L’UMP s’apprête à sortir deux sites dans les jours qui viennent, l’un d’entre eux, attendu depuis longtemps, a déjà beaucoup fait parler de lui, c’est le déjà célèbre ‘Créateurs de Possible’. L’autre, qui sortira plus tard, est unanimement appelé par NKM, Benoit Apparu, les responsables de l’UMP et d’Isobar – l’agence web de l’UMP – qui nous ont reçu hier soir, le ‘site de marque’.
Au début, aborder un parti politique comme une marque m’a semblé étrange, mais au bout de deux heures d’échanges, force est de reconnaitre qu’il existe entre l’UMP et ses sites une parfaite cohérence de marque. L’ensemble résonne remarquablement avec la marque UMP: ouverture, débats, et une vision du social… discutable…
Un accouchement difficile
Prévu depuis déjà plusieurs mois, les ‘Créateurs du Possible’, comme tout bon site internet qui se respecte, a accumulé les retards. Officiellement pour cause de tergiversation sémantique sur le vocabulaire utilisé sur le site, officieusement, car les deux sites ont été, lors de l’essentiel de la période d’incubation, des jumeaux siamois que l’on a séparé in utéro.
Le détail a son importance, vous verrez.
Le site est sobre… très sobre… extrêmement sobre. L’inverse de désir d’avenir. Gris et bleu. Tous ceux qui ont travaillé en agence vous le diront, si l’on se rabat sur ces deux couleurs, c’est qu’on a du faire valider le design par un comité aux goûts hétéroclites. Seul possibilité pour le malheureux graphiste en charge du projet : le plus petit dénominateur commun.
Ajoutez à cela une volonté de ne pas colorer le site UMP, et donc de ne pas utiliser le même code couleur… le choix devenait limité. Orange ? C’est pris. Rouge ? Ca va pas la tête ? Vert ? Non, faut pas pousser… Bon… Ben bleu alors…
A défaut d’avoir pu faire preuve de talent sur le design, l’ergonomie est très propre, tout comme le wording, la cinématique (ou storyboarding, comme vous voulez), l’usabilité… C’est très réussi.
Le site dont on nous a fait la démonstration ne disposait ni de fonctionnalité de partage (Twitter, Facebook et autre), ni de RSS, mais on nous a assuré que ce serait le cas d’ici 48h, car le site sort avant la fin de cette semaine.
Comment ça marche ?
Le concept est assez simple, et comme la réalisation est soignée, le site est plutôt facile à prendre en main. Vous avez une idée de chose à faire, à changer, une chose à dénoncer, une protestation, bref, un truc que vous aimeriez rendre ‘possible’ : ce site est fait pour vous.
En quelques clics, vous pourrez créer un profil, lancer ce que, sur Facebook, on appellerait une ‘cause’, et y inviter d’autres personnes. Vous disposerez d’une boite à outil plutôt complète pour militants : de quoi faire une pétition, une assistance pour faire du porte à porte, etc, etc. Imaginez Mesopinions.com en beaucoup mieux, avec un réseau social, pour à peine un demi million d’euros.
A l’UMP, on a des couilles…
Il faut le reconnaitre, et c’est à porter au crédit de NKM et Apparu, l’idée de permettre à n’importe qui de participer au site est… audacieuse.
Ouverture, ouverture… On admirera au passage la remarquable intégration de la marque UMP dans le concept même du site. D’un point de vue com’, c’est remarquable.
La modération sera limitée aux propos racistes et à l’antisémitisme, nous annonce-t-on, et Xavier Bertrand est conscient qu’il devra faire face aux remontrances d’une multitude d’élus, furieux à l’idée que l’on ne puisse censurer sur le site de leur propre parti des propos qui leur déplaisent. C’est, n’ayons pas peur des mots, courageux.
Quant à l’équipe de modération, elle sera composée de trois personnes nous assure-t-on. Diantre… Pour protéger un parti politique qui s’est mis quasiment tout le monde à dos sur internet durant les 12 derniers mois, ça fait peu, trois personnes. Mais bon… On imagine qu’ils sont lourdement armés… Ou pas.
