Faut-il voir là l’influence du puissant lobby de la chirurgie esthétique ? Le marché des implants mammaires va-t-il réellement profiter des dernières évolutions de la Loppsi Australienne ?
Toujours est-il qu’il est désormais interdit de publier sur l’internet Australien des poitrines nues si celles-ci n’ont pas la taille réglementaire. Cette décision, qui ravira certains bloggeurs, illustre à merveille les dérives d’un système de censure une fois celui-ci dans les mains d’un gouvernement. Qu’il s’agisse d’une démocratie ou d’une dictature ne semble avoir pour effet que la vitesse à laquelle le système dérape.
Après avoir filtré sur l’internet les œuvres de Pasolini, de Catherine Breillat ou de Larry Clark, c’est désormais sur les femmes avec une petite poitrine que s’abat le couperet de la censure australienne.
Dans le même registre d’une moralité qui semble tout droit issue de l’époque Victorienne, la représentation de l’usage du point G dans un film pornographique est également interdite au pays des kangourous. Là aussi, je laisse à d’autres le soin de faire une analyse détaillée du problème.
La femme, qui se doit désormais de posséder une poitrine opulente (en plastique au besoin) est un objet de plaisir pour l’homme, et surtout pas l’inverse. Qu’on se le dise.
Dans le pays de Simone Veil et d’Elisabeth Badinter, nous devrions être à l’abri de ce type de dérives, mais nulle doute que nous aurons droit à d’autres aberrations, probablement moins drôles.
(photo DR)













28 janvier 2010 à 11:59
Comme ça ils règlent d’un coup le problème de la pornographie infantile. (ironie pour ce qui n’auraient pas saisi)
Mais comment le gouvernement, explique t-il une telle mesure ?
28 janvier 2010 à 12:00
C’est juste incroyable ! C’est le prétexte le plus aberrant qu’il m’ait été donné de voir… Et bien sûr, ces nouvelles « règles » apporteront leur lot de surblocage…
28 janvier 2010 à 12:06
C’est tout simplement hallucinant ! Les Australiens, bientôt dans la rue pour une Révolution à la française ?
28 janvier 2010 à 12:39
Les australiens ? Dans la rue ?
…:D
Jamais.
Non mais ça ne me choque pas plus que ça. Après tout c’est assez récemment (la semaine dernière) que le leader de l’opposition australienne (tonny Abbott, pour ceux que ça intéressent) a fait une déclaration pour le moins controversée, demandant aux jeunes filles de considérer leur virginité comme un bien précieux et devant la garder comme un bien cher…
(http://www.abc.net.au/news/stories/2010/01/26/2801725.htm)
Si si.
Les australiens doivent avoir un problème avec la sexualité en général.
28 janvier 2010 à 14:03
D’abord Souchon :
« Je veux du cuir: pas du peep show, du vécu.
Je veux des gros seins, des gros culs. »
Ensuite, oui, je vais y revenir…
28 janvier 2010 à 15:13
Encore un avatar de la censure sur Internet qui se répand de plus en plus :-(
28 janvier 2010 à 16:05
C’est surtout complètement faux !
Il est écrit : »
The National Classification Code dictates that anything that describes or depicts a person who is, or appears to be, a child under 18 (whether the person is engaged in sexual activity or not) in a way that is likely to cause offence to a reasonable adult is Refused Classification. »
Ca n’est pas une question de taille de sein, la question est est-ce qu’on croit que la personne est mineur.
28 janvier 2010 à 19:04
Ou comment faire beaucoup de bruit pour rien sur ce site: il faut savoir lire (et donc réfléchir) avant de parler d’un article…
« Small breasts do not automatically mean something will be banned or is illegal. »
C’est à dire que ce n’est pas parce qu’il y a petits seins que ça sera banni/illégal.
28 janvier 2010 à 20:10
Ha, me voila rassuré alors, certains petits seins passeront la censure, d’autres non. Tout va bien, inutile de s’inquieter.
29 janvier 2010 à 3:55
@Sunny @huguerie alex , à vous d’apprendre à lire, très chers donneurs de leçons…
«“We are starting to see depictions of women in their late 20s being banned because they have an A cup size”, she said.»
C’est donc une pratique de censure actuellement en cours, grâce à une loi existante. Le refus de classification interdit la diffusion lègale des contenus.
29 janvier 2010 à 16:36
@faz, celle qui dit ça est membre de l’ASP l’australian sex party ! C’est une militante. Elle veut lutter contre la censure et la tourner en ridicule assimilant la loi à un refus des petits seins.
http://www.somebodythinkofthechildren.com/
Mais les photos interdites sont des photos dont on pourrait croire que les personnes sont mineurs. On ne s’étonnera pas de trouver les titres suivant :
« According to Patten some of the titles banned included Barely Legal (Hustler), Finally Legal and Purely 18. »
Dont on voit bien que le positionnement est de prendre des jeunes filles d’age légal et de les habiller en jeunes lycéennes sexys !
On peut trouver que la censure est débile, on peut être contre un ordre moral puritain, il n’empèche que le titre de l’article est totalement faux ! Ce n’est pas les petits seins qui sont censurés, c’est l’age supposé de la personne qui pose.
30 janvier 2010 à 11:26
Le titre de l’article est loin d’être faux. Puisqu’il s’agit de phtos de nus, les filles ne portent plus de vêtements de lycéennes au final. Et on se base sur des critères physiques pour dire qu’elles font moins que leur âge.
Il n’est donc pas impossible que certaines photos soient précisément interdites pour seins trop petits.
Une fois qu’on reprend son sérieux, c’est certes un peu moins drôle. Mais jouer la surenchère en interdisant toutes les variantes à la limite de la légalité, ça conduit à une course à la censure assez inquiétante. Surtout que même sans caricaturer, il est très inquiétant d’ajouter au critère légal sérieux (elle A plus de 18 ans) un critère subjectif (elle FAIT plus de 18 ans).