ACTA : le traité secret qui pourrait changer la face d’internet

Traité ACTASi le traité ACTA venait à être appliqué, l’internet tel qu’on le connait aujourd’hui serait radicalement changé. Le traité renforce de façon démesurée le pouvoir du copyright (ou du droit d’auteur, en l’occurrence la différence est insignifiante), forcera les fournisseurs de services sur internet à faire la police du copyright, rendant du même coup l’hébergement de contenus générés par les utilisateurs impossible à assumer financièrement, il mettra en place des sanctions pour les utilisateurs violant le copyright, comme de leur couper l’accès à l’internet après trois avertissements, et exigera que les supports informatiques soient inspectés aux frontières (disques dur, lecteurs mp3, etc.). Ceux qui contiendraient des fichiers copyrightés téléchargés de façon illégale seraient détruits, et leur possesseurs se verraient infliger une amende.

Parmi les informations qui ont fuité du traité ACTA – toujours en négociation -, on trouve aussi la possibilité pour les ayants droits d’accéder aux informations personnelles d’un internaute, suspecté d’avoir téléchargé un contenu copyrighté, sans avoir besoin de recourir à un juge. En bref, Hadopi, à coté, ce n’est pas grand chose, mais c’est un bon début.

Les négociations autour du traité ACTA se font en dehors de tout cadre, aucune organisation internationale comme l’OMC ne les supervise. Elles ont commencé en 2006 entre les USA, la Commission Européenne, la Suisse et le Japon. Depuis, l’Australie, le Canada, l’Union Européenne, la Jordanie, le Mexique, le Maroc, la Nouvelle Zélande, la Corée, Singapour et les Emirats Arabes Unis se sont joints aux négociations.

Ce traité est négocié dans le plus grand secret, mais en mai 2008, Wikileaks.org a publié un document en révélant de nombreux éléments. C’est plus récemment que l’opinion publique a été alertée, grâce à l’EFF dans un premier temps, puis à ReadWriteWeb US en fin d’année dernière.

Beaucoup d’analystes en France voient le couple Hadopi/Loppsi comme un premier pas dans la mise en application du traité ACTA. Les récentes loi impactant l’usage de l’internet en Espagne et en Italie font penser que c’est une partie de l’Europe qui est en train de mettre en application ce traité, avant même qu’il soit signé.

Mais comme le montre les dernières évolutions législatives concernant Internet en Italie, ce n’est pas seulement le téléchargement ‘pirate’ qui est visé par ACTA, mais bien l’ensemble du web 2.0 et de la capacité qu’a donné l’internet à tous de s’exprimer (sans même parler du logiciel libre, nous reviendrons sur ce point ultérieurement). L’obligation faite aux services ‘web 2.0′ de faire la police obligerait de facto la plupart des plateformes de blog à fermer, tout comme les autres sites proposant d’héberger gratuitement les contenus des internautes.

La pression monte pour plus de transparence

Le traité ACTA a donné lieu a 6 réunions de négociation jusqu’ici, une septième se tient à la fin de ce mois à Mexico. Chose étonnante, la pression semble avoir au moins eu un effet : la transparence est enfin à l’ordre du jour.

Google, qui s’est engagé pour la Net Neutrality et ne voit pas d’un bon œil le traité ACTA, a organisé une table ronde la semaine dernière à Washington D.C. pour débattre du projet de traité.

Le débat qui s’est tenu lors de cette table ronde a été particulièrement intéressant et agité. Réunissant des représentants des lobbies et des partisans des libertés numériques, les échanges ont été vifs, et ont portés sur l’aspect législatif, l’économie, les problèmes éthiques soulevés par le traité ACTA, mais surtout sur la transparence, demandée à corps et à cri par tous (ou presque).

Le représentant des lobbies, Steven Metalitz (avocat de la MPAA et de la RIAA), a longuement défendu le traité et la nécessité du secret de sa négociation. Une position difficile mais on ne peut que saluer l’effort de dialogue. Pour lui, le secret est une condition nécessaire à la négociation avec les pays étrangers (entendez, entre autre, l’Europe, qui semble être en train, dans certains de ses pays membres, de le mettre en application).

L’autre point défendu par Metalitz frise le ridicule quand il affirme que le traité ne nécessitera pas que les lois des pays signataires soient changées. En effet, dans la mesure où les points du traité font d’ors et déjà l’objet de loi telles qu’Hadopi et Loppsi (ou celle de l’économie durable en Espagne), on peut imaginer que d’ici à la signature du traité, les lois nécessaires à son application soient déjà en place.

En France, ACTA n’a fait l’objet de quasiment aucun article dans la presse officielle, et des sources nous ont fait savoir que le sujet était carrément censuré dans certaines rédactions. Aucun groupe parlementaire n’a demandé la moindre commission d’enquête : circulez, il n’y a rien à voir.

Si vous parlez anglais, trouvez une heure et demie pour regarder cette vidéo, c’est l’avenir de l’internet qui se joue, et plus largement celui de la liberté d’expression.

A votre bon cœur messieurs dames…

Sans Wikileaks, ce traité serait encore à ce jour secret, nous ôtant la possibilité de comprendre ce qui se trame réellement en France, en Espagne, et en Italie en ce moment. Si vous aussi vous pensez que le rôle joué par Wikileaks est essentiel pour la démocratie, faites un don, ils ont besoin de notre soutien. Vous pouvez également adresser vos don à La Quadrature du Net, qui joue un rôle indispensable pour la défense des citoyens face à ACTA auprès, entre autre, de la Commission Européenne.

[edit: une carte Pearltrees sur l'ACTA]

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119 commentaires pour cet article

  1. Antoine Dupin

    Bon bah on va res­sor­tir les minitels …

  2. imposture

    Voir égale­ment papier des Inrocks de ce matin (N°738, page 99)

  3. Bergheaud

    Franchement pourquoi craindre un meilleur res­pect de la pro­priété intel­lec­tuelle sur le Web ? En quoi ce res­pect peut-il consti­tuer une atteinte à la liberté d’expression ? Personnellement je ne peux sou­te­nir cette ten­dance, quitte à pas­ser pour un réac­tion­naire, mais qu’importe !

  4. Fabrice Epelboin

    Là on ne parle plus de ça, mais de la fin des ser­vices web 2.0, vous avez raté un train, c’était l’épisode pré­cé­dent, Hadopi, et en même temps, cela répond par­fai­te­ment à la ques­tion que vous posez : 

    Pourquoi craindre un plus grand res­pect de la pro­priété intel­lec­tuelle sur le Web ? Parce qu’elle va inexo­ra­ble­ment finir par être supé­rieure à la liberté d’expression et bafouer celle-ci. C’est ce qui nous pend au nez, ACTA en est une par­faite illustration.

  5. Antoyne

    @Bergheaud Je pense qu’il faut com­prendre que la lutte contre la vio­la­tion de la pro­priété intel­lec­tuelle est louable, c’est vrai, mais que ce n’est qu’une façade. La parie visible de l’iceberg. Ça en est de même quand on nous dit que telle ou telle loi va per­mettre de lut­ter contre la pédo­phi­lie ou le ter­ro­risme (genre Loppsi)

    “… on trouve aussi la pos­si­bi­lité pour les ayants droits d’accéder aux infor­ma­tions per­son­nelles d’un inter­naute, sus­pecté d’avoir télé­chargé un contenu copy­righté, sans avoir besoin de recou­rir à un juge.”
    Je sais pas ce que veux dire pour toi cette phrase, mais pour moi ça veut sim­ple­ment dire que des gens pour­ront accé­der à cer­taines infos me concer­tants qui ne les regardent abso­lu­ment pas sous un faux pré­texte (qui à la base est louable, je le répète).

    “… Les négo­cia­tions autour du traité ACTA se font en dehors de tout cadre, aucune orga­ni­sa­tion inter­na­tio­nale comme l’OMC ne les super­vise.”
    Sans commentaire…

    “Mais comme le montre les der­nières évolu­tions légis­la­tives concer­nant Internet en Italie, ce n’est pas seule­ment le télé­char­ge­ment ‘pirate’ qui est visé par ACTA, mais bien l’ensemble du web 2.0 et de la capa­cité qu’a donné l’internet à tous de s’exprimer”
    C’est ça le coeur du pro­blème, ce qui nous fait réagir, ce qui explique ce silence. Les poli­tiques voient inter­net comme un dan­ger, une machine incon­trô­lable sans maitre où tout le monde peut expri­mer ses idées comme il le sou­haite et le plus faci­le­ment du monde. Donc au final, ils se servent de but louable pour faire pas­ser des lois et autres leur per­met­tant de contrô­ler ce que dise les gens, ce qu’ils font, etc… Dès que ça ne leur plait pas –> au revoir

    Désolé pour les éven­tuelles fautes d’orthographe.

  6. Antoine Dupin

    @Bergheaud “la liberté de tous s’arrête là où com­mence celle de la pro­priété intel­lec­tuelle” aurait dit l’autre. Le pro­blème c’est que le web n’est pas fait pour être maî­trisé dans la mesure où, contrai­re­ment à un pays, il est le résul­tat d’initiatives col­lec­tives, de pen­sées dif­fé­rentes à celles que l’on pour­rait trou­ver. Le web com­mence à s’auto régu­ler, par le sens où de plus en plus de com­por­te­ments déviants sont direc­te­ment répri­més par les uti­li­sa­teurs eux même, comme si une loi natu­relle et de bon sens s’appliquait (voir le cas du chou­net qui est jeté du haut d’un pont et la traque de certains). 

    Maîtrisé le web, ce serait détruire ces ini­tia­tives col­lec­tives, dans le sens où une trop grande régu­la­tion risque d’empêcher tout désir de créa­tion (pre­nez par exemple les bre­vets, qui sont une héré­sie, et le cas de Twitter). Avec l’Italie, vous avez un très bon exemple, les petites web TV vont avoir du mal à s’en sor­tir, car il y a trop. 

    Toujours en Italie, la notion de maî­trise du web ne découle pas d’une volonté mais d’une inten­tion. Intention d’empêcher la liberté d’expression (Berlusconi, Sarko et ses amis de chez TF1..) et tout com­por­te­ment citoyen qui appor­te­rait des lumières sur (cet article est la preuve qu’il faut une liberté d’expression pour dénon­cer cer­tains faits, comme ACTA). Intention aussi d’assoir la puis­sance des grands lob­bies, qui répond à une logique écono­mique. Bref, tout un tas d’intentions qui dénotent un com­por­te­ment mal­sain, car ce n’est pas pour défendre les artistes, ou que sais je, mais bien pour contro­ler ce qu’il se dit et répondre à la crainte de grands lob­bies. Et ça c’est dangereux. 

    Plutôt que de se réunir pour ces conne­ries, si ils repré­sen­taient les citoyens et non des gras patrons au cigare aussi long que leur bras, ils devraient pen­ser à assoir un modèle écono­mique pour ces socié­tés, amor­cer les muta­tions du numé­rique en pro­po­sant des groupes de tra­vail inter­na­tio­naux (vu qu’on y est) pour explo­rer les dif­fé­rentes tech­no­lo­gies, ima­gi­ner un moyen de ren­ta­bi­li­ser une chose qu’ils ne pour­ront jamais maî­tri­ser comme le pira­tage. Mais non. De même, plus­tôt que de se cacher der­rière la pédo­phi­lie, ils pour­raient mettre en place des moyens pour aider les réseaux sociaux à lut­ter contre. Enfin des solu­tions, il y en a plein et les seules explo­rer par les gou­ver­ne­ments sont celles qui vont bri­der l’internaute dans sa manière de s’exprimer (mort des web radios, des pla­te­formes de blog) et dans sa manière de consom­mer (mort des pla­te­formes de streaming …)

    Donc oui la liberté d’expression est en dan­ger dans la mesure où les gou­ver­ne­ments répondent à une logique de lob­bying et non de citoyenneté

  7. PIMboula

    Apparemment, j’ai aussi loupé ce train. Est-ce que quelqu’un pour­rait m’expliquer rapi­de­ment quelle est la logique der­rière la menace qui pèse sur le 2.0 ?

  8. David Lafon

    @Bergheaud : j’ai la sombre impres­sion que vous avez la fâcheuse ten­dance à réflé­chir comme une majo­rité de nos conci­toyens. Effectivement, le res­pect de la pro­priété intel­lec­tuelle est un concept à faire res­pec­ter mais pas à n’importe quel prix. Filter l’ensemble des échanges sur inter­net pour savoir si vous avez télé­char­ger une oeuvre léga­le­ment ou pas, volon­tai­re­ment ou pas, revient à don­ner les clés d’internet à des lob­bies finan­ciers sans avoir le moyen de contrô­ler ce qu’ils vont en faire. Imaginez que vous ayez des mp3 que vous avez extraits de vos CDs, ache­tés léga­le­ment et dont vous avez le droit de faire une copie pri­vée, sans par­ler de médias per­son­nels, tout cela sur votre clé USB (sur laquelle vous avez acquitté une taxe sur la copie pri­vée, 2.304€ pour une clé de 16 Go). Vous pas­sez à la douane pour allez faire un petit voyage à l’étranger et paf ! Vos mp3 ne sont pas recon­nus comme étant légaux, votre clé est sup­pri­mée, vos fichiers dis­pa­raissent on ne sait où (adieu vos videos de vacances et autres pho­tos sou­ve­nirs…) et vous devrez payer une amende !
    Je n’ai pas prévu un monde comme celui-là pour mes enfants, je leur apprends à res­pec­ter le tra­vail des autres. Cependant, en arri­ver à de tels excès pour que M. Halliday cara­cole en tête du clas­se­ment des chan­teurs les mieux payer en France avec 11 mil­lions d’euros (le Figaro aujourd’hui : http://www.lefigaro.fr/musique/2010/01/18/03006-20100118DIMWWW00713-palmares-chanteurs.php) et conti­nue à habi­ter à l’étranger sans que ça ne choque per­sonne, ne fait pas par­tie de mes objec­tifs dans la vie. Bref, défi­ni­ti­ve­ment non, je ne veux pas d’un inter­net fliqué au risque de voir une grande par­tie des inter­nautes pas­ser en connexion tota­le­ment cryp­tée (VPN) et voir dis­pa­raitre les échanges des hon­nêtes gens avec ceux des gens bien moins hon­nêtes. Réagissez que diable !!

  9. Fabrice Epelboin

    @PIMboula

    Oui, moi, je veux bien l’expliquer… Heu… lis donc mon texte, c’est assez clair, je crois ;-)

  10. Bergheaud

    @ Antoyne
    “… Les négo­cia­tions autour du traité ACTA se font en dehors de tout cadre, aucune orga­ni­sa­tion inter­na­tio­nale comme l’OMC ne les super­vise.”
    Les gou­ver­ne­ments et l’UE sont repré­sen­tés et négo­cient cet accord. L’OMC n’a pas plus de légi­ti­mité que les gou­ver­ne­ments, non ?
    La pro­priété intel­lec­tuelle n’est pas un frein à la liberté d’expression, bien au contraire elle en assure l’exercice en per­met­tant aux créa­teurs de béné­fi­cier d’une pro­tec­tion sur leurs créa­tions. Historiquement ce n’est pas pour rien que la pro­priété intel­lec­tuelle a été ins­ti­tuée avant la liberté d’expression (un siècle d’écart), car sans pro­priété intel­lec­tuelle il n’y a pas de liberté d’expression.

  11. Bergheaud

    @ Antoine Dupin
    “Maîtrisé le web, ce serait détruire ces ini­tia­tives col­lec­tives” A mon sens bien au contraire puisque les créa­tions col­lec­tives ont voca­tion à être pro­tégé par la pro­priété intellectuelle.

  12. Bergheaud

    @ David Lafon
    La sur­veillance du Web est aujourd’hui l’oeuvre de société pri­vée. La col­lecte d’informations per­son­nelles, et le trai­te­ment de ces infos sont le fait de sites web. Peu de tapages autour de ce phé­no­mène, mais lorsque l’on s’attaque au “libre” télé­char­ge­ment on assiste à une levée de bou­clier. Réflexe consu­mé­riste ? J’en ai peur.
    Vous par­ler de M Halliday, mais pre­nez conscience que beau­coup d’artistes aujourd’hui ne peuvent plus vivre de leurs créa­tions. Le risque à mon sens est que demain la créa­tion ne se tarisse du fait du pillage géné­ra­lisé. Il serait effec­ti­ve­ment sou­hai­table que les inter­nautes en prennent conscience et qu’il ne soit pas néces­saire de recou­rir à des règles contrai­gnantes et qui com­portent comme vous le dîtes des risques d’atteinte. Mais les faits sont têtus : les inter­nautes conti­nuent de télé­char­ger et n’achètent plus d’oeuvres !

  13. Peuples

    La “pro­priété” au sens capi­ta­liste reprend ses droits sur cet espace encore assez collectivisé

  14. Bergheaud

    @ Peuples
    Je croyais le com­mu­nisme mort ;-)

  15. Talenka

    Les outils qui per­mettent de pas­ser au tra­vers de ces bar­rières existe déjà (bien qu’à l’état fœtal pour l’instant) : ToR, les free­net (et à terme les dark­net), le SSH, YaCy…

    D’une manière géné­rale, il ne fau­drait uti­li­ser que les ser­vices OpenSource et Anonyme…

    Si vous vou­lez résis­tez, com­men­cez par rejoindre un ou plu­sieurs projet opensource.

  16. Karl-Groucho Divan

    Sur les « droits »

    Payez-vous des droits au plom­bier chaque fois que vous tirez la chasse ou tou­chez un grobinet ?

    Les « artistes » ou « créa­teurs » seraient-ils donc d’une caste au-dessus ?

    Que cha­cun voie son tra­vail rému­néré. Au-delà, tous ces péages ne sont là que pour enri­chir les riches et appau­vrir les pauvres.

    Il y a d’autres moyens de pro­té­ger de la contrefaçon.

    Ce débat est abso­lu­ment biaisé, & par ceux qui y ont inté­rêt : les « indus­triels » de la pré­ten­due culture, qui veillent au grain &, il semble, se foutent bien de l’art et de la créa­tion, sauf en ce qu’elles auraient de ren­table pour eux.
    . . . . .

    Je pré­cise, ça peut être utile, que j’ai le sta­tut d’artiste (ape 90 03 A) et ne fac­ture jamais le moindre « droit ».

  17. stoopid

    Je cite: “Les négo­cia­tions autour du traité ACTA se font en dehors de tout cadre, aucune orga­ni­sa­tion inter­na­tio­nale comme l’OMC ne les super­vise. Elles ont com­mencé en 2006 entre les USA, la Commission Européenne, la Suisse et le Japon. Depuis, l’Australie, le Canada, l’Union Européenne, la Jordanie, le Mexique, le Maroc, la Nouvelle Zélande, la Corée, Singapour et les Emirats Arabes Unis se sont joints aux négociations.”

