Se tenait le mois dernier dans 19ème arrondissement de Paris la plus grande conférence web d’Europe. Organisé par Géraldine et Loic Lemeur, plus de 2400 personnes venant de 50 pays différents se sont réuni pendant 2 jours. Quelques jours de congé aidant j’ai eu l’occasion de revoir au coin du feu l’intégralité des vidéos de cette conférence. Une conférence de bien belle qualité dont j’ai pu apprécier l’atmosphère sur place, et dernièrement la qualité des speakers et des discussions qui ont eu lieu sur scène. Certains d’entre vous auront d’ailleurs pu en profiter via le stream live qui était cette année (comme le wifi, le chauffage et le manger) de bonne qualité :)
Après avoir visionné, commenté et organisé les vidéos de l’événement j’ai obtenu ce pearltree tout à fait étonnant. Finalement le très buzzy « temps-réel » de cette fin d’année ne s’est pas du tout imposé dans les sujets abordés par les speakers. Les deux sujets principaux ont été en réalité :
Les plateformes
Que cela soit Twitter, Facebook, MySpace ou encore PayPal, il est étonnant de voir les efforts déployés pour effectuer la promotion de leurs plateformes constituées de widgets, d’API, et autres outils techniques en tout genre… Quand Ethan Beard annonce 60 millions de connections mensuelles pour Facebook Connect, on se dit que les plateformes deviennent de plus en plus stratégique pour ces géants du web. Aujourd’hui la plateforme technique d’un service web peut égaler, voir même dépasser, l’utilisation original du produit. Aujourd’hui le trafic de Twitter provient à 50% de son API avec plus de 50.000 applications enregistrées. Et début 2010 le petit oiseau bleu devrait annoncer un programme de partage de revenue avec les clients de son API. Des clients qui veulent devenir à leur tour des plateformes : Seesmic et Tweetdeck devraient annoncer prochainement la possibilité de développer des plugins pour leurs logiciels.
Cette notion de plateforme a d’ailleurs vocation à se développer au-delà des sphères du web 2.0. PayPal, acteur incontournable du paiement en ligne, développe actuellement sa propre plateforme à destination des développeurs. Imaginez les services pouvant être crée sur une telle plateforme (qui compte plus de 200 millions de compte).
Alors tendance lourde ? Volonté de Loic de mettre en avant un écosystème dont il fait partie ?
L’entrepreneuriat web en dehors des US
L’autre grand sujet aura été la découverte et la promotion de l’entrepreneuriat web en dehors des US. Que cela soit l’Europe, le Moyen-Orient ou la Russie, les discussions étaient très animées sur la capacité à créer des startups à succès en dehors de la Sillicon Valley. Mon point de vu sur le sujet étant un peu biaisé puisque pearltrees a fait le choix dès le début d’avoir son siège à Paris : une ville où l'on trouve de brillants ingénieurs et du super pinard. Ceci dit, comme le souligne Marc Simoncini, Meetic.com et Match.com, avec des revenus comparables, sont tous les deux N°1 sur le secteur des rencontres en ligne. Alors que Match.com aura été développé aux Etats-Unies avec une marque, une langue et une monnaie, il aura fallu pour Meetic: 12 langues, 23 sites web différents, 6 acquisitions et 1 introduction en bourse. C’est peut être 10 fois plus compliqué mais cela crée une réelle barrière à l’entrée pour les acteurs US. De même lors des panels sur le Moyen-Orient ou la Russie il était étonnant de découvrir des entrepreneurs à la tête d’entreprise leaders dans des domaines tels que la recherche ou l’emploi qui sont pour les US synonymes de Google ou LinkedIn.
Alors peu importe les contraintes du droit du travail, la fiscalité ou les lacunes de la culture entrepreneuriale, l’écosystème est de plus en plus mondiale et la Sillicon Valley sera de moins en moins incontournable. Loic Lemeur sera-t-il le dernier des entrepreneurs web français à avoir installé son siège en Californie ?
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