Les heureux (?) possesseurs de machines tournant sous Windows (XP, Vista et 7) auront une surprise leur de la prochaine mise à jour de leur système d’exploitation : afin de se conformer à une décision de la commission européenne, la firme de Redmond proposera à ses clients Français de choisir un nouveau navigateur internet.
Le moment est mal choisi pour Microsoft, dont les récentes failles de sécurité de son navigateur Internet Explorer lui ont valu d’être banni de plusieurs administrations Européennes, mais le moment est bien choisi pour expliquer pourquoi ce choix est important.
Tout le monde s’en fout
En dehors des geeks, la plupart des internautes se foutent totalement du navigateurs qu’ils utilisent. Pourtant, passé les problèmes de sécurité posés par Internet Explorer, chaque navigateur a ses avantages et ses inconvénients. Certains sont légers et conviennent aux machine en manque de puissance, d’autres plus rapides et performants, en pratique, selon votre machine, votre système d’exploitation et votre usage d’internet, il y a de bonnes chances que vous n’utilisiez pas le navigateur adapté.
Non, on ne va pas vous proposer un comparatif, d’autres le font très bien, inutile d’en rajouter. Vous en trouverez ici ou là (et dans les commentaires si vous avez de bonnes adresses, n’hésitez pas).
Mais au delà de son confort personel, le choix d’un navigateur web relève aussi d’un devoir de citoyen du net, au même titre que le tri des déchet et la préservation de la flore, la variété des navigateurs est une condition sine qua non de la bonne santé du web.
Les standard ouverts : la biodiversité du net
Le html (ainsi que tout un tas d’autres standards utilisés pour afficher une page web) sont des standards ouverts, il n’appartiennent à personne, ou plus exactement, ils sont à tout le monde. C’est cette philosophie qui a rendu le web possible, et c’est la variété des navigateurs qui préserve cette richesse.
S’il n’existait qu’un seul navigateur, son propriétaire aurait tôt fait de détourner ces standards pour faire du web sa chose, c’est ce qui a faillit se produire quand Microsoft dominait totalement le marché des navigateurs, au point où la version 6 de son navigateur était tellement spécifique dans sa façon de gérer une page web qu’il en est devenu le cauchemar de bien des developpeurs web.
Plus il existe de navigateurs différents, plus ceux-ci sont contraints de se conformer à des standards, et plus le web reste indépendant des velléités de prise de contrôle de telle ou telle entité commerciale.
Du coup, préserver un vaste choix dans ce qui s’offre à vous, c’est comme préserver la biodiversité, c’est aussi l’affaire de tous.
Alors, quel que soit le navigateur que vous utiliser aujourd’hui, prenez un moment pour décider celui qui correspond réellement à vos besoin : votre navigation sera sans doute plus fluide, internet n’en sera que plus agréable, et vous ferez du bien à internet.
Pour lancer le débat, Mozilla, la fondation qui est derrière Firefox, le plus gros challenger de Microsoft sur le marché des navigateurs, publie aujourd’hui une lettre ouverte sur le site Opentochoice.org, c’est une bon départ pour en savoir plus et prendre conscience de l’importance de l’enjeu.
(image d’ouverture CC-by-sa de Bull3t)













22 février 2010 à 10:26
Mouai… rien que la problématique des standards n’est pas connue (ou ne présente pas beaucoup d’intérêt) pour le français moyen.
Expliquer la standardisation fait même peur aux gens, qui y voient une perte d’identité, et donc potentiellement une peur, une menace de la concurrence extérieure.
22 février 2010 à 10:50
J’ajoute ce lien pour encourager l’ouverture du choix de browser:
Europeans Get a Taste of the Browser Choice Screen – http://bit.ly/a3HoSM
22 février 2010 à 11:56
En même temps, l’alternative, c’est le grand méchant Microsoft ;-)
22 février 2010 à 23:52
À ce propos, l’iPhone est en train de reproduire dans le monde mobile ce qu’a fait IE6 par le passé.
Voir cet article par exemple : http://www.guardian.co.uk/technology/blog/2010/feb/08/mobile-web-broswer-criticism
Êtes-vous sur de remplir ton devoir citoyen ?
23 février 2010 à 0:21
Tout a fait, Apple a clairement franchi la ligne jaune…
23 février 2010 à 8:00
En tant que développeur web, c’est vrai qu’Internet Explorer (même dans ses versions récentes) ne respecte pas les normes… Il ne comprenait même pas de simples codes, et il fallait, avant de présenter l’ébauche au client, passer par une phase de « debug IE », afin de recoder les parties qu’IE ne comprenait pas… C’est dur quand il faut en même temps rester dans la conformité du W3C… IE a toujours fait perdre du temps dans mes développements… Safari et Firefox ne m’ayant jamais posé de problèmes.
Un outil d’ailleurs a été créé sur le web. Il montre ce qu’IE 5.5, 6, 7 et 8 afficheraient d’un site. => http://ipinfo.info/netrenderer/index.php
IE montre aux professionnels tous les inconvénients de ne pas être Open Source, et en plus de cela d’être en position de leader… Et jusque là, ça ne risquait pas de changer. (Ces deux phrases peuvent aussi parler de Windows…)
23 février 2010 à 8:15
Un autre chose.