    La Commission Européenne et l’Union Européenne ne sont pas à dis­so­cier il me semble, la pre­mière étant l’organe exé­cu­tif de la seconde…

  18. Bergheaud

    @ Karl-Groucho Divan
    L’auteur ne fait pas de pres­ta­tion à la dif­fé­rence du plom­bier. Et le recours à la pro­priété intel­lec­tuelle trouve tout son inté­rêt.
    Le sta­tut d’artiste est tota­le­ment indif­fé­rent à la pro­priété intel­lec­tuelle. Je n’ai pas le sta­tut d’artiste et j’ai bien été rému­néré pour des articles que j’ai écrit !
    Si vous avez un code APE c’est que vous fac­tu­rez vos pres­ta­tions et que fis­ca­le­ment il est plus inté­res­sant d’être rému­néré sous cette forme qu’en droit d’auteur. Les auteurs sont impo­sés à hau­teur de 50% de leurs gains ! Alors que les pres­ta­tions sont sou­mises à une fis­ca­lité plus intéressante.…

  19. Davidledder

    @bergheaud : je com­prends votre point de vue mais vous vous trom­pez d’adversaires ! La plu­part des inter­nautes ne sont pas PRO pira­tage et ne sou­haitent qu’une offre légale rai­son­nable. Ne croyez pas que l’on défend de mau­vaise foi notre liberté d’expression unique­ment pour s’arroger la liberté de télé­char­ger des mp3.
    Le pro­blème des artistes est le même depuis des années. Internet ou pas, com­bien d’artistes peuvent vivre com­plè­te­ment de leur art sans faire de tv ? Avec un modèle écono­mique dif­ferent, les artistes talen­tueux pour­raient gagner beau­coup plus que les miettes que leur laissent les mai­sons de disques qui ne font plus que du mer­can­ti­lisme échevelé…

  20. Bergheaud

    @Davidledder
    Oui mais on bute toujours sur la même dif­fi­culté : quel autre modèle écono­mique ? Pour l’instant je n’ai rien lu de per­ti­nent ou de réa­li­sable en la matière.
    A noter que bien plus grave à mon sens que ce débat ou ce futur accord est le revi­re­ment de juris­pru­dence de la Cour de cas­sa­tion en matière de res­pon­sa­bi­lité des héber­geurs. A par­tir du moment où ils tirent un béné­fice de la pres­ta­tion d’hébergement ils sont res­pon­sables de plein droit des pages héber­gées. C’est un véri­table risque d’atteinte à la liberté d’expression : http://www.droit-technologie.org/actuality/details.asp?id=1294

  21. JM

    Hum.
    Ce Bergheaud semble inca­pable de s’élever un peu pour que son regard enfin élargi voit autre chose que du droit et du modèle écono­mique.
    Par exemple un modèle d’organisation écono­mique et sociale repensé pour com­men­cer à inté­grer la rup­ture anthro­po­lo­gique numé­rique, une poli­tique de civi­li­sa­tion comme dit Morin repris par la chose (pauvre Morin), enfin un de ces machins qui est plus que néces­saire pour que les des­ti­nées des socié­tés humaines ne soient plus déci­dées unique­ment par une horde de tech­no­crates et de finan­ciers incon­trô­lés et ne ser­vant que leurs inté­rêts.
    Ce genre de per­son­nage consti­tue pour ceux sus-cités parmi les meilleurs et plus fidèles ser­vi­teurs, sans même qu’ils en aient conscience d’ailleurs, car leur capa­cité de pen­sée est lit­té­ra­le­ment bali­sée par des grilles de lec­tures écrites par d’autres.

  22. Karl-Groucho Divan

    À Bergheaud

    « Si vous avez un code APE c’est que vous fac­tu­rez vos pres­ta­tions et que fis­ca­le­ment il est plus inté­res­sant d’être rému­néré sous cette forme qu’en droit d’auteur. »

    Pas du tout. Renseignez-vous & n’écrivez pas n’importe quoi. 

    Que je fac­ture des hono­raire n’exclut en rien la per­cep­tion de droits si je le décide. Droits qui ne sont pas impo­sés à 50 % contrai­re­ment à vos affir­ma­tions, mais selon des tranches, selon le mode d’imposition choisi (quel manque d’originalité !).

    Les droits d’auteur, outre qu’ils sont un péage, sont aussi une rente.
    Pas de ça chez moi, ques­tion de cohé­rence (et pour­tant ma retraite, s’il en reste, sera payée à grands coup de lance-pierre). À bas le caca­pi­ta­lisme, qui n’est que contrôle abu­sif, vol, exploi­ta­tion & mort (« Résister se conjugue au pré­sent «. C’est pas moi qui le dit, c’est Lucie Aubrac (qui le disait). Et « Créer, c’est résis­ter. Résister, c’est créer », cépa­moua­non­pluh, etc., ce sont, à l’époque (2004), les sur­vi­vants du Conseil National de la Résistance).

    Dans le cas de la gra­vure, par exemple, vous êtes dans un régime par­ti­cu­lier d’exception et d’exonération.

  23. Karl-Groucho Divan

    À J.M.

    Je ne sau­rais mieux dire.

    Mais… « je dirais même plus » : ces « débats » sont un peu (?) du même ordre (nou­veau ?) que cet enfu­mage hon­teux sur l’identité natio­na­liste.
    Chacun, tan­dis qu’« on » le tond, de tirer sur sa petite laisse en hur­lant après plus démuni que lui, vic­time expia­toire dési­gnée par « LeChef ».
    Maréchal Nourvouhalà !

  24. JM

    Le moment venu, il fau­dra s’occuper très sérieu­se­ment de cette his­toire de copy­right et de droits d’auteur.
    Avec la mon­naie et ses condi­tions d’émission, c’est une des pierres angu­laires de l’édifice que les salo­pards essaient de main­te­nir en place quitte à tuer le fabu­leux poten­tiel d’internet, à trans­for­mer les 3/4 de la jeu­nesse en délinquants à l’amende, et à bâillon­ner tout inter­naute déviant selon des lois hors de tout droit car élabo­rées dans des condi­tions non légitimes. 

    ps. fabrice, j’ai dis “salo­pards”, mais comme il n’y a de per­sonne dési­gnée, cette fois ça devrait aller :)

  25. JM

    Le moment venu, il fau­dra s’occuper très sérieu­se­ment de cette his­toire de copy­right et de droits d’auteur.
    Avec la mon­naie et ses condi­tions d’émission, c’est une des pierres angu­laires de l’édifice que les salo­pards essaient de main­te­nir en place quitte à tuer le fabu­leux poten­tiel d’internet, à trans­for­mer les 3/4 de la jeu­nesse en délinquants à l’amende, et à bâillon­ner tout inter­naute déviant selon des lois hors de tout droit car élabo­rées dans des condi­tions non légitimes. 

    ps. fabrice, j’ai dis “salo­pards”, mais comme il n’y a pas de per­sonne dési­gnée, ça devrait aller :)

  26. clarinette02

    Quelques mots sur la ten­sion droits d’auteurs-copyright/Liberte d’expression/droit a la vie pri­vee: tout est ques­tion de trou­ver la juste balance-la Justice.

    1 — L’auteur a un droit moral (sur­tout en droit fran­cais) au res­pect et a l’integrite de son oeuvre + un droit eco­no­mique: la remu­ne­ra­tion de toute repro­duc­tion ou usage de son oeuvre. Ce droit est tout a fait legi­time et s’il dis­pa­rais­sait, il n’y aurait pas de moti­va­tion a la crea­tion. ‘la duree du droit de copy­right est actuel­le­ment, gene­ra­le­ment, de 70 ans apres la deriere annee de deces de l’auteur, per­iode tres longue qui se jus­ti­fiait pas le main­tien des droits des suc­ces­surs: la veuve sur­vi­vante etc…

    2– La liberte d’expression, droit fon­da­men­tal dans toute demo­cra­tie, pro­tege la liberte de parole et de la plume.

    3– le droit a la vie pri­vee pro­tege le res­pect de la dignite humaine et de l’intimite.

    Ces trois droits sont en conflits constants : Jusqu’a quel point puis-je rela­ter un ecrit ou repro­duire un son sans enfreindre les droits d’auteurs? Le jour­na­liste bene­fi­cie de cer­tains assou­plis­se­ments: l’interet public a etre informe, le com­men­taire jour­na­lis­tique, etc…

    Avec le web 2.0 tout usa­ger a la pos­si­bi­lite de pro­duire des conte­nus. L’usager, lorsqu’il repro­duit tout ou par­tie de l’oeuvre lit­te­raire ou artis­tique d’un auteur peut etre consi­dere en infrac­tion avec les droits de copy­right– D’ou le dan­ger accru de la liberte d’expression et de la sur­vie du Web 2.0
    00 C’est d’autant plus dan­geu­reux que cer­tains deten­teurs de droits, comme l’Associated Press reven­diquent le droit sur le lien vers leur articles. Ce qui revient a etre en infrac­tion par le simple fait de publier le lien vers un article de l’AP!!

    Traditionnellement, le droit de copy­right a ete mis en avant pour bafouer la liberte d’expression: un exemple qui me vient a l’esprit est la publi­ca­tion des pages du car­net secret du Prince Charles par un jour­na­liste qui a ete empeche en invoquant son droit de copy­right. L’Eglise de Scientologie a ega­le­ment pour­suivi la meme logique pour empe­cher la publi­ca­tion de son Afidavit. A l’issue d’une longue bataille judi­ciaire, la pri­maute de la liberte d’expression sur le copy­right a ren­ver­ser la balance de la jus­tice en sa faveur.
    Le der­nier cas est celui de Max Mosley et les reve­la­tions des jour­na­listes sur ses orgies nazis avec des pros­ti­tuees. Mosley cherche a pre­va­loir son droit a la vie pri­vee pour banir le droit de divul­ga­tion et la libre expres­sion sur sa vie privee.

    Pour le moment, je ne pense pas comme Fabrice Epelboin qui doit:

    “Parce qu’elle va inexo­ra­ble­ment finir par être supé­rieure à la liberté d’expression et bafouer celle-ci. C’est ce qui nous pend au nez, ACTA en est une par faite illustration.”

    mais il est cru­cial de res­ter vigi­lant pour que les inter­ets com­mer­ciaux prives ne ren­versent pas la balance de leur cote. 

    Le droit de la pro­priete intel­lec­tuelle a du mal a s’adapter aux Nouvelles Technologies, pour preuve HADOPI qui n’a pas manque de faire rire pour avoir uti­lise un logo dont les fontes avaient ete pre­ce­dem­ment depo­sees : arro­soeur arrose?
    Peut-etre pas si facile de gar­der les mains propres: Le President ame­ri­cain, Barak O’Bama a lui aussi ete attrape les mains dans le sac en offrant un ipod avec des musiques tele­char­gees a la Reine d’Angleterre en infrac­tion aux droits d’auteurs et les limi­ta­tions de droit impo­sees par itunes (DRM) les musiques tele­char­gees ne peuvnt etre ni repro­duites ni trans­mises a d’autres uti­li­sa­teurs meme gratuitement!

  27. Fabrice Epelboin

    @stoopid

    Union Européenne = com­mis­sion + par­le­ment, les négo­cia­tions n’engageaient pas l’ensemble dans un pre­mier temps.

  28. PIMboula

    @Fabrice Hum… j’ai relu et sur­tout suivi le lien vers l’histoire des Web TV en Italie et c’est bon, je pige. Désolé d’avoir été un peu paresseux ;-)

  29. Mathieu

    Merci pour ces infos RWW. Je vais écou­ter cela quand j’aurais 130 min… Personnellement, je ne peux entrer dans le débat technico/juridique actuel­le­ment. D’une part, il en faut les moyens (lol) d’autre part c’est assez com­plexe car je pense que le Web est à la fois le reflet, l’extension mais aussi une chose dif­fé­rente, de la société (glo­bale) IRL. En outre, ce qui me semble évident c’est que le Web n’est rien sans l’apport des per­sonnes (iden­ti­tés + conte­nus + rela­tions humaines) sans quoi il reste de la matière inter­con­necté par des signaux élec­triques. En ce sens le Web 2.0, autant que la poli­tique (au sens pre­mier du terme, qui s’exerçait à l’origine IRL unique­ment) impose et nour­rit une réflexion sur la forme et la nature de nos inter­ac­tions inter­mé­diées (notam­ment écono­miques). Et l’ACTA est une façon d’y répondre, comme le Web 2.0 en est une autre. La ques­tion cen­trale devient donc écono­mique. Quel modèle écono­mique glo­bal est plus pro­fi­table à l’ensemble de la société : ACTA ou Web 2.0 ? Je ne sais pas. Je trouve sim­ple­ment drôle que les socia­listes (enfin les pirates, lol-humour) qui prônent habi­tuel­le­ment une régu­la­tion forte s’insurgent contre une volonté de régu­la­tion et para­doxa­le­ment, que les afi­cio­na­dos du mar­ché “libre” se voient contraints de régu­ler l’activité du Web pour main­te­nir la via­bi­lité de modèles écono­miques héri­tés de la période indus­trielle. J’y vois une cer­taine forme de schi­zo­phré­nie à grande échelle, je pense qu’il existe entre les deux des nou­veaux modèles viables, qui ne reposent pas sur des sché­mas d’oppositions, une sorte de troi­sième voie dans un monde binaire. Je vais écou­ter la vidéo, pro­ba­ble­ment ne ferais-je pas du tout le même commentaire…see you

    ps: les ques­tions liées à la gou­ver­nance du Web posent des pro­blé­ma­tiques connexes qui touchent la nature même du Web. En résumé, est-il pré­fé­rable de défendre un Web mon­dial (l’idée ori­gi­nelle du Wdeb) ou sera-t-on contraints de se conten­ter d’intranets dif­fé­rents selon les régions du globe, etc. en rai­son de la volonté de régu­ler des Etats forts ?

  30. U.H.M.

    Le Traité de l’Oligarchie conti­nue de s’élaborer dans le secret, on conti­nue donc de rap­pe­ler les mêmes enjeux, les mêmes évidences, les mêmes nécessités.

    Les lois IPRED, HADOPI et le projet LOPPSI, après la loi DADVSI, la Directive Européenne sur le droit d’auteur et la légis­la­tion amé­ri­caine du DMCA, n’étaient que des pré­misses. Le nou­veau projet de Traité inter­na­tio­nal ACTA, qui enté­rine en réa­lité la confis­ca­tion finale du droit d’auteur par les éditeurs et indus­tries cultu­relles, consti­tue le vais­seau amiral.

    D’autres que nous ont com­pris “qu’au nom d’une concep­tion com­plè­te­ment dés­équi­li­brée du rap­port entre le droit d’auteur et les liber­tés, l’ACTA pré­pare une véri­table Apocalypse du Copyright qui chan­gera radi­ca­le­ment l’internet tel que nous le connais­sons. Il est de la res­pon­sa­bi­lité des citoyens de réagir à cette menace”.

    Il a pour but de ver­rouiller les grands mono­poles capi­ta­lis­tiques au détri­ment de la pro­pa­ga­tion de la culture, en oubliant bien entendu que la pro­pa­ga­tion de la culture est la condi­tion de base, la condi­tion sine qua non de toute forme de créa­tion intel­lec­tuelle. Il a en réa­lité pour but d’étendre le bio­con­trôle à inter­net — inter­net qui en était déjà l’un des ins­tru­ments der­nier cri, le fin du fin de la cyber­né­tique — de mettre fin à la neu­tra­lité tech­no­lo­gique du réseau. Il a pour but de qua­driller le monde vir­tuel pour y pro­lon­ger la domi­na­tion des oli­garques qui pré­sident déjà, dans le monde tan­gible, à la pro­duc­tion du sens et des contenus.

    Souches géné­tiques, obten­tions végé­tales, médi­ca­ments (!!!), créa­tions artis­tiques, déve­lop­pe­ments logi­ciels, inven­tions scien­ti­fiques, res­sources agroa­li­men­taires, tout doit aujourd’hui être sou­mis à leurs bre­vets et leurs cata­logues. La recherche scien­ti­fique doit être mise au pas : on aban­donne la recherche fon­da­men­tale pour don­ner la prime aux tra­vaux sec­to­riels, plus ren­tables. L’éducation ne vaut que si elle per­met de for­mer, le plus tôt pos­sible, de bons petits sol­dats, de la chair à canon pour l’hydre techno-marchande, et les pro­grammes sont peu à peu réorien­tés en ce sens. Idem dans l’industrie phar­ma­ceu­tique, où la prio­rité est don­née aux tra­vaux ren­tables — tant pis pour les malades. A pré­sent, ces indus­tries pois­seuses pré­tendre sai­sir les médi­ca­ments géné­riques à des­ti­na­tion du tiers-monde. La nau­sée s’étend, pro­por­tion­nel­le­ment au cynisme de ces oli­go­poles abjects. 

    Quant à nos forces de tra­vail, elle sont notre indice bour­sier : nous ne valons que par elles. Nous sommes de la main-d’oeuvre, des coûts de pro­duc­tion. Car en cela consistent aussi les socié­tés de contrôle : de notre ADN à notre patri­moine écono­mique, de notre vie pri­vée à nos idées poli­tiques, nos modes de vies et nos lec­tures, de nos savoir-faire pro­fes­sion­nels à nos loi­sirs et nos incli­na­tions, tout doit être arrai­sonné par leurs logiques consu­mé­ristes, ren­ta­bi­listes et dés­in­car­nées. L’hypermassification mar­chande, ani­mée par le mar­ke­ting (neu­ro­nal ou intru­sif) et la répres­sion judi­ciaire, veut cap­tu­rer l’intégralité du vivant dans une dys­to­pie tota­li­taire de plus en plus concrète et écrasante.

    Et pour­tant, il est clair que même à un niveau bas­se­ment écono­mique, les logiques pro­prié­taires de ces indus­tries vont pure­ment et sim­ple­ment mou­rir. Les grands mono­poles des indus­tries cultu­relles, logi­cielles, phar­ma­ceu­tiques, etc.. devront être rame­nés à des dimen­sions humaines, ou alors dis­pa­raître. Ce sont des dino­saures concep­tuels qui se battent pour pré­ser­ver leurs mono­poles, que ni la pro­tec­tion de la créa­tion intel­lec­tuelle ni l’intérêt géné­ral ne jus­ti­fient aujourd’hui. 

    En France, la néoa­ris­to­cra­tie politico-médiacratique a clai­re­ment déclaré la guerre à inter­net, en l’accusant de tous les maux. Les réels évidem­ment, mais sur­tout les ima­gi­naires. ceux que l’on prête à une nébu­leuse qu’on ne peut pas contrô­ler. le credo de l’exécutif est simple : cri­mi­na­li­ser la contes­ta­tion civile en la taxant de “ter­ro­risme”, voilà ce qui consti­tue le pro­gramme de nos poli­tiques en matière d’internet. L’exécutif a la main-mise sur les grands médias clas­siques, qui s’autocensurent en fonc­tion des ami­tiés du roi­te­let du Fouquet’s. L’opposition poli­tique est exsangue, elle se cherche, elle n’existe tout sim­ple­ment pas. Le der­nier espace de contes­ta­tion et par consé­quent de liberté, là où il est encore pos­sible de dres­ser quelques bar­ri­cades, il est ici, sur le net -  mal­gré toutes ses propres dérives orwel­liennes, ses sco­ries ignobles (inté­gristes, xéno­phobes, néga­tion­nistes, pédo­philes), sans oublier sa plate fri­vo­lité socia­li­sante et son confor­misme gré­gaire. Et alors ? il reste l’interconnexion d’initiatives sin­gu­lières et de com­mu­nau­tés vir­tuelles, la consti­tu­tions de réseaux tem­po­raires et ano­nymes, de bulles nodales, d’interstices, la pro­pa­ga­tion de mes­sages réfrac­taires, non label­li­sés “cor­rects”, non conformes aux “pré­di­cats démo­cra­tiques 2.0″ que ces cadavres ambu­lants édictent depuis leurs bureaux en verre.

