Les faces cachées des Créateurs de Possibles

Suite de notre petite virée dans les locaux de l’UMP aux côtés de Nathalie Kosciusko-Morizet, Benoist Apparu, Cédric Deniaud (le nouveau community manager officiel maison, un bon professionnel venu du web), Isobar, et une poignée de blogueurs chroniqueurs aux claviers assez acérés.

En complément de l’article de Fabrice sur le sujet, des questions de fond demeurent sur les ambitions de l’UMP concernant les Créateurs de Possibles (CdP). S’agit-il d’un outil participatif à la sauce Désirs d’Avenirs, ou d’un moyen de décrisper les caciques maison concernant Internet et son utilité ? On hésite.

Résumé du mode d’emploi

D’une interface très propre et sage (les raisons sont expliquées ici) afin de s’adresser au plus grand nombre, le principe est limpide : envie de dénoncer le fait que la salle de classe de votre petite dernière aurait besoin d’un coup de peinture ? Que les transports devraient être accessibles 24h sur 24 ? Que la mairie ferait mieux d’élaguer les arbres plutôt qu’interdire le stationnement ? Les CdP peuvent vous aider (dit comme ça on dirait une émission de M6, mais non).

Inscrivez-vous (petit soucis, il n’y a pas de certification d’identité de prévue pour le moment, pratique pour prendre la place du voisin ou de Nicolas S.), déposez votre « initiative » (attention, on parle bien d’initiative, pas de râlerie à la française), choisissez les moyens d’actions (faire une pétition, tracter le dimanche au marché, se réunir et gueuler, faire un sitting…), et c’est parti !

En fait, plus exactement l’enjeu est de réunir le plus de membres à votre initiative (un « vote avec les pieds » comme l’a souligné joliment NKM) afin que celle-ci prenne de l’ampleur, remonte dans le tableau des initiatives les plus populaires (comme sur Digg), et que des personnes fassent quelque chose. Qui ? On y vient.

Nec plus ultra : une application iPhone (encore buggée quand j’ai joué avec) clôture le tout, comme cela vous n’aurez plus d’excuse de ne pas participer ou proposer les initiatives qui vous passeraient par la tête dans le métro, ou le long du Canal St Martin et ses tentes Queshua.

Pas de liens avec l’UMP. Ou presque.

Initialement intégré au le nouveau site de l’UMP à venir, les CdP a vu soudainement sa liberté rendu pour une raison simple : la volonté de l’UMP de ne pas apparaitre comme étant l’éditeur de ce site, même si bien sur son titre fait irrésistiblement penser au slogan de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy « Ensemble tout est possible ». On appelle cela la cohérence de marque. De l’aveu de Benoist Apparu, les partis politiques étant naturellement porteurs d’a-prioris, il était nécessaire de faire vivre cette initiative en dehors du cercle UMP.

Cependant, ce vœu pieu de « neutralité » risque d’être de courte durée. Si les CdP n’ont pas d’animation éditoriale dédiée (on peut quand même se dire qu’il va falloir certainement initier la pompe à bonnes idées), le site du parti UMP sera au contraire une plateforme de contenus provoquant discussions et débats animée par la web-agency interne de 15 personnes. Et pour nourrir cela… les « scores » des initiatives les plus populaires seront l’outil idéal, venant s’afficher aux côtés d’articles idéologiquement connotés.

Au final, la droite se retrouve avec deux sites web sur les bras : le nouveau site de marque de l’UMP à venir qui mettra l’accent sur le débat, et une « communauté d’action citoyenne » qui veut regrouper les énergies autour de sujets de sociétés  (attention, on nous précise dans l’oreillette que ce ne sera pas un Meetic politique, on n’est pas là pour que les gens se rencontrent).

Entre-nous soit dit, je trouve le nom de ce site atroce au possible et j’ai un doute sur la mémorisation associée (de ou des possibles ?). Sans parler de l’accroche, assez niaiseuse : « Quand on veut on peut ». Bref, passons.

Modération minimale

Des propres aveux de Nathalie Kosciusko-Morizet et Benoist Apparu, très affables et prolixes (c’est un peu le bébé des deux adaptés numériques du gouvernement, et ils jouent gros sur son fonctionnement), l’UMP a pris des risques avec un tel site, à commencer par une modération à posteriori des sujets postés (avec un filtrage minimal par mots-clés, normal).