Prenons l’exemple de mes parents, que j’ai habitué à se servir de Firefox.
Ils disent « Je vais lancer Google » au lieu de dire « Je vais lancer Firefox » ou même parfois pour dire « Je vais sur Internet ».
Vu que beaucoup d’utilisateurs non experimentés voient en google le début de chaque navigation… et qu’ils ne regardent pas spécialement le navigateur qu’ils utilisent…
Au choix du navigateur, ils verront : Internet Explorer, Firefox, Safari, Opera et GOOGLE Chrome.
Pas bête les Googueules! Tout le monde aime Google! (parmi les personnes lambda…)
Et hop click!
23 février 2010 à 15:14
Le gigantesque problème de l’informatique est l’apparence complexe, elle donne une image négative de ce monde aux gens : trucs de geek. « Ca m’interesse pas ! » comme dirait Mme Jacqueline. Malheureusement derrière cette fausse idée, il y a des choses importantes.
Pour faire comprendre aux utilisateurs que le choix du navigateur n’est pas un truc de geek mais un truc de consomateur, il faut leur faire remarquer que depuis leur tendre enfance ils font ce genre de choix sans pourtant être des pros :
Quand ils construisent leur maison, ils choisissent les matériaux pour ne pas être empoisonné au plomb ou à l’amiante, ils choisissent l’architecte, ils choisissent les artisans, etc. Sont-ils pros ? Non
Quand ils font leurs courses, ils vérifient la composition du yaourt, sa date de peremption, l’apparence du jambon, l’odeur du poisson, la couleur de leur steack, etc. Sont-ils pros ? Non plus
Quand ils achètent une voiture, ils comparent la consommation, la puissance, l’habitacle, les avis, la côte. etc. Sont-ils pros ? Non toujours pas.
Bref choisir un navigateur est une question de bon sens et s’y intéresser un minimum est un acte citoyen.
23 février 2010 à 23:00
Kevin Hinault > J’aime bien l’image de l’écologie qui est donnée dans cet article.
Pour ma part, je suis scientifique de formation, et comprend certains enjeux de l’écologie plutôt bien (réchauffement climatique par exemple) mais dans d’autres, je ne suis qu’un simple amateur éclairé (ce qui traite de la biologie par exemple). Dans de tels cas, je me réfère aux avis de spécialistes.
Le choix du navigateur n’est pas anodin, car il impacte directement le développement du web. Indirectement, l’utilisateur va payer son non intérêt pour la question.
Il n’est pas demandé à l’utilisateur de devenir un spécialiste. Mais il lui est demandé d’avoir un comportement ne dégradant pas l’écosystème. Et pour cela, utiliser des outils aux normes ;)
25 février 2010 à 14:01
Salut,
Ce serait sympa de vous relire et de supprimer fautes et coquilles avant de publier. C’est quand même pas la mer à boire que de passer le texte au correcteur orthographique. Je sais, ça fait vieux con… ce qui compte, c’est le contenu, tout le monde fait des fautes, moi aussi, etc. N’empêche qu’aux yeux de beaucoup, un article pourri de fautes décrédibilise son auteur et minore l’impact de l’article : si vous êtes léger avec la qualité de votre prose, on pourrait douter du reste de votre travail, de la qualité de vos sources, du bien-fondé de vos théories (« a-t-il exploré le sujet ? N’est-il pas resté en surface des choses ? »)
Honnêtement, ce n’est pas pour vous emmerder mais parce que je crois à la force des mots et qu’un article bien écrit, sans fautes, atteint certainement mieux ceux à qui il est destiné. Sans oublier le fameux « respect du lecteur », mais bon… En 2010 ?
Salutations,
FL
25 février 2010 à 15:25
zéro financement, information gratuite, et l’un des rares site a parler de sujets fondamentaux comme la corruption de l’ISOC, la net neutrality, Hadopi, Acta, Loppsi…
Vous êtes prêt à payer combien pour un relecteur ? Si cela vous tien tant à cœur que cela, je serais ravi d’accueillir votre obole pour nous payer un secrétaire de rédaction, en attendant, il faudra faire avec, ou aller lire les média officiels dans lesquels vous découvrirez qu’internet c’est fait pour les pédophiles, et que c’est très dangereux… A vous de voir ;-)
25 février 2010 à 17:22
Tiens ça pourrait être une idée de projet collaboratif : un genre de bouton « Vous voyez des coquilles, proposez une correction :) » avec un p’tit popup javascript contenant un éditeur wysiwyg et une validation en aval avec un diff pour éviter des modifs de sens du texte. On peut même imaginer une communauté de relecteurs confirmés.
RWW est plutôt bien côté parmi les développeurs/contributeurs du libre, peut être que l’un d’entre eux serait partant pour vous coder ça.
25 février 2010 à 17:36
Ca existe (faut que je retrouve le lien) mais en anglais pour l’instant, j’ai droppé un mail au dev qui l’a fait pour lui demander une version Française, qui est en cours depuis longtemps…
Quand ça sort en Français, je l’installe, promis :-)