    Les lamen­tables, les pitoyables poli­ti­cards français, ivres de leur pou­voir pseudo-démocratique, vou­draient cri­mi­na­li­ser inter­net ? Nous mettre au pas à coups d’Hadopi et de Loppsi ? Ils ne vont pas être déçus. Ces pitres média­cra­tiques, ces Nicolas Sarkozy, Brice Hortefeux, Patrick Devedjian, Alain Finkielkraut, Jean-François Copé, Eric Raoult, Philippe Val, Nadine Morano, Christophe Lameignère, Henri Guaino, Claude Guéant, Frédéric Lefebvre, Denis Olivennes, Pascal Nègre, Jacques Séguéla, Pierre Arditi, tous ces petits marquis, tous ces déten­teurs des pou­voirs poli­tique, média­tique et cultu­rel, toutes ces ordures et ces demeu­rés qui fus­tigent la liberté d’internet, seront encore vic­times de notre liberté dans 10 ou 20 ans.

    Leur poten­tat aris­to­cra­tique, qui ne se carac­té­rise que par son clien­té­lisme affai­riste, sa cor­rup­tion endé­mique, son népo­tisme déplo­rable, et son auto­ri­ta­risme cor­po­ra­tiste, nous écrase de tout son poids. Les banques, les mul­ti­na­tio­nales, les grands médias, les com­plexes militaro-industriels, les troi­sièmes cou­teaux qui grouillent dans les minis­tères et les conseils d’administration, régissent nos vies jusque dans les der­niers détails. Ces clo­portes usurpent les prin­cipes démo­cra­tiques et violent nos droits, sous pré­texte d’assurer notre “com­pé­ti­ti­vité col­lec­tive” et notre “sécu­rité indi­vi­duelle”, les deux mamelles arti­fi­cielles et abjectes d’une civi­li­sa­tion qu’ils osent encore dire “supé­rieure” alors qu’elle est tout sim­ple­ment mori­bonde. Et cette engeance odieuse et décom­plexée d’amuser les foules avec ses diver­sions népo­tiques et ses “débats natio­naux” sur l’identité pois­seuse qu’on vou­drait natio­nale, en dis­si­mu­lant ses projets de tota­li­sa­tion mar­chande, de l’extension du secret défense aux acti­vi­tés des amis entre­pre­neurs à la sup­pres­sion du juge d’instruction, en pas­sant par la géné­ra­li­sa­tion du fichage et de la cybersurveillance.

    La “gauche”, ce fade chantre tra­di­tion­nel et pav­lo­vien des “liber­tés”, ce machin pas même capable de dénon­cer les dégueu­lis réac­tion­naires d’une société qui part en boucle autant qu’en vrille (en témoigne le débat dégueu­lasse sur “l’identité natio­nale”, une “iden­tité” qui ne regarde pas plus l’état que mon iden­tité sexuelle, mon iden­tité reli­gieuse, fami­liale ou vir­tuelle), cette gauche inepte n’est que le cadavre d’un traître en phase de décom­po­si­tion. Il ne faut plus comp­ter sur elle pour pro­té­ger les liber­tés (publiques ou indi­vi­duelles). Il ne faut plus comp­ter sur elle pour défi­nir d’autre élan civi­li­sa­tion­nel que la ges­tion de l’existant, le mana­ge­ment du risque, le mar­ke­ting public. la gauche four­nit, depuis des années, le dis­cours ron­ron­nant et faus­se­ment huma­niste qui sanc­ti­fie la domi­na­tion mar­chande et la réi­fi­ca­tion du vivant. la gauche est la petite dose de novo­caïne qui pré­cède le coup de tonfa ren­ta­bi­liste. Elle par­ti­cipe de la même confis­ca­tion géné­ra­li­sée, du pan­to­mime Spectaculaire qui nous est four­gué en guise de res publica depuis des décennies.

    Mais leur bêtise sys­té­mique sera dénon­cée par nos mani­festes poli­tiques et nos actions “ter­ro­ristes”. Leurs qua­li­fi­ca­tifs nous indif­fèrent pro­fon­dé­ment, tout résis­tant est taxé de “ter­ro­risme” par la Violence Dominante. Leur fichage géné­ra­lisé sera anéanti par nos mal­ver­sa­tions infor­ma­tiques et nos détour­ne­ments géné­tiques. Ils n’ont pas la moindre chance, nous sommes légion. Ils ont le droit, nous avons la tech­nique. Ils ont les fron tières étriquées de leurs cer­velles archaïques, nous avons le monde à por­tée de clic.

    Ce projet de Traité montre en tous cas, si besoin était encore, que l’Oligarchie est mon­diale. Elle n’est pas que le fait des Copains du Fouquet’s, elle est le fait des indus­tries du Kapitalisme de 4e espèce, au pre­mier range desquelles les indus­tries dites “cultu­relles”. La ligne de front va être encore bien plus glo­bale que prévu, mal­gré les aver­tis­se­ments d’économistes aussi éminents que Joseph Stiglitz ou Paul Krugman. 

    Cette fois, c’est la guerre. Elle a com­mencé il y a long­temps, il est temps que les “masses”, les “mul­ti­tudes”, les “divi­dus” ou les “citoyens”, comme on vou­dra les appe­ler, le com­prennent, le res­sentent pleinement.

    Si ce Traité ACTA devait entrer en vigueur (après j’imagine une longue guerre de tran­chées et des mani­pu­la­tions à n’en plus finir à côté desquelles les mal­ver­sa­tions de la France contre l’amendement Bono inclus dans le Paquet Télécom, paraî tront des enfan tillages), alors il convien­dra d’en prendre acte. De prendre acte que les élites diri­geantes de la sphère capi­ta­liste nous ont déclaré une guerre sans merci aux fins de réi­fi­ca­tion inté­grale du vivant. Le conflit ne date pas d’hier, mais cette nou­velle étape pourra marquer une mobi­li­sa­tion, qui si elle ne sera jamais plus géné­rale, pour­rait déjà s’avérer efficace.

    Et de décla­rer très clai­re­ment que, puisque l’Oligarchie qui pré­side à la pro­duc­tion des normes juri­diques a décidé de prendre en otage la créa­tion artis­tique et l’invention scien­ti­fique pour défendre ses mono­poles et étendre son contrôle, nous n’observerons plus aucune de leurs lois. Face au Grand Marché et à ses ver­rous légis­la­tifs et tech­niques, nous oppose­rons la maî­trise tech­nique des réseaux, et les tac­tiques insur­rec­tion­nelles néces­saires au dyna­mi­tage de leurs mono­poles. Face à la stan­dar­di­sa­tion payante et à la confis­ca­tion bio­po­li­tique, nous oppo­se­rons nos uto­pies pri­vées, nos réseaux cryp­tés et nos actions de résis­tance codées.
    Leurs socié­tés de contrôle explo­se­ront de l’intérieur. Nous y veille­rons. Et les petits marquis qui se met­tront en tra­vers de nos routes le paie­ront au prix fort.

    Cette fois, c’est la guerre.

  31. Michèle Battisti

    On en a tout de même un peu parlé en France.

    Voir la ques­tion de M. Nicolas Dupont-Aignan publiée au JO du 22 décembre 2009 à l’attention du ministre des affaires étran­gères.
    Présenté par Juriscom.net, dans un article inti­tulé “Opacité autour des négo­cia­tions sur l’accord com­mer­cial anti-contrefaçon, un député s’interroge”, publié le 21 décembre 2009
    http://www.juriscom.net/actu/visu.php?ID=1169

  32. Inrocks

    Consultez l’article des Inrocks ici :
    http://www.lesinrocks.com/actualite/actu-article/t/1263994380/article/acta-le-traite-cache-qui-met-en-peril-la-liberte-sur-internet/

  33. Inrocks

    Consulter l’article des Inrocks ici :
    http://www.lesinrocks.com/actualite/actu-article/t/1263994380/article/acta-le-traite-cache-qui-met-en-peril-la-liberte-sur-internet/

  34. Lâm

    En fait, l’ACTA c’est une nou­velle opé­ra­tion buzz pour pro­mou­voir les réseaux cryptés ?

    (excellent article)

  35. Penser à Séguin

    Je crois que pour bien com­prendre le sens véri­table d’ACTA, et donc être à même de déci­der si il faut le com­battre ou s’en acco­mo­der, il n’y a nul besoin de faire appel à de grandes consi­dé­ra­tions sur le droit d’auteur ou le copy­right, les modèles écono­miques, ou que sais je. 

    Ces ques­tions viennent en second, quand il s’agit de cer­ner les détails. 

    L’intégration de cette simple réa­lité énon­cée par Ph. Séguin, dont ACTA est l’exemple par­fait et par­fai­te­ment répu­gnant, suf­fit aux hommes et femmes de qua­lité pour choi­sir leur camps : 

    ” la vie poli­tique d’aujourd’hui, c’est comme un match de foot où les deux équipes jouent mais où le bal­lon a dis­paru, détenu par les autres puis­sances, celles de l’argent qui gou­vernent en cachette” 

    Non, défi­ni­ti­ve­ment non, à jamais non, ce n’est pas à ces inté­rêts là de dic­ter seuls la loi du cyberespace!!!

  36. Bergheaud

    @JM
    J’ai la vue tel­le­ment basse que “un modèle d’organisation écono­mique et sociale repensé pour com­men­cer à inté­grer la rup­ture anthro­po­lo­gique numé­rique” est très obs­cur pour moi. Mais je compte sur vous pour élever mon esprit étroit ;-)

  37. Karl-Groucho Divan

    Sur cette page et sauf erreur, je ne trouve pas la tra­duc­tion de l’acronyme.
    Soyons vigi­lants sur la clarté et la trans­pa­rence de tout notre voca­bu­laire, sous peine d’involontairement col­la­bo­rer avec nos puis­sants enne­mis décla­rés (et reli­sons, du coup, LTI de Viktor Klemperer !).

    ACTA
    Anti Counterfeintig Trade Agreement
    Accords de Commerce Anti Contrefaçon.

  38. Bergheaud

    @ U.H.M
    L’ACTA “a pour but de ver­rouiller les grands mono­poles capi­ta­lis­tiques au détri­ment de la pro­pa­ga­tion de la culture”. Si je vous suis bien avant l’apparition d’Internet nous étions donc une société d’ignares ;-)
    Pour info une étude récente démontre que les Internautes passent 15% de leur temps de connexion sur des sites porno…
    Internet favo­rise “la pro­pa­ga­tion de la culture”, j’en doute !

  39. JM

    je crois que le der­nier post de ber­gheaud sur le temps de surf des inter­nautes montre à quel genre de ser­vi­teur dévoué nous avons affaire, et qui sont les maitres devant qui il aime à vivre cou­ché.
    rien à rajouter.

  40. Lug Ar Bleiz

    @Bergheaud: J’ai réussi a me pas­ser com­ple­te­ment des stu­dios “Professionnels” et des mai­sons de disques: Mon Système D’exploitation: NetBSD, qui est libre (licence BSD), mes musiques? toutes trou­vable sur jamendo.com qui ne pro­pose que des titres sous licence libre (Creative Common et autre), mes films et mes series? des oeuvres ama­teurs et semi-pro trou­vable de part le net (et il suf­fit de voir MGS Philanthropy pour com­prendre que désor­mais le semi-pro télé­char­geable depuis le site offi­ciel de l’oeuvre vaut les oeuvres pro au cinéma). Au final, il existe des solu­tions pour vivre sans don­ner le moindre cen­time a ces idiots d’un autre temps (entre par la les mul­ti­na­tio­nale mar­chands de culture) et en toute léga­lité, mais l’ACTA menace cette manière de vivre. Internet a réussi a sépa­rer l’oeuvre de son aspect pécu­nier, et c’est cela qui déplait au capi­ta­listes… Et c’est pourquoi ils devraient s’étouffer dans leurs propres conneries…

  41. Philippe Buschini

    @Frabrice Epelbouin “Le traité ren­force de façon déme­su­rée le pou­voir du copy­right (ou du droit d’auteur, en l’occurrence la dif­fé­rence est insignifiante)”

    Pas si insi­gni­fiante que ça la différence…

    Les pays anglo-saxons ont adopté le sys­tème du copy­right qui est fondé sur un prin­cipe consti­tu­tion­nel : les droits sont attri­bués à celui qui ASSUME le risque écono­mique en pre­nant en charge le finan­ce­ment de la créa­tion. Ce qui implique que dans la très grande majo­rité il s’attache à une per­sonne morale

    En France, ce n’est pas tout à fait la même chose, le droit d’auteur relève d’une phi­lo­so­phie de la créa­tion et il ren­voie aux indi­vi­dus qui SONT à l’origine de la créa­tion de l’œuvre (le droit du créa­teur en quelque sorte), il s’attache donc à une per­sonne physique.

    Les inci­dences écono­miques ne sont pas vrai­ment les mêmes selon que l’on parle de copy­right ou de droit d’auteur.

  42. Joan

    Merci pour cette infor­ma­tion, je ne com­prends toujours pas pourquoi nos diri­geants nous prennes la tête pour pré­servé les béné­fices de quelque uns, sur­tout que ce matin j’entends encore le salaire annuel de Johnny et autre qui se chiffre en mil­lions d’euro alors que la plu­part des Français gagnent un peu plus que le smic. Le fait de payer pour pour voir un film ou écou­ter de la musique ne dérange pas for­cé­ment mais un place de cinéma est main­te­nant à 10€ et un album moyen à 15€, un jeu vidéo est à 60€.
    Il s’avère aussi que cha­cun veut pro­té­ger ses entrées d’argent, Major ou chaque citoyen.
    A une époque on avait parlé d’une licence glo­bale tant par mois pour avoir accès à la tous les médias que l’on veut, je dois dire que cette solu­tion m’avait séduit. Effectivement ce n’est pas simple à mettre en place mais elles devraient être capable de satis­faire le plus grand nombre. Nous pour le besoin et eux pour l’argent des frais fixes chaque année et en pariant sur l’augmentation de la popu­la­tion mon­diale une aug­men­ta­tion consen­tante. Bien sûr les sup­ports devront conti­nué à être payé par bibi mais de nos jours un CD ça coûte com­bien ?
    Je suis fou mais ima­gi­nez une borne, vous arri­vez avec votre CD, vous gra­ver en live sur la borne et vous impri­mer la jaquette si vous en avez envie.
    Le plus com­pliqué étant de fixé un prix pour ces droits.

    Allez c’était mon mer­credi réflexion sur l’avenir, et comme vous je sais que les bonnes idées (des gou­ver­nants) ne sont plus de ce monde…

    Jo

  43. Bergheaud

    @ JM
    “les maitres devant qui il aime à vivre cou­ché.” Ca c’est du débat ! Bravo pour votre sens de la rhé­to­rique. Mais c’est un peu creux…

  44. jTn

    Enfin bon, aujourd’hui je télé­charge mes mp3 sur des sites comme la fnac.com, si demain je risque de perdre le contenu que j’ai payer en pas­sant une fron­tière avec ma clef usb dans la poche, et bah c’est pas dur, je retourne au poste de radio et j’enregistre les music avec une cas­sete audio. Certe, cela est très dépassé, cepen­dant, ils veulent contro­ler une chose incon­tro­lable. La per­sonne aujourd’hui qui veux récu­pe­rer une music, peux très bien le faire sans pas­ser par inter­net, autre pos­si­bi­lite, aujourd’hui tout les mobiles sont équi­pés d’enregistreur vocal :). Le gou­ver­ne­ment doit arre­ter de cher­cher des solu­tion pour empe­cher les edi­teur de perdre de l’argent car aucune ne sera effi­cace et au contraire se pen­cher sur des sou­cis comme le Taux de cho­mage, la dette de l’etat, etc.… Si la meme ener­gie et meme moyen étaient inves­tis dans ces meme domaine, je ne doute pas que les choses changeraient

  45. Sandrine

    Citation de Yann Bergheaud :
    “Pour info une étude récente démontre que les Internautes passent 15% de leur temps de connexion sur des sites porno…”

    @Bergheaud :

    Pourrez-vous trans­mettre les infor­ma­tions de cette etude (rien ne sort sur google sur “porno etude inter­naute 15% temps libre”), j’aimerais vrai­ment en connaitre les details.

    Si l’on parle d’une popu­la­tion des 13-17ans, je veux bien le croire, peut-etre meme de jeunes etu­diants.
    Mais pour etre sur le web depuis un paquet de temps et ne connaitre que des geeks (et n’avoir vecu pra­tique­ment qu’en col­lo­ca­tion avec des geeks), ca me parait une etude un peu gene­ra­liste et faite par des­sus la jambe (si vous me pas­sez la coincidence).

    Prenons un geek qui pas­se­rais envi­ron 70h devant son ecran, 15% cor­res­pon­drais a 10h soit une jour­nee entiere, certes je suis une femme, mais laissez-moi dou­ter que mes homo­logues geeks mas­cu­lins y passent autant de temps, sur­tout que pour la plu­part ils ont depasse le ste­reo­type du nerd bou­ton­neux qui ne se sou­viens plus de la lumiere du jour.

    Prenons pour un inter­naute lambda a base de 3h de web par jour, ca cor­res­pon­drait a 3h15 par semaine, ce qui me parait a la fois peu et enorme en fonc­tion du pro­fil du sonde et abso­lu­ment pas pos­sible sur une moyenne glo­bale age et sexe confondus.

    A moins que ce ne soit plu­tot 15% de tele­char­ge­ment de porno, ainsi sur 10 films tele­charge, 1 serait un porno, ca me parait plus probable.

    Enfin, rap­pe­lons quand meme, qu’il reste tout de meme 85% qui peuvent tout a fait etre uti­lise pour acce­der a diverses infor­ma­tions cultu­relles sans que ce soit incompatible.

    Citation de Yann Bergheaud :
    “Internet favo­rise “la pro­pa­ga­tion de la culture”, j’en doute !”

    @Bergheaud : Vous pou­vez en dou­tez mais c’est un fait, non pas que l’acces a la culture n’existait pas avant, mais Interne l’a inde­nia­ble­ment faci­lite et donc ainsi favo­ri­see, ne serait-ce que pour une per­sonne. Personnellement c’est mon cas, ne dou­tez plus.

    Citation de Yann Bergheaud :
    “Vous par­ler de M Halliday, mais pre­nez conscience que beau­coup d’artistes aujourd’hui ne peuvent plus vivre de leurs créa­tions. Le risque à mon sens est que demain la créa­tion ne se tarisse du fait du pillage généralisé.”