…mais pas de bite !
Juger d’un site est toujours délicat, la partie visible n’étant pas forcément bien représentative de ce que l’on trouve derrière (le backoffice, comme on dit), mais un détail attire tout de même rapidement l’attention des pros du social media qui sont présent lors de cette présentation.
Il n’y a, au sein du réseau social des ‘Créateurs de Possible’, aucun indicateur de réputation ou d’influence. Pas de nombre d’amis mis en avant, de points de karma, de followers, de personne recrutés par vos soins ou de nombre de portes auxquelles on est allé frapper et, cerise sur le gâteau, pas de profils certifiés. Vous aurez du mal à y créer un profil sous le nom de Nicolas Sarkozy, mais prendre l’identité d’un maire de village UMP se fera sans le moindre soucis.
La plupart des experts en ’social media’ vous le diront, Danah Boyd a d’ailleurs fait plusieurs travaux dès 2003 sur le sujet, et c’est l’une des raisons du succès du site de campagne de Barack Obama : la première source d’émulation dans un système social, c’est la capacité donnée aux utilisateurs de comparer la taille de leur bite (sauf que ça ne se compte pas en centimètres, mais en followers, en amis, ou autre chose…). Ici, rien.
Est-ce une volonté d’égalitarisme absolu affiché par l’UMP ? La fin d’un monde où les uns vont diner au Fouquets et les autres, sur le trottoir d’en face, au Mac Do ? Une faille dans une cohérence de marque jusqu’ici sans faille ?
Non, rassurez vous, ce n’est qu’un oubli… fâcheux.
Car l’ouverture a un prix : dans le virtuel, comme ailleurs, elle a des effets de bord. Pour comprendre l’ampleur du problème, il nous faudra faire un peu de décryptage dans l’histoire du site, dont la gestation nous a été abondamment conté durant toute la rencontre.
Les jumeaux siamois
A l’origine, le site de marque (un site de éditorial collaboratif qui l’on imagine assez sophistiqué, avec une production de contenus vraisemblablement réalisée aux quatre coins de la France par des responsables, des élus et des militants encartés), et le site des ‘Créateur de possible’ ne faisaient qu’un. Le tout s’apprêtait à chasser sur les terres des sites de partis politiques Français, qui proposent tous, dans différentes déclinaisons, la même chose : un mix entre réseau social, outils militants, et éditorial collaboratif (le tout plus ou moins proprement intégré).
La gestion de la base des militants – appelons cela le CRM – de l’UMP, était donc intimement reliée au système, qui du coup a adopté des technologie en rapport : C#, .Net : du lourd, du costaud. Les deux sites n’étaient alors que la partie émergée de la machinerie informatique de l’UMP, que l’on devine conséquente et complexe.
Puis, vint l’ouverture.
L’idée d’ouvrir à tous les citoyens Français la possibilité de participer à une grande agora démocratique était trop tentante. Et si l’internet regorgeait de Besson et de Kouchner ? Et si l’UMP arrivait en 2012 non pas comme le laboratoire de l’ACTA mais comme l’incubateur de l’eDémocratie mondiale ! Et si on battait cet empaffé d’Obama à son propre jeu ! Tout est possible (après tout) : créons le, ce site !
La décision fut donc prise, en cours de route, de séparer le site des ‘Créateurs de Possible’ du reste de l’édifice informatique de l’UMP, pour lui permettre d’accueillir le tout venant. Pas question de lui permettre d’accéder au système de gestion de contenu du ‘site de marque’, ni à quoi que ce soit qui relève de la gestion des militants… Non, il fallait séparer les deux jumeaux et en faire des être autonomes.
It’s alive !
Sauf que les deux jumeaux partagent beaucoup de choses. La première chose, c’est leur embompoint. C#, .Net, on est loin d’un environnement de développement ‘agile’. L’équipe qui travaille sur le site est composée de dix personnes, ce qui fait, pour quiconque ayant déjà participé à la réalisation d’un site web, un peu peur.
