucs réels) ou avoir 200 amis vir­tuels en leur pré­sen­tant qu’une ver­sion biai­sée de nous mêmes?

  21. biblioroots

    poli­tiques et jour­na­listes ne veut pas dire opi­nion publique, mais plus “intel­li­gent­sia” non ???

    ce qui pour moi fait une grosse différence.

    Par exemple, dans mon réseau plus proche du “fran­cais moyen” (si on ose); je ne crois pas que quelqu’un d’autre que moi lise RWW.

    Ce qui ne renie ni votre “influence” (ce qui est encore quelque chose de dif­fé­rent), ni votre traf­fic, ni la qua­lité du tra­vail effectué… 

    Mais pas­ser de “l’opinion publique”, à un lec­to­rat que vous décri­vez et qui parle de lui même, c’est un peu exa­géré !!!! voire d’un peu mau­vaise foi.

    Vous n’êtes pas sans savoir il me semble qu’entre les classes “diri­geantes”, “la fabrique de l’information”, le monde poli­tique, et l’opinion publique, il y a de GROS d’ENORMES déca­lages. On est pas dans les même sphères il me semble.

    Un des reproches qui est fait aux jour­na­listes (pas tous) et à juste titre c’est leur trop grande proxi­mité avec les dif­fé­rentes formes de pou­voirs. Ce qui influe sur beau­coup de choses…

    Enfin ce n’est pas le sujet je ne veux pas trol­ler dsl ! 

    Juste pour dire que les jour­na­listes qui alertent .….… pour moi c’est un reve car trop de gens s’informent encore sur les médias les plus mains­tream qui je le répètent, traitent ce genre d’infos par des­sus la jambe. 

    J’aurai aimé que les jour­na­listes en place à l’époque de l’hormone de crois­sance aient la même éthique et la même “envie d’alerter l’opinion publique que vous”, ayant pris des hor­mones durant mon enfance.…… vous com­pren­drez mieux ma méfiance concer­nant les divers trai­te­ment de l’information.

    Bravo pour cette men­ta­lité que tous n’ont pas…

    je me suis beau­coup éloi­gné du sujet c’est vrai, ce n’est pas contre vous ou votre site vous l’aurez compris.….

    pour en reve­nir à FB.….. j’utilise quo­ti­dien­ne­ment depuis plu­sieurs années, il me semble que mal­gré les chan­ge­ments j’ai toujours le contrôle sur mes infos.…

    on fait un petit test … on se sup­prime de nos amis… et tu essayes de me cher­cher (atten­tion je veux un lien qui n’est pas mai­trisé, d’un moteur vers mon pro­fil, ou encore mieux une photo de moi qui m’échapperait…)

    car 123 people offre un lien certes … mais ca n’est (pour l’heure) rien de plus qu’un élément mai­trisé (il me semble).

    pas de pas­sage par le blog ou j’ai volon­tai­re­ment posé un lien vers mon face­book… trop facile…

    ;-) merci pour ces réponses désolé pour le pseudo ou total troll

  22. Fabrice Epelboin

    C’est clair, je ne pré­tends pas du tout que nous puis­sions aler­ter nous même l’opinion publique (quoi que, sur Hadopi, on est monté à 500kVU sur un article), mais par contre, on peut aler­ter les poli­tiques (qui se délectent à cas­ser du sucre sur le dos de Facebook), et les jour­na­listes. A par­tir de là, ce n’est plus de notre res­sort, mais on a fait ce qu’on a pu ;-)

    Pour les pro­blème de FB/Vie pri­vée, c’est vrai­ment au niveau de l’API que se situe le coeur du pro­blème (concrè­te­ment, vous ne ver­rez rien avant le second tri­mestre 2010, les chan­ge­ments visibles ne sont qu’une petite par­tie de la pointe de l’iceberg, d’où la néces­sité d’expliquer les tenants et les abou­tis­sants technologiques).

    Ce qui vient de se pas­ser n’a pas de conséquences bien graves dans l’immédiat, mais mis en pers­pec­tive avec l’ouverture pro­chaine de l’API Social Graph, c’est une toute autre his­toire. Encore une fois, c’est sur l’API qu’il faut se foca­li­ser pour com­prendre le cœur du problème ;-)

  23. biblioroots

    effec­ti­ve­ment je com­prends mieux !

    les conséquences seront réel­le­ment engen­drée avec l’ouverture de l’API.

    dsl !