    @Bergheaud : Prenez conscience qu’un artiste a toujours eu le risque de ne pas vivre de sa crea­tion, c’est d’ailleurs plu­tot une gene­ra­lite (vous savez les gagne-petits, les inter­mi­tents du spec­tacle, les chante misere, c’est pas pour rien qu’on a les gros cliches des parents qui poussent leurs enfants dans des voies scien­ti­fiques ou lit­te­raires plu­tot que dans des sec­tions de “sal­tim­banque”) , que ceux qui en vivent sont rares et ont bien du sou­vent cumu­ler un autre emploi a cote, et que ceux qui en vivent tres bien (et meme de facon deme­su­ree) n’en est qu’une mino­rite pour­tant ce n’est que de celle-la qu’on parle et on en fait une refe­rence dans notre societe d’idolatrie.
    Internet et la copie pri­vee (sans par­ler de tele­char­ge­ment mas­sif) a plu­tot un effet bene­fique sur les 2 pre­mieres cate­go­ries (nom­breux exemple de petits qui peuvent enfin acce­der a un large public sans enor­me­ment de moyens) et les effets nega­tifs n’a toujours pas ete prouves serieu­se­ment sur la seconde cate­go­rie (le cinema et la chan­son fai­sant toujours des records d’entrees et de sor­tie).
    En revanche il a ete prouve que le tele­char­ge­ment donne soif de culture a ceux qui le font (c’est encore ici mon cas, je n’allais jamais au cine avant, j’y vais main­te­nant toutes les semaines) et pour reprendre mon cas, la plu­part des gens qui tele­chargent ne le font pas pour avoir du tout gra­tuit, mais parce que les solu­tions pro­po­sees ne sont pas satisfaisantes.

    Payer rai­son­na­ble­ment, pour que chaque artiste puisse vivre decem­ment de sa crea­tion si celle-ci est appre­ciee: OUI
    Casquer encore et toujours pour qu’une mino­rite s’en mette plein les fouilles de facon abso­lu­ment deme­su­ree: NON, je suis pour la revi­sion des droits d’auteurs a ce niveau la.

    Il devient fati­gant, epui­sant, ecoeu­rant, de voir tant d’acharnement a vou­loir trou­ver des solu­tions radi­cales qui va a l’encontre de cer­tains droits et qui culpa­bi­lise encore et toujours les memes pour satis­faire une cer­taine caste deja mieux logee que les autres.
    Et se ser­vir de l’argumentaire des petits pour favo­ri­ser les gros et per­mettre aux puis­sants d’avoir une plus grosse main mise sur nos don­nees per­son­nelles, c’est moche.

    Cordialement

  46. clmasse

    @Bergheaud,

    tu dis vrai­ment n’importe quoi. La pro­pri­tété intel­lec­tuelle n’a rien à voir avec la liberté d’expression. Si elle a été ins­tau­rée en pre­mier, c’était pour défendre les auteurs contre les éditeurs, pas contre les pirates, tout sim­ple­ment parce que ce sec­teur exis­tait déjà dans l’ancien régime. C’est évident, il y a toujours eu des auteurs. Dans l’Antiquité il n’y avait aucune pro­tec­tion, et pour­tant ça n’empêchait pas la créa­tion, ni même l’expression libre quand elle était pos­sible, notam­ment en Grèce, qui a servi de modèle à notre période clas­sique. Donc même his­to­rique­ment, ça ne c’est pas passé dans cet ordre, ni même de cette façon. D’ailleurs tu viens de don­ner un exemple où la pro­priété intel­lec­tuelle était pro­té­gée, et où n’y avait jus­te­ment pas de liberté d’expression, c’est à régime qu’ils veulent revenir.

    Quand aux créa­tions col­lec­tives, tu n’as jamais entendu parlé des logi­ciels libres, des licences copy­left, des oeuvres gra­tuites? Elles n’ont pas besoin d’être pro­té­gées, au contraire même, ce traité les met en péril, et cer­tai­ne­ment à des­sein. C’est l’essence même d’Internet, et ce qui en fait un outil de pro­grès, de par­tage et d’entreaide. L’expression libre n’a pas besoin qu’on la pro­tège, au contraire, elle a besoin qu’on la laisse libre, et c’est contre ceux qui s’attaquent à elle, dont ce traité jus­te­ment, qu’il faut sévir.

    Quant aux sites qui col­lec­te­raient des infos pri­vées, ils ne peuvent le faire que si la per­sonne concer­née leur fourni! Tu crois quoi, qu’Internet est une sorte d’onde qui se pro­page n’importe où n’importe com­ment? Tu regarde trop la télévision.

    Ouais, bref, j’aurais bien d’autres argu­ments, mais en fait tu ne dis pas n’importe quoi, tu dis tout le contraire de la réa­lité. Qui t’a payé et com­bien pour ça? Heureusement, Internet per­met (encore) de lut­ter contre ce genre de dés­in­for­ma­tion, et c’est pour ça qu’on veut sa peau.

  47. Desidia

    Ce M. Bergheaud qui ne voit pas «pourquoi craindre un meilleur res­pect de la pro­priété intel­lec­tuelle sur le Web» est à l’image de tous ces pauvres types qui voient les flics cas­ser du bou­gnoule et croient qu’ils ne sont pas concer­nés parce qu’ils ont le teint clair. J’attends avec impa­tience le jour où son gamin se fera pin­cer avec un mp3 acquis léga­le­ment mais dont il ne pourra prou­ver la pro­ve­nance, et qu’on pas­sera son por­table au marteau-pilon.

  48. Sandrine

    Citation de Joan :
    “Bien sûr les sup­ports devront conti­nué à être payé par bibi”

    @Joan: et je te rap­pelle que tu payes une taxe pour chaque sup­port infor­ma­tique que tu achetes pour jus­te­ment la copie pri­vee. La pra­tique est denue ille­gale, mais les taxes sont toujours la.

  49. JM

    Pourquoi argu­men­tez vous face à ce Bergheaud? 

    Vous ne voyez pas que :
    - soit il est en ser­vice com­mandé au ser­vice de ses maitres pour répandre sa pro­pa­gande ;
    - soit il est en ser­vice com­mandé pour recueillir des argumentaires. 

    Il en effet impos­sible pour une per­sonne saine qui fréquen­te­rait ce site ci de débi­ter autant de contre­vé­ri­tés gros­sières et de mani­fes­ter autant d’aveuglement bêlant sur ce sujet.

  50. clmasse

    “Mais les faits sont têtus : les inter­nautes conti­nuent de télé­char­ger et n’achètent plus d’oeuvres !” [Bergheaud bien sûr]

    Ça c’est la plus grosse conne­rie que j’ai jamais enten­due. Toutes les études l’ont mon­tré, le télé­char­ge­ment illé­gal n’a pas d’impact sur les ventes. Et même, ceux qui télé­chargent le plus sont ceux qui achètent le plus. Il y a aussi ceux qui n’achèteront de toute façon jamais parce qu’ils n’ont pas d’argent. Et sur­tout, la vente totale d’oeuvres ne baisse pas, si l’on compte les jeux vidéo, les son­ne­ries etc. Ce qui est le plus incroyable dans cette his­toire, c’est qu’elle ne baisse pas mal­gré la chute ver­ti­gi­neuse de la qua­lité. Alors, si les indus­triels de la musique cherchent une solu­tion à leur cupi­dité, la voilà: qu’ils fassent quelque chose de bien b.…. de m.… Mais non, ils veulent pro­duire à la chaîne et sans prendre de risque en uti­li­sant le star sys­tème pour faire encore plus de profit.

  51. Fabrice Epelboin

    @clmasse @Bergheaud

    Les études sont toutes pas­sées en revue ici:
    http://fr.readwriteweb.com/2008/11/18/a-la-une/rapport-hadopi/

  52. Valdo

    Je ne trouve pas si ano­dine la dis­tinc­tion entre copy­right et droit d’auteur. Pour mémoire, le copy­right est laissé au pro­duc­teur, le droit d’auteur, comme son nom l’indique, à l’auteur et dis­tingue le droit moral et le droit finan­cier. (exemple; l’auteur d’un film ori­gi­nal en noir et blanc a le droit de refu­ser de voir son oeuvre colo­ri­sée pour des rai­sons pure­ment com­mer­ciales; A part ça, vive la licence glo­bale et la redis­tri­bu­tion, qui existe déjà dan le cinéma via les béné­fices des blockbusters!

  53. BananeMasqué

    Comme je l’ai sou­vent répété : Tant qu’il y aura du monde sans conscience pour pira­ter et donc être dans un cycle délic­tueux à l’encontre des droits d’autrui, en se fai­sant juge au titre de je ne sais qu’elle pou­voir, Monsieur HADOPI et Madame Loppsi avec tout leurs enfants auront un che­min tout tracé vers la réusite.

    En effet, au nom de quoi nous per­met­tons nous de télé­char­ger une oeuvre du fait que l’artiste est spo­lié par son major ? Les jeux pira­tés entent-ils dans cette caté­go­rie d’oeuvre ?

    Beaucoup d’incohérence dans tous ces pro­pos rebelle cachant ses mau­vaises habitudes !

    Que faire d’une bande pas­sante de 20Méga pour un par­ti­cu­lier ? Que pen­sez des offres de 100 CD ou DVD à prix cassé ? Que dire des prix de plus en plus bas des gra­veurs, des disques dures ?
    Il semblent égale­ment que les indus­triels se contre­disent si l’on regarde leurs dires d’un coté et leurs gestes de l’autre. Chacun (par­ti­cu­liers et affai­ristes) allant de sa mau­vaise fois.

    Allons ! repre­nez vous ! pré­sen­tez de vrais argu­ments et des solu­tions accep­table.
    L’artiste qui ne sort pas du lot n’est soit non appré­cié par le public, (sans lui reti­rer la qua­lité de son oeuvre), soit ne mai­trise pas conve­na­ble­ment sa com­mu­ni­ca­tion. Quant à ceux qui font les top. De quoi pou­vons nous les accu­ser ? Ils font leur métier et gagne des sous tout en fai­sant plai­sir à un grand nombre. Est-ce condamnable ?

    Aujourd’hui insuf­fi­sam­ment riche, nous jugeons le fuyard qui s’expatrie pour gérer au mieux sa for­tune. Ne râlons nous pas au moment du paie­ment de nos impôts ?
    Là encore, nous nous per­met­tons de juger sans nous regarder !

    Cessez donc d’user vos cla­viers pour la défense de causes qui jusque là n’avaient en rien attiré noter attention.

    Quant aux droits d’auteur, le jour où vous aurez une oeuvre qui puisse vous per­mettre une vie plus facile, que ferez vous face au mil­lion de télé­char­geurs de tout âge (parent sur­veillez donc vs enfants, vous en êtres res­pon­sables — ce que vous affir­mez lorsqu’un enfant d’un autre abime un peu votre voi­ture, vos biens — ^^) anni­hi­lant toutes vos espé­rances de bons revenus !

    Sans être pour HADOPI et consort (et de loin), je ne vois encore ici aucun argu­ment sus­cep­tible d’influer sur la dite légi­ti­mité des ces lois… 

    Creusez vous la tête, faite la liste de vos usages pri­vés d’internet et voyez si vos abon­ne­ment ultra rapide sont réel­le­ment néces­saires ? Ce n’est qu’à ce moment que vous aurez (peut-être) une prise conscience de la bêtise col­lec­tive dont vous vous faites l’avocat.

    Dommage. Vraiment dom­mage car tout ce temps en palabre pro­fite à ce qui vous choque car quid de vos actions ? Qui a été voir son député ? Qui a écrit au Ministre de la culture ?

    Je le répète : repre­nez vous ! et ces­ser de gémir ! AGISSEZ ! ou subissez !

  54. Sandrine

    @Banane masqué : je ne suis pas d’accord avec toi.
    Tu fais un gros sté­réo­type des gens à qui il arrive de télé­char­ger, comme s’ils ne râlaient que pour avoir un avan­tage finan­cier au détri­ment injuste d’un artiste.
    Tu les enferme dans un cli­ché de radin qui ne fait que regar­der son propre pro­fit, alors que beau­coup sont plus à la recherche d’un sys­tème plus équilibré.

    “Ils font leur métier et gagne des sous tout en fai­sant plai­sir à un grand nombre. Est-ce condam­nable ?”
    Personne n’a dit ça.

    “Ne râlons nous pas au moment du paie­ment de nos impôts ?”
    Non je râle sur la mau­vaise répar­ti­tion des impôts, jamais je ne me suis plainte sur le prin­cipe de payer des impôts, bien au contraire.

    “Quant aux droits d’auteur, le jour où vous aurez une oeuvre qui puisse vous per­mettre une vie plus facile”
    La ques­tion n’est pas de gagner de l’argent, mais de savoir si c’est jus­ti­fié et jusqu’à quel mon­tant. Malheureusement, aujourd’hui le web devient aussi pourri que la société irl où cha­cun essaye de gra­piller le moindre euro (gagner des sous en twit­tant, gagner des sous en blog­gant, faites payer pour don­ner de l’aide, des tips, des tutos, des videos, vos pho­tos, les emails de vos amis, etc…), pour­tant il y a des gens qui gagnent décem­ment leur vie et ne rentrent pas dans le cercle de gagner plus si c’est pos­sible encore et encore.
    Il y a des gens qui estiment encore que non tout n’est pas for­cé­ment payant, tout n’a pas for­cé­ment un coût et même par­fois qu’une créa­tion à un juste de prix et n’en veulent pas moins, mais pas plus non plus.

    L’accès faci­lité aux oeuvres (sans même par­ler de télé­char­ge­ment illé­gal, mais de solu­tions online à prix rai­son­nables) favo­rise la soif de culture et donc l’investissement sous d’autres formes cultu­relles (cinéma, concert, fes­ti­val, livres, bds, etc…). Le télé­char­ge­ment d’un film peut avoir de meilleures conséquences écono­miques que l’achat d’un dvd, sauf qu’au lieu de tom­ber toujours dans la même poche, c’est redis­tri­buer à divers autres acteurs.
    Mais la poche du pre­mier est quand même très — très — loin d’être vidée.

    Lorsque l’on a un bud­get limité, on se limite aux valeurs sures, des valeurs sures pré-étalies parce les gros bon­nets à grand coup de mar­ke­ting, eux n’ont donc aucun intê­rêt de per­mettre des solu­tions (toujours sans par­ler du télé­char­ge­ment illé­gal) lais­sant la pos­si­bi­lité du consom­ma­teur de par­ta­ger son bud­get avec d’autres artistes plus petits et plus en recherche de recon­nais­sance.
    Alors, com­ment faire léga­le­ment pour contrer toutes les idées émer­geantes favo­ri­sant le par­tage de la culture ? Eh bien sur une notion pous­sée à l’extrême: les droits d’auteur qui empêche donc main­te­nant le par­tage de ces oeuvres (et je parle bien de par­tage, pas de revente, de copie ou de pro­fit des oeuvres).

    “Que pen­sez des offres de 100 CD ou DVD à prix cassé ? Que dire des prix de plus en plus bas des gra­veurs, des disques dures ?”
    Je pense que même avec leurs prix cas­sés, il y a une taxe (une de plus, toujours la même chose, le pro­blème n’est pas la taxe mais de savoir à qui elle est rever­sée — pas aux artistes — ) des­sus pour la copie privée.

  55. toto

    “Des plug-ins addi­tio­nels sont néces­saires pour affi­cher tout les éléments de cette page”, et la vidéo marche pas… Quelqu’un a une expli­ca­tion ? Comment faire quand on se souci de sa liberté ? Bref, avant de vou­loir parler…

  56. Karl-Groucho Divan

    À « toto » (21 jan­vier 2010 à 9:46)

    Ici, ça roule par­fai­te­ment (bien que je ne col­lec­tionne pas les modules, « plug-in », etc.). 

    Vérifiez effec­ti­ve­ment VOS logi­ciels avant de râler.

  57. U.H.M.

    Bergheaud, ça n’est pas en pra­tiquant le sophisme à un rythme indus­triel que vous aurez la moindre forme de pertinence. 

    Vous auriez sans aucun doute été de ceux qui s’élevaient contre la créa­tion de l’imprimerie et la dif­fu­sion des livres, il y a quelques siècles. C’est-à-dire, les déten­teurs des mono­poles cultu­rels de l’époque. 

    Depuis, le pou­voir ecclé­sias­tique a reflué, on a coupé quelques têtes, et à pré­sent ce sont les titans capi­ta­lis­tiques et leur dogme ultra­li­bé­ral qui pré­sident à la pro­duc­tion du sens. Interrogez-vous sur les exclu­si­vi­tés conve­nues entre les opé­ra­teurs de télé­com­mu­ni­ca­tions et leurs par­te­naires four­nis­seurs de conte­nus, par exemple.

  58. Un artiste

    Je suis un de ces petits auteurs com­po­si­teurs, dont on entend très peu par­ler et qui n’ont pas grand-chose à dire dans l’industrie du disque.

    Depuis 6 – 8 ans, mes ventes de disques dimi­nuent de plus en plus. J’ai entendu « les cd sont trop cher ». Ok, j’ai pris des arran­ge­ments avec ma « petite » mai­son de disque pour que mes cd soient dis­po­nibles en maga­sin à moins de 10 euros. J’ai entendu « il faut déve­lop­per le télé­char­ge­ment légal ». Ok, j’ai pris contact avec les boites qu’il fal­lait pour que ma musique soit dis­po­nible le plus lar­ge­ment pos­sible. Aujourd’hui, ça fait 2 ans que tout est en place, et force est de consta­ter que les ventes de mes disques ne font que conti­nuer à dégrin­go­ler. Parallèlement à ça, je conti­nue de trou­ver mes albums en télé­char­ge­ment sur les réseaux P2P, sur des pla­te­formes d’échange type Rapidshare, sur des ser­veurs (russes ?) de télé­char­ge­ment, et sur des sites de strea­ming gratuit…

    Je ne suis pas Johnny, ni Mylène. Je ne reçois aucune aide de la SACEM (notam­ment la part de la copie pri­vée redis­tri­buée aux artistes), je ne suis pas inter­mit­tent du spec­tacle (ce statu ne concerne pas les auteurs com­po­si­teurs), je n’ai pas une tonne de mer­chan­di­sing à vendre à côté, je ne suis pas invité chez Foucault, je ne fais pas payer mes places de concert 90 euros et mes chan­sons ne passent pas en boucle sur NRJ. Le seul argent que je gagne, c’est unique­ment sur la vente de mes quelques cd. Et cet argent est à chaque fois réin­vesti pour conti­nuer à faire de la musique, et d’autres albums, etc…

    Heureusement pour moi et ma famille, je ne vis pas de ma musique, sinon ma situa­tion serait assez cri­tique. Cependant, beau­coup d’artistes n’ont pas fais ce choix, et je vous laisse ima­gi­ner ce qui risque de leur arri­ver. Oui, dans vos com­men­taires, on parle que des gros qui s’en mettent plein les fouilles, et oui, ce n’est pas « très » grave si leurs ventes dimi­nuent. Mais ces gros ne repré­sentent qu’une infime par­tie de tous les artistes, car le télé­char­ge­ment touche tous le monde. Pas dans les mêmes pro­por­tions, mais vu que les inté­rêts der­rière ne sont pas les mêmes, c’est la plu­part du temps pire.