Il est vrai qu’à ce jour, rares sont les « marques » qui osent l’ouverture du débat social de manière franche et directe (la peur de la perte de contrôle est trop prégnante ), et il faut au moins reconnaître l’honnêteté de cette démarche. Je n’aurais pas voulu assister aux multiples réunions qui ont dû jalonner une telle prise de décision…

Mais pourquoi oser cela ? Les enjeux sont multiples et bien réels, et surtout peu visibles de prime-abord.

Mobiliser les français…

A l’opposé de Désirs d’Avenir qui s’appuyait sur des collectifs locaux en marge du PS collectant les sujets issus de groupes de discussions participatifs (une démarche structurée très « étatique » et canalisée), les CdP jouent sur la décentralisation et l’individualité des propositions. En clair, chacun y va de son idée, afin de rassembler au mieux autour de celle-ci en démarchant « in real life », en réseautant sur la Toile (via un widget intégrable dans les blogs, via Facebook…). L’objectif est de susciter l’action, dixit Benoist Apparu, en laissant chacun s’exprimer. Cela reste idéologiquement compatible avec la « marque » UMP.

Le problème de cette démarche non cadrée est bien connu de tous ceux (et dont je fais partie) qui ont un tant soit peu travaillé avec des outils d’innovation collaborative : ça part dans tous les sens, ça s’éparpille, et le « yakafokon » cotoie le problème de chasse d’eau des WC municipaux. Cela n’est pas inhérent spécifiquement aux CdP, mais à l’appréhension de chacun des grands problèmes de ce monde, créant éparpillement et émiettement.

Toute micro-communauté ne peut se suffire à elle-même, elle nécessite d’être guidée, orientée, pour l’aider à avancer. De fait, je pense que l’expérience des CdP de laisser chaque initiative vivre sa vie va nécessairement, à un moment, nécessiter l’intervention d’un « impulseur » virtuel pour rapprocher certains sujets. Attendons de voir. Car l’objectif n’est pas de produire le plus d’initiatives, il est plutôt de transformer l’essai auprès des fédérations locales.

…et réformer l’UMP

En fait, tout l’enjeu des CdP est de d’insufler un coup de jeune à l’UMP en la désencarcérant des réflexes de ses élus et électeurs. A mon sens, on est vraiment dans un projet « managerial » de reconstruction des relations « maisons mère rue de la Boétie » et acteurs de terrain. Avec les risques de fracture que cela comporte s’il n’y a pas conviction jusqu’au bout.

Prenons un peu de distance : une initiative récolte des milliers de signatures en ligne. Le premier objectif des CdP étant de susciter l’action locale, ce sont les militant du coin qui vont s’y coller (et bien sur les plus jeunes qui ont l’oeil rivé sur le Net). Mobiliser les militants locaux : il y a un soupçon de « My Barrack Obama » là dedans… En fait, l’UMP va transformer certains militant en community managers du réel.

Que faire si cette initiative récolte un beau succès, est de bon sens, et s’oppose à une décision prise, par exemple, par un maire UMP ? Qui va gagner ? Comment va se dérouler la concertation entre UMP canal élu démocratique et UMP canal vox populi ?

A ce petit jeu, l’objectif est de pousser toute la base et surtout les élus, certainement les plus déconnectés des réseaux, à s’intéresser à ce qui se raconte en dehors des cercles habituels et du marché de la rue du Général Leclerc, et de moderniser par ce biais les appareils politiques plutôt vieillissants (notamment par le biais de la formation) et revalorisant le rôle de militant. Xavier Bertrand va-t-il oser ce pari, ou donner raison aux mandarins ?

« Monitorer » les sujets de société

Certes, cet anglicisme n’est pas des plus heureux, mais il permet de faire passer plusieurs nuances : contrôler, surveiller, regarder, piloter… Les CdP en régime de croisière, c’est un outil de prise de tension de la population comme jamais. L’endroit où vont se cristalliser les débats (surtout ceux où le gouvernement sera impliqué). Le supplément idéal aux sondages de l’Elysée à la mode crowdsourcing. Une manière facile et maligne de « sentir » les préocupations pour nourrir les discours de Xavier et faire réagir les élus locaux (cf le point précédent), et pourquoi pas les évaluer ensuite en fonction de leur capacité à prendre en compte les préoccupations exprimées sur le site.

D’ailleurs, dans l’hypothétique « back-office » des CdP, des outils statistiques sommeillent… nous confie le représentant d’Isobar. Les sujets qui montent en flèche, ceux qui tiennent le haut du pavé, les signaux faibles… Tout est extrapolable de la base de données, et sera certainement poussé aux animateurs de la plateforme, comme un Google Analytics.