Avec un tel héritage technologique, on est sûr de pouvoir tenir n’importe quelle montée en charge, et on est confiant quant à la sécurité informatique de l’édifice, mais pour ce qui est de la capacité du produit à évoluer rapidement à un coût raisonnable… Ce n’est pas gagné.
Autre héritage : le CRM. Une fois séparé de son jumeau ‘site de marque’, les ‘Créateurs de possible’ ne disposait plus de la moindre gestion utilisateur, qu’il aura fallu reconstituer rapidement afin de permettre au site de vivre (on comprend mieux du coup l’absence d’identité certifiée)… Un peu comme si l’on avait séparé des jumeaux siamois qui partageaient un rein, les ‘Créateurs de possible’ n’ont reçu qu’un petit greffon, et s’apprêtent à sortir, d’ici 48h, dans un environnement… hostile.
Pas d’indicateur d’influence ou de ranking social sur le front office, mais très certainement pas non plus en back office. Qui plus est, CRM et réseau social… ce n’est pas tout a fait la même chose. Faire le community management d’un tel système, par beau temps, ne posera pas de problème. Tant qu’il s’agira de censurer les messages racistes ou violents, tout ira bien, mais en cas d’attaque coordonée et planifiée, ou d’infiltrations en vue de réaliser des opérations de déstabilisation…
D’un point de vue sécurité informatique, c’est certainement du béton armé, mais pour ce qui est de sa capacité à résister à du social engineering, cela a tout l’air d’un fétu de paille.
Sous estimer ses adversaires
Dans la vrai vie, le monde réel, cette stratégie d’ouverture a permi à l’UMP de décimer ses adversaires : à sa droite comme à sa gauche, aujourd’hui, l’UMP se retrouve dans une situation de domination totale. Ce sont ses idées dont on parle, certains pousseraient même jusqu’à dire dans ses média.
Mais sur internet, il en est tout autrement.
Avec un nombre d’experts internet dans ses rangs qui se comptent sur les doigts de la main, l’UMP vient de subir un revers humiliant sur le net, où l’année 2009 a été parsemée d’innombrables buzz, attaques, contre argumentations implacables, et batailles qui ont non seulement affirmé la domination d’une contestation efficace, mais qui a donné a celle-ci l’occasion d’expérimenter, d’affiner ses stratégies, de se coordonner, de se compter, et de s’organiser.
L’arrivée de l’UMP sur internet sera-t-elle un remake du débarquement américain à Bagdad? Le site finira-t-il pas se fermer pour devenir une ‘zone verte’ ? Une chose est sûre, le site des Créateurs de Possible va faire du bruit, et il va s’y dérouler bien des choses. Quand on voit les dégâts qu’une seule personne, avec un minimum de sens tactique, peut faire au sein de systèmes sociaux gérés par l’UMP, on peut s’attendre, comme le dit si bien Ségéla, au pire, comme au meilleur.
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06 janvier 2010 à 10:17
J’aime beaucoup l’expression : à l’UMP on a des couilles… mais pas de bite ! Touchée ! On croise tellement dans une vie de spécimens avec une bite… et pas de couilles ! Très drôle cet article ! J’adore !
06 janvier 2010 à 10:28
Il y a 3 personnes en interne au sein de l’UMP en charge de l’animation du site. La modération (même a posteriori) nécessite une équipe dédiée ce qui est le cas.
06 janvier 2010 à 12:31
@cedric
3 personnes, oui, c’est bien ce que j’ai dit. Nous somme d’accord.
06 janvier 2010 à 14:46
Je suis totalement hors-sujet, mais je me demande quelle peut bien être la signification des trois liens dans le 4e paragraphe, section “Les jumeaux siamois”…
06 janvier 2010 à 14:55
Une private joke à l’intention de vieux potes, qui datent d’une époque où l’on construisait des projets délirants et déraisonnables…
06 janvier 2010 à 15:25
J’aime assez … ;-)
Pour le reste, l’analyse me semble très juste, je suis aussi très curieux de voir l’évolution du site et la façon dont les internautes s’en emparerons.