    Alors, à entendre beau­coup d’entre vous s’insurger contre ce traité, bien entendu, je ne peux que vous don­ner rai­son : en temps qu’artiste, je me dois de me battre contre toute forme de dis­cri­mi­na­tion, fli­cage et autres res­tric­tions de nos liber­tés. Mais en même temps, je ne peux pas accep­ter que « ma » liberté et « mon » droit, en temps qu’auteur com­po­si­teur soit bafoué. Mettez vous à ma place : faire un disque, ça coute de l’argent : du temps, du maté­riel, des per­sonnes à payer pour vous aider à enre­gis­trer, à faire un mas­te­ring, une pochette, une photo de vous, sans par­ler du pres­sage du cd lui-même, et de la promo qui va avec. Est-ce que vous accep­te­riez qu’au bout du compte le fruit de votre tra­vail soit mis, sans votre consen­te­ment, à dis­po­si­tion de tous et gra­tui­te­ment ? Et que vous ne puis­siez même pas récu­pé­rer votre mise de départ qui vous per­met de faire un autre album par la suite ? Voudriez-vous conti­nuer à faire de la musique dans ces condi­tions ? Aujourd’hui, je ne peux pas conti­nuer ainsi, pour mon der­nier album, j’ai été obligé d’injecté mes propres écono­mies, et après ça, non seule­ment je suis sur que je ne rever­rais jamais cet argent, mais en plus, mon solde néga­tif enterre défi­ni­ti­ve­ment tout hypo­thé­tique nou­vel album.

    Personnellement, je ne vois rien de bien dans HADOPI, ni dans ce traité. Mais ce que je vou­drais, c’est que de réelles actions soient faites pour sou­te­nir les artistes (et sur­tout les petits artistes comme moi), plu­tôt que d’essayer de se battre avec les gens et faire de la répres­sion. On ne peut pas luter contre la tech­no­lo­gie et l’évolution, on est d’accord. Mais sans artistes, pas de musique.

  59. Fabrice Epelboin

    @unartiste

    je com­prends ton désar­rois, mais outre que, dans l’ensemble, et tous les chiffres le prouve, les reve­nus des artistes sont en hausse constante ces der­nières années (ce qui ne veut en rien dire que les reve­nus de TOUS les artistes sont en hausse), où vois tu le moindre signe que quelqu’un se pré­oc­cupe des artistes dans Hadopi, Loppsi ou ACTA ? 

    En quoi la mise à mort, pré­vue dans ACTA, de la pos­si­bi­lité don­née à tous de pou­voir publier son opi­nion gra­tui­te­ment va-t-elle béné­fi­cier aux artistes ?

    N’as tu pas l’impression, en tant qu’artiste, de t’être fait mani­pu­ler et uti­li­ser à des fin qui ne te seront en rien bénéfiques ?

  60. Un artiste

    @Fabrice

    Oui, c’est bien pour ça que je dis “je ne vois rien de bien dans HADOPI, ni dans ce traité”. Pour moi ce n’est pas la bonne solu­tion et les actions de nos ins­tances gou­ver­nantes ne répondent qu’aux pres­sions de loby du disque et du cinema.
    Après, je ne ne dis pas que sur le fond, ces loby ont tord, mais moi, en temps que petit et indé­pen­dant je ne n’y ai ni ma place, ni voit le moindre inté­rêt la dedans.

    Continuer à lais­ser faire ainsi va me tuer. Hadopi ne chan­gera rien. Ce nou­veau traité lui me pose un pro­blème éthique et moral. Au bout du compte, dans tous les cas je suis per­dant. La bonne solu­tion, per­son­nel­le­ment, je ne l’ai pas hélas.

    Pour par­ler des chiffres, oui ils sont glo­ba­le­ment en hausse, c’est un fait. Mais atten­tion : cer­tains artistes et grosses majors bien expo­sés y sont les prin­ci­paux béné­fi­ciaires, ce qui, comme je l’ai dit, n’est qu’une infime par­tie des artistes. D’autre part, beau­coup de mai­son de disque bradent ce qu’on appel le “back cata­log” dans des promo diverses et variée. Ca rap­porte de l’argent sur de la quan­tité, et ça ne marche que quand vous avez des vieux albums à bra­der. Pour un nou­vel artistes, ou des labels indé qui ne pressent pas 100.000 cd à chaque fois, c’est plus difficile.

    Par ailleurs, les majors se per­mettent de sol­der rapi­de­ment leur disques car il récu­père de l’argent ailleurs : mer­chan­di­sing, concerts, radio et télé­dif­fu­sion, musique dans des pubs ou dans des séries, j’en passe. La encore, je prend mon exemple, mais un artiste qui ne vis que de la vente de ses cd ne peut pas faire ce genre de choses.

    Et le brad­dage des cd a aussi une autre rai­son. J’avais lu une inter­view du PDG de la FNAC il y a quelques temps qui annonçait la dis­pa­ri­tion des cd de ses maga­sins d’ici 5 ans. On com­prend mieux pourquoi ils cherchent à vider les stock à coup de 4 cd pour 20 euros. 

    Bref, au final, seuls les gros sub­sis­te­ront (et les tout petit)

  61. U.H.M.

    @ Unartiste : désar­roi très com­pré­hen­sible en effet.

    Qui doit être rap­porté à l’opposition farouche des majors du disque contre toute idée de licence légale. Une licence légale, dont on peut bien entendu dis­cu­ter des moda­li­tés, per­met­trait de pro­cu­rer aux artistes une rému­né­ra­tion com­pen­sa­toire pour prendre en compte la cir­cu­la­tion de leurs oeuvres sur inter­net, cette déma­té­ria­li­sa­tion entraî­nant ipso facto la pos­si­bi­lité que ces oeuvres soient télé­char­gées léga­le­ment (d’où l’intérêt que les labels déve­loppent des offres payantes attrac­tives, des ser­vices com­plé­men­taires, etc) ou “illé­ga­le­ment” (c’est-à-dire sans rien payer).

    La culture n’est pas une mar­chan­dise comme une autre, mais les artistes doivent pou­voir en vivre et conti­nuer d’obtenir rému­né­ra­tion. Au contraire de ce que pro­fessent les tenants des réformes en beurre façon Hadopi, inter­net four­nit une chance tota­le­ment nou­velle pour les artistes d’obtenir des reve­nus de leur tra­vail en se pas­sant de tous les inter­mé­diaires tech­niques (pres­seur, dis­tri­bu­teurs) et écono­miques (mai­son de disque), lesquels vam­pi­risent la créa­tion depuis près de 50 ans.

    Des sys­tèmes de licence glo­bale ont été inven­tés pour per­mettre aux artistes d’obtenir un revenu après la créa­tion des sup­ports vierges (K7 puis CD). Le prin­cipe d’une licence glo­bale est inévitable.

    D’aucune cri­tiquent là ce qu’il sdé­peignent comme une nou­velle inter­ven­tion étatique dans la ges­tion des rela­tions pri­vées entre artistes et public. Seulement comme ces rela­tions pri­vées sont entiè­re­ment façon­nées et prises en otage par des mas­to­dontes indus­trielles qui n’ont comme éthique que la ques­tion de la ren­ta­bi­lité, au mépris de la qua­lité artis­tique de ce qu’ils vendent, il est temps de réins­crire la culture dans une notion de bien com­mun, de “domaine public” de créa­ti­vité, et de mettre en place un sys­tème qui per­mette la pro­pa­ga­tion des oeuvres et la rému­né­ra­tion des créa­teurs sans limi­ter la liberté du public. 

    Après tout, un créa­teur est aussi public, et tout public peut deve­nir créateur.

    Ce sont les lam­proies oli­go­po­lis­tiques qu’il s’agit de régu­ler, ou de sup­pri­mer, pour le béné­fice des artistes et du public.

  62. clarinette02

    @ Un artiste, 

    Ce que tu relates ici est bien reve­la­teur du mal que subissent les ‘petits’ artistes comme toi, broyes par la machine infer­nale de la grande indus­trie de la musique.
    On est bien d’accord, HADOPI ni ACTA ni le fil­trage n’y feront rien ou enfin si, peut-etre un peu, ren­for­cer le poids de ces memes grandes puis­sances economiques. 

    Juridiquement, il est avere que HADOPI sera inca­pable d’atteindre son but et ne repre­sente qu’un dan­ger a la vie pri­vee par la col­lecte d’informations qu’elle institue.

    D’autre part, une serie de ques­tions: tu vois ta musique sur les sites de P2P etc… 

    1– sais-tu com­bien auront effec­ti­ve­ment down­loa­der ta musique?
    2– Sais-tu si effec­ti­ve­ment ces sites n’ont pas aide a faire connaitre et pro­mou­voir ta musique ce que ta mai­son de disque a ete inca­pable de faire?
    3– sais-tu com­bien, apres avoir down­loade ta musique sont ensuite alle ache­ter tes albums?

    Ce sont ces reponses qui je pense nous aide­ront a com­prendre le debat oui ou non a la cen­sure.
    Car comme l’ont dit les pre­ce­dents com­men­taires, les mai­sons de disque et les artistes qu’ils sou­tiennent se portent plu­tot tres bien dans la situa­tion de crise eco­no­mique mon­diale actuelle.

  63. Malucos

    (Victor Hugo — Discours d’ouverture du Congrès lit­té­raire inter­na­tio­nal de 1878)

    « Le livre, comme livre, appar­tient à l’auteur, mais comme pen­sée, il appar­tient — le mot n’est pas trop vaste — au genre humain. Toutes les intel­li­gences y ont droit. Si l’un des deux droits, le droit de l’écrivain et le droit de l’esprit humain, devait être sacri­fié, ce serait, certes, le droit de l’écrivain, car l’intérêt public est notre pré­oc­cu­pa­tion unique, et tous, je le déclare, doivent pas­ser avant nous. »

  64. Un artiste

    @UHM : La Licence glo­bale. Effectivement, on y vient, et oui, c’est une solu­tion. Après, et c’est mon avis, c’est une solu­tion qui me dérange, en temps qu’artiste. Il y a une grosse dif­fé­rence entre être rétri­bué pour la recon­nais­sance que les gens ont de vous, votre art, bref ce que vous faites, et n’être qu’un pour­cen­tage dans une masse d’argent « glo­bale ». Sans vou­loir faire d’analogies avec les sombres moments du com­mu­nisme, un artiste a un besoin vitale de recon­nais­sance qui le dif­fé­ren­cie des autres, et il n’a pas envie d’être un parmi d’autre car jus­te­ment, l’art se veut unique (et indi­vi­dua­liste d’une cer­taine façon). Acheter un disque est avant tout une marque de sou­tient : « j’aime votre musique, j’achète un cd pour l’écouter chez moi ET parce que je veux vous sou­te­nir dans ce que vous faites ». La Licence glo­bale enlève ça. Les gens télé­char­ge­ront ma musique parce qu’elle est là parmi d’autre et qu’ils ont d’une cer­taine manière déjà payé pour. Les artistes auront une rétri­bu­tion, certes, mais les moti­va­tions à créer seront-elles toujours là ? Pour moi, ça me dérange un peu. Et puis, per­sonne aujourd’hui ne s’est avancé sur com­ment répar­tir cette Licence. Aujourd’hui, par exemple, les taxes sur la copie pri­vée, sont repar­ties aux artistes… sur les bases des ventes de disques ! Et en des­sous d’un cer­tain %, vous n’avez rien. En gros, cette taxe ne va dans la poche que ceux qui vendent des disques. Pour la licence glo­bale, com­ment fera-t-on la répar­ti­tion ? On conti­nuera à regar­der les ventes de sup­ports phy­siques ? On regar­dera les vente digi­tales (qui n’auront plus lieu d’être si licence glo­bale, vu que les gens auront déjà payé). Bref, je ne pense pas que cette solu­tion, même si au final on va y venir, soit vrai­ment simple à mettre en place.

  65. clarinette02

    @ Malucos

    Victor Hugo s’est pour­tant ralie au mou­ve­ment ini­tie par Balzac pour l’instauration d’un droit d’auteur. A ses cotes, ils fondent la Société des gens de lettres en 1838, avec Alexandre Dumas, Frédéric Soulié et George Sand, pour défendre le droit moral, les inté­rêts patri­mo­niaux et juri­diques des auteurs de l’écrit.
    C’est encore Victor Hugo qui ini­tie la Convention de Berne pour la pro­tec­tion des œuvres lit­té­raires et artis­tiques en 1886.
    Sans droit d’auteur, il n’y a pas d’auteur, sans auteur, plus de culture.
    Il est impen­sable, meme si atti­rant d’un cer­tain point de vue — celui du libre acces a la culture — de ne pas ins­ti­tuer de droit d’auteur pour encou­ra­ger et remu­nere les oeuvres ori­gi­nales.
    Ces droits sont lar­ge­ment recon­nus dans le monde, notam­ment pour leur reci­pro­cite, par la Convention de Berne, a laquelle on remarquera que les Etats-Unis n’ont adhere qu’en 1989!!
    La pro­tec­tion des droits patri­mo­niaux de l’auteur est de 70 ans, elle a ete plus recem­ment gene­ra­li­see a la hausse car d’autres pays, comme l’Angleterre, offraient une pro­tec­tion plus courte.

  66. Un artiste

    @clarinette02 : je n’ai pas de chiffres pré­cis sur le télé­char­ge­ment, j’ai réussi à avoir quelques rap­ports datant d’avant 2009, mais d’une manière géné­ral, c’est très vague, et n’est le reflet que d’une ten­dance glo­bale (même la SACEM n’arrive pas à vrai­ment savoir). Par contre, et ça je ne l’ai pas pré­cisé tout à l’heure, j’ai noté ces der­nières années une hausse de popu­la­rité de ma musique : beau­coup plus de monde aux peu de concerts que je fais, beau­coup plus d’articles sur le net, de visites sur mon site web. Donc oui, le net apporte beau­coup de ce côté-là. Il n’empêche, j’ai beau deve­nir de plus en plus popu­laire (à mon échelle, hein), que les ventes, au contraire, dimi­nuent. Les rai­sons, je les connais : mon public est plu­tôt assez jeune, et un jeune est devenu une cible mar­ke­ting qui doit ache­ter plein de chose. Quand moi à 15 ans j’économisais mon argent de poche pour ache­ter 2 vinyles à la fin du mois, le jeune aujourd’hui doit payer ses vête­ments, ses sor­ties, son télé­phone por­table, ses clopes, etc… La musique, pour lui, n’est pas grand-chose de plus qu’un fichier qui finit par .mp3 qu’il pourra mettre sur son iPod, l’écouté 1 jour­née ou 2 et pas­ser à autre chose. Il est fami­lia­risé avec les outils infor­ma­tiques, et entre payer, même pas cher, et avoir tout gra­tuit, le choix et très vite fait. Bref, je cari­ca­ture un peu, mais sur le fond, c’est un peu ça. Pour résu­mer, être popu­laire grâce au net, oui c’est une bonne chose et oui les site de télé­char­ge­ment y contri­buent for­te­ment, mais si je n’ai de ren­trée d’argent qui me per­mette de conti­nuer, à moins d’être maso, riche, ou spon­so­risé par une marque de bois­son à bulle, je ne vois pas com­ment faire.

  67. Un artiste

    @Malucos : C’est bien vrai ça. Il a tout à fait rai­sons Victor H. L’intérêt public est impor­tant, peut être au delà du droit de l’auteur. Mais on peut pous­ser la réflexion un peu plus loin ? Mmm, je ferme les yeux… ça y est… je pense à une musique là… mmm, vrai­ment pas mal, sans doute le tube de l’été, ou la musique qui unira le monde entier dans la paix. La vous me dites, oui, mais nous on veut écou­ter, le monde, l’humanité, l’intérêt public a envie de décou­vrir cette œuvre. Ok, alors, bon, il va me fal­loir des ins­tru­ments de musique, des gens qui jouent, il fau­dra les faire répé­ter dans un local, puis du maté­riel pour enre­gis­trer tout ça, avec des per­sonnes qui savent uti­li­ser tout ça, il fau­dra en suite dif­fu­ser cette œuvre pour que le mon­der entier puisse en pro­fi­ter, peut être pres­ser des cd, ou les mettre en ver­sion élec­tro­nique quelque part. Pendant ce temps là, il fau­dra aussi que tout ces gens puisse vivre, payer leur nour­ri­ture, leur appar­te­ment, parce que mine de rien, faut quand même pas­ser un peu de temps pour faire tout ça et faut bien conti­nuer à vivre. Question : qui va payer ?? L’humanité a un compte en banque ?? Je veux bien qu’on dise que l’art est uni­ver­sel et qu’il appar­tient à l’humanité, par contre, faut pas s’ôter de l’esprit la démarche artis­tique néces­site un mini­mum d’investissement. Personnellement, si j’ai de quoi vivre, je veux bien pas­ser mon temps à écrire et com­po­ser, et à don­ner mes œuvre à l’humanité, sans aucun sou­cis. Sauf qu’a l’heure actuelle, faut bien que j’ai de l’argent pour payer les couches de mes enfants… et payer les gens qui font en sorte que l’humanité puisse au final écou­ter ma musique.

  68. toto

    A “Karl-Groucho Divan”

    Non, j’ai véri­fié, le pro­blème est là:
    http://validator.w3.org/check?uri=http%3A%2F%2Ffr.readwriteweb.com%2F2010%2F01%2F20%2Fa-la-une%2Ftraite-acta-censure-loppsi-hadopi%2F&charset=(detect+automatically)&doctype=Inline&group=0

  69. Pchit

    Je n’aime pas l’idée de licence glo­bale en l’état, avec cen­tra­li­sa­tion des $ et redis­tri­bu­tion via orga­ni­sa­tion selon pro­rata tiré d’un algo­rithme trai­tant la popu­la­rité des down­loads.
    C’est il me semble un modèle de cir­cuit tota­le­ment archaique (com­mu­niste disons le :)), et ça ouvre la porte au contrôle par des “mal­sains” de cet algo­rithme et des clés de répartition. 

    Par contre, bien qu’à mon avis encore incom­plète, la piste MECENAT GLOBAL est inté­res­sante, car elle conserve ce qui doit être conservé : c’est l’internaute qui décide à qui va son pré­lè­ve­ment au niveau Fai. Pas un détail! 

    Cela dit, il y a aussi d’autres solu­tions qui res­pectent le public et les artistes, les seuls in fine à devoir être res­pec­tés dans cette histoire.