Mais cela peut avoir des biais lorsque ces sujets touchent à l’Internet lui-même, support de « vie » des CdP. Imaginez si les CdP avaient existé de l’époque de la bataille Hadopi ce que cela aurait pu donner… y compris dans le propre camp de la droite ! De plus,  comme il n’est pas possible de voter « contre » une initiative, il faut en créer une autre qui soit à l’opposé de la première. De bien belles batailles sémantiques à venir… et peut-être un « ranking » (classement) des initiateurs pour identifier les activistes de chaque camp.

La fragile frontière entre débat, doléances et action

Ce site met à l’épreuve une vraie question : est-ce que, culturellement, les français « lambda » seront capables d’aller vers l’action, et ne pas se complaire dans la procratisnation et le débat de comptoir tel que nous l’affectionnons ? Les CdP pose la question de la fragile frontière entre débat, nécessaire comme tout préalable à l’action, les doléances, et l’action réalisatrice.

Les moyens évoqués dans les lignes ci-avant devraient permettre d’éviter certaines dérives, mais les français sont ce qu’ils sont… et si les CdP veulent éviter devenir un livre d’or fourre-tout, il va falloir montrer des résultats. Du concret. Mais vouloir extraire le débat de la plateforme pour la focaliser sur le « faire » ne me parait pas adéquat, et relève d’une vision trop orienté, voire idéologique.

Un embryon de class-action politique ?

Pour cela, il faut que les gouvernants se doivent de répondre et d’agir… Ce n’est pas le cas. Aucune obligation. De fait, en quoi ce lobbying citoyen pourrait-il servir, sauf à donner du boulot aux antennes locales de l’UMP ? Sans compter la déception de ne pas voir aboutir ses idées (attention de ne pas dire aux porteurs d’initiatives que c’est leur faute, sauf à générer de la frustration et augmenter les dépenses d’anxyiolitiques).

Bien mené, si finalement le « peuple » (numérique) répond et se prend en main, cela pourrait donner une occasion très interessante de légitimer le principe de la class-action sur des sujets de société, et de pousser pour un réel engagement du politique à répondre et prendre en compte. Une boite de Pandore d’ouverte ?

Qui sera le prochain ?

Après Les Démocrates qui avait ouvert la marche de l’après Désirs d’Avenir, l’UMP se positionne comme le parti politique transparent, ouvert, proche des préoccupations et dans une logique très « do it yourself ». Pourquoi pas ? La réalité est que les parties politiques sont faibles sur la Toile : 125000 visiteurs uniques (UU) par mois pour l’UMP, 150000 UU pour le PS, 100000 pour le MoDem…

Excepté la CDU, personne n’a réussi à créer une nouvelle forme de militantisme en ligne qui prenne pied dans le siècle nouveau. Les CdP tentent à leur tour ce pari. Attendons de voir si la démocratie en ligne doit passer par des organisations politiques classiques (même si je doute de cela), ou si tout n’est question que de maturité des citoyens-internautes sans l’aide de quiconque autre.


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20 commentaires pour cet article

  1. mat

    Et le prix du site ? Pourquoi ne pas évoquer le fait que ce site ait été payé la modique somme de 500 000€ à la web agency qui l’a créé ?

    Travaillant moi même pour une web agency je peux vous assurer qu’un tel site ne doit pas couter normalement plus de 10 000€…

    Voilà où part notre argent… du foutage de gueule ce site.

  2. Damien Douani

    Le montant ayant été donné dans l’autre article de RWW, et que ce n’est pas le propos de cet article, je ne l’ai pas mentionné. Mais effectivement ça se trouve très facilement. Le montant est pour les deux sites (j’attend donc de voir à quoi va ressembler le site de l’UMP avec les 490000 restant !).

  3. Cédric DENIAUD

    Le nouveau site institutionnel de l’UMP sera lancé dimanche prochain. Mais comme le signale Damien, ce sont le coût de deux sites. Pour travailler dans la mise en place de site depuis quelques années, un site à 10 000 euros est un site dévéloppé sous WordPress ou Joomla et ce n’est clairement pas le parti pris de l’UMP. Les Créateurs de Possibles est salué comme un site about techniquement et fonctionnellement même si étant en phase béta public, de nouvelles fonctionnalités vont rapidement être intégrées… et dès ce mois-ci même.

  4. Cédric DENIAUD

    Pour la question de la modération, je vous invite à consulter un article que j’avais écrit il y a quelques semaines sur le sujet et qui donne quelques raisons Internet sur le choix modération a posteriori / a priori : http://cdeniaud.canalblog.com/archives/2009/11/05/15673522.html

  5. mat

    Autant pour moi Damien, je suis passé à côté du 1er article…mea culpa.