  24. Fabrice Epelboin

    No pro­blem, au contraire, main­te­nant, c’est à vous que revient la mis­sion d’alerter le public ;-)

  25. bon restau lyon

    Je n’avais jamais pensé à tout ça mais cela va me faire réflé­chir pour l’avenir.

  26. Laurent

    Le rai­son­ne­ment “je mets ce que je veux sur FB, je mai­trise” ne tient pas. Car évidem­ment que cha­cun mets ce qu’il veut. 

    Mais qui contrôle ce que mets qqun d’autre sur vous ???
    Un ami peut très bien plai­san­ter sur un sujet, sur lequel vous êtes au cou­rant tous les deux, et que per­sonne d’autre ne le soit. Et cette plai­san­te­rie peut être prise au sérieux, être défor­mée, ampli­fiée, etc.
    Je pense que l’interaction sociale à la vue de tous ses contacts (qui ne sont pas for­cé­ment des amis, mais des col­lègues, des cou­sins, des flirts, etc) est une bombe à retar­de­ment pour chaque utilisateur.

    Perso je n’ai pas DU TOUT les mêmes sujets de dis­cus­sion avec un ami proche, ma mère ou un client, ou même entre plu­sieurs amis dif­fé­rents. Et qu’on le veuille ou non, tout ça se trouve mêler dans une sorte de soupe sociale, ou la sin­gu­la­rité du lien perds de sa substance.

    Ca sim­pli­fie sacré­ment les rap­ports humains, dans le mau­vais sens du terme. On en arrive à com­po­ser un per­son­nage de fic­tion, une sorte de moyenne tiède de toutes les facettes de notre per­son­na­lité, et que chaque être humain a FORCEMENT. On devient peu à peu des êtres de fic­tion. Même ce qu’on appelle “ami” n’est plus vrai­ment un ami…

    Je me suis dés­in­crit de FB le jour où un VRAI ami m’a demandé en ami, comme des cen­taines d’autres ano­nymes. Ce véri­table ami n’avait, à mon sens, rien à faire là, parmi la foule grise.

  27. Nico

    Franchement, il faut avoir un peu de bon sens (comme ça a été dit plus haut) : si on ne veut pas qu’une infor­ma­tion de sa vie pri­vée soit poten­tiel­le­ment consul­table (allez, soyons ven­deur : ce qu’on aime faire au lit autre que dor­mir ! :) ), le plus simple est encore de ne jamais l’afficher, que ce soit sur FB ou dans la vraie vie.

    L’autre coup, je dis­cu­tais avec un col­lègue qui se plai­gnait que FB ne soit pas assez “pra­tique” côté confi­den­tia­lité pour per­mettre d’avoir des amis qui n’ont rien à voir entre eux sans qu’ils le sachent. Traduction un peu extrême : femme et maî­tresse (res­tons vendeur !).

    Je ne sais pas si vous vous ren­dez compte de la bêtise du pro­pos : pourquoi uti­li­ser un site pour s’autoriser ce qu’il ne ferait pas en vrai ? (mettre plus ou moins en rela­tion femme et maî­tresse, dans notre exemple vendeur) 

    Il fau­drait à mon sens juste se rap­pe­ler que Facebook, Google et consorts ne sont à la base PAS des entre­prises phi­lan­thro­piques : ils mettent à dis­po­si­tion un ser­vice (de très grande qua­lité par­fois, reconnaissons-le !), et gra­tuits, pécu­niai­re­ment parlant.

    Vous vous dou­tez bien que leur vrai but n’est pas de nous per­mettre de retrou­ver nos amis d’enfance mais sim­ple­ment de faire du pognon. Et y a pas de honte à ça, ce sont des entre­prises, leur but est de vivre. Après, il faut juste gar­der à l’esprit qu’on a le choix… de ne pas faire avec.

  28. Fabrice Epelboin

    Ok, ok, main­te­nant, pre­nons ce cas de figure : vous êtes homo­sexuel, votre famille est au cou­rant, vos amis égale­ment, mais vous tra­vaillez dans une boite où c’est très mal vu et où il est plus que pru­dent de res­ter le plus dis­cret pos­sible (il y en a de très — trop — nom­breuses). Cela vous condamne-t-il a jouer les hon­teuse par­tout sur inter­net ? Faut-il cacher les pho­tos faites au mariage de votre sœur où vous vous affi­chez main dans la main avec votre mec ? 