  70. youdi

    Oui, moi aussi je suis pour un monde où je peux uti­li­ser la bagnole de mon voi­sin parce qu’il a plus de tunes que moi ! Vilain mer­ce­naire capi­ta­liste !
    Et puis je suis aussi pour un monde où je peux copier une oeuvre faite par 50 gars, comme çà, gra­tos, sim­ple­ment parce que j’ai pas envie de payer pour çà, et puis parce que je sais où l’argent que j’aurais du mettre ira… une bonne teuf avec les potes !
    Moi, dans votre agi­ta­tion, je ne vois pas grand chose en fait. Entre le gau­cho qui tape sur le capi­ta­lisme, la reine des bois qui crie qu’elle ne demande pas de droits sur ces oeuvres artis­tique et les réacs qui disent qu’il faut plus d’ordre… REVEIL !!! ce n’est que de l’internet! On ne vous pri­vera pas d’une liberté fon­da­men­tale ! Si pri­ve­ment il y a … en plus…

  71. U.H.M.

    J’ai parlé de licence glo­bale sans en défi­nir les moda­li­tés. On peut par­ler de “mécé­nat glo­bal” ou encore de “contri­bu­tion créa­tive”. Dans tous les cas, l’idée à défendre est que la répar­ti­tion des fonds col­lec­tés (sur les abon­ne­ments FAI, a priori). Je ne vois pas le pro­blème éthique d’une répar­ti­tion en fonc­tion du nombre de télé­char­ge­ments. Pour le coup, ça réins­taure une récom­pense en fonc­tion du suc­cès de l’oeuvre, et ça s’inscrit dans la logique “indi­vi­dua­liste” reprise par Unartiste. (A ce sujet, si le côté nar­cis­sique d’un artiste ne peut pas être nié (il n’y a rien de péjo­ra­tif dans mon expres­sion), je pense que beau­coup d’autres artistes cherchent aujourd’hui avant tout à être “dif­fu­sés” plus que “reconnus”). 

    Que les clefs de répar­ti­tion soient contrô­lées par des ins­tances indé­pen­dantes, soit de com­mu­nau­tés d’utilisateurs, soit d’une émana­tion démo­cra­tique, voilà qui sera plus dif­fi­cile à mettre en place, mais qu’il fau­dra bien mettre en place. A l’évidence, il fau­dra égale­ment s’affranchir des vices de la rému­né­ra­tion équi­table ou de la rému­né­ra­tion pour copie pri­vée actuelles, qui sont établies sur des ratios injustes voire fran­che­ment ineptes. Mais c’est bien sur ces ques­tions qu’il faut se concen­trer, plu­tôt que d’imaginer des usines à gaz répres­sives et imbéciles.

    La musique enre­gis­trée n’existe que depuis une cinquan­taine d’années. La créa­ti­vité existe depuis la nuit des temps. Comprenons donc que les mono­poles de dif­fu­sion sont morts, et réflé­chis­sons aux nou­veaux moyens d’aménager la rétri­bu­tion des artistes et les liber­tés du public. 

    Il n’est pas néces­saire d’être un Proudhoniste enragé pour consta­ter que le droit d’auteur actuel a été confisqué et s’est trans­formé en “droit d’éditeur”. Il n’est pas besoin d’être “com­mu­niste” pour consta­ter que dans tous les pans de l’activité intel­lec­tuelle ou artis­tique des hommes, de puis­santes méca­niques ren­ta­bi­listes et consu­mé­ristes font en sorte de cali­brer l’art et d’en contrô­ler sa “consommation”.

  72. U.H.M.

    Pour un exemple, d’ailleurs, de la façon dont les majors pro­longent leurs mono­poles sur les nou­veaux moyens de dif­fu­sion de la musique, sans que les artistes en soient mieux récom­pen­sés : http://www.lemonde.fr/technologies/article/2010/01/21/artistes-editeurs-et-producteurs-se-battent-pour-les-droits-du-streaming_1294195_651865.html#xtor=RSS-3208

    Et après ça, cette enflure de Pascal Nègre ou cette imbé­cile de Christine Albanel viennent expliquer que les mai­sons de disques se battent pour la “pro­tec­tion de la créa­tion” et le “bien-être des artistes”…

    Un artiste, ça éclot, et ça se déve­loppe dans le temps. C’est un temps qui prend des années, et qui n’a rien à voir avec le court-termisme d’une mai­son de disque cotée en bourse. L’artiste va par­ler d’audience du public, d’empathie pour son oeuvre. Le mana­ger, le pro­duc­teur va par­ler de retour sur inves­tis­se­ment, de top mar­ke­ting et d’accident indus­triel. Il suf­fit de com­prendre ça pour com­prendre qu’un artiste n’a plus rien à foutre, aujourd’hui, dans une mai­son de disques.

  73. JM

    @U.H.M.

    “Je ne vois pas le pro­blème éthique d’une répar­ti­tion en fonc­tion du nombre de téléchargements.”

    J’en vois plu­sieurs et pas qu’éthiques,
    - que ce soit au niveau du public qui paye­rait pour ce qu’il ne sou­haite abso­lu­ment pas sou­te­nir,
    - au niveau des clés de répar­ti­tion qui recréent la mas­si­fi­ca­tion des consom­ma­tions cultu­relles avec les effets néga­tifs sur l’émergence des nou­veaux talents (cf ce qu’il se passe depuis 5 ans dans le mer­veilleux monde de la musique),
    - au niveau de l’algo qui prête le flanc à toutes les manips mal­saines pour ceux qui ont le droit de l’écrire et le contrô­ler hors du regard du public et des artistes (ne soyons pas naïfs!),
    - et au niveau de l’algo qui s’appuierait sur des don­nées de télé­char­ge­ment ce qui serait du n’importe quoi car mille bots seraient lan­cés sur les réseaux pour boos­ter cer­tains.
    - … 

    Et je vois aussi un modèle d’organisation cen­tra­li­sa­trice redis­tri­bu­trice tota­le­ment ana­chro­nique au regard des pro­prié­tés du net. 

    Bref, ces licences glo­bales ou contrib créa­tives ne sont pas une solu­tion.
    Tout comme Hadopi qui va de pair avec fil­trage du net, pla­ce­ment sous sur­veillance des inter­nautes digne de la stasi ou la ges­tapo, et ten­ta­tive éhon­tée de trans­for­mer le net en super­mar­ché géant point barre au seul pro­fit de quelques grands poles finan­ciers pro­prié­taires de quelques grands éditeurs musi­caux ayant à leur botte les artistes muse­lés et exploités. 

    Mécénat glo­bal certes non abouti, mais prin­ceps sont les bons :
    - public choi­sit direc­te­ment à qui va son argent ;
    - prin­cipe de sub­ven­tion obli­ga­toire pour conser­ver l’échange au coeur de l’écosystème internet.

  74. clarinette02

    Comme aucune expli­ca­tion ne vaut la demons­tra­tion orale, assis­tee par l’image, voici une video qui explique l’etat du debat sur le copy­rigt dans le monde digi­tal :
    Watch Lessig on Youtube:
    http://www.youtube.com/watch?v=9xbRE_H5hoU

  75. Un artiste

    @UHM : c’est pour cela d’ailleurs que de plus en plus d’artistes quittent les majors pour se mettre à leur compte. Enfin, ceux qui ont les moyen de le faire, car ce n’est pas donné à tout le monde s’autoproduire et se dis­tri­buer. Pour moi c’est un signe évident que les choses sont en train de chan­ger. Faut égale­ment faire atten­tion, y a mai­son de disques et mai­son de disques, y a pro­duc­teur et pro­duc­teur. Tous non pas les même objec­tifs, les mêmes pré­oc­cu­pa­tions, les mêmes bud­gets. Tous ne sont pas des avares cupides, cer­tains s’investissent et sou­tiennent des artistes, quitte à perdre de l’argent car ils aiment ce qu’ils font. Ce n’est pas un milieu où tous le monde est mau­vais : le haut de l’iceberg peut peut-être avoir des choses à se repro­cher, mais ce n’est pas eux la majo­rité (en nombre, pas en chiffre d’affaire hélas).

    Pour la répar­ti­tion ciblée en fonc­tion des télé­char­ge­ments, oui, c’est une bonne idée. Sauf qu’il faut un moyen de comp­ter. Aujourd’hui, les FAI disent que ce n’est pas pos­sible tech­nique­ment (info ? intox ?). La seule solu­tion serait une pla­te­forme qui cen­tra­lise tout, et du coup, la dis­pa­ri­tion des autres moyens de télé­char­ge­ment incon­trô­lables. Et la, ce n’est pas pour demain, car, eux aussi font valoir leur « droit », celui d’exister.

    Quand à la licence, quel en serai le mon­tant ? Combien seriez-vous prêt à payer par mois pour avoir de la musique et des films ? 5 euros ? 10 euros ? 50 euros ? Plus ? En temps qu’auteur com­po­si­teur, je gagne 1euro à chaque cd vendu. Pour res­ter logique, il fau­drait qu’à chaque télé­char­ge­ment je sois payé 1 euro. Imaginez un peu, rien qu’en France, il y a plus de 100.000 socié­taires à la SACEM, plus tous ceux qui n’y sont pas. Imaginez une licence qui paye tout ce monde : le prix de celle ci serait très vite impor­tant, et les gens ne seront pas près à payer. On rajoute les artiste du reste du monde, et là on en sort plus.

    Et la, dans tout ça, je ne parle pas des pro­duc­teurs. C’est eux à la base qui payent le stu­dio, la promo et tout ce qui s’en suit, et eux, ils gagnent de l’argent en mar­geant sur le prix des cd. Si on leur retire ça, il fau­dra qu’eux aussi soient payés par cette licence ou mécé­nat glo­bal, et donc on divise encore un peu plus. Ou bien, autre solu­tion, on pour­rait rece­voir chaque année un mon­tant que cor­res­ponde à peu de chose près à ce dont on a besoin. Mais ça ne sera pas pos­sible non plus. Comment savoir ce dont j’ai besoin ? Comment peut ont com­pa­rer , par exemple, quelqu’un qui fait de la musique élec­tro­nique avec un PC et qui n’a besoin de rien d’autre, et quelqu’un qui fait de la musique clas­sique avec un orchestre dont il faut des moyen plus impor­tant pour pou­voir enre­gis­trer. Comment peut on, dans une répar­ti­tion de licence mettre tout ça dans la balance ? 

    Et puis on rajoute aussi l’industrie du cinéma, et du livre qui vou­dront leur part, et on divise encore le gâteau. La je ne fais que lan­cer des idées, je le répète, je n’ai pas de solu­tion, mais tout ça est vrai­ment très compliqué. 

    Effectivement, l’enregistrement n’existe pas depuis très long­temps. Mais com­ment on fai­sait avant ? Et bien les artistes étaient dans les rue, dans les mai­sons et cours de riches, et se fai­saient payer pour ce qu’ils fai­saient. Les grands com­po­si­teurs se fai­saient payés de la même façon, par les rois et autres bour­geois. Du mécé­nat, oui. Mais la musique, et glo­ba­le­ment la culture, du coup, n’était acces­sible et réservé qu’a une cer­taine élite, celle qui pou­vait payer. Et puis, le choix était limité : quand un roi vous com­man­dait quelque chose, vous ne fai­siez pas spé­cia­le­ment ce que vous vou­liez en temps qu’artiste. Aujourd’hui, on est affran­chis de ça, et c’est les gens, en ache­tant des disques, qui sou­tiennent direc­te­ment les artistes. Mais si un jour, je dois être payé par une barre cho­co­la­tée ou un opé­ra­teur télé­pho­nique, je doute que je serais vrai­ment libre de faire ce que j’ai vrai­ment envie. Et il ne faut pas se le cacher, les pre­miers à en pâtir seront les gens qui écoute de la musique for­ce­ment : la liberté des artistes, c’est égale­ment la liberté du choix dans l’écoute.

    Le mécé­nat public, comme vous l’expliquez, pourquoi pas oui, mais il fau­drait la solu­tion tech­nique der­rière qui rendent ça fai­sable (et juste), ce qui n’est pas pour tout de suite. La sub­ven­tion obli­ga­toire, oui, c’est bien aussi. Mais ce que vous don­ner d’un côté, faut le prendre d’un autre. Ca veut dire impôts ou taxe, et ça, les gens ne sont pas prêts de l’accepter faci­le­ment. (je me rap­pelle quand on avait parlé de taxe sur les abon­ne­ments y a quelques temps, le mon­tant de 5 euros par mois avait été évoqué et on a très vite vu les gens mon­ter aux créneaux…)

  76. Karl-Groucho Divan

    À « clarinette02 »

    . . . . .

    Pas « le monde digi­tal » ! Non, non et non.
    Le monde numérique.

    Du coup, obligé de rado­ter, le vieux :

    Soyons vigi­lants sur la clarté et la trans­pa­rence de tout notre voca­bu­laire, sous peine d’involontairement col­la­bo­rer avec nos puis­sants enne­mis décla­rés (et reli­sons, du coup, LTI de Viktor Klemperer !)

    Qui attaque le sens attaque ce qui reste de démo­cra­tie. C’est pas le moment.

  77. dandorledo

    Bon, faut arrê­ter les délires des Bergeaut et autres connards pro capi­ta­liste: la musique ‚à la base ‚c’est un parta

  78. dandorledo

    Stop les conne­ries des Pro-capitalistes: à la base ‚l’Art et de sur­croit la musique est une chose libre et par­ta­gée bien sou­vent liée à des croyances spi­ri­tuelles ou dans nos socié­tés, une contes­ta­tion contre les privilèges…N’oubliez jamais que le Rock n roll et la Pop Music en géné­ral a été ini­tié par des jeunes dégou­tés par leurs ainés (guerre du Vietnam)et tout çà a été récu­péré par des bou­tiquiers et déna­turé de tout sens;maintenant ‚les fai­seurs de fric nous sortent des Tubes commes des crêpes au beurre et vou­draient en plus se gaver encore et encore;à la base , les accros du télé­char­ge­ment sont des jeunes (fauchés,étudiants ou chômeurs…)moi je télé­charge comme un Ours et je n’ai pas les moyens ni d’acheter les CD ni d’aller au cinema lacher 9€ pour voir un film alors que je vis avec les mini­mas sociaux et n’ai pas de travail(et pour cause, je suis han­di­capé!!!) beau­coup de monde n’a juste pas les moyens de se diver­tir autrement:tous les spec­tacles inté­res­sant sont cen­tra­lisé sur Paris (la Cour Du Roi…) et en pro­vince ya tchi!!!alors je repique concerts et pièces de théatre ainsi que spec­tacles comiques et Film gratos.…Et je vous ras­sure, le MIDEM se porte bien;tout çà c’est un faux débat qui est lancé dans les médias pour jus­ti­fier une répres­sion de plus! Diviser pour mieux régner! les vieux contre les jeunes, les Français d’origines diverses les uns contre les autres et pen­dant ce temps au lieu de déve­lop­per une société avec plus de beauté, de tra­vail, d’éducation ‚on nous chie des lois répres­sives, des radars pour rem­plir les caisses de l’état et on nous pré­pare un Big Brother plein de Cameras et avec un contenu inter­net “garanti ” mais y se foutent le doigt dans l’oeil:on pas­sera au crypté via l’étranger pour télécharger!!!Dois je rapel­ler qu’internet est une Toile tis­sée par des Millions d’hommes et de Femmes Libres et c’est çà qui fait chier les Multinationales et leur Toutous j’ai nomé les Politiciens de Métiers et tout ce beau monde est pro­tégé par la Police payée par nos soins…Si c’est pas un monde à la 1984, cela n’en n’est pas trés Loin: Donc VIGILANCE ET RESISTANCE…Dandorledo

  79. elarips

    tj de très bon article ici 

    cimer

    cet extrait qui date un peu n’est pas de moi mais la réflexion reste entière : 

    “Je vous invite à bien réfléchir.

    Evidemment on vou­drait tous payer le moins pos­sible pour avoir le plus pos­sible…
    C’est d’ailleurs toujours ce que pro­posent les gens qui veulent prendre le pou­voir sur les autres.

    Cependant il y a votre inté­rêt per­son­nel à court terme, et celui à long terme.
    Et c’est toujours par ce deuxième que vous repas­sez à un moment ou un autre…
    Et là ça fait mal.

    Payer un for­fait glo­bal, c’est lais­ser aux indus­triels le choix des conte­nus qu’ils vont pro­po­ser. C’est pour ça qu’à la télé­vi­sion on a 90% de pro­grammes de merde, et que les jour­na­listes qui vont cou­vrir l’Afganisthan sont payé sur la même base que ceux qui vont cou­vrir l’élection de misse France.
    C’est aussi pour ça que les réa­li­sa­teurs grand public sont gras­se­ment rétri­bués,
    alors que les infor­ma­ti­ciens qui tech­niquent dans l’ombre sont intermittents…

    La licence glo­bale c’est aussi don­ner le pou­voir à seule­ment quelques offi­cines,
    qui gèrent les conflits en bloc, (qui vous coupent la connexion? tiens-tiens…),
    qui répar­tissent les rému­né­ra­tions ou les droits de manière arbitraire.

    Ce n’est pas une ques­tion de goût entre des conte­nus plus tra­vaillés ou de la purée au kilo.
    C’est une posi­tion qui est très dif­fé­rente de celle que vous pou­vez avoir vous-même, lorsque vous récla­mez à votre patron une aug­men­ta­tion, du res­pect, des droits indi­vi­duels,
    ou quand vous deman­de­rez une juste rétri­bu­tion sur le petit logi­ciel que vous aurez inventé, dont la ges­tion sera bien sûr confiée.. à la licence glo­bale !..
    C’est là que ça fera mal.
    C.Q.F.D.

    .….….….…..

    Le pro­blème c’est les FAI qui n’arrêtent pas de tour­ner en rond pour savoir com­ment ils pour­raient jus­ti­fier une aug­men­ta­tion de l’abonnement,
    et les indus­triels du cinoche qui ont perdu leur mono­pole de la vente de galettes par rap­ports aux flux com­muns.
    La licence glo­bale est prô­née jus­te­ment par ceux qui vou­draient moné­ti­ser les flux.

    Le gou­ver­ne­ment, lui, donne aux uns… pro­mets aux autres… et insère ses outils de sur­veillance.
    Biensûr qu’on pour­rait tech­nique­ment empê­cher les IP en clair. Il paraît même qu’on peut faire voya­ger des images dans des fils de cuivre…
    Mais il faut le faire main­te­nant. Sinon chaque petits pas sera de plus en plus dif­fi­cile à revenir.””

    Salutations

  80. Super

    Et com­ment tous ces gens qui brûlent les disques dur à la fron­tière ils savent qu’un fichier est pro­tégé ? Si je fais de la musique et que je ne suis pas ins­crit à la SACEM, qui va pro­té­ger mes droits (qui sont pour­tant bien réels) ? Et si le disque dur est détruit, en tant qu’auteur, il me devien­dra alors impos­sible de por­ter plainte indi­vi­duel­le­ment. Mes droits sont donc bafoués !

    Et si ils se sont trompé sur une sus­pi­cion de fichier mais qu’ils détruisent toues mes don­nées pro­fes­sion­nelles ? Qui sera responsable ?

    C’est affli­geant. C’est Brazil !

  81. clarinette02

    La demons­tra­tion chif­free de ce que j’avancais dans­notre debat avec @ Un artiste:
    Pirates are the music industry’s most valuable cus­to­mers. http://vf.cx/jlB > new research. they spend more.