    @Cédric (et totalement HS, je l’accorde) : on ne doit pas avoir les même référentiels de tarif alors ;). Quand nous développons sous wordpress ça ne dépasse jamais les 2500€… ce que l’on facture 10 000€ c’est du full développement en asp.net, par exemple (sans entrer dans les détails) un site institutionnel d’un club sportif avec tout ce que l’on peut attendre (news, calendrier, gallerie photo etc…) ainsi que des fonctionnalités dites web2.0 (upload de vidéos par les supporters and co) le tout 100% administrable en back-office.

    Voilà pour la petite parenthèse… mais il est clair que copiner (arnaquer ? je ne dis pas ça pour toi Cédric) avec le gouvernement pour ce genre de réalisation rend riche les prestataires.
    La question de fond étant : les responsables politiques sont-ils conscients de ce qu’ils payent/devraient payer ? encore un bel exemple qui prouve qu’une bonne partie de la classe politique est totalement « déconnectée » des réalités d’internet (Hadopi, taxation de la pub online, Lopsi et compagnie).

  6. Damien Douani

    @Mat : tu touches du doigt LE problème, qui fait certainement la fortune de quelques boites ;-) Maintenant, en dehors de la réalisation technique qui, effectivement doit être inférieur à 500K, restent les heures à se palucher des réunions avec (justement) des gens qui n’y connaissent rien ou pas grand chose. Et, tarifé à l’heure de consultant, tu dois vite faire monter la facture !

  7. Fanny

    Ce qui m’est venu c’est que l’UMP utilise les techniques des agences de RP en com de crise : « créer un point de captation » comme l’a fait Noos pour capter les remarques sous forme « suggestions » au lieu de laisser les gens se plaindre à tort et à travers sur le net.

    Productif et intelligent, les actes suivront-ils ?

    Mon avis : s’ils font suivre les « suggestions » de plans d’actions citoyens en mode gestion de projet en laissant les gens donner vie à leur projet ça peut le faire, autrement on est encore sur le mode ancien : « dites nous ce qui va pas, on ne vous écoutera pas, mais on aura bien fait semblant ».

    ;-)

  8. Stan

    « Que faire si cette initiative récolte un beau succès, est de bon sens, et s’oppose à une déci­sion prise, par exemple, par un maire UMP ? Qui va gagner ? Comment va se dérouler la concertation entre UMP canal élu démocratique et UMP canal vox populi ? »

    CQFD : Le bordel 2.0 arrive ;-)

    Voilà exactement pourquoi je pense qu’un site comme CDP devrait en fait être a-politique. L’UMP se retrouver maintenant avec un mistigri chez lui, ce qui va certainement donner lui à de drôles de paradoxes.

    Au final, les bonnes idées seront peut être sur CDP, mais tant que ceux qui ont le pouvoir d’agir (=légiférer) ne lâcheront rien…

    Le 2.0 va forcer les partis politiques à changer profondément si ce n’est disparaitre. Dans un contexte 2.0, ils deviennent des parasites.

  9. Denis

    Vous avez oublié LaCoopol (http://www.lacoopol.fr/) et aussi Europe Ecologie (http://www.europeecologie.fr) !

  10. Gilles

    Vive la france !

  11. Fabrice Epelboin

    @denis

    Et les sites du Nouveau Centre ainsi que ceux du Modem, oui, et pour cause, ce billet parle du site de l’UMP, pas des sites de campagne de tous les partis politiques…

  12. Louvrier

    Soyons sérieux, là où le PS a une véritable équipe web, l’UMP est absolument nul sur le web. Objectivement il n’y a qu’à voir tous les comparatifs. Les créateurs de possibles est absolument mal pensé au contraire de la coopol et pourtant je suis de droite. Donc voilà, perso j’attends toujours un véritable expert à l’UMP, forcé est de constater qu’il n’existe pas encore…

  13. Fabrice Epelboin

    @Louvrier

    Encore une fois, ce billet n’est pas du tout un comparatif avec les autres sites de campagnes.

    Sinon, oui, la différence entre les Createurs de Possibles et la Coolpol est humiliante pour l’UMP. Ceci dit, la Coolpol n’est pas exempt de défauts : couleurs à chier, et vocabulaire (tutoiement) insupportable et excluant (en même temps, ils n’ont pas joué l’ouverture, eux, et c’est peut être là le problème, mais il n’a rien à voir avec la réalisation du site web). D’un point de vue ergo, c’est nickel. Du travail de pro (pas super surprenant ceci dit).