06 janvier 2010 à 18:15
Dans les milieux autorisés, on dit “Les couilles à l’air mais pas la bite” …
06 janvier 2010 à 19:02
Analyse couillue … mon caribou !
Et si finalement, une bonne dose de pheromones suffisait à pallier l’absence d’attribut viril ?!?
Ou si encore, le jeu envisagé consistait à exploiter les coups de boutoirs de l’éventuel adversaire, pour mieux le mettre à terre, comme au judo ?!
;-)
06 janvier 2010 à 19:08
Vu la tête de l’assistance quand j’ai commencé à leur expliquer les rudiments du social engineering, de la nécessité d’avoir prévu les possibilités tactiques de l’adversaire, et de l’art de la guerre en général appliquée au digital, soient ils s’étaient concertés et sont de redoutables joueurs de pokers, soit ils sont en train de s’y atteler en ce moment même ;-)
Vu le regard effaré du représentant de Isobar, j’ai tendance à opter pour la seconde hypothèse. NKM et Apparu, eux, sont certainement d’excellents joueurs de poker.
06 janvier 2010 à 19:28
c’est vrai, j’avais oublié internet n’est pas un monde de bisounours …
Sinon, ils ne vous ont pas proposé une prestation ?
;-)
06 janvier 2010 à 19:29
Non… je comprends pas… pourtant, je suis un garçon poli et compétent — à moins que ce billet soit un tissus d’inepties, ce qui ne semble pas etre le cas vu qu’il est commenté sans demande de rectification par Cedric, le Mr Social Media de l’UMP.
Sincèrement, je crois qu’ils m’aiment bien, ils en apprennent dix fois plus avec un type qui leur rentre dans le lard qu’avec deux tonnes de personnes révérencieuses, mais ils préfèrent malgré tout bosser avec ces dernières… Allez savoir…
06 janvier 2010 à 19:30
Sinon, j’imagine la tête, du style de celle de Morin, sur TTTv, quand vous avez parlé cryptage et militaires …
06 janvier 2010 à 19:47
dommage … vous seriez une bonne recrue … Je vais appeler le DRH !
Votre billet est bien (était-il nécessaire de faire dans le @fmeichel et d’en appeler au manque de couilles de @nk_m … je ne sais pas !)
;-)
Sinon, prenez le bien, mais ce qui m’agace un peu chez vous c’est votre côté parano sur certains sujets … Mais bon, même si je suis dans le métier depuis 75 … je ne suis pas “digital native” et les positions “amorties” d’un quinqua !!
06 janvier 2010 à 19:57
J’imagine que ça passe avec l’âge ;-))
06 janvier 2010 à 22:10
C’est ce que disent tous les vieux cons en parlant de leur jeunesse … et de leurs engagements d’alors !
;-)))
07 janvier 2010 à 9:47
C#, .Net, on est loin d’un environnement de développement ‘agile’
Vous vous rendez compte des inepties que vous racontez des fois ?
07 janvier 2010 à 10:04
Inepties pourtant confirmées par le responsable d’isobar sur les lieux ainsi que par le responsable du projet coté UMP qui affirmait que “malgrè cela ils arrivent a faire des mises a jour très rapidement” ;-)
07 janvier 2010 à 16:30
La date qui manque à ta note est le 17 janvier. Date de lancement du site de marque… c’est là où on va voir si ton image des siamois tient la route.
07 janvier 2010 à 17:26
Les siamois sont une métaphore technologique, et oui, ça tient la route (tu as vu le commentaire du responsable de projet de l’UMP, Cedric, qui ne remet pas du tout cet aspect des choses en question ;-)
D’un point de vue graphique, je m’attends pour le site de marque a quelque chose de plus sympa, et d’un point de vue fonctionnel, a quyelque chose d’impressionnant, parce que lescreateursdepossibles.com, il y en a pour 50 a 100Ke max… Ce n’est clairement pas là où a été investi l’argent…
08 janvier 2010 à 7:16
J’espère qu’ils n’ont pas dépensé plus de 50ke pour les CdP.