  82. Fabrice Epelboin

    et pour enfon­cer le clou, un vieux billet publié il y a bien­tôt un an et demi qui fai­sait l’état des recherches scien­ti­fiques sur ce sujet :
    http://fr.readwriteweb.com/2008/11/18/a-la-une/rapport-hadopi/

  83. Thibaut

    Hello,

    J’étais en train de me deman­der quels étaient les moyens d’action pour éviter les dérives de ce genre de choses…

    J’en ai trouvé quelques uns :

    1/ Les gens
    Plus la culture inter­net sera forte chez les gens plus il y aura de la résis­tance aux abus et à la cen­sure.
    Le risque des dérives de ces lois c’est aussi une ques­tion de savoir si le net va pou­voir tenir ses pro­messes de don­ner plus de poids aux gens en favo­ri­sant l’émergence de lea­der­ships locaux.
    Comment don­ner conscience à l’opinion publique de la ce que leur offre le net ?
    La plu­part d’entre nous l’ont oui dire puis décou­vert par les usages sur Facebook, les blogs, les réseaux verticaux…

    2/ L’entreprise tra­di­tion­nelle
    L’entreprise s’y met de manière plus large actuel­le­ment. On peut par­ler du mar­ke­ting 2.0, avec le com­mu­nity mana­ge­ment, et aussi du mana­ge­ment 2.0 qui construit peu à peu de nou­veaux usages.
    L’entreprise consti­tue un mode de dif­fu­sion de cette culture non négli­geable, n’oublions pas que nous y pas­sons la moi­tié de notre temps.
    De plus elle par­ti­cipe à une nou­velle expé­ri­men­ta­tion, sous l’angle écono­mique, qui donne du poids à ces usages en les inté­grant dans les cir­cuits de créa­tion de valeur monétaire.

    3/ L’innovation dans les sec­teurs en dif­fi­culté.
    Que se pas­sera il si demain il deviens clair que la musique ou les médias ne sont pas en dif­fi­culté, seule­ment les entre­prises qui n’ont pas su s’adapter ?
    Ces der­nières conti­nue­ront certes le lob­bying. Cela peut tou­te­fois dimi­nuer son poids et sa cré­di­bi­lité au sein même des sec­teurs indus­triels.
    Pour sim­pli­fier on pourra dire que l’intensité de la réponse coer­ci­tive, et donc les risques de dérive, peut être sur le long terme inver­se­ment pro­por­tion­nelle à la nais­sance de nou­veaux modèles écono­miques.
    Pendant que les PME explorent et innovent, que les experts ana­lysent et pro­posent, il se crée tout un tas d’informations qui ont besoin de cir­cu­ler pour répandre les bonnes pra­tiques. Aidons les à circuler…

    4/ Et bien sûr, infor­mer !
    Observer, ana­ly­ser, per­mettre aux gens de com­prendre les enjeux et les méca­nismes… Permettre à cha­cun de juger avec des infor­ma­tions com­plètes est la base pour don­ner la pos­si­bi­lité de se for­ger une opi­nion et de ne pas se faire mani­pu­ler. Cela consti­tue comme toujours un tra­vail d’investigation impor­tant qui consti­tue en retour une source de don­nées pour l’opinion publique.

  84. Mister Bark

    Je pense qu’à la fin, c’est toujours l’internaute qui gagne.
    Parce qu’il aura toujours la pos­si­bi­lité suivante :

    Développer des logi­ciels de p2p avec clé privée/publique.
    Et la, impos­sible de savoir quelles sont les don­nées pas­sant sur le réseau.

    Voila, le pro­blème est résolu.
    Quant aux fron­tières, et bien pareil, il faut pen­ser à cryp­ter ca solidement.

    A loi radi­cales, solu­tion radi­cales. Pour moi le cryp­tage est LA SOLUTION.

  85. wat

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Fahrenheit_451

  86. NOSPEAKFRENCH

    Please, some­body trans­late it to English.

  87. NOSPEAKFRENCH

    Please, some­body tran­late it to English.

  88. NaOH

    @Bergheaud et consort.

    Le droit d’auteur nous vient de Beaumarchais. Quel était le pro­blème ? Tout sim­ple­ment que les troupes de théâtre jouaient les pièces, empo­chaient la mise en cas de suc­cès (leur patron sur­tout comme d’habitude), et ne payaient pas un kopeck à l’auteur de la pièce.
    En gros, si l’on vou­lait trans­po­ser en lan­gage moderne, le droit d’auteur pro­té­ge­rait les artistes de l’exploitation par …les majors !

  89. clarinette02

    @NospeakFrench,
    You can use Google web trans­la­tion as in here:
    http://translate.google.com/translate?hl=en&sl=fr&u=http://fr.readwriteweb.com/2010/01/20/a-la-une/traite-acta-censure-loppsi-hadopi/&ei=9k9cS7vrEYqRjAfK79CRAg&sa=X&oi=translate&ct=result&resnum=1&ved=0CAoQ7gEwAA&prev=/search%3Fq%3DACTA%2B:%2Ble%2Btrait%25C3%25A9%2Bsecret%2Bqui%2Bpourrait%2Bchanger%2Bla%2Bface%2Bd%25E2%2580%2599internet%26hl%3Den%26client%3Dsafari%26rls%3Den
    Or to read more on the subject, go here~: http://clarinettesblog.blogspot.com — http://translate.google.com/translate?hl=en&sl=fr&u=http://clarinettesblog.blogspot.com/&ei=UVBcS_qIOZbKjAe36cGdAg&sa=X&oi=translate&ct=result&resnum=1&ved=0CA8Q7gEwAA&prev=/search%3Fq%3Dhttp://clarinettesblog.blogspot.com%26hl%3Den%26client%3Dsafari%26rls%3Den

  90. Fabrice Epelboin

    Le compte rendu des der­nières négo­cia­tions qui ont pris place à Mexico (tra­duits de l’espagnol via google trans­late)
    http://translate.google.com/translate?hl=en&sl=auto&tl=fr&u=http%3A%2F%2Fpisanty.blogspot.com%2F2010%2F01%2Facta-consulta-del-impi-en-mexico.html

  91. Fabrice Epelboin

  92. benoudina

    faites pas­ser

  93. BB

    Oui, mais il y a une parade, au moins par­tielle : il suf­fit de décla­rer les textes qu’on écrit dans les blogs et autres sites web libres de tous droits ! Et de ne plus citer tels quels les autres papiers, jour­naux, maga­zines et autres bouquins, mais de les résu­mer ou de para­phra­ser les extraits qu’on veut mettre en exergue !
    Quand on joue au con, il faut se rap­pe­ler que les cons n’ont pas toujours le der­nier mot :-) ils trouvent toujours plus cons qu’eux — et en France, on aime la liberté, donc…
    La com­mu­nauté du web est suf­fi­sam­ment nom­breuse pour arri­ver à trou­ver des parades. Il est temps qu’on s’y mette si on veut conti­nuer à pou­voir être “libres”. A bon entendeur !

  94. Jean

    Le but c’est la cen­sure politique.

  95. Klice

    @BananeMasquée “A quoi sert les bandes pas­santes de 20mb et les DD de plus en plus gros etc.”

    A jouer sur inter­net ! Il n’y a pas que les télé­char­ge­ment, les séries etc. Les jeux prennent de plus en plus de place à ins­tal­ler et une faible latence per­met de jouer dans de meilleures condi­tions. On n’y pense pas, mais quand même

  96. mraz

    Il n’est pas nor­mal que quelques mor­ceaux de code binaires, mp3, ou autre, qui ne coutent rien, n’en déplaise à cer­tains artistes (les plus riches), et aux mai­sons de disques, car il n’y a plus de disque (eh oui…) , quelques mor­ceaux de code binaire qui ne pré­sentent aucun dan­ger au niveau ter­ro­risme et espion­nage indus­triel, fassent un tel foin, au point même de fouiller les lec­teurs mp3 des gens aux douanes.
    Ceci est une atteinte aux droits de l’homme, une pro­vo­ca­tion à la révo­lu­tion.
    Dès lors qu’on prend quelque chose qui ne côute rien, hor­mis la connec­tion inter­net et l’électricité, choses que l’on paye, et que ce quelque chose peut être pris sans for­cer de véri­tables ser­rures, je ne vois pas pourquoi ce serait du vol.
    Maintenant, s’il manque un moyen de paie­ment de ces mp3 pour les artistes et les pro­duc­teurs, ils n’ont qu’à trou­ver une solu­tion équi­table.
    S’il faut ins­tau­rer la licence glo­bale, qu’on l’instaure, mais il faut arrê­ter de prendre les gens pour des cons.
    De toutes façons, même si on achète léga­le­ment un mp3, rien n’empêchera de le copier indé­fi­ni­ment: la déten­tion d’un mp3 devrait alors etre sus­pecte, car dan­ge­reuse pour l’industrie du disque: on a qu’à alors reve­nir au cd, voire au 33 tours…

  97. Streaming

    oui C la pres­sion politique

  98. Ah ben...

    Quelqu’un a dit plus haut : “Mais les faits sont têtus : les inter­nautes conti­nuent de télé­char­ger et n’achètent plus d’oeuvres !” 

    Quel scan­dale! Alors comme ça, on ne dépense plus son argent dans piètres œuvres com­mer­ciales à 12€ en moyenne ou 20 pour un DVD ! Et dépen­ser plus de 8€ pour une place de cinéma !!!

    Non, désolé, moi je suis Rmiste et il y a bien long­temps que j’ai arrê­ter de me culti­ver ou même d’acheter un livre neuf. Maintenant, je dis pas “télé­char­ger”, pira­ter ou de quelles qu’autres manières hors la loi. Non, je passe par des tas de réseaux légaux, sites où les créa­tions sont en licences libres, je vais à la média­thèque d’à coté ou encore j’achète 1 à 2 fois par an un livre sur des sites d’occasions!

    Mais la revente d’article d’occasion ne serait elle pas un “vol” de l’artiste? Non, pas encore? Ouf!

    pour la musique, pareil. Mais en plus, je sou­tiens une scène locale, de petits groupes, artistes qui ne jouent pas pour les majors et qui méritent mille fois plus qu’un J.Halliday.
    Pourquoi man­ger de la merde alors qu’on peu avoir le choix?

    Mais il est vrai que beau­coup veulent conti­nuer d’enrichir les grosses mai­sons de disques ou les big mai­sons d’édition…libres à eux!

    Malheureusement, bien­tôt nous n’auront plus que ce choix! Qui en pâtira le plus?

    La jeune scène, les petites pro­duc­tions, les incon­nus, les innocents.…

    Alors f*$k les majors et les grosses entre­prises culturelles!

  99. marc

    C’est n’importe quoi, encore une fois je suis impres­sionné que des gens peuvent encore pen­ser pou­voir pro­té­ger les copy­right sur le net tout en connais­sant les tech­no­lo­gies qui existent aujourd’hui! Un mor­ceau de musique si on ne le télé­charge pas sur inter­net, on peut tres bien l’enregistrer à la radio, à la télé la tech­no­lo­gie à n’importe qui de le faire et per­sonne ne peut lut­ter contre ca. La tech­no­lo­gie a changé et l’ère du numé­rique ne pre­met­tra plus jamais de pro­té­ger les droits d’auteurs. De toutes facons le buis­ness est lar­ge­ment suf­fi­sant pour conti­nuer à tour­ner. Les chan­teurs n’ont qu’à faire des concert et pour les films je trouve que la place de ciné à 10 euros c’est plus que bien payé…

    Les anciens voleurs (mai­sons de disques) se font voler. Retour de bâton bien mérité!

  100. XXX

    Tout ira mieux le jour ou l’être humain réduira son appé­tit pour ses inté­rêts indi­vi­duels.…
    Force est de consta­ter que le sys­tème dans lequel nous vivons ici nous déres­pon­sa­bi­lise tous

    .… 

    Le chef d’entreprise qui licen­cie se jus­ti­fiera en disant qu’il a le conseil d’administration qui le met sous pres­sion! Le “citoyen” dira qu’il n’est pas res­pon­sable de la pol­lu­tion, que c’est le fait de grosse indus­trie sans res­pect pour la nature. Les indus­tries phar­ma­ceu­tiques diront que si on vend des géné­riques elles n’auront plus assez d’argent pour finan­cer la recherche. Les indus­trie cultu­relle diront qu’elles subissent de lourdes pertes à cause du pira­tage ETC. Au final nous sommes tous cou­pables de par­ti­ci­per à des niveaux divers à ce sys­tème nau­séa­bond qui n’engendre qu’un flux gigan­tesque de déchets. Les injus­tices ont toujours existé, de tout temps il y a eu des pauvres et des riches, des chefs et des esclaves ce qui est insup­por­table aujourd’hui c’est l’hypocrisie de la société et le fait que nous sommes en train de détruire notre pla­nète pour de l’argent! L’argent nerf de la guerre depuis que la pro­priété existe (la pro­priété intel­lec­tuelle n’est que le pro­lon­ge­ment de la pro­priété phy­sique), depuis que l’homme a décidé qu’il était pou­vait s’approprier ce que bon lui semble sans ne rien devoir à personne!

    .…

    Peut importe que les lois votées soient injustes ou dan­ge­reuses pour la liberté des indi­vi­dus… Nous ne serons de toute façon jamais libre tant que nous n’aurons pas inté­gré le fait que le sys­tème dans lequel nous vivons nous empri­sonne dans nos propres tra­vers que sont l’avidité et la cupidité!

    .…

  101. Rames

    Ce que j’aime à entendre ce sont les gens qui ont été per­suadé par les pre­mier signe de ce genre de traité immonde.
    Quand on regarde les chiffres des majors qui affirme que les gens n’achete plus de musique etc… c’est ren­ver­sant de voir ce genre de men­songe.
    L’industrie numé­rique est à son apo­gée. Jamais le com­merce n’a fonc­tionné aussi bien.
    On parle des petits artistes qui n’arrivent pas à se lan­cer à cause d’internet etc. avez vous demandé l’avis des petits artistes?
    Le monde est en train de chan­ger. je suis heu­reux presque qu’une pseudo guerre se déroule en ce moment même. Car pour moi, l’echec total de la vanité de cer­taines per­sonnes qui aime à contro­ler tout va tom­ber à l’avenir. Ce jour là, s’il arrive sous notre géné­ra­tion, les têtes tom­be­ront.
    Internet est vrai­ment un mal? vous trou­vez?
    Le par­tage est pour moi, un droit à cha­cun. Celui qui sou­haite par­ta­ger en à le droit. Celui qui refuse en a le droit égale­ment.
    Tout ce que les diri­geant sont en train de faire, c’est allu­mer la plus grosse allu­mette de l’histoire. Et quand elle va s’enflammer, croyez moi, elle va être tota­le­ment incontrolable.

  102. robinet

    les vieux demon de retour, les juifs, les arabes, les internautes,tous le monde sur haute sur­veillance. Le retour de la France facho!!
    la dic­ta­ture du fric sympa notre gou­ver­ne­ment, ou sont les socialo!!

  103. Snip

    Je vous conseille­rai à tous de vis­sion­ner les deux vidéos :

    Zeitgeist
    Zeitgeist addendum

    Avant qu’il ne soit trop tard .…

    A cha­cun d’être libre de faire son choix, si réelle liberté il y a.
    Je vous invite vive­ment à vous ren­sei­gner tant que le net est libre, car il sera d’autant plus dif­fi­cile de faire réfé­rence à des ouvrages si ceux-ci disparaissent.

    Vivez en paix et pre­nez bien soin de vous.

  104. h

    Qu’en est il de l’ACTA? Maintenant qu’une “réunioné devait avoir lieu?

  105. AGTP

    “Si vous par­lez anglais, trou­vez une heure et demie pour regar­der cette vidéo, c’est l’avenir de l’internet qui se joue, et plus lar­ge­ment celui de la liberté d’expression.”
    UN peu en marge de vos dis­cus­sion, auxquelles je serai ravie de par­ti­ci­per dès que j’aurais tout lu et tout écouté, je vou­drais nuan­cer légè­re­ment votre affir­ma­tion citée ci-dessus : pour écou­ter (rapi­de­ment) avec pro­fit cette vidéo il vaut mieux savoir com­prendre l’anglais parlé et pas seule­ment lire l’anglais écrit…c’est le grand drame de beau­coup de français, aug­mente pro­ba­ble­ment notre “sur­dité” à cer­taines nou­veau­tés venus de l’ouest (et par ana­lo­gie à beau­coup de nou­veau­tés ou idées venant d’ailleurs).
    Certaines confé­rences sur des blogs de science sont accom­pa­gnées de scripts ce qui aide beau­coup : ne pour­riez vous pas faire pareil pour aug­men­ter votre audience?

  106. Fabrice Epelboin

    un drame, certes, mais qui se résoud petit à petit avec tous ces jeunes qui piratent des séries US et qui les regardent en VO, donc il y a de l’espoir ;-)

    Pour ce qui est de tra­duire les vidéos (outre le fiat que celle-ci ne nous appar­tient pas), c’est un bou­lot de titant. Pour une telle vidéo (1h30), il faut comp­ter faci­le­ment 8 à 10h de tra­vail… sachant que ce blog ne rap­porte pas un sou, c’est pas gagné :-(

  107. hoplaboum

    Pour mémoire citoyenne et cyber­ci­toyenne Fabrice Epelboin!

    Le nou­veau centre, parti de Hervé Morin, celui qui aurait com­pris le sens poli­tique d’internet juste après le pla­teau tech­tok, celui qui serait inté­ressé par les droits de l’internaute, a voté pour Loppsi. 

    Le volet inter­net de Loppsi étant inac­cep­table du point de vue du sens poli­tique de l’internet, des droits des citoyens et des inter­nautes, je te laisse juge de tes flirts…

  108. Fabrice Epelboin

    J’ai bien noté, cer­tains flirts vous laissent avec une désa­gréable sen­sa­tion dans l’arrière train, à peine atté­nuée par une dose mas­sive de vase­line. C’est la vie.

    En même temps, je reste per­suadé qu’il faut conti­nuer à dia­lo­guer, que ce soit avec ceux qui par­tagent son point de vue (comme Sandrine Belier, que l’on a égale­ment reçu), NKM ou Hervé Morin…

  109. hoplaboum

    …!!!

  110. hoplaboum

    Mon ana­lyse du pro­blème démo­cra­tique est moins optimiste.

  111. Fabrice Epelboin

    non, non, là des­sus, on est rac­cord, il n’y a pas plus de démo­cra­tie la dedans que de beurre en branche, mais je suis le genre de gus qui prô­ne­rait le dia­logue avec le Hamas en temps de guerre.

  112. hoplaboum

    Ah? :)
    On ne dia­logue pas avec des gens qui ne veulent rien apprendre, rien com­prendre, et n’ont pour seul but que l’écrasement.
    On ne dis­cute pas avec ce gou­ver­ne­ment de l’internet, ni de démo­cra­tie d’ailleurs.
    Morin est un ser­vi­teur.
    NKM est un ser­vi­teur.
    Je n’ai plus aucun res­pect pour ces poli­ti­ciens sans enver­gure, j’attends des vision­naires res­pon­sables et cou­ra­geux, leur antithèse.

  113. Fabrice Epelboin

    Va fal­loir envi­sa­ger la cryo­gé­ni­sa­tion alors, parce que d’ici à ce qu’ils soient au pou­voir, tu sera vieux et moi retraité :-(

  114. hoplaboum

    Peut être.
    Peut être pas.
    Un des para­mètres essen­tiels de l’équation est à mon avis : pen­dant com­bien de temps “la masse” conti­nuera t’elle à être lit­té­ra­le­ment abru­tie et domes­tiquée par les JT de Tf1 et F2?
    Ce qui revient à dire : quand le net aura t’il pro­duit son effet démo­cra­tique?
    Tu as une idée? ;)

  115. Fabrice Epelboin

    long­temps, très long­temps. La pyra­mide des âges ne plaide pas du tout en notre faveur. La France est un pays de vieux, ils y sont très lar­ge­ment majoritaires.