  14. Arnaud

    Et dans un registre un peu différent: mapolitique.fr! (http://mapolitique.fr) qui n’est pas du tout partisan pour le coup (et très peu connu mais aussi très récent).

  15. vincent

    Excellent billet Damien :-)

    Le problème reste comme le disait Stan l’empreinte politique de cette démarche et ses objectifs finaux :

    Baromètre social

    Récupérateur d’idées

    Outil de changement interne

    Outil d’image

    Qui prendra le temps de « donner » ses commentaires sur ce site, les engagés politiques des deux bords et a priori un électorat de droite non ? quel miroir de la demande populaire peut-il offrir ?

    Pour revenir sur le montant, dommage que P Seguin soit parti….

  16. Dominique Rabeuf

    Une tentative de sortir des ornières dans lesquelles leurs chars dignes des rois fainéants sont embourbés.

    L’engagement de communication est à la hauteur de ce qu’ils ont à produire: du vent de cervelle tétanisée par la disparition de leurs illusions et la paralysie prochaine de leurs chantres médiatiques.

    Au delà des poncifs républicains arriérés: tous partis confondus (j’ai dit tous) cette République va tenter de survivre avec l’exemple de ses cousines, j’ai nommé la Chine et l’Iran.

    Entre la République et Internet, le choix est fait pour beaucoup, l’un et l’autre sont incompatibles.

    La bannière de la lutte contre la pédophilie est une manipulation ignoble de la part de ceux qui protègent et font la promotion de sectes criminelles.

    Je pèse mes mots et vous renvoie aux manifestations de reconnaissance d’une part et d’obstructions juridiques et administratives d’autre part.

    Allez donc, tentez de filtrer à votre guise pour cacher vos secrets de polichinelle, vous n’avez aucune maîtrise de la situation.

    En résumé votre stupidité vous mènera au ridicule.

    Nonobstant épargnez nous votre Grand Emprunt National, votre argent de poche nous coûte cher.

    Grosso Modo: dépensez moins et apprenez le français

  17. Charline

    Je trouve que les Créateurs de Possibles à un but précis et ne s’éparpille pas comme le fait la Coopol. La Coopol est un remix facon PS de Facebook et aujourd’hui, ok des groupes, ok des coopains mais rien derrière. Les Créateurs de Possibles, certes c’est moins social et moins fonctionnel aux premiers abords (même si l’espace perso est riche) mais au moins il se passe des choses et on sait que derrière il pourra se passer des choses… en tout moi, j’y crois mais c’est peut être mon optimisme naïf qui m’aveugle

  18. François

    « mais au moins il se passe des choses et on sait que derrière il pourra se passer des choses… en tout moi, j’y crois mais c’est peut être mon optimisme naïf qui m’aveugle »

    à ce niveau, ce n’est plus d’optimisme ou de naïveté dont il faut parler!

    idées d’achat pour la saint valentin :
    - un cerveau
    - 2 yeux
    - 2 oreilles

  19. Fabrice Epelboin

    @Charline

    oui, vous êtes d’un optimisme qui confine au militantisme.

    http://www.leparisien.fr/politique/le-facebook-de-l-ump-fait-un-flop-15-02-2010-815993.php

  20. Pierre

    Bonjour, sur ce site, la contradiction est bannie ! Comme vous l’avez précisé, quelques mots clés déclenchent la modération (parmi ces mots Sarkozy, Lefebvre, Bertrand…) et leur contenu systématiquement rejeté… Essayez d’intervenir contre la propostion de M. Xavier Bertrand « qui dénonce le scandale de la propagande PS pour les régionales aux frais du contribuable » et vous serez édifiés !
    De plus, il est très instructif de parcourir ce site afin de se faire une idée du fanatisme de la plupart de ses « contributeurs » !

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    [...] final quelque peu secondaire. Les Créateurs de possible est un réseau social décentralisé, seul le succès d’une initiative permet le [...]

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  3. A lire sur le web (18-01-2010) | Tête de Quenelle ! :

    [...] Les faces cachées des Créateurs de Possibles  - ReadWriteWeb France - »Que faire si cette initiative récolte un beau succès, est de bon sens, et s’oppose à une déci sion prise, par exemple, par un maire UMP ? Qui va gagner ? Comment va se dérouler la concertation entre UMP canal élu démocratique et UMP canal vox populi ? » Le bordel 2.0 arrive [...]

  4. Ressources bibliographiques et webographiques de mon mémoire sur la politique 2.0 « Vincent Lemaire :

    [...] sur ReadWriteWeb.com de Damien Douani, « Les faces cachés des Créateurs de Possibles », du 12 janvier [...]

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