    (la même ques­tion s’applique aux syndicalistes/militants/cancereux/myopathes/séropos/musulmans/juifs/etc///)

  29. Nico

    Je com­prends l’exemple… mais per­son­nel­le­ment, déjà par prin­cipe, je me ver­rais mal affi­cher des pho­tos de ma vie pri­vée sur inter­net, en libre accès à tout le monde. Et à titre per­son­nel, je fais extrê­me­ment atten­tion à ça, et pour­tant, comme aurait pu dire Coluche : je ne suis ni juif, ni musul­man, ni syn­di­ca­liste, ni homo, ni mili­tant, ni belge, ni suisse, etc… nor­mal quoi, toussaaaaaaaaaaaaaaa ! :)

    Pour reprendre l’exemple, je pars déjà de l’idée que si j’ai pas envie que mon homo­sexua­lité ne soit affi­chée au grand public… et bien, il n’y a aucune honte (à mon humble avis) à ne pas l’afficher au grand public… en ligne. Cela n’est pas pour moi “la jouer hon­teux”, mais tout sim­ple­ment “gar­der mon cercle privé… privé”. J’estime que mes pen­chants sexuels ne regardent que moi, et je n’ai pas besoin de les affi­cher.
    Ou si je veux les affi­cher, pourquoi ne pas le faire le plus ano­ny­me­ment pos­sible ? (sur un blog où mon nom n’est pas men­tionné par exemple)

    Pour moi, affi­cher quelque chose sur inter­net revient à se mettre au milieu d’une place, et à le crier au public qui y passe. Et il faut l’assumer, ça n’est pas facile, j’en conviens… 

    Qu’on s’entende bien : à titre per­son­nel, j’en ai rien à cirer qu’une per­sonne soit homo/etc… et je déplore que ça puisse être un cri­tère d’exclusion… et même d’inclusion.

  30. Cham

    Bonjour,
    Depuis le début (2007) où j’étais sur FB j’ai fais atten­tion à mettre ma liste d’amis en invi­sible (il y avait moyen, il fal­lait cher­cher long­temps com­ment faire mais il y avait moyen). Malgré cela, j’ai fini par me sup­pri­mer tota­le­ment de ce réseau il y a un an déjà.
    La majo­rité des uti­li­sa­teurs ne se rendent pas compte de la vitrine qu’ils offrent à tout va, y com­pris via google. Une simple recherche et l’on a tout de tout le monde. C’est trop. Assumer qui l’on est ne veut pas dire s’offrir volon­tai­re­ment à la vin­dicte publique, encore moins aux orga­nismes dou­teux qui traquent les pro­fils.
    En revanche, c’est un outil puis­sant pour établir des liens et des repères de gens mau­vais ou peu recom­man­dables (racistes, pédo­philes, lob­byistes). Ce que je hais le plus dans FB, et dont vous ne par­lez pas ici, c’est la pos­si­bi­lité qu’à FB de lais­ser un uti­li­sa­teur emprun­ter votre nom pour ouvrir un pro­fil vous concer­nant. N’importe qui peut se faire pas­ser pour vous, il suf­fit soit d’être le pre­mier à uti­li­ser le nom pré­nom, soit uti­li­ser un autre email soit ajou­ter un pseudo, enfin bref le nombre de faux pro­fils est dingue et jamais contrôlé par FB. Pour moi c’est un vrai problème.Il y a abus d’image. On a pas envie d’être sur FB ? Vous y serez quand même, sous le contrôle de quelqu’un qui se fait pas­ser pour vous.…avec tout ce que cela implique…

  31. Dominique De Vito

    J’ai trouvé une bonne méta­phore (j’espère) pour le (futur) pb Facebook.

    - Facebook nous “offre” un espace numé­rique que l’on peut inves­tir, mais cet espace dis­pose de plu­sieurs portes d’accès.

    - coté porte d’entrée (web) : avec Facebook, on contrôle les don­nées selon la façon four­nie par Facebook; Facebook nous laisse gen­ti­ment gérer les para­mètres de la porte d’entrée (encore que, déjà, Facebook les aura para­mé­tré par défaut, comme cela l’arrange)

    - coté porte de der­rière (API) : c’est là où les choses se gatent. Selon la road­map, sauf erreur de ma part, Facebook va s’arroger le droit de gérer la porte de der­rière (le mode API) d’accès à nos données.

    Cela peut être plus par­lant, peut être, à cer­tains lecteurs.

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    […] Compte FB fermé (je ne m’en ser­vais pas de toute façon) : Peut-on encore par­ler de vie pri­vée sur Facebook ? http://bypsc.fr/i9 […]

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    […] ne m’en ser­vais pas de toute façon) : Peut-on encore par­ler de vie pri­vée sur Facebook ? http://bypsc.fr/i9 […]

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