    En étant opti­miste, je dirait une dizaine d’année, en étant pes­si­miste, une génération.

  116. Judith

    “les sup­ports infor­ma­tiques soient ins­pec­tés aux fron­tières (disques dur, lec­teurs mp3, etc.). Ceux qui contien­draient des fichiers copy­righ­tés télé­char­gés de façon illé­gale seraient détruits, et leur pos­ses­seurs se ver­raient infli­ger une amende.”

    Est-ce à dire qu’ils vont détruire égale­ment les fichiers obte­nus léga­le­ment et payés conte­nus dans ces “sup­ports” ?!? J’hallucine où ces gens ont une concep­tion du droit un peu légère !!

  117. Fabrice Epelboin

    C’est plu­tôt leur concep­tion des nou­velles tech­no­lo­gies qui est légère ;-)

  118. No comment

    Ca bouge plus que Copenhague et la confé­rence sur le cli­mat…
    Quand les pleins de fric peuvent grat­ter plus de fric… ça avance…

  119. combottes

    ACTA tel que décrit sché­ma­tique­ment dans cet atricle ne me pose aucun pb , il s’agit tout sim­ple­ment de ce qui se fait en droit freançais sous le nom de pro­priété artis­tique et intel­lec­tuelle , rele­vant , in fine , du droit de pro­priété clas­sique du code civil ( bien émoussé , celui là , par toutes les notions de démem­bre­ment de la pro­priété , droit à l’expropriation par le public) ;;; bref , vous ” consom­mez ” un bien lit­té­raire et artis­tique , vous payez , comme une baguette de pain ou une paire de chaus­setes ;;;Les gogos qui se sont fait ber­ner sur la notion de gra­tuité et d’universalité d’Internet n’avaient qu’à réflé­chir …le monde dans lequel nous fonc­tion­nons est mar­chand et non pas un monde de bisou­nours­land type presse française de la gauche bien pensante !!!

59 Trackbacks For This Post

  1. Tweets that mention ACTA : le traité secret qui pourrait changer la face d’internet | ReadWriteWeb France -- Topsy.com :

    […] This post was men­tio­ned on Twitter by Alberte Denis, 0rw3ll. 0rw3ll said: IMPORTANT RT: @albertedenis: “ACTA : le traité secret qui pour­rait chan­ger la face d’internet“http://snipurl.com/u4slq […]

  2. Le traité international ACTA secrétement négocié pourrait changer Internet tel que nous le connaissons | Youcou :

    […] On dis­pose toujours de très peu d’informations sur le traité, vous pour­rez trou­ver quelques d’informations sup­plé­men­taires sur Wikipédia et ReadWriteWeb […]

  3. Internet Sans Frontières » Blog Archive » ACTA : le traité secret qui pourrait changer la face de l’internet :

    […] Ecrit le 20 jan­vier 2010 par Fabrice Epelboin, sur ReadWriteWeb […]

  4. ACTA : le traité secret qui pourrait changer la face d’internet | ReadWriteWeb France « Netcrema – creme de la social news via digg + delicious + stumpleupon + reddit :

    […] ACTA : le traité secret qui pour­rait chan­ger la face d’internet | ReadWriteWeb Francefr.readwriteweb.com […]

  5. ACTA : le traité qui fera de vous un criminel de l’Internet :

    […] ACTA : le traité secret qui pour­rait chan­ger la face d’internet | ReadWriteWeb France […]

  6. coredumped.net » l’heure est grave, tout ça (non, pas “toussa”. l’heure est vraiment grave.) :

    […] http://fr.readwriteweb.com/2010/01/20/a-la-une/traite-acta-censure-loppsi-hadopi/ […]

  7. ACTA : le traité secret qui pourrait changer la face d’internet | ReadWriteWeb France : Popular Links : eConsultant :

    […] link: ACTA : le traité secret qui pour­rait chan­ger la face d’internet | ReadWriteWeb France 20 January 2010 | Uncategorized | Trackback | del.icio.us | Stumble it! | View Count : 0 Next […]

  8. === popurls.com === popular today :

    === popurls.com === popu­lar today…

    yeah! this story has ente­red the popu­lar today sec­tion on popurls.com…

  9. TwittLink - Your headlines on Twitter :

    […] Tweets about this great post on TwittLink.com […]

  10. ACTA, ou la censure mondiale d’Internet!! : BSoft&Co :

    […] http://fr.readwriteweb.com/2010/01/20/a-la-une/traite-acta-censure-loppsi-hadopi/ […]

  11. ACTA : le traité secret qui pourrait changer la face d’internet | Le Madblog :

    […] Tiré de cet article : Si le traité ACTA venait à être appliqué, l’internet tel qu’on le connait aujourd’hui serait radi­ca­le­ment changé. Le traité ren­force de façon déme­su­rée le pou­voir du copy­right (ou du droit d’auteur, en l’occurrence la dif­fé­rence est insi­gni­fiante), for­cera les four­nis­seurs de ser­vices sur inter­net à faire la police du copy­right, ren­dant du même coup l’hébergement de conte­nus géné­rés par les uti­li­sa­teurs impos­sible à assu­mer finan­ciè­re­ment, il met­tra en place des sanc­tions pour les uti­li­sa­teurs vio­lant le copy­right, comme de leur cou­per l’accès à l’internet après trois aver­tis­se­ments, et exi­gera que les sup­ports infor­ma­tiques soient ins­pec­tés aux fron­tières (disques dur, lec­teurs mp3, etc.). Ceux qui contien­draient des fichiers copy­righ­tés télé­char­gés de façon illé­gale seraient détruits, et leur pos­ses­seurs se ver­raient infli­ger une amende.Parmi les infor­ma­tions qui ont fuité du traité ACTA – toujours en négo­cia­tion -, on trouve aussi la pos­si­bi­lité pour les ayants droits d’accéder aux infor­ma­tions per­son­nelles d’un inter­naute, sus­pecté d’avoir télé­chargé un contenu copy­righté, sans avoir besoin de recou­rir à un juge. En bref, Hadopi, à coté, ce n’est pas grand chose, mais c’est un bon début. […]

  12. Le futur d’Internet : que sont devenues les contributions de mi-2009 ? « L'actuier :

    […] du Futur, à l’heure où pour bon nombre d’observateurs, l’Internet en France (en Europe ?) prend une pente de plus en plus accen­tuée vers le contrôle géné­ra­lisé, tout en se demandant […]

  13. Les podcasts de podradio » News du 14/01/10 au 20/01/10 :

    […] ACTA : le traité secret qui pour­rait chan­ger la face d’internet […]

  14. Gilles en vrac… » savoirs et droits d’auteur :

    […] sens beau­coup plus impor­tant dans les débats qui s’annoncent autour d’un « traité secret – ACTA – qui pour­rait chan­ger la face d’Internet« . J’y revien­drai plus […]

  15. Liens du matin 01/21/2010 « Le Journal de Ray Dacteur :

    […] ACTA : le traité secret qui pour­rait chan­ger la face d’internet | ReadWriteWeb France […]

  16. ACTA : Internet bientôt contrôler mondialement ? :

    […] d’en apprendre plus, on peut remer­cier l’EFF (Electronic Frontier Foundation), ReadWriteWeb et bien sûr Wikileaks pour avoir relayé […]

  17. Most Tweeted Articles by E-Commerce Experts :

    […] still domi­nate the US popu­la­tion both online and offline. They make up 3… 3 Likes ACTA : le traité secret qui pour­rait chan­ger la face d’internet | ReadWriteWeb France Si le traité ACTA venait à être appliqué, l’internet tel qu’on le connait aujourd’hui […]

  18. links for 2010-01-21 at DeStructUred Blog :

    […] ACTA : le traité secret qui pour­rait chan­ger la face d’internet | ReadWriteWeb France (tags: web inter­net hadopi copy­right europe content poli­tique cen­sor­ship net­neu­tra­lity cen­sure acta loppsi liberté téléchargement) […]

  19. La Quadrature du Net a besoin de vous :

    […] notre liberté d’internaute et de citoyen… Bref, je vous passe le détail sur Arjel et Acta (mais allez lire hein, c’est édifiant !!) et je me per­met de relayer l’appel au […]

  20. La Quadrature Du Net « Le Nurd13 qui blogue :

    […] car on va les prendre en pleine tronche !!! ) ARJEL et l’autre bou­zin d’ ACTA qui n’est pas triste non plus !! j’allais oublier la par­tie HADOPI qui n’est pas […]

  21. Les Liens de Romain – 22 January 2010 | Un Blog de Qualité :

    […] ACTA : le traité secret qui pour­rait chan­ger la face d’internet | ReadWriteWeb France […]

  22. ACTA : Liberté mon cul ! | digiboy :

    […] l’article de l’excellent ReadWriteWeb, nous appre­nons que les diri­geants élus démo­cra­tique­ment du grande par­tie de la pla­nète se […]

  23. ACTA : le traité secret qui pourrait changer la face d’internet « SHOAH PLANETAIRE :

    […] readwriteweb.com […]

  24. Qu’avons nous Com’Actu #5 « Kapecom :

    […] arri­vés sur Twitter … Plus sérieu­se­ment voici quelques nou­veau­tés comme par exemple un article sur le traité : ACTA qui pour­rait tuer le 2.0. Ce traité reste secret, les fuites sont rares et […]

  25. 911NWO.INFO : Observatoire du Nouvel Ordre Mondial » Contrôle d’internet : le traité ACTA mis en place dans le plus grand secret… pour museler internet ? :

    […] (… ) » […]

  26. ACTA : le traité secret qui pourrait changer la face d’internet « Globe Design Studio :

    […] Lire en entier l’article posté par readwriteweb.com Cliquer ici pour annu­ler la réponse. […]

  27. A lire sur le web (25-01-2010) | Tête de Quenelle ! :

    […] ACTA : le traité secret qui pour­rait chan­ger la face d’internet – ReadWriteWeb France - Si le traité ACTA venait à être appliqué, l’internet tel qu’on le connait aujourd’hui serait radi­ca­le­ment changé. Le traité ren­force de façon déme­su­rée le pou­voir du copy­right (ou du droit d’auteur, en l’occurrence la dif­fé­rence est insi­gni­fiante), for­cera les four­nis­seurs de ser­vices sur inter­net à faire la police du copy­right, ren­dant du même coup l’hébergement de conte­nus géné­rés par les uti­li­sa­teurs impos­sible à assu­mer finan­ciè­re­ment, il met­tra en place des sanc­tions pour les uti­li­sa­teurs vio­lant le copy­right, comme de leur cou­per l’accès à l’internet après trois aver­tis­se­ments, et exi­gera que les sup­ports infor­ma­tiques soient ins­pec­tés aux fron­tières (disques dur, lec­teurs mp3, etc.). Ceux qui contien­draient des fichiers copy­righ­tés télé­char­gés de façon illé­gale seraient détruits, et leur pos­ses­seurs se ver­raient infli­ger une amende. […]

  28. ACTA : le traité secret qui pourrait changer la face d’internet | NBiou :

    […] Fabrice Epelboin sur http://fr.readwriteweb.com/2010/01/20/a-la-une/traite-acta-censure-loppsi-hadopi/ Related Posts:Le Traité de Lisbonne, signé par le pré­sident tchèque, entrera en vigueur en […]

  29. Le Panoptique » Archive(s) du blog » Ma contribution au combat contre le projet de traité ACTA :

    […] Un article assez com­plet et qui explique bien les enjeux du projet ACTA sur ReadWriteWeb France : http://fr.readwriteweb.com/2010/01/20/a-la-une/traite-acta-censure-loppsi-hadopi/ […]

  30. Hadopi, Acta, quand les lois servent d’abord les lobbies « Le blog d'Antoine Dupin :

    […] Vous pou­vez lire cet article, pour com­prendre les inquié­tudes face à l‘ACTA. […]

  31. ACTA : le traité secret qui pourrait changer la face d’internet « Globe Design Studio :

    […] Lire en entier l’article posté par readwriteweb.com Tags: amende, copy­right, four­nis­seur, héber­ge­ment, police, pou­voir, sanc­tion, traité Cliquer ici pour annu­ler la réponse. […]

  32. ACTA : le traité qui va faire perdre à Internet sa liberté ? | Le Libre Au Maroc : un blog sur les logiciels libres au Maroc :

    […] ACTA : le traité secret qui pour­rait chan­ger la face d’internet […]

  33. Acta – Le traité secret qui veut museler le web « The real It-Blog ! :

    […] ReadWriteWeb (ana­lyse des conséquences pos­sible de l’adoption d’un tel traité) […]

  34. ACTA : Internet est attaqué « Myblog's Blog :

    […] Lire la suite de l’article […]

  35. ACTA, 10 ans après… :

    […] A lire : http://fr.readwriteweb.com/2010/01/20/a-la-une/traite-acta-censure-loppsi-hadopi/ […]

  36. ACTA | La vie sucrée des Chipmunks... :

    […] La suite sur son site : ACTA, 10 ans après… Et pour savoir ce qu’est : ACTA […]

  37. The sujet politique - Page 961 - le Forum OM - Le Phoceen :

    […] à un juge. En bref, Hadopi, à coté, ce n’est pas grand chose, mais c’est un bon début. ACTA : le traité secret qui pour­rait chan­ger la face d’internet | ReadWriteWeb France Un très bon texte signé l’ami Korben sur ce qui pour­rait nous attendre avec l’arrivé de ce […]

  38. Passage à l’ACTA ? | Owni.fr :

    […] tous, et ce avec l’aval de la com­mu­nauté inter­na­tio­nale, il est donc nor­mal et légi­time que ReadWriteWeb s’en inquiète en posant la ques­tion de ce que pour­rait être les chan­ge­ments de la face […]

  39. Le traité ACTA, 10 ans après… :

    […] A lire : http://fr.readwriteweb.com/2010/01/20/a-la-une/traite-acta-censure-loppsi-hadopi/ […]

  40. Propriété intellectuelle. Aléas ACTA est | Lobbycratie :

    […] site inter­net ReadWriteweb indique que «  le repré­sen­tant des lob­bies, Steven Metalitz (avo­cat de la MPAA et de la RIAA), a […]

  41. La Quadrature du Net a besoin de vos dons pour continuer à militer pour un internet neutre | EdiCool :

    […] a com­mencé avec ce billet de Fabrice Epelboin sur Read Write Web (au pas­sage sans aucun doute un des meilleurs blogs […]

  42. Section-8.fr » Blog Archive » RT @FHDR : Les mouchards arrivent ! LOPPSI « Mode d’emploi » :

    […] vous encou­rage aussi à lire cette news et cet article, ainsi que cette superbe page de Korben qui peuvent vous proje­ter un peu dans l’avenir grâce […]

  43. ACTA : Lettre Ouverte | Walkyr :

    […] ici (et je laisse la place à la Quadrature du Net) par une cita­tion de Fabrice Epelboin, de RWW-France : « C’est l’avenir de l’internet qui se joue, et plus lar­ge­ment celui de la […]

  44. ACTA, 10 ans après … | Owni.fr :

    […] A lire : http://fr.readwriteweb.com/2010/01/20/a-la-une/traite-acta-censure-loppsi-hadopi/ […]

  45. Gilles en vrac… » savoirs et droits d’auteur :

    […] de prendre un sens beau­coup plus impor­tant dans les débats qui s’annoncent autour d’un « traité secret – ACTA – qui pour­rait chan­ger la face d’Internet ». J’y revien­drai plus […]

  46. L’Islande, une terre de libertés « Le blog de l'ApocalypZ :

    […] Laisser un com­men­taire Voir les com­men­taires En ces temps d’Hadopi de Loppsi et autres ACTA, les liber­tés s’amenuisent de jour en jour et la cen­sure pointe son nez en France. Mais […]

  47. Hébergeur + publicité = éditeur ? | Owni.fr :

    […] 1ère lec­ture par l’Assemblée natio­nale, mais aussi, comme le rap­pelle aussi Rubin Sfadj, dans ACTA, projet d’accord inter­na­tio­nal qui pour­rait les obli­ger à four­nir les don­nées de connexion de […]

  48. Protégez vous contre LOPPSI avec le CD LIVE de Odebian | La Nemesis du Nouvel Ordre Mondial :

    […] http://fr.readwriteweb.com/2010/01/20/a-la-une/traite-acta-censure-lopps󈻘 […]

  49. Odebian O c’est bien | Dashi's Page :

    […] (1) http://www.torproject.org/index.html.fr (2) http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?idArticle=LEGIARTI000󈻘 (3) http://fr.readwriteweb.com/2010/01/20/a-la-une/traite-acta-censure-lopps󈻘 […]

  50. Dis Monsieur c’était quoi la Liberté? « Zone Libre :

    […] notam­ment l’excellent papier de Guillaume Champeau sur LOPPSI et le fil­trage du web, celui de Fabrice Epelboin sur l’ACTA ( à lire aussi et toujours du même auteur, 2 articles superbes : ACTA et la future HADOPI […]

  51. le blOHg » Archive du blog » ACTA = Hadopi version hardcore :

    […] Liens pour aller plus loin : WIKIPEDIA / ACTA LA QUADRATURE DU NET RUE 89 LE POINT ReadWriteWeb […]

  52. NKM et la neutralité du net, un débat biaisé ? | Reversus :

    […] un par­ti­san zélé de la régu­la­tion du net et membre des négo­cia­tions très contro­ver­sées sur le traité anti­con­tre­façon ACTA (Anti-Counterfeinting Trade Agreement en anglais) ? Quelles seront les marges de manœuvres de cette […]

  53. ACTA :

    […] a rien de pire que l’opacité qui entoure cer­taines négo­cia­tions com­mer­ciales sus­ci­tant rumeurs de toute nature et per­met­tant aux spé­cia­listes de la dés­in­for­ma­tion de nour­rir leur théo­rie du […]

  54. ACTA, HADOPI, LOPPSI2 et Cloud Computing compatibles ? « Zone Libre :

    […] sur nos liber­tés numé­riques et notre vie pri­vée avec les lois HADOPI, LOPPSI2 et le traité ACTA. On pense même qu’HADOPI ferait par­tie du traité ACTA ( Article de Fabrice Epelboin sur […]

  55. Avons-nous tous le même Internet ? | Walkyr :

    […] l’Homme et la sui­vante (Loppsi) prend joyeu­se­ment le même che­min (sans même par­ler d’Acta) […]

  56. Movemedia Podcast » #7 : Rien pour vos yeux :

    […] L’ACTA : READ WRITE WEB […]

  57. Et si tout changeait sur Internet ? | BLOG E-COMMERCE de François Ziserman, Consultant e-commerce :

    […] Pour en savoir plus sur Acta : ici et là. […]

  58. Et si tout changeait sur Internet ? | ARAOK! Conseil en e-commerce :

    […] Pour en savoir plus sur Acta : ici et là. […]

  59. Hashtable » LOPPSI 2 : Entre deux tours, ça ne chôme pas :

    […] la sur­face gla­cée de la légis­la­tion d’état, toute résis­tance au projet sui­vant, ACTA, dont on se garde bien de parler […]

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