…et évidemment Cédric ne va pas remettre en cause ton point de vue lors d’un lancement…
Donc, j’attends de voir la réalité de métaphore…
08 janvier 2010 à 9:01
Ce n’est pas un point de vue Emery, c’est juste l’histoire de la façon dont le projet s’est déroulé. On a tous les deux suffisamment d’expérience en agence pour savoir à quel point ce genre de client multicéphale peut être casse couille et générer des monstres de ce genre de par leur incapacité à rester cohérent d’un bout à l’autre d’un projet, et à comprendre ce qu’il sont en train de faire.
C’est clairement ce qu’il s’est passé ici, je ne fait que décrire très factuellement (donc SANS le point de vue que je viens de doner ici) le déroulé du projet et ses conséquence. Pour ce qui est du point de vue, ben le volà, et celui là est en effet plus de l’ordre du subjectif ;-)
Ont-ils dépensé plus de 35K pour ce truc ? Je ne sais pas et on ne le saura probablement jamais. Une chose st sure, deux jour de dev sur une base open source comme Buddypress, et tu a la même chose (en plus ergonomique à priori, car, à l’usage, le site est truffé d’erreurs parfois très lourdes). Donc, grosso modo, il y en a pour moins de 10k si on est malin.
Quoi que l’on puisse dire des bidouillages du Modem dans leurs dispositifs online, 10k, c’est ce qu’ils ont dépensés jusqu’ici, j’exagère à peine, et le moins que l’on puisse dire, c’est que c’est la façon de faire ‘startup’ qui est la bonne. A défaut de patauger dans le fric, on est créatif. Ca marche pour les boites, ca devrait être appliqué aux partis, ça les obligerait à plus de créativité.
Tout ceci étant dit, pour lancer un tel truc, il faut avoir des couilles, et là, chapeau, rien à dire, c’est burné. Il faut plus de filles en politique, ici comme ailleurs, elles sont plus audacieuses. Espérons pour NKM qu’un échec (éventuel) sera perçu, comme à SF, comme une preuve d’expérience.
08 janvier 2010 à 10:15
Pour la modération, ils sont un peu menteurs : ils ont déjà supprimé plein de “possibles” pas du tout racistes, et simplement très drôles, comme “remplacer la Marseillaise par la Bamba Triste de Pierre Billon”, “Nationaliser Twitter”, “Nationaliser Internet”, etc…
08 janvier 2010 à 10:21
Oui, effectivement, il s’agit plus de censure que de modération… Je suis très décu, mais force est de reconnaitre que sans l’UMP, je n’aurais jamais connu ce petit chef d’œuvre…
08 janvier 2010 à 16:44
Bien d’accord avec les analyses, Buddypress ou Elgg, 50k€ semble plus proche de la réalité de ce que ça vaut que 500. Avec un minimum de gestion de projet on peut donc se dire que 90% des ressources du projet auraient pu être économisées. Et avec un choix de presta différent (start-up?), ce projet aurait même pu comporter des innovations, soutenir la compétitivité, et tout ce qui économiquement bel et bon.
08 janvier 2010 à 18:47
c#/.net pas agile ?? L’agilité est dans l’équipe pas dans la techno, article écrit par un troll du PHP je présume :) qui ne connait que ce qu’il connait…eh oui.
10 dev pour faire ça.…la non plus c’est pas la faute à la techno, mais plutôt à la gestion de projet et aux changements de direction permanents. Sinon asp.net mvc aurait été une meilleure idée…au vu du html dégueu. Bravo isobar.…
08 janvier 2010 à 19:03
et donc une équipe de 10 dev avec un environnement C# .Net, ca fait de l’agile ? Certes, c’est une méthode (plutot qu’une équipe) et pas un langage, mais honnêtement, ca passe dans 99% des cas (en ce qui concerne le dev de site web) par un environnement de dev MVC :-)
08 janvier 2010 à 21:51
il y a aussi du MVC en asp.net (http://www.asp.net/%28S%28d35rmemuuono1wvm1gsp2n45%29%29/mvc/) ce qui aurait été un choix plus malin que du webform surtout pour la qualité du html.
et oui 10 personnes pour un dev ca passe sans problèmes, entre les chefs de projets, graphistes, intégrateurs,dba,développeurs et un team-leader si besoin. J’ai cru comprendre l’invers dans votre article.
Et pour l’agile, je persiste et signe sur le fait que c’est l’équipe qui doit être agile. Il ne faut pas confondre la théorie et la pratique, il est impossible de mettre en place une équipe en utilisant “scrum ou xp” par exemple sans que l’équipe soit intrinsèquement agile. C’est l’humain qui est au centre contrairement au waterfall, la motivation n’est pas une méthode.
( http://jfhelie.blogspot.com/2008/10/motivation-dans-une-quipe-agile.html )
08 janvier 2010 à 23:49
signer, signer, comme vous y allez… un email jetable, un pseudo obscur et une 404 en fin de commentaire ;-)))
09 janvier 2010 à 0:01
Soyons sérieux 5 minutes, il n’existe aucune grande agence parisienne, que ce soit Isobar ou une autre, qui fasse de l’agile. J’ai même vu des agences utilisant du RoR sans changer d’un iota leur méthodo (cahier des charges à l’ancienne, et tout et tout), c’est l’idée que je développe ici.
Si un parti politique voulait vraiment se mettre en tête de développer l’eDemocracy, une méthode itérative et agile (quitte à faire dans le pléonasme) serait ma première prescription. Ici, on a l’exact opposé.
L’utilisation de .Net et C# ne répond qu’à un seul besoin : disposer d’une main d’œuvre docile car en profusion, faire face à un turnover très élevé car les dev sont traités comme de la merde en agence de com’, point barre. C’est triste, car c’est exactement ce qu’il ne faut pas faire pour faire ce qui s’apparente, il faut bien le dire, à de la R&D en social media/eDemocracy.
10 janvier 2010 à 21:06
Et le plus comique dans ce site
Pour le lancement de son réseau social, lescreateursdepossibles.com, l’UMP a prévu un petit film explicatif. Mais l’un des textes montrés comme exemple de participation d’internaute est… une pétition anti-Hadopi.
http://www.lexpress.fr/actualite/politique/quand-l-ump-se-prend-les-pieds-une-fois-de-plus-dans-l-hadopi_784827.html
12 janvier 2010 à 13:28
Plagiat ?
http://createurdepossible.com/
Est-ce que l’UMP s’est “inspiré” de ce site déjà existant. Le logo est similaire, le nom presque identique.
Le site semble être une sorte de boîte de coaching à la L. Ron Hubbard
12 janvier 2010 à 13:30
J’en doute fort, pas plus que RWW dont le logo est étrangement similaire ;-)
12 janvier 2010 à 21:55
L’UMP est obligé de payer des internautes pour faire du buzz. Belle conception du web 2.0. Il ferait mieux de laisser les créateurs de possibles faire leurs proposition.
En effet, je me suis pris pour un créateur et j’ai ouvert un compte. Après même pas 12h mon compte est clos car j’avais osé proposer le suppression des exonérations des heures sup afin d’être solidaire et de créer 500 000 emplois.
J’ai demandé aux modérateurs de m’expliquer les raisons de cette décision. Après 48h j’attends toujours la réponse.
A l’UMP on aime la liberté d’expression. J’ai été censuré sur le site de Besson ( http://zebres.eu/debatidentitenationale-alter/106/2009/12/05/ ) et au Figaro ( http://zebres.eu/debatidentitenationale-alter/censure-au-figaro/2009/11/18/ ). En revanche au monde rien !
Vive la liberté d’expression non à la manipulation.
12 janvier 2010 à 22:07
@ Fred le Zèbre
Heu… a ma connaissance, personne n’a été payé. J’ai regardé mon courrier (papier) ce matin, rien, nada. Dois-je envoyer une facture ? ;-)
14 janvier 2010 à 1:01
Moi, j’ai fait un web social (worldlovepages.com) qui est en cours de lancement.
J’ai touché 